Me voilà de retour avec le petit chaperon rouge !

Je suis heureuse et touchée de voir que vous étiez nombreux à lire et à commenter ! Je vous en suis tellement reconnaissante, et ne sais comment vous remercier !

Voici le nouveau OS des Contes de Madame la Bonne Fée, en espérant qu'il vous plaise. Donnez moi votre avis car je dois admettre que j'ai fais un petit blocage pour la fin. Je remercie Keloush pour sa correction et ses idées précieuses !

Lily orya : ahah, oui tout s'explique ! Merci pour ton commentaire en tout cas, le tout premier de ce recueil !

Elisendre : Je suis ravie que ça te plaise. En effet, Hook était très présent dans mon esprit quand j'ai fais l'OS ! Voici la suite.

Filet-du-Diable : Très heureuse de te retrouver ici aussi ! Je suis contente que tu aimes, voici la suite.

Charliee3216 : Sexy hein ? :D C'est un OS, il ne faut pas être trop gourmand ahah. Merci pour ton commentaire.

Maudloca7 : Contente de te voir ici ! J'adore Peter Pan aussi, c'est pour ça que c'est le premier OS ! C'est un OS, alors pas de suite prévue, mais qui sait, peut être un jour ?

Capitain Wonderful : Alors j'ai réussi mon coup ! Merci pour ton commentaire, et voici la suite !

Fay-L : Les contes de fée nous ont tous bercé ! Je suis ravie que tu aies aimé. Voici la suite, et merci pour ta review !

Math'L : Merci ! Oui c'est court, j'avoue, mais c'était aussi le but :D merci pour ton commentaire en tout cas !

Acidenette : Aaah je suis contente que ça te plaise et de te retrouver ici ! Il lui manque plus qu'un bandeau sur l'œil et un perroquet et je le vois presque sur le Hollandais Volant :D C'est vrai c'est court, mais je le voulais ici, j'espère que celui-ci, qui est plus long, te plaira :D

ValarMorghulis : Comme on se retrouve :D Ahah, tu l'as rêvé, Brunhild l'a fait :P Non plus sérieusement, je suis ravie que ça te plaise ! qui sait, peut être ferai-je une suite un jour ? Voici le nouvel OS en attendant :D

Bonne lecture !


C'était la dernière cape que lui avaient offert ses parents. Pour son anniversaire, ils avaient voulu quelque chose d'original, de nouveau. Alors, ils avaient opté pour une cape en laine de mouton de Brocéliande. Ils avaient la particularité d'être rouges, ce qui donnait au vêtement une magnifique couleur vermeille.

Et au milieu des bois, cette tâche rouge donnait l'impression d'un coquelicot perdu parmi les chênes centenaires. Hermione avait promis de rendre visite à sa grand-mère. Elle avait prévu de s'y rendre avec sa mère, mais au dernier moment, celle-ci avait dû annuler, retenue par un imprévu. Alors, Hermione s'y était rendue seule. Elle avait emporté avec elle un petit panier dans lequel se trouvait de délicieuses tartelettes à la fraise, des fruits frais et de la charcuterie.

Elle avait pris le petit pont et le chemin de randonnée mais au lieu de continuer par les champs, elle avait coupé par les bois. Parce que c'était plus rapide, elle gagnerait au moins trente minutes, mais aussi parce que c'était plus beau. Elle adorait cueillir des baies sur son passage et les picorer distraitement avant d'arriver au cottage.

S'enfonçant dans les bois qu'elle connaissait par cœur, Hermione, emmitouflée dans sa cape cramoisie, se mit à siffler un air que sa mère fredonnait souvent. Elle ne connaissait pas le titre de la comptine, mais c'était un air doux et mélodieux, qui lui rappelait son enfance. Elle avait fait plus d'un quart du chemin quand elle entendit un petit craquement derrière elle.

Elle fit volteface, le cœur battant la chamade.

Ses yeux se posèrent alors sur un magnifique animal. C'était un gros chien, ou peut être même un loup, au pelage aussi blanc que la neige. Ses yeux étaient bleu ciel, tandis que son museau rose lui donnait l'air d'une peluche. De grandes dents dépassaient de ses babines, mais il n'avait pas l'air dangereux.

—Bonjour, toi, murmura Hermione en s'approchant d'un pas timide.

Le loup planta ses iris cyan dans les siennes, et s'assit sur ses pattes arrières. Il pencha légèrement la tête sur le côté, comme s'il tentait de comprendre ce qu'elle faisait. Hermione n'avait pas peur. Elle avait toujours adoré les animaux et puis il y avait quelque chose dans ce regard… Quelque chose d'humain. C'était terriblement intrigant.

Tendant la main en direction du loup, Hermione sursauta quand ses doigts touchèrent enfin le pelage clair. Il était si doux, si soyeux, jamais elle ne s'était attendue à ce que ce contact soit si grisant. Elle se sentait comme électrisée.

—Comment tu t'appelles ? dit-elle en le caressant entre les oreilles.

Mais elle n'obtint aucune réponse.

—Tu as faim, peut être ?

Hermione s'agenouilla en face du loup et posa délicatement son panier d'osier sur le sol. Elle plongea sa main à l'intérieur et en ressortit deux petits morceaux de jambon. Les posant délicatement au creux de sa main, elle l'approcha de la truffe du loup. Celui-ci s'approcha lentement et vint renifler ce que lui tendait Hermione.

Lentement, mais sûrement, il s'empara du morceau de viande en un coup de dent, et le mâcha tranquillement tandis qu'Hermione continuait de le caresser. Il se laissa faire quelques minutes, et puis, sans crier gare, il se redressa, et sans le moindre regard vers celle qui venait de le nourrir, il s'enfonça dans les bois jusqu'à disparaître complètement.

C'était un bien étrange comportement pour un loup, songea Hermione, mais après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle en croisait un dans ces bois. Habituellement, ils étaient plus craintifs et une lueur d'humanité ne brillait pas dans les iris cyan.

Un peu confuse, Hermione reprit son chemin. S'arrêtant parfois pour cueillir des mûres ou des framboises sauvages, ou bien faire un bouquet de muguet pour sa grand-mère. Elle était en train de cueillir une marguerite quand une voix retentit derrière elle.

—Promenons-nous, dans les bois…

Hermione se retourna vivement. Derrière elle, adossé contre le tronc d'un arbre, les bras croisés sur la poitrine, un homme la détaillait un sourire aux lèvres. Il était grand et fort. À la fois fascinant et dangereux. Il était comme ces flammes qui attirent les papillons mais qui leur brûlent les ailes sans scrupule. Sa voix basse et rauque arracha une vague de frisson à Hermione qui sentit son palpitant s'emballer dans sa poitrine. C'en était déconcertant.

—… pendant que le loup n'y est pas.

Il avait un sourire carnassier. C'était comme s'il la dévorait de la tête aux pieds et Hermione n'aurait pas donné chère de sa peau. Il n'aurait pu faire qu'une bouchée d'elle, s'il l'avait voulu. Ses yeux avaient la clarté de la lune mais étaient animés d'une lueur animale, pourtant ses cheveux blonds lui donnaient l'air d'un ange. Il ne lui manquait que les ailes. Mais peut être se les était-il brûlées ?

Hermione ne le toisa pas plus longtemps. Toujours silencieuse, elle tourna les talons et continua dans sa direction. Le cottage de sa grand-mère n'était plus très loin, mais elle espérait l'atteindre avant la nuit. Car qui sait ce qui se cachait dans la pénombre des bois, une fois la nuit tombée ?

Elle n'avait pas fait trois pas que déjà, l'inconnu reprenait la parole.

—Si le loup, y était, il te mangerait.

Hermione fit volteface. Elle le regarda droit dans les yeux, et sans ciller, elle répondit :

—Heureusement qu'il n'y est pas, alors.

Sa phrase eut le mérite d'arracher un petit rire à l'inconnu. Celui-ci décroisa les bras et s'approcha lentement d'Hermione. Sa démarche était presque féline, charmeuse, mais dangereusement sensuelle.

—Il est peut être tout près, murmura-t-il quand il ne fut qu'à quelques centimètres d'Hermione.

Celle-ci se sentit frissonner, mais elle ne détourna pas les yeux. Cet homme devait avoir quelques années de plus qu'elle, pourtant il semblait qu'il avait vécu cent vies. C'était comme si la vie l'ennuyait et que pour la première fois, quelque chose – ou quelqu'un – venait l'extirper de sa routine.

—Où vas-tu petite fille ?

Elle n'était plus une petite fille, elle avait dix-huit ans, tout de même.

—Qui êtes-vous ?

—T-t-t-t. On ne répond pas à une question par une autre question.

—Je ne parle pas aux inconnus.

—Menteuse.

Il était si près d'elle à présent, que leurs souffles s'entremêlaient l'un à l'autre, dans une valse lente et voluptueuse. Hermione sentit son cœur s'emballer. Elle dut lever la tête pour garder le lien presque insensé qui s'était tissé entre leurs deux regards, et un nouveau sourire carnassier vint se dessiner sur les lèvres de l'inconnu, dévoilant des dents étincelantes.

—N'as-tu pas parlé au loup blanc que tu as vu tout à l'heure ?

—Comment…

Mais elle n'en dit pas plus. Elle avait compris, peut être trop tard. Ce regard, elle aurait dû se douter qu'il n'y en avait pas deux comme ça. Elle avait croisé celui du loup et l'avait trouvé presqu'humain, et puis elle avait vu celui de l'inconnu et l'avait trouvé bestial. C'était comme si deux personnalités cohabitaient dans le même corps. Paradoxalement, ce n'était pas le loup qui lui inspirait la plus grande crainte, mais l'homme. Une lueur sadique brillait au fond de ses yeux brillants et sa manie de passer sa langue sur ses dents lui donnait l'air plus dangereux encore.

—Qui êtes-vous ?

—Tu peux m'appeler Drago.

L'atmosphère avait changé. L'espace sécurisant des bois était devenu une aire dangereuse, inquiétante. La lourdeur des lieux rendait la peau d'Hermione moite, tandis que ses poils se hérissaient sur ses bras. Face à elle, toujours un peu plus proche, Drago semblait se délecter de la situation.

Jusqu'alors immobile, il entreprit d'avancer. A chaque pas en avant qu'il faisait, Hermione en faisait un en arrière. C'était une danse lente et fascinante, comme chorégraphiée à l'avance. Bientôt, Hermione sentit son talon se heurter au tronc d'un arbre. Elle tourna vivement la tête et réalisa son erreur : elle était prise au piège, non pas entre le marteau et l'enclume, mais entre l'arbre et le loup. Son cœur tambourinait rageusement dans sa poitrine, comme s'il tentait désespérément de s'en extirper.

—Tu as peur, petite fille ?

Son haleine mentholée vint heurter le visage d'Hermione. Oui elle avait peur, mais devait-elle lui avouer ? Cet homme semblait se nourrir de la peur des autres, s'en délecter. Piégée contre le tronc d'arbre, Hermione vit Drago lever les mains et les placer de chaque côté de sa tête. Il s'approcha toujours plus lentement, jusqu'à ce que son torse frôle la poitrine de sa victime.

—N'approchez plus, ou je crie, le prévint Hermione dans un murmure.

—Qui t'entendra, ici, au milieu de nulle part ?

Hermione réalisa avec horreur qu'elle s'était trop avancée dans la forêt, et qu'à présent, les premières maisons étaient à plus de deux kilomètres de l'endroit où elle se trouvait. Personne ne l'entendrait crier, personne ne viendrait à sa rescousse. Qu'allait-il lui arriver ?

Et Drago de s'approcher toujours un peu plus. Bientôt, il vint s'emparer de l'une de ses boucles et l'entortilla autour de son doigt expert. Il pencha doucement la tête, son nez à quelques millimètres du cou d'Hermione, et elle l'entendit inspirer profondément.

—Tu sens si bon, murmura-t-il dans son oreille. Et j'ai si faim…

La main libre de Drago s'empara alors de la taille d'Hermione, il l'enlaça avec brutalité, enfonçant ses doigts dans la chair de ses hanches. Hermione tenta de se débattre, mais plus elle tentait de s'éloigner et plus l'emprise de Drago se resserrait autour d'elle. Elle était prise au piège. Bientôt, les lèvres de Drago se posèrent sur son cou. Hermione leva les mains et tenta désespérément de se débattre, frappant, cognant, griffant, il était bien trop fort. Elle se mit à hurler, aussi fort qu'elle le put.

A l'instant où elle allait lâcher prise, où elle allait se laisser faire, et sans doute se laisser mourir dans ces bois, elle entendit un cliquetis intrigant juste derrière Drago. Celui-ci sembla l'entendre aussi, car il cessa immédiatement tout ce qu'il avait entreprit. Il se figea sur place, tandis qu'Hermione se hissait sur la pointe des pieds pour voir ce qui avait provoqué ce bruit.

Derrière lui, un jeune homme avait pointé un fusil de chasseur entre les omoplates de Drago. C'était un garçon de grande taille, avec des cheveux roux et des tâches de rousseur. Il ne semblait pas sûr de lui mais son courage l'avait mené à menacer cet inconnu de son arme.

—Laisse-la tranquille, dit le chasseur d'une voix grave.

Drago se retourna sans geste brusque. Hermione voulut se faufiler pour lui échapper définitivement, mais il prit bien soin de lui bloquer le passage.

—Laisse la partir, je ne le répèterai pas, continua le jeune homme.

—Sinon quoi ?

—Je tire. Je te préviens, je tire.

—Mais n'hésite pas, Chasseur. Sais-tu au moins te servir de cette chose ?

Le chasseur leva son arme entre les deux yeux de Drago et ce dernier sembla perdre de sa superbe. Il leva les mains mais n'effaça pas son sourire pour autant. Il fit un pas en avant et laissa Hermione s'échapper de son emprise, tandis que le chasseur ne le quittait pas des yeux.

—Ça va aller ? demanda-t-il d'une voix douce à Hermione.

—Oui, souffla-t-elle.

Ils avaient détourné leur regard de Drago qu'une demi-seconde, pourtant, quand ils le regardèrent à nouveau, il se tenait bien plus près d'eux, et bientôt, il posa une main ferme sur le fusil. Le chasseur et lui se débattirent pour récupérer l'arme à feu, mais bientôt, ce qui devait arriver arriva. Un coup partit et le temps sembla s'arrêter. Un bref instant, Hermione se demanda qui avait été touché, mais bientôt, Drago se mit à tituber, et il tomba sur le sol couvert de feuilles. Une tâche rouge se formait déjà sur sa chemise blanche, juste en dessous du cœur.

Hermione cria, tandis que le chasseur jetait son arme à terre et se précipitait sur Drago. Mais à peine eut-il le temps de l'atteindre, que sa victime n'était plus le bel homme aux yeux pâles qu'il venait d'abattre. A sa place, un loup blanc était étendu sur le sol et du sang venait entacher sa robe immaculée. Le loup était mort et Hermione se sentit étrangement triste. Elle avait manqué de se faire tuer, et pourtant ce spectacle était insoutenable. Elle se précipita sur l'animal et vint le prendre dans ses bras, doucement, lentement. Il devait souffrir le martyr. Elle leva les yeux vers le chasseur.

—Il faut l'achever, grogna-t-il. Il souffre trop.

Elle acquiesça lentement et caressa doucement le pelage clair. Quand le chasseur revint, il pointa son arme, droit sur le cœur. Hermione ferma les yeux. C'était un horrible spectacle qui allait se dérouler dans ces bois, mais qui sait ce qui aurait pu se passer. Si le loup était sans doute l'animal le plus doux qu'elle eut jamais rencontré, Hermione était presque sûre que Drago, en revanche, n'aurait fait qu'une seule bouchée d'elle. Et elle serait éternellement reconnaissante au chasseur, d'avoir sauvé sa vie.


Voilà :D Je suis sûre que vous avez deviné qui était le chasseur ! C'est un Os un peu spécial, j'en suis consciente, entre tension sexuelle et peur, mais après tout c'est ainsi que j'imaginais leur relation dans cet OS. J'espère qu'il vous aura plu malgré tout.

Le prochain portera sur une chaussure de vair :P easy-peasy !

A très vite et en attendant, portez vous bien !