Voici enfin la suite, j'ai beaucoup hésité à la publier, mais je pense que sa place est ici plutôt qu'au fond de mon ordinateur ! La fin est un peu guimauve, mais c'est du Tiva, et j'avais très envie que ça termine comme ça. Pour comprendre le dénouement, peut-être faut-il relire la première partie, car elle remonte à loin ;) Enfin vous faites comme vous voulez lol ! Sur ce, bonne lecture !
Il se réveilla en sursaut en murmurant le nom de Ziva.
Jeanne : Tony ?… Ça va ?
Tony : Euh… (regardant sa compagne) Oui, oui… Un mauvais rêve c'est tout. Et… et toi ?
Jeanne : Oui…
Tony : Excuse-moi, je t'ai réveillée…
Jeanne : C'est pas grave mon amour.
Elle sourit et lui caressa la joue. Mais il se leva et commença de s'habiller.
Jeanne : Où vas-tu ?
Tony : Je… Je vais faire un tour.
Jeanne : Mais il est quatre heure du matin, Tony…
Tony : J'ai besoin de prendre l'air, Jeanne.
Elle l'interpella alors qu'il allait franchir la porte de la chambre.
Jeanne : Tony, je…
Elle se redressa dans le lit et remonta le drap sur elle.
Jeanne : Il y a quoi au juste entre toi et elle ?
Tony : Qui ?
Jeanne : Ziva.
Tony, souriant : Rien.
Jeanne : Ecoute Tony, tu ne parles que d'elle, maintenant, tu rêves d'elle et je sens même son parfum sur toi…
Tony : Jeanne, s'il te plaît, on en parlera une autre fois, je n'ai pas la tête à ça.
Elle ferma les yeux et inspira un coup.
Jeanne : Comme tu veux. A plus tard.
Et il sortit, la laissant seule.
Le jeune homme déambulait dans les rues de la ville et le soleil commençait tout juste à se lever à 6h.
Il avait l'impression de se retrouver comme dans son rêve, perdu, comme s'il n'en était pas sorti. Il dut se reprendre et se mettre dans la tête qu'elle était bien vivante.
Il retourna au pied de l'immeuble de Jeanne. Allait-il monter ? Non.
Il monta au volant de sa voiture et partit pour le NCIS. Il allait même être en avance !
Lorsqu'il s'assit à son bureau, il était seul dans les locaux. Même Gibbs n'était pas arrivé.
Un bon quart d'heure après, ce dernier arriva.
Gibbs : Tony ? Qu'est-ce que tu fais déjà là ?
Tony : Je… Je ne savais pas quoi faire…
Gibbs sourit et alla s'asseoir à son bureau, puis alluma son PC.
Quelques minutes plus tard, Ziva arriva et fut étonnée de le trouver déjà là, Tony à l'heure et même en avance, c'était un exploit. Elle sourit intérieurement.
Lui, la trouvait belle. Oui, vraiment, aujourd'hui elle était radieuse. Il était subjugué.
Remarquant son attitude plus qu'étrange, elle s'approcha et fit claquer ses doigts devant les yeux du jeune homme. Il sursauta.
Ziva : Tu es sûr que ça va, Tony ?
Tony : Oui, oui, impeccable.
Elle retourna à son bureau. Le jeune italien avait l'impression de la redécouvrir, que tout était nouveau chez elle. Sa voix, ses yeux, ses mains. Ce cauchemar l'avait fait réfléchir…
Le restant de la matinée se passa tranquillement et lorsque Gibbs leur accorda un temps de déjeuner, Tony sauta sur l'occasion.
Tony : Je t'invite à déjeuner ?
Elle leva les sourcils, incrédule et sourit.
Tony : Ben quoi ?
Ziva : Rien, rien, c'est juste… Bizarre. Tu es bizarre.
Tony : Mais c'est pas une blague, je t'invite à déjeuner. Tu acceptes ?
Ziva : Bien, si tu veux…
Il lui offrit son plus beau sourire, mais elle restait perplexe et le suivit.
Il s'arrêtèrent dans un restaurant chinois et mangèrent rapidement. Sur la fin du repas, Tony en vint à lui parler de son rêve.
Tony : Ca me fait penser… Cette nuit, j'ai rêvé de toi !
Elle s'arrêta, imaginant très bien à quel genre de rêve que Tony pouvait bien référer…
Ziva : Tony, tu es…
Tony : Mais non… Qu'est-ce que tu vas imaginer ?
Ziva : Oh rien, vas-y dis toujours…
Tony : C'est pas ce que tu crois, tu n'étais même pas en bikini…
Ziva : Très drôle.
Elle lui lança son regard si typique de lorsque Tony disait une idiotie.
Tony : Arrête…
Ziva : Pardon, je suis désolée… Vas-y continue !
Tony : Oh, tu sais, c'était juste que tu étais morte…
Ziva : Je vois, je vois à quel point tu m'apprécie, Tony…
Tony : Mais j'étais triste…
Elle rit.
Ziva : Je n'en doute pas !
Tony : J'ai même essayé de te sauver, tu sais comme dans Alerte à Malibu, où Pamela Anderson…
Ziva : Tony, épargne moi tes connaissances cinématographiques, s'il te plaît !
Il marqua une pause, l'observa et finit par lui répondre :
Tony : Mais c'est ça que tu aimes chez moi, Ziva.
Il avait dit ça en chuchotant presque.
Ziva : C'est possible.
Et elle lui répondit sur le même ton mystérieux.
Ils sortirent et montèrent dans la voiture de Tony. (Évidemment Ziva ne conduisait pas, Tony n'y avait pas tenu)
Ils inséra la clé dans le contact, mais ne démarra pas. Il fixa un instant le volant, puis se tourna vers la jeune femme près de lui.
Tony : C'était impressionnant de réalité...
Ziva : Où veux-tu en venir ?
Tony : Nul part.
Il reporta son attention sur le volant, tandis que Ziva, craignant ce que Tony allait lui dire, le fixait toujours.
Sentant son regard, il tourna doucement la tête et la regarda. Quelques instants, ils se regardèrent, tentant tout de même de repousser ce désir qui les envahissait. Mais aucun des deux n'avait envie de s'en débarrasser. Alors Tony s'approcha d'elle et déposa sur ses lèvres un furtif baiser. Elle ne réagit pas aussi violemment qu'il l'aurait redouté. Bien au contraire, elle se laissa faire, et lui rendit ce baiser, glissant sa main dans son dos, caressant sa chemise, tandis que le jeune italien lui effleurait les cheveux. Ils ne se séparèrent qu'à bout de souffle, toujours enlacés, leurs main entremêlées, sous le coup de l'émotion. Tony plongea son regard dans celui de la jeune femme et il put enfin sentir son angoisse. Il l'amena à elle et il renouvelèrent un baiser plus que passionné, lorsque soudain, Ziva s'immobilisa, le souffle court. Ce fut Tony qui prononça les premiers mots.
Tony : Qu'est-ce qui se passe ?
Ziva, évitant son regard : Tu t'es foutu de moi, Tony… Qu'est-ce que j'ai pu être bête.
Elle prit son sac et s'apprêtait à sortir, mais il la retint par le bras.
Ziva, furieuse : Lâche-moi.
Tony : Dis-moi.
Ziva : Aurais-tu oublié ta petite amie qui t'attends sagement à la maison ? Tony, tu… Tu ne changeras jamais.
Elle sortit et fut suivie de près par le jeune homme.
Tony : Ziva ! Attends !
Il la rattrapa par le bras, et elle se retourna malgré tout, furieuse.
Tony : C'est pas ce que tu crois !
Ziva : Ah ? Et qu'est ce que je crois ?
Tony : Hum… Que je suis un idiot. Ce n'est pas totalement faux, mais, je ne voulais pas te faire souffrir, je t'assure.
Elle secoua la tête doucement et partit.
Tony : Non, Ziva. Ecoute-moi. Jeanne et moi, c'est pas ce que tu crois. J'allais la quitter. Parce qu'elle… Elle ne représente pas ce que toi… C'est trop long à expliquer, mais je te le jure, Ziva….
Ziva : Ne te fatigue pas, Tony.
Lui rattrapant la main, il l'attira à lui et lui murmura à l'oreille :
Tony : Fais-moi confiance.
Il l'embrassa et Ziva ne put résister. Ç'aurait été un autre homme, elle ne l'aurait sûrement pas cru et l'aurait giflé, peut-être même tué. Mais, pour une raison qu'elle ignorait, elle se laissa faire et le laissa l'embrasser longuement entre deux larmes.
Fais-moi confiance, je t'en supplie Ziva, lui répéta-t-il.
Il la raccompagna dans la voiture et démarra. Plusieurs minutes s'écoulèrent sans une parole. Mais avant de quitter le véhicule, Tony lui caressa la joue en signe d'encouragement. Elle lui répondit par un sourire et tous deux sortirent.
Dans l'ascenseur, les montant à leurs bureaux, ils se rapprochèrent et Tony déposa sa main sur l'épaule de sa coéquipière, qui, il l'espérait, deviendrait plus pour lui. Elle tourna la tête vers lui et consentit à l'embrasser. Lorsque les portes s'ouvrirent, tous deux s'étreignaient passionnément. Le « ding » caractéristique de l'arrivée les ramena rapidement à la réalité et ils furent forcés de se séparer en un rapide réflexe.
Ils s'avancèrent vers leurs bureaux respectifs, prirent place et commencèrent à travailler. Un regard en coin, un sourire discret et le temps passa.
L'après-midi était bien avancée quand Gibbs pénétra dans l'Open Space, en annonçant :
Gibbs : On a retrouvé Dickinson. David, DiNozzo, avec moi.
McGee : Euh, et moi, patron ?
Gibbs : McGee, vous allez aider Abby, elle a un « bug » et il faut le réparer au plus vite pour ne pas perdre le suspect.
Tony restait immobile, assis derrière son bureau, sans réaction…
Gibbs : DiNozzo, amène-toi bon sang !
THE END
Voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !
