James, Sirius, Remus et Peter s'étaient réunis dans leur compartiment habituel. James était appuyé dans le coin du compartiment, les yeux mis-clos. Sirius proposa :
-Au fait les gars ! C'est pas parce que c'est la dernière année qu'il faut oublier les bonnes vieilles traditions ! On fait quoi à Rogue, pour la rentrée ?
-On peux pas laisser tomber la tradition pour ce coup là ? suggéra Remus. J'ai l'impression qu'on a déjà vidé notre stock en mauvais coup, ce sera dur de faire pire que les autres années…
-Moi je suis sûr qu'on peut trouver quelque chose ! renchérit Peter. T'en penses quoi, James ?
-T'as raison, Peter. Pour la dernière année, il faut trouver quelque chose dont il se souvienne toute sa vie.
James n'avait jamais été aussi déterminé. Pendant les vacances, Rogue l'avait attaqué par surprise, et à 10 contre 1. Cette fois, c'est sur un terrain où il aurait tous les avantages qu'il prendrait sa revanche. Ils passèrent tout le reste du trajet à élaborer des plans aussi drôles qu'irréalisables, et, à la fin du voyage, ils s'étaient mis d'accord. Ils mirent leurs uniformes et descendirent. James titubait légèrement, mais réussit à peu près à marcher jusqu'aux carrosses sans chevaux sans tomber. Ils se laissèrent tomber sur les banquettes, et James ferma les yeux. Il n'avait jamais réalisé à quel point marcher sur 50 mètres pouvait être épuisant. Lorsqu'ils arrivèrent au château, Sirius le soutint légèrement jusqu'à la table des Gryffondors, où ils s'assirent.
-James t'es sûr que ça va ? s'inquiéta Sirius. T'aurais peut-être dut rester chez toi pendant une semaine ou deux…
-Non, non, ne t'inquiète pas. Ca devrait aller.
James savait très bien qu'il était en train de mentir. Il était incapable de suivre des cours dans cet état, mais il ne voulait pas donner à Rogue la satisfaction de voir qu'il avait réussi à l'atteindre. Et s'il n'était pas là pour la rentrée, Rogue pourrait penser qu'il avait dit quelque chose sur ce qu'ils lui avaient fait. Et il ne voulait pas faire courir ce risque à Nina. Dumbledore fit son discours, et très vite, ils purent manger. James sentit ses forces revenir au fur et à mesure qu'il mangeait. Il se sentait dans son élément. Sirius lui souffla :
-Eh, c'est comme d'habitude ! On reconnaît direct les premières années…
James sourit en constatant qu'il avait raison. Selon le règlement, les chapeaux doivent obligatoirement être portés pendant les grands banquets. Et chaque année, les première année sont les seuls à les porter, tous les autres les ont posés par terre ou à coté d'eux. A la fin, Dumbledore se leva et déclara :
-Je n'ai plus qu'un mot à dire : Bonne nuit !
Tout le monde se leva, mais soudain, des éclats de rire se firent entendre à la table des Serpentards. James et Sirius se retournèrent vivement. Au moment où Rogue s'était levé, une flaque d'ectoplasme avait jaillie du banc. Le Serpentard était recouvert de la tête aux pieds d'un liquide verdâtre gluant et tout simplement répugnant. James et Sirius éclatèrent de rire en se dirigeant vers le Serpentard.
-Ben alors, Servilus, qu'est-ce qui t'arrive ? lança Sirius. Quelque chose de dégoûtant et gluant, c'est exactement comme toi, tu devrais te sentir dans ton élément !
James éclata de rire avant de reprendre :
-Désolé de faire ça le premier jour, Servilus, mais il faut bien que les premières années repèrent un peu avec qui on peux s'amuser le plus !
-POTTER ! BLACK !
La voix de McGonagall claqua comme un coup de fouet dans la salle et tout le monde se dispersa. Les préfets rappelèrent les élèves de première année, et très vite la salle fut vide, à l'exception de James, Sirius, Rogue, et McGonagall. Celle-ci agita sa baguette, et tout l'ectoplasme qui recouvrait Rogue disparut aussitôt. La directrice des Gryffondors se mit à hurler tellement fort que James n'entendit pas forcément tout, bien qu'il comprit l'essentiel. Il distingua vaguement un « DES LE PREMIER JOUR !!!!!!!!!!! », quelques « VRAIMENT IRRECUPERABLE !!!!!!!!!!!!! » et quelque chose ressemblant fortement à « VOUS DEVRIEZ AVOIR HONTE !!!!!!!!!!!!!! ». Puis elle ralentit un peu la vitesse à laquelle elle parlait pour être sûrs qu'ils comprennent le « RETENUE DANS MON BUREAU DEMAIN SOIR ! ».
-Maintenant, rentrez dans vos dortoirs ! ordonna-t-elle. Caput Volcania pour vous, Potter et Black, et Fourchelangue pour vous, Mr Rogue.
Ils se dirigèrent vers leur salle commune, quand James s'arrêta :
-Attend, j'ai oublié mon chapeau dans la grande salle ! On se rejoint dans la salle commune !
James retourna dans la grande salle, et, maintenant qu'il n'y avait plus rien d'intéressant à regarder ou à faire, il sentait sa fatigue revenir. Il fut pris d'un accès de haine violente envers celui qui avait décidé de placer la table des Gryffondors tout au fond de la salle, ramassa son chapeau, et s'assit quelques secondes sur le banc. Il faudrait bien qu'il se relève un jour, mais il était trop épuisé.
-Alors, Potter, ta tête est trop grosse pour que tes jambes puissent te porter pendant plus de cinq minutes ?
Il se retourna. Rogue. Deux Serpentards de sa bande, Nott et Avery, étaient également avec lui. James s'efforça de se relever, et tira sa baguette. Rogue éclata de rire.
-Attend, tu vas quand même pas essayer de te battre contre nous alors que tu es incapable de tenir debout et à 3 contre 1 ? Je sais que t'es débile, mais pas à ce point !
James réalisa que Rogue avait raison. Il était incapable de leur tenir tête.
-Qu'est-ce que vous voulez ? demanda James, pressé d'en finir.
-Te donner un petit avertissement. Tu sais, je fabrique sans cesse de nouvelles potions… Et j'ai en permanence besoin de cobayes pour les tester. Si l'après-midi que tu as passée avec nous ne t'as pas suffie, je peux également te garder pendant les vacances !
-Arrête de te foutre de moi, quelqu'un s'en rendrait compte, si je disparaissais pendant quinze jours entiers, rétorqua-t-il d'une voix agacée.
-Et qui te dis que quelqu'un s'inquiètera réellement pour toi, hein ? Arrête de te prendre pour le centre du monde, Potter, la chute pourrait faire très mal !
-FOUS MOI LA PAIX, ROGUE ! s'exclama-t-il. Je vois même pas pourquoi je daigne rester ici !
Il fit volte-face, et s'éloigna, mais très vite, ses jambes tremblèrent. Il sentit Nott et Avery l'arrêter, et Rogue se plaça devant lui.
-Je te conseille juste de faire gaffe à ton comportement, Potter. Tu pourrais vivement le regretter pendant les prochaines vacances.
Les Serpentards le lâchèrent et repartirent vers les cachots. James revint doucement vers la salle commune, s'accrochant aux murs pour ne pas s'écrouler. Il arriva devant le portrait de la grosse dame au bout de ce qui lui sembla une éternité, et murmura :
-Caput Volcania.
Le passage s'ouvrit, et James rentra dans la salle commune. Il était à bout de forces, et fit trois pas avant de tomber en avant. Il s'attendit à heurter le sol, mais deux mains le retinrent fermement par les épaules, et l'aidèrent à marcher jusqu'à un fauteuil.
-James, t'es pâle comme mort… constata Sirius.
-T'aurais jamais dut venir aujourd'hui, t'as encore besoin de te reposer, confirma Remus qui l'avait rattrapé en même temps que Sirius.
-Oui, mais désormais, je suis là, donc faut faire avec, répondit James… Ca devrait passer dans une semaine ou deux, vous inquiétez pas. A part ça, Sirius… T'as été attentif à ce qu'à dit McGonagall ?
Le visage de Sirius s'éclaira d'un sourire.
-Seulement à ce qui a été important…
-Qu'est-ce qu'elle a fait ? demanda Remus qui n'avait pas été avec eux à ce moment là.
-Elle a donné son mot de passe à Rogue. Juste devant nous… Si on compte deux semaines avant que les Serpentards ne changent leur mot de passe, je pense qu'on a le temps d'aller faire un petit tour chez eux un de ces soirs…
-Vous êtes irrécupérables, soupira Remus. Allez, venez, on ferait mieux d'aller se coucher…
James se leva et tituba. Sirius le prit par l'épaule et l'aida à monter les escaliers jusqu'au dortoir. Ils mirent leurs pyjamas, et se couchèrent. James, épuisé, s'endormit aussitôt.
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-Fourchelangue.
James, Sirius, Remus et Peter, serrés sous la cape d'invisibilité, rentrèrent dans la salle commune des Serpentards. Une semaine après la rentrée, James allait beaucoup mieux, même si, régulièrement, sa fatigue revenait par « crises ». Tout d'un coup, il se sentait épuisé, et incapable de faire un geste, mais cela ne durait que quelques secondes. En général, ça arrivait pendant les cours, lorsqu'il était assis et qu'il n'avait rien besoin de faire. Les maraudeurs avancèrent vers la salle. Ronde, elle était tapissée de vert et argent, et un grand motif de serpent brillait au dessus de la cheminée.
-Je sais pas comment ils font pour vivre en permanence ici… commenta James avec une mine dégoûtée.
-Moi non plus, je sais pas comment ils supportent ça, renchérit Sirius, mais on est pas là pour ça ! Puisqu'on est là, autant rendre une petite visite à Rogue, tu crois pas James ?
-Parfaitement d'accord avec toi, Patmol !
Depuis les vacances, James ne laissait plus passer une seule occasion d'humilier Rogue et de lui pourrir la vie. En une semaine, il lui avait fait subir plus de mauvais coups qu'en un mois habituellement. Et il ne comptait pas s'en arrêter là… Ils montèrent l'escalier menant au dortoir des garçons, et entrèrent dans ce qui leur sembla être une salle de répétition de chorale. De chaque lit émanait des ronflements plus bruyants les uns que les autres. Remus lança un sort permettant à sa baguette de faire apparaître une lumière qu'eux seuls verraient, tandis que les Serpentards resteraient dans le noir. Ils avancèrent, et parvinrent au lit de Rogue, tout au fond du dortoir. Les maraudeurs jetèrent un sort de silence pour pouvoir parler tranquillement, n'arrivant pas à se décider sur ce qu'ils allaient lui faire. Ils optèrent finalement pour la solution la plus facile : appliquer tout ce qu'ils suggéraient, au lieu de choisir.
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Le lendemain, les maraudeurs étaient en train d'assister à leur premier cours de la journée, la métamorphose, quand quelqu'un frappa à la porte. McGonagall cria d'entrer, et Dumbledore ouvrit la porte. Il avait un visage grave, sévère, et demanda simplement :
-Est-ce que je peux vous emprunter messieurs Potter et Black, professeur McGonagall ?
-Bien sûr… Black ! Potter ! Suivez le professeur Dumbledore !
Ils s'exécutèrent, et Dumbledore les mena jusqu'à son bureau.
-Assis ! ordonna-t-il sèchement.
James et Sirius obéirent, le directeur étant visiblement suffisamment en colère comme ça.
-Je pense, commença-t-il lentement, que vous avez dépassé les limites. Et de très loin. Si je ne savais pas que vous renvoyer purement et simplement n'aurait sur vous aucun effet, à part celui que vous iriez continuer vos… gamineries dans une autre école, sachez que vous seriez déjà en train de faire vos bagages.
Il s'interrompit, et leva les yeux vers eux. James respirait doucement, les yeux baissés, attendant qu'il poursuive son discours. Sirius, lui, était devenu pâle et transpirait. Il s'efforçait de ne pas trembler, mais Dumbledore voyait bien qu'il était terrorisé par la réaction de son père lorsqu'il apprendrait ce qu'il avait fait.
-Résumons un peu, reprit le directeur. Si on ne compte pas la flaque d'ectoplasme le jour de la rentrée, vous avez : intrusion dans une autre salle commune que la votre, si on prend le règlement, c'est passible de deux heures de retenue. Vagabondage dans les couloirs pendant la nuit, une heure en plus. Ca, c'est pour le règlement. Ensuite, si on rajoute les limaces dans les chaussures de monsieur Rogue, la poudre de mandragore sur son visage, d'où son envoi à l'infirmerie – je précise que, selon le règlement, tout élève responsable de l'envoi d'un autre élève à l'infirmerie se verra sanctionné par quatre heures de retenue – son matelas et tous ses vêtements couverts de boue, et la trentaine de serpents dans leur salle commune, vous pensez que ça nous donne quoi comme sanction ? Mr Potter ?
-Excusez-moi, professeur, mais qui vous dis que c'est forcément nous qui avons fait ça ? demanda-t-il d'une voix polie.
-Monsieur Potter, ce n'est pas comme si vous et monsieur Black étiez innocents jusqu'à présent. Non seulement à ma connaissance il n'y a que vous pour réaliser des coups pareils, mais en plus un condisciple de monsieur Rogue a affirmé vous avoir vu sortir de votre salle commune peu avant le couvre-feu. Etrange coïncidence, vous ne croyez pas ?
-Bon, en effet, en admettant que ce soit nous, professeur, vous nous demandez d'estimer notre punition, mais peu importe ce qu'on pourra vous dire, ça ne changera certainement pas votre verdict final ? Vous ne croyez pas que ce serait plus simple de faire rapide monsieur ?
-En effet, admit Dumbledore. Donc je pense que vous avez tous les deux mérité deux semaines de retenue… à temps complet !
-Des retenues à temps complet ? répéta Sirius qui ouvrait la bouche pour la première fois depuis qu'ils étaient rentrés. Ca veut dire quoi ?
-Cela veut dire, monsieur Black, que vous êtes tous les deux renvoyés pour une semaine. Cependant, au lieu de rentrer chez vous, vous resterez dans l'école pour aider Mr Rusard ainsi que certains professeurs. Je me suis bien fait comprendre ?
-Oui monsieur, répondit Sirius, soulagé de ne pas être renvoyé chez lui, et ainsi d'échapper à une correction de son père.
-Et j'écrirais également à vos familles respectives, pour qu'elles soient tenues au courant de vos exploits.
Sirius pâlit aussitôt, mais James pensa que une lettre de plus ou de moins n'aurait pas tellement d'influences sur ses parents.
-Votre semaine de renvoi commence dès maintenant. Mr Rusard vous attend dans son bureau.
Ils se levèrent et, alors qu'ils s'apprêtaient à sortir, Dumbledore les rappela :
-Un instant !
Ils se retournèrent. Le visage de Dumbledore s'était adouci et, pour la première fois depuis le début de l'entretien, il les appela par leurs prénoms :
-James… Sirius… Je suis d'accord avec vous sur le fait que cette école a bien besoin de quelques bonnes blagues pour détendre l'atmosphère. Vous êtes tous les deux très intelligents. Suffisamment pour comprendre qu'il existe des blagues drôles à faire, qui amusent tout le monde et qui ne blessent personne. Je compte sur vous pour trouver certaines de ces blagues à faire.
Ils acquiescèrent d'un hochement de tête, et sortirent du bureau du directeur. Ils descendirent dans le bureau de Rusard où celui-ci les attendaient. Il les emmena dans l'un des cachots les plus profonds de Poudlard, et leur dit :
-Celui-ci est mon préféré. Vous allez me nettoyer toutes les chaînes qui sont dedans. Bien sûr, pas de magie ! Donnez-moi vos baguettes !
Ils lui tendirent leurs baguettes, et prirent les éponges, brosses et seaux d'eau qu'il leur donnait. Ils rentrèrent tous les deux dans le cachot. Sur un meuble, plusieurs chaînes, fouets, menottes, et d'autres instruments en fer dont ils ne cherchèrent même pas les noms étaient posés. Des chaînes étaient également fixés au mur. James pâlit. Des flash lui revenait dans la tête. Une dizaine de sorciers en noir face à lui. Rogue essayant diverses potions sur son bras. Et le sortilège doloris.
-Ca va, James ? demanda la voix de Sirius.
Le Gryffondor secoua la tête pour chasser ces souvenirs et répondit :
-Ouais, ça va. Je pensais pas que c'était possible de faire plus lugubre que la salle commune des Serpentard…
Ils passèrent la matinée à astiquer les chaînes, d'abord sans forcément beaucoup d'entrain, puis beaucoup plus vigoureusement dès que Rusard leur fit remarquer que, même si la lanière de cuivre était rongée, le fouet posé sur le meuble pouvait encore être très efficace. A la fin de la matinée, deux heures plus tard, ils avaient les bras en compote, mais toutes les chaînes étaient impeccables. Rusard les laissa aller manger, et leur rappela qu'il voulait les voir dans une demie-heure. Ils s'étalèrent sur les bancs de la table des Gryffondors, et mangèrent en vitesse avant de retourner dans le bureau du concierge, qui les attendait à nouveau avec des seaux et des brosses.
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-Et James, regarde ça ! murmura Sirius.
Ils étaient tous les deux dans la bibliothèque, à classer des livres. Sirius tenait entre les mains l'un des vingt exemplaires de l'Histoire de Poudlard. James se rapprocha et demanda à voix basse pour ne pas attirer l'attention de Mme Pince, la bibliothécaire.
-T'as pas l'impression que Remus nous a suffisamment rabâché les oreilles avec ce bouquin ?
-Attends, lis ça ! répondit Sirius, enthousiaste, en désignant le titre de la page.
-« La légende de l'épée de Gryffondor », lut James. Selon une légende, chaque créateur de Poudlard aurait eu un objet fétiche. Un diadème pour Rowena Serdaigle, une coupe pour Helga Poufsouffle, un médaillon gravé d'un S pour Salazar Serpentard, et une épée incrustée de rubis pour Godric Gryffondor. Celui-ci, avant sa mort, a souhaité que cette épée ne soit pas transmise à n'importe qui, mais revienne à un véritable Gryffondor, celui qui rassemblerait les mieux les qualités appréciés par le fondateur de la maison Gryffondor. Pour cela, il aurait dissimulé l'épée dans le légendaire Choixpeau magique, qui est désormais le seul capable de sonder l'esprit des gens qui le portent, pour reconnaître, un jour, le véritable Gryffondor digne de récupérer cette épée, à qui il la remettra alors. Ben ouais, et alors ?
-Et alors, reprit Sirius, t'es d'accord qu'on est tous les deux super courageux et intelligents ?
-Bien sûr ! déclara James en affichant un air supérieur tout en se passant une main dans les cheveux.
-Donc, imagine qu'on réussisse à remettre le Choixpeau ! Si ça se trouve, il nous donnera peut-être cette épée ou au moins nous fournira des renseignements supplémentaires sur elle ! Tu penses à la popularité qu'on pourrait avoir si tout le monde savait qu'on est les dignes successeurs de Godric Gryffondor ?
James réfléchit un moment avant de répondre :
-Je pense surtout que le Choixpeau est planqué dans le bureau de Dumbledore, et qu'on ferait peut-être bien d'attendre la fin de cette retenue avant de chercher à en récolter une autre pour intrusion dans le bureau du directeur. Mais dès qu'on en aura finit avec ces deux semaines de retenue… C'est vrai que ça serait tentant !
Ils furent interrompus par Mme Pince qui leur jeta des livres à la figure pour qu'ils continuent leur travail. Lorsqu'ils finirent, à 23 heures, ils rentrèrent dans leur dortoir et, allongé dans son lit, James pensa qu'en effet, trouver cette épée serait vraiment bien… Puisque ça pourrait le rendre encore plus populaire.
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Et voilà ! Comme vous pouvez le voir, la tête de James ne s'est pas forcément dégonflée avec ce que Rogue lui a fait… Alors qu'est-ce qui le rendra moins arrogant ? L'application de la menace de Rogue, de le garder pendant toutes les vacances… Plus de détails dans les prochains chapitres !
