Axel, désolée, mais je ne ressemble pas Oscar, je suis blonde foncée et les yeux ne sont pas bleus , mais pers, vert et gris avec une pointe de bleue, mais juste une pointe...et au fait pourquoi ce pseudo d'Axel?

bon, je vous souhaite une bonne lecture a tous! il est temps que je mange, peut etre y aura t'il un autre chapitre, aujourd'hui... Je ne sais pas encore

chapitre 2

Le lendemain, Oscar était partie très tôt pour Versailles. Elle obtint son audience auprès de la Reine .Cette dernière peinée, accéda à sa requête. Oscar demanda également un congés sans solde qui fut aussi accordé.

Elle galopait vers le château de Jarjayes, il était aux environ de midi et plus elle se rapprochait plus son cœur s'alourdissait.

D'ordinaire, elle n'était pas du genre à reculer devant les problèmes, mais ceux là lui semblaient insurmontables.

Elle entra avec son cheval dans la cour du château. André était accroupi. Il donnait du grain aux pigeons. Leur deux cœurs firent un bon à la vue de l'autre. Oscar descendit de cheval. Il se releva pour prendre les reines du cheval.

« Bonjour Oscar » dit t'il.

Oscar le fixait impassible.

« Bonjour » commença t'elle « Après le déjeuner, nous irons à Paris. L'Opticien Thomin fils nous attend. Nous prendrons le carrosse » Elle n'en dit pas plus et rentra dans le château.

André allait s'occuper du cheval car Paul arriva vers lui.

« Non, André, je vais le faire , je dois préparer le carrosse de toute manière »

« Ce n'est pas la peine, c'est mon travail, pas le tien » rétorqua André.

« Plus maintenant, Ordre du maître, tu ne t'occupes plus des chevaux, ni de l'écurie jusqu'à nouvel ordre »

« Comment ? »s'étonna André.

Quelques minutes plus tard, il rejoint Oscar qui était dans le petit salon. Elle tentait en vain de lire un livre en attendant que le repas soit servi.

« Oscar »

« Qui a-t-il André ? » dit t'elle d'un ton froid.

« Tu m'as relevé de mon service aux écuries… »

« En effet, tu ne peux plus y travailler »

« Je ne comprends pas, je ne suis pas invalide à ce point » dit André vexé

« L'écurie est un endroit mal éclairée »

«Mais que vais-je faire de mes journées. Je ne vais pas resté inactif… »

« Tu peux aider Grand-mère aux cuisines, mais tout accès à la cave te sera interdit de plus dès que le soleil se couche, je te cantonne dans ta chambre, où j'ai fait placé un lustre et doublé les chandeliers»


« Mais… »

« Je ne veux pas attendre un mot André. Si tu en es arrivé là, c'est uniquement par ta faute » dit t'elle d'un ton sec accompagné d' un regard glacial.

« Bien » dit André

Il savait qu'il n'avait pas son mot à dire. Elle avait raison, tout était de sa faute Il lui faudrait donc,prendre son mal en patience. Aussitôt qu'il eut quitté la pièce, Oscar laissa ses larmes couler. Sa colère était retombée. Elle avait eut envie de lui sauter à la gorge. La présence d'André déclenchait en elle une tempête sans pareille. Et voilà qu'à l'instant où il était parti c'est un raz de marée de larmes qui la prenait d'assaut. Elle ne contrôlait plus rien.

« Que m'arrive t'il ? Qu'est ce que peux faire pour que cela s'arrête ? Je te hais André, regarde ce que tu as fais de moi ! Je ne sais plus où j'en suis ni même qui je suis. Ta seule présence me révolte au plus haut point et quand tu pars, je m'effondre comme un château de cartes »

Ce midi, là, Oscar toucha à peine a son assiette. André qui faisait le service le remarqua et s'imputa directement la cause de ce manque d'appétit.

Une heure plus tard, ils étaient face à face dans le carrosse qui les menait à Paris. Oscar le regardait avec fureur et il ne baissa pas les yeux. Acceptant cette terrible punition, son regard, lui, tentait de lui transmettre un « Je regrette Oscar ».

« André ! »

« Oui,Oscar. »

Enfin, elle avait brisé le silence et le cœur d'André s'emballa d'angoisse et d'espoir.

« Pour ton comportement d'hier soir » fit Oscar qui prit une pause de quelques secondes pour se maitriser « Je , j'ai décidé de te pardonner… »

Il aurait du être soulagé, pourtant, il ne l'était pas. Ce pardon était t'il sincère alors que son regard lançait des pics glacés. De plus, avant t'il envie qu'elle lui pardonne aussi facilement ? Sans qu'il n'ai eut à regagner son estime et sa confiance. Ce pardon là, lui semblait cruel. Il n'était pas homme à se laisser abattre, sur le moment oui, le désespoir l'envahissait toujours mais après, il continuait sans cesse d'y croire d'espérer et de lutter. Il ne voulait pas de ce pardon là. Après ce qu'il lui avait fait. Ce qu'elle avait subi. Elle le pardonnait si simplement sans qu'il est à sa battre pour reconquérir ce qu'il avait tout détruit hier.

« André, oui je te pardonne, mais que les choses soit bien claires. Ce qui sait passé hier, que cela ne se reproduise jamais plus. » Oscar voulait prononcer ses mots fermement sans haine mais ils sonnèrent tel des couperets.

Elle regarda par la petite fenêtre du carrosse. Elle avait pensé que lui pardonner, le lui dire, la libèrerait de son poids. Après tout, ne pouvait t'elle donc pas pardonner à son ami de toujours cet acte de folie ?Lui qui pendant près de vingt ans avait toujours été près d'elle, la soutenait, la guidait, lui avait sacrifie un œil… Une seule erreur en vingt ans, qu'est ce que c'était après tout ? Rien.

Elle avait réfléchi : Elle-même hier, n'avait pas été une sainte. Il l'avait tellement mise hors d'elle qu'elle l'avait giflé d'une odieuse façon. Un bref instant, elle du reconnaitre qu'ils avaient tous deux perdu la raison. Alors que le paysage défilait sous ses yeux, elle s'interrogeait : Pourquoi le fait d'avoir accorder son pardon, ne lui avait t'il pas enlever cette colère ? Son pardon sonnait faux alors qu'elle le désirait sincère. André méritait qu'elle lui pardonne alors pourquoi n'y parvenait t'elle pas ?

Elle se mordit la lèvres de frustration. Perdue, elle était perdue et c'était celui qui avait l'habitude de la guider et de la protéger qui l'avait jeter dans l'abime.


André regardait lui aussi par la petite fenêtre. L'avait t'elle réellement pardonner ? Il n'en était pas sûr. Oscar paraissait prisonnières d'obscures pensées. Tout ce qu'il savait c'est qu'il devait l'aider, d'autant plus qu'il était à l'origine de ses tourments. Cependant, il n'avait pas la moindre la solution pour l'instant. Il se sentait d'autant plus fragilisé que celle-ci, était au courant pour l'état de sa vue.

Ils ne prononcèrent plus un mot jusqu'à leur arrivée chez l'opticien. L'opticien donna quelques exercices à son client. L'œil du jeune homme était en pleine forme et il n'eut aucun mal à les réussir.

« Voyez, je n'ai pas tant de problème » dit t'il en montrant de l'assurance. Il désirait qu'Oscar comprenne qu'il n'était pas invalide. Cette idée lui était insupportable.

Oscar sentait son sang bouillir dans ses veines à ses mots. A quoi jouait t'il ? Etait t'il inconscient ou stupide à ce point ? Elle croisa les bras, le visage fermé.

« Monsieur » dit Thomin fils « Lorsque votre vue baisse, dites moi ce que vous voyez. Ne mentez pas cela ne vous rendrez guère service »

André soupira. Devait t'il vraiment répondre à cela ?

« André ! » rappela Oscar « Ne joue pas à cela. Ma patience avec toi est mise à rude épreuve en ce moment, je te conseille, de ne pas me pousser à bout » dit t'elle.

André respira à fond.

« Lorsque cela arrive, je ne vois presque plus rien, que des ombres » dit t'il piteusement.

Oscar qui était proche du mur, du s'appuyer sur le mur à ces mots. Il ne voyait plus que des ombres. Elle ne pensait pas que cela pouvait être si sévère. Son cœur s'emballa. Allait t'il perdre la vue ? Elle était terrifiée à cette idée.

« Bien, je vais vous faire, deux monocles appropriés. Le premier, vous devrez le porter tous les jours, tout le temps. Il aidera votre œil en permanence quand celui-ci est comme aujourd'hui . Par contre dès que vous sentez votre vue baisser, malgré le verre, vous devrez en changer pour le second. Ce dernier vous verrez ne sera pas très esthétique mais, c'est pour votre bien. »

« Très bien » dit André « Qu'entendez vous par « pas très esthétique » s'inquiéta t'il tout de même.

« André » gronda Oscar hors d'elle jugeant la question de son ami, inapproprié dans une telle situation.

« Oh, Colonel, c'est normal qu'un beau jeune homme comme lui s'inquiète » dit Thomin fils pour alléger l'ambiance.

« Il aurait du s'en inquiéter avant qu'il ne doive en arriver là ! » dit Oscar furieuse.

L'opticien ne répondit rien. La situation étant tendue. Il ne voulait plus commettre d'impair.

« Je vais prendre l'air » dit Oscar « occupez vous de ses verres, le temps que je revienne. Inutile de te dire que tu restes là André » dit Oscar. Elle claqua la porte sur ses mots.

Oscar se promenait sans prendre en compte son chemin. Elle devait partir de chez l'opticien avant qu'elle n'explose. Elle aperçut une petite chapelle au loin . Elle décida de s'y rendre.

L'endroit était calme et serein. La sérénité des lieux l'envahit. Elle alluma un cierge.

« Je vous en supplie seigneur, faites qu'André ne perde pas la vue. Si il le faut, prenez moi un œil en échange afin qu'il ne perde pas celui qui lui reste. Je vous en prie. Protéger le. » dit elle les larmes aux yeux.


A SUIVRE