Bijour à tous! Je vais répondre aux reviews ici je trouve ça plus pratique! :3

Déjà merci Kathpotato! 3

SupernaturalFrenchGirlLes choses vont peut être changer pour Dean dans ce chapitre mais de façon générale j'essaie de le faire un peu plus fonceur même si des fois j'ai peur que ça soit out of character Ravi que les deux guguss te plaisent!

MicroFish Ohlala cette pression! Je vais tenter de poster toutes les semaines le dimanche (croisons les doigts pour que je m'y tienne!). Ce chapitre va peut être refréner ton enthousiasme sur la tournure de la situation et les événements de la nuit...mais c'est pour mieux retomber sur mes pattes (je l'explique en fin de chapitre!) Merci pour ta review en tout cas!

Petite note: Je posterais le premier chapitre de la Samifer qui se déroule en parallèle après le chapitre 3 de celle-ci puisque les chapitres sont plus longs et que le premier regroupe le même laps de temps que les 3 chapitres de la Destiel. (Je ne sais pas si c'est très clair mais en gros j'essaie de ne pas auto-spoiler ce qui se passe dans les deux fics xD)

Bonne lecture!

(j'ai eue un petit souci de mise en page que j'ai corrigé mais il faut le temps de la mise en place! Pardon à celleux qui ont du coup trouvé la lecture moins fluide et logique...)


La nuit avait été décevante. Enfin non, décevante n'était pas le mot. En fait il n'y avait pas de mot, c'était très bien qu'il ne se soit rien passé. Dean remonta sa veste en frissonnant. Il marchait d'un pas presque assuré vers son appartement en tentant de remettre ses idées en place. Quel bordel. Le visage doux et attentif du professeur ne voulait pas s'effacer de ses pensées et il se maudit d'avoir accepté de le suivre jusque chez lui. Il avait clairement déconné. Au moins ils n'avaient pas été plus loin. Castiel avait insisté pour que Dean prenne le lit alors que lui-même s'entassait tant bien que mal dans le fauteuil trop petit. Ça aurait pu être hilarant si ça n'avait pas été vaguement vexant. Vexant de quoi, ressaisis-toi !

Dean était enfin parvenu à son logis. Il fouilla dans ses poches et en tira les clefs qu'il enfourna dans la serrure avec colère. Cette nuit n'avait aucun intérêt, il allait l'effacer de sa mémoire et passer à autre chose. Et sécher les cours de ce mec malaisant. Il envoya valser sa veste et son sac, non sans en avoir extrait son téléphone, et se laissa tomber sur le canapé du salon en grommelant. Sam lui avait laissé plusieurs messages. Il se maudit d'avoir laissé son petit frère s'inquiéter et envoya aussitôt un message concis pour le rassurer. Il se pinça l'arête du nez, un mal de crâne commençant déjà à arriver. Une douleur diffuse se réveilla à l'endroit ou Alastair l'avait frappé la veille. Il se releva pour enlever sa chemise et se dirigea vers la salle de bain. Les bleus n'étaient pas aussi visibles qu'il l'aurait pensé, surement grâce aux soins de Castiel. Il resta songeur quelques instants. Il n'avait pas pu revoir le professeur qui était déjà parti quand il s'était réveillé, lui laissant un mot lui intimant de mettre les clefs dans la boîte aux lettres. Tant mieux, ça aurait été gênant de le croiser au réveil… Non ?

Après ce rapide examen devant le miroir, il avait décidé de faire une sieste le reste de la journée jusqu'au retour du deuxième Winchester. Après avoir essuyé les reproches passifs-agressifs de son petit frère, Dean s'était muré dans un mutisme que Sam devait surement prendre pour une bouderie immature et il s'était isolé pour passer la soirée sur un devoir sans doute assommant. Cela arrangeait l'aîné qui pouvait ainsi jouer aux jeux vidéo en laissant ses pensées vagabonder. Tout en décapitant un énième loup-garou ses pensées vagabondèrent naturellement vers son professeur. Il avait une semaine de battement pour trouver une excuse et ne pas aller au cours du brun maladroit, en espérant qu'il ne le croise pas par mégarde au détour d'un couloir. Il avertirait peut-être Benny ou un autre de ses amis et il n'aurait plus qu'à récupérer les cours et se pointer à l'évaluation finale. Il sourit en songeant à ce plan qui lui permettrait au moins de penser à autre chose qu'au regard de chiot stupide de Novak.


Dean s'était traîné aux cours du vendredi sans grande conviction, l'esprit embrouillé et la motivation au point mort. Son regard ne cessait de guetter la moindre porte ou issue de laquelle aurait pu surgir l'empaffé en trench-Coat. Son groupe de collègues essayait bien de le faire redescendre sur Terre mais en le voyant si peu enclin à revenir parmi les mortels ils abandonnèrent bien vite.

La journée finie, il n'avait eu qu'une hâte se laisser tomber dans le canapé de son appartement et dégommer des zombies sur sa console. Sam était déjà rentré, encore à travailler, lorsque lui-même franchit la porte d'entrée. Il se dirigea naturellement vers le frigo pour se servir une bière. Ses espoirs s'éclipsèrent pourtant bien vite.

-Saaaam ? Pourquoi y a plus de bière ?

Sam grimaça en entendant son frère crier de la cuisine et leva la tête par-dessus son ordinateur. Dean le fixait depuis l'entrée de la pièce, les mains entrouvertes dans une question muette.

-Je n'ai pas eue le temps de passer à la supérette. Désolé.

Dean leva les yeux au ciel et se laissa tomber dans le canapé. Son frère semblait mal à l'aise.

-Tu sais bien que je suis allergique à l'eau Sam, tu veux que je meure c'est ça ?

Le ton faussement plaintif de l'aîné ne provoqua qu'un vague haussement d'épaule de la part de l'étudiant studieux. Dean, surpris du manque d'attention de son cadet le fixa depuis le canapé. Sam avait un air concentré et ses recherches semblaient l'accaparer tout entier. Dean grimaça. Il avait imaginé leur vie étudiante à tous les deux plus…mouvementé. Sam ne se lâchait jamais et c'était bien dommage. Premièrement parce que le sexe était l'une des choses les plus importantes du monde, quelque part entre la famille, les burgers et l'alcool, et ensuite parce qu'il n'avait personne à qui parler de ses glorieuses conquêtes et autres exploits de type sexuel. Et en l'occurrence il n'avait personne avec qui partager le secret de ce qui s'était passé avec Castiel et ça commençait quelque peu à le démanger.

Après quelques minutes d'un silence inconfortable, voyant que Sammy n'était toujours pas décidé à lui faire part de quoi que ce soit, il se leva et enfila sa veste.

-Je sors… Ne m'attends pas je vais… faire la fête…voir des filles… des trucs d'étudiants…tu devrais essayer !

Sam lui sourit enfin.

-Tu sais Dean, je sais qu'on est seulement en début d'année mais tu devrais t'appliquer un peu plus non ?

Son ton mi sarcastique mi amusé rassura Dean. Son petit frère était toujours le même. Il lui balança un « Bitch » concis avant de passer le pas de la porte alors que le « Jerk » de son frère lui répondait.

Il faisait frais, ce qui apaisa son mal de crâne et il se dirigea tranquillement vers la supérette. Il ne prenait jamais la voiture quand il marchait dans le campus. Il l'avait bien fait les premières années quand il était un jeune con frimeur mais ça lui paraissait déjà si loin…

Alors qu'il arrivait presque à destination, un frisson le parcourut et il se rendit compte que l'ambiance s'était imperceptiblement modifiée. Ses pas ralentirent. C'était lui.

-Dean.

Impossible de savoir si c'était une question, une constatation ou une tentative d'approche. Dean prit une longue inspiration et se retourna en composant son sourire le plus convaincant.

-Professeur.

Le même ton, ni plus ni moins. Il tenait à garder le plus de distance et ne surtout pas réveiller ce qui avait titillé son inconscient voir plus que ça lors de sa dernière soirée alcoolisée.

L'autre le regardait avec ce que Dean identifia comme un sourire timide.

-Je voulais m'assurer que vous étiez bien rentré mais comme je n'ai pas votre numéro de téléphone… Et que chercher dans les dossiers des élèves aurait pu se révéler un peu intrusif, j'ai préféré attendre de vous croiser. De toute évidence vous allez bien.

Dean hocha la tête, ne sachant pas très bien quoi répondre. Le professeur n'était pas du genre à amener des conversations fluides. Et il continuait à le regarder avec cet air stupide…

-Hum. Ouais. Merci de m'avoir accueilli hier. Maintenant si vous le permettez je dois acheter à grailler.

Castiel pencha la tête sur le côté. Dean soupira avant de préciser :

-A manger. Et à boire.

Et peut-être aller serrer une ou deux filles canons après…

Les sourcils de Castiel se froncèrent et il se rapprocha de Dean qui se figea.

-J'espère que vous pensez à vous hydratez et que vous ne buvez pas encore beaucoup d'alcool.

-Vous savez l'essentiel c'est d'avoir du liquide, le reste c'est du détail…

Castiel continuait de le fixer avec sévérité. Au bout de quelques secondes il pointa le visage de Dean.

-Le blanc de vos yeux va finir par jaunir. Votre haleine sera de plus en plus pâteuse et ce ne sont que quelques désagréments comparativement aux dégâts que vous infligez à votre foie, votre cœur ou votre…

Son regard s'était baissé vers la braguette de Dean qui toussa pour couper le professeur tout en masquant sa gêne. Un vague sentiment d'énervement commençait à l'animer. Sa famille ne lui donnait plus d'ordre depuis longtemps (mis à part quelques essais infructueux d'oncle Bobby ou Sam), ce n'était pas pour qu'un étranger à peine plus vieux que lui se prenne pour son père.

-Eh bien je ralentirais. Mais pas trop, ça pourrait me transformer en professeur d'université associable et ennuyeux vous imaginez l'horreur ?

Il s'était attendu à un regard vide mais une lueur de tristesse s'était allumée à la place. Castiel baissa la tête.

-Je suppose que vous parlez de moi ?

Dean contempla Novak, abasourdi et soupira. Sérieusement ? Il avait huit ans ou quoi ?

-Non… Excusez-moi cette réflexion était stupide.

Mû par une sorte d'instinct, il posa sa main sur l'épaule du professeur qu'il sentit plus frêle qu'il ne l'avait pensé. Castiel se recula en se dégageant et quand il releva la tête, son regard s'était à nouveau durci.

-Je vous laisse là. Essayez de ne plus vous endormir en cours et de prendre soin de vous, ça m'évitera de devoir me montrer ennuyeux envers vous.

Dean sentit son cœur se serrer légèrement alors que l'autre faisait demi-tour. Une pointe de culpabilité commençait à lui étreindre la poitrine, sentiment qui n'avait que rarement sa place dans l'esprit de l'aîné Winchester.

Alors que l'autre s'éloignait il passa sa main dans ses cheveux en soupirant et sortit son portable de sa poche. Un vendredi soir, il y aurait surement quelqu'un pour aller boire un verre. Il fit défiler son répertoire avant de s'arrêter sur un nom en particulier et son sourire s'élargit. Parfait.


-Quelque chose me dit que c'est moins pour profiter de nourriture et de boissons gratuites que pour ma compagnie que tu es là…je me trompe ?

La bouche pleine et un sourire narquois sur le visage, l'aîné Winchester haussa les épaules. Jo Harvelle était décidément une fille perspicace, ce qui expliquait sans doute qu'il n'ait jamais réussi à la baratiner pour l'emmener dans son lit jusqu'à maintenant. Ça et le fait que sa mère connaisse très bien l'oncle Bobby, ce qui aurait pu créer des situations bizarres. Il déglutit un énorme morceau de son hamburger et but une gorgée de bière pour faire passer tout ça. La jolie blonde le regardait avec un sourire mi agacé, mi amusé. Sa mère, Ellen, tenait un bar/restaurant à Burger et la plupart du temps Dean pouvait en profiter sans payer. De plus, Jo qui aidait à tenir le lieu était d'une compagnie très agréable, et Dean n'avait jamais vraiment laissé de côté l'idée de la séduire finalement malgré tous les désagréments que ça aurait pu amener.

-Ça fait un petit moment qu'on ne t'a pas vu Dean. Sam aussi mais lui je suppose que c'est parce qu'il a beaucoup de travail. Alors que toi…

-Hé tu serais étonnée de tout le travail que j'accomplis. Je sais que tu penses que je ne suis pas très malin mais quand même…Tu me vexerais presque.

-Oh pauvre chou…Pardon de sous-estimer ton quotient intellectuel mais quand je te vois manger comme si tu avais cinq ans j'ai un doute…

Dean sourit et finit son burger avec le plus de gloutonnerie et d'éclaboussures possible pour la faire grimacer.

Leur conversation animée se poursuivit jusque tard dans la nuit. Jo lui donna des nouvelles de Bobby et son père, sans manquer de l'engueuler sur le fait qu'il ne les contacte pas plus souvent. Ils échangèrent sur Sam, sur la vie à la Fac que Jo n'avait jamais envisagée et ne regrettait absolument pas… Plus le jour déclinait et plus les verres s'amoncelaient sur la petite table. Même pour Dean qui supportait très bien l'alcool les choses commençaient à tourner alors que Jo avait une descente assez impressionnante pour sa corpulence et il se retrouva bien vite à devoir se concentrer très fort pour avoir un champ de vision à peu près net. Le bar fermait à une heure du matin et malgré les messages plus ou moins subtils et la drague alourdie par l'alcool, Jo lui avait gentiment dit au revoir devant la porte du bar avant de le laisser partir de son côté.

Dean n'avait pas envie de rentrer, pas tout de suite et ses pas couplés à l'alcool- l'amenèrent à travers les rues sans que sa conscience n'y fasse vraiment attention. Il était incapable de dire l'heure qu'il était lorsqu'il s'arrêta dans une ruelle. C'est alors qu'il réalisa. Il se trouvait exactement face au petit immeuble du professeur Novak. Il resta devant quelques minutes, pensif. Il l'avait oublié le temps de sa soirée avec Jo mais maintenant le visage attristé du professeur ne voulait pas quitter son esprit. A ce stade-là de la nuit, la raison avait déjà quitté le corps de Dean et sans qu'il ne s'en rende compte il se trouvait en bas de l'immeuble à lancer des pierres contre la vitre. Etait-ce par colère, par dépit, ou simplement parce qu'il avait l'alcool idiot ? Il n'aurait su le dire mais il ne s'attendait pas à ce que la fenêtre s'ouvre d'un coup, laissant dépasser une tête brune ensommeillé aux cheveux emmêlés.

Dean, le poing en arrière prêt à lancer une autre pierre s'interrompit, l'hilarité montant en lui devant l'incongruité de la situation.

Castiel, lui, semblait tout juste sorti du lit et mit quelques instants à repérer Dean.

L'incompréhension totale se peignit sur son visage et le frère Winchester éclata de rire. Un voisin ouvrit une fenêtre et se mit à hurler des choses incompréhensibles, ce qui ne fit que redoubler l'hilarité de Dean. Il vit Castiel disparaitre de la fenêtre et se calma enfin.

Le professeur avait surement dû se recoucher en le maudissant. Il espérait au moins qu'il ne ferait pas remonter son comportement plus haut pour lui causer des soucis auprès du reste du corps enseignant. Avec un long soupir il s'étira. Il était complètement courbaturé et il était incapable d'évaluer clairement par où il devait passer pour rentrer. Alors qu'il était en pleine hésitation pour appeler un taxi ou quelque chose de cet acabit un bruit de porte attira son attention. Il déglutit, mal à l'aise. Castiel était face à lui, un tee-shirt noir beaucoup trop grand sur un pantalon de pyjama uni. Ça devait être cette tenue qu'il avait dû arborer la première nuit qu'ils avaient passé ensemble mais il ne s'en souvenait plus, il avait presque fini par se convaincre que le professeur dormait tout habillé, ce qui, avec du recul, était en fait un peu stupide.

Ni l'un ni l'autre ne se regardait dans les yeux, comme paralysé à l'idée de briser le silence. Le vent glacial fit frissonner Castiel, ce qui sembla le secouer un peu.

-Dean…Pourrais-je savoir pourquoi vous vous trouver sous ma fenêtre à essayer de briser mes carreaux à trois heures du matin ?

Dean réprima un rire nerveux et s'éclaircit la gorge tout en réfléchissant à une excuse relativement crédible.

-Je euh…voulais m'excuser pour ce que je vous ai dit…tout à l'heure.

Les sourcils de Castiel se froncèrent.

-Il aurait peut-être été plus judicieux d'attendre la journée non ? Ou simplement de sonner ?

Nouveau blanc. Castiel s'écarta de la porte comme pour lui laisser le passage libre.

-Qu'importe…montez.

Dean, surpris, le regarda.

-Pardon ?

-Il est 3 heures du matin, vous avec encore l'air dans un état second. Si vous vous faisiez renverser par une voiture je n'aurais pas la conscience tranquille.

La réflexion aurait pu faire rire le frère Winchester si Castiel ne l'avait pas déclamé avec tant de sincérité et de froideur. Avec un sentiment de déjà-vu il s'avança pour rentrer dans l'immeuble.

-Vous n'êtes pas blessé cette fois ?

Dean haussa les épaules et se laissa tomber sur le canapé.

-Comme vous le voyez. Ça va.

Castiel hocha la tête et s'assit près de lui. Contrairement à ce que Dean avait pensé, il n'était pas en colère. Juste…aussi expressif qu'une éponge. C'était énervant. Dean sourit. Il avait enfin réussi à mettre le doigt dessus. Il détestait la passivité et c'était bien ce qui l'avait excité la première nuit. Faire en sorte que Novak sorte enfin le balai coincé dans son postérieur pour pouvoir l'atteindre. Il regarda le professeur qui ne faisait présentement absolument rien et soupira. Pourquoi fallait-il que ce paroxysme de non excitation sexuelle lui fasse cet effet ? Il n'était plus un adolescent maintenant il était censé se contenir.

Son regard s'attarda sur les bras fins et bien dessinés de Castiel. Les veines apparentes dessinaient des arabesques et Dean déglutit. Cette situation était particulière. Même s'il avait déjà un beau panel d'expériences sexuelles derrière lui, cette fois c'était différent. Plus sérieux. Novak avait le don de …l'intimider ? Intimidation qui se manifestait par un besoin défensif et empreint de mauvaise foi de le rabaisser. Parce que si Dean avait voulu être parfaitement honnête, il aurait admis que malgré son air dépenaillé et constamment perdu, Novak était clairement très attirant.

Il avait très clairement envie de l'embrasser. Comme le premier soir, quand il l'avait fait sans même y penser. Mais il fallait trouver surtout un moyen de crever l'abcès, que ce silence inconfortable ne s'éternise pas.

-Je suis vraiment désolé pour vos carreaux. Au moins ils sont solides.

-J'ose espérer que je suis le seul professeur qui a les faveurs de vos pulsions …destructrices.

-Vous me flattez. D'habitude mes professeurs ne me voient pas en dehors des horaires de cours, je ne suis pas du genre à prendre des heures supplémentaires.

Castiel soupira.

-Oui j'ai eu des échos de vos performances. Très médiocre. Vous seriez capable de tellement plus.

Dean sourit. C'était presque agréable de se faire remonter les pendules par Novak. Même s'il se sentait beaucoup moins intelligent que son aîné. Il avait envie d'effacer cette distance que ça créait entre eux.

-Je réserve mes forces. Ça me demande trop d'effort de trop réfléchir, ce n'est pas moins l'intellectuel de la famille.

-Ne dîtes pas n'importe quoi Dean. Votre dernier devoir sur les universités dans les séries télévisuelles était très bon.

Castiel avait posé sa main sur son épaule et la distance entre eux s'était réduite. Dean ne voulait pas épiloguer mille ans sur ses capacités intellectuelles. Il ne croyait pas un traitre mot de ce que disait Castiel. Mais c'était mignon d'essayer de le valoriser. Il n'arrivait pas à se concentrer sur autre chose que les lèvres du professeur. Sans réfléchir il dit la première chose qui lui passa par la tête.

-Euh à ce sujet je sais pas si vous avez remarqué mais dans les séries et films qui se passent à l'université on ne voit jamais les élèves en cours…Vous savez si quelqu'un a déjà théorisé ça ?

Bien qu'il sente encore le regard brûlant de Dean posé sur lui, Castiel semblait décidé à garder un air concentré.

-Hum je peux vous conseiller les travaux du professeur Pamela Barnes qui a produit un travail intéressant avec son livre « Réalité et fiction, ou s'arrête le créateur dans son mimétisme de la réalité ». Il me semble qu'il fait mention de ce dont vous parlez mais c'est un peu dur à aborder et…

Sa phrase mourut sur ses lèvres au moment où Dean leur fit rencontrer les siennes. Le temps s'arrêta, comme suspendu. Castiel recula, comme frappé, son air ahuri à nouveau présent.

-Dean, je ne pense pas que ce genre de rapport entre nous soit très approprié. C'est inconvenant, j'aurais déjà dû vous le dire l'autre soir…

-Je m'en tape des convenances Professeur.

Dean attrapa son avant-bras avant que le professeur ne s'éloigne.

-Je vous préviens…cette nuit je n'ai pas l'intention de dormir tout seul dans votre lit. Mais si vraiment je vous dérange, je vous promets de ne rien tenter de trop inconvenant. Mais je ne voudrais pas vous priver injustement de votre literie.

Castiel toussa et Dean sourit légèrement en le voyant rougir. Il avait bien compris qu'il ne parviendrait à rien en le brusquant mais la simple idée de le sentir près de lui, même sans envisager d'action de type sexuelles, ça lui convenait.

Après avoir hésité, Castiel finit par dégager son bras. La situation était intimidante et perturbante mais Dean se sentait étrangement bien. La proximité de Castiel lui procurait du bien-être et de l'apaisement. Il suivit Castiel jusqu'à la chambre ou il renonça complétement à toute politesse en se jetant d'office sur le lit. La douceur de la couverture et l'odeur de draps propre l'enveloppa complètement et il était déjà somnolant quand il sentit Castiel se glisser près de lui.

Il n'osait pas le toucher ou se rapprocher plus, de toute façon il était bien trop fatigué pour envisager ne serait-ce que glisser sa main vers l'autre. Mais ça viendrait. Ils auraient le temps.

-Bonne nuit Dean.

-Bonne nuit professeur.


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Alors, promis, tous mes chapitres ne finiront pas comme ça! Je suis juste une sadique qui aime souffler le chaud et le froid. Il faut savoir que le premier chapitre était censé être un one shot du coup j'essaie de retomber sur mes pieds mais la suite devrait être plus fluide maintenant!

En revanche je trouve ça plus..naturel ? dans ma conception des choses en tout cas qu'ils prennent un peu leur temps et qu'il s'installe quand même qqc avant d'envisager des actes sensouels plus sérieux. Mais ne vous en faîtes pas, vous allez avoir du croustillant dans les prochains chapitres héhé ! (et plus de persos secondaires!)