Ohayo mina-san ! Me voici de retour... avec le premier chapitre ! Que d'émotion :')

En plus, moi-même j'ai dû mal croire que je ne sois pas en retard^^ Et voui, j'ai dit deux semaines et j'ai réellement fais deux semaines x) Enfin bref, je vais pas vous raconter ma vie... Quoi que je pourrais bien faire un roman... /SBAM/

Je tiens à vous prévenir, il y a un petit lemon dès ce premier chapitre ! En effet, je commence fort dès le début^^

Bon, sur ce, bonne lecture ~ !

PREMIERE PARTIE : Your present

~ Chapitre 1 ~

Kise Ryota. Cas désespéré, aimant infiniment Aomine Daiki, qui lui, ne le voit que comme un perdant.

Cela faisait un mois exactement, qu'il y eut ce match. Un mois, où Kise ne faisait plus de vrai sourire. Limitant ses journée seulement à aller en cours, s'entrainer, travailler comme toujours – ne pouvant s'en passer – et s'enfermer cher lui. Des jours ordinaires, comme l'époque de Teiko. Il a fallu qu'il y repense encore… Encore et toujours…

Depuis – malgré lui –, ses pensées n'étaient occupées que par son ancien modèle. Il ne savait plus quoi penser, dire, faire… Il n'en pouvait plus.

Après avoir adressé un énième faux sourire à son manager, il rentra chez lui comme à son habitude. Arpentant pendant un long moment les rues de la nuit, éclairée par la ville qui ne dort jamais, il arriva enfin. Apercevant quelqu'un devant l'entrée de l'immeuble, complètement avachit, il se rapprocha, le regard intrigué, et vit à son plus grand étonnement, une tête bleu endormie. C'était lui, Aomine Daiki.

Il ne trouva pas les mots face à ce qui se présentait face à lui. Il était partagé entre plusieurs sentiments. Il ressentait à la fois de la joie, une joie de voir que le bleu pensait à lui, mais aussi un malaise. Car oui, il savait que le bleu ne ferait rien de tel pour quelqu'un, pas même pour lui. Il était heureux certes, mais il ne se sentait pas prêt à le revoir. Il ne pouvait tout simplement pas.

Mais connaissant Aomine, s'il parvenait à le réveiller, s'en était finis de sa pauvre petite vie. Et s'il s'avèrerait à le laisser seul, les conséquences ne seront moindres.


« A-Aominecchi… »

Que dire… Il s'était mis dans un sacré pétrin…

Pour faire simple, Kise on-ne-sait-comment, s'est retrouvé sur son lit, allongé, sous un Aomine furieux à califourchon sur lui.

Il était juste stupide… Stupide pour s'être mis dans une situation pareille.

Tout avait commencé, lorsqu'il avait finalement décidé de l'emmené chez lui. Après avoir eu quelques peines à l'emmener, il l'installa dans son lit et partit un court instant. Ensuite se fût bref, une fois revenu, un poids le tira brusquement et le fit basculer sur son lit. Pour la suite, vous la connaissez, bien évidemment.

C'était juste abominable. La façon dont il le regardait, le gênait encore plus. Un regard perçant le scrutant à chaque recoin de son regard. Au point où il en était, il n'arrivait même pas à le regarder dans les yeux. Il crût qu'il allait exploser, tellement qu'il était gêné. Tellement perdu, ne tenant plus compte de ce qui se passait, de ce qu'il faisait il prit un moment avant de se rendre compte des agissements de son ex-compagnon.

Sans délicatesse, Aomine enleva la veste, la cravate, jusqu'à la chemise de l'uniforme de Kise. Ses mains se posèrent sur son torse – à présent nu – avec nonchalance, le touchant de toute part. Ayant la peau plus que brulante, à cause de sa gêne indescriptible, il sentait ses mains le toucher de toute part, ne laissant échapper aucuns recoins.

« Les mains d'Aominecchi sont froides… » constata-t-il.

Il pensa que c'était parce qu'il l'avait attendu trop longtemps dans le froid. Mais évidemment ce n'est juste impossible, Aomine ne ferait jamais ça, pas même pour lui, un perdant…

Une larme coula le long de sa joue. Soudainement, une douleur vive se fit ressentir dans son cou, il l'avait mordu. Ce qui, cependant, le fit sortir de ses pensées et ainsi le faire réagir. Un gémissement de douleur se fit entendre de sa part. Il le demanda d'arrêter une fois, deux fois, trois fois... Mais rien, il ne réagissait aucunement. Il avait beau l'appeler encore et encore, cela était en vain.

Les endroits où passaient ses mains et ses baisers, brulaient. Il crut qu'il allait mourir. Il fallait que ça cesse et au plus vite. Mais comment arrêter cette bête sauvage ? Et d'ailleurs, pourquoi faisait-il cela ? Pour encore plus le faire souffrir ? Pour penser à autre chose ? Ou encore, pour passer le temps ?

Kise avait cessé de se débattre. Il savait que le bleu n'arrêtera pas. Quand il est lancé, rien ne peut l'arrêter. A quoi bon continuer ? Si ce n'était juste pour servir à passer le temps…

Un gémissement résonna à travers la pièce. Il l'avait mordu, de nouveau. Malgré cela, il ne pouvait s'empêcher d'y prendre du plaisir. Sentir ses mains et ses lèvres le parcourir lui faisait un bien fou. Il l'aimait, il l'aimait profondément. Et ce sentiment ne changera jamais.

Sous la respiration haletante du blond, sa langue commença à son tour à parcourir sa peau blanche. Elle découvrit tout d'abord sa nuque, laissant sur son passage un trace rosé bien voyante, descendit le long de son torse et s'arrêta sur un petit point sensible rose. Sans aucun répit, le téton passa sous les coups butoir de la langue et les mordillements des dents. Alors que l'un est occupé par la bouche, les doigts baladeurs s'occupèrent tantôt du voisin. Pendant qu'il offre une torture particulière à ces deux boutons de chairs roses – sans que le blond ne fasse attention – une main baladeuse se dirige petit à petit vers l'entre jambes et se glissa dans son boxer.

Il le sentait. Malgré la température presque anormale, il le sentait, cette main froide…

Il la connaissait cette main, cette main qui l'avait déjà touché. Autant avec brutalité que douceur. Sous ses airs de blasé et d'agressif, Aomine pouvait être doux, quand il le voulait – seulement quand il le voulait.

Mais cette fois-ci, il était brusque. Il agissait avec rapidité et brutalité. Et dans ces moments-là, il est conseillé de le laisser faire et ne pas le contredire. Enfin pour Kise, ce conseil ne lui servirait à rien, il n'écoutera pas. C'est ce qui s'était passé à l'époque de Teiko…

Malgré ses gestes brusques, il ne pouvait rien y faire. Comme auparavant… Il sentait cette main inquisitrice, s'incruster petit à petit dans le boxer jusqu'à venir à la rencontre de son sexe. Il sentait ses mouvements, elle le touchait délicatement, en ajoutant une légère pression qui le serrait de plus en plus, ce qui fit sortir au blond un gémissement. Tout en ajoutant la pression, elle fit ensuite un long va-et-vient, un mouvement qui se répéta encore et encore, de plus en plus vite.

A travers la pièce, des gémissements de plaisirs plus forts des uns des autres raisonnaient. Il n'en pouvait plus, il n'allait plus pouvoir se retenir très longtemps. Il était à deux doigts d'atteindre le summum jusqu'à ce que le bleu décida de s'arrêter. Il retira sa main, sous le regard interrogateur de Kise, et commença à desserrer sa ceinture. Mais qu'est-ce qu'il foutait bon sang ?

« Enlèves. »

Hein ? Enlever quoi ? Qu'est-ce qu'il voulait dire ?

Il lui lança à nouveau, un regard interrogateur. Cela faisait plusieurs années qu'ils se connaissaient et pourtant, il a toujours du mal à le comprendre.

Le bleu soupira, c'est vraiment un bon à rien ce type… Sans délicatesse, il lui enleva son pantalon ainsi que son boxer et les fit valdinguer à l'autre bout de la pièce. Il lui tenu les hanches et – toujours – avec brutalité, il commença à pénétrer en lui.

« A-Aominecchi… N-non… »

Il ne voulait pas de ça. Pas maintenant. Il n'était pas prêt à le refaire, surtout pas avec lui. Il lui demanda, supplia même d'arrêter, malgré sa difficulté à parler. Mais rien, il ne réagit pas. Au contraire, il alla plus loin. Il commença à faire des va-et-vient, de plus en plus violent.

Peut-être que Aominecchi y prend du plaisir, mais pas lui. Lui tout ce qu'il ressentait était du dégout, de la tristesse et de la colère. Tous ses souvenirs lui étaient revenus soudainement en mémoire. Il ne peut pas supporter, il ne pouvait continuer à le laisser faire…

Il lui demanda encore et encore, jusqu'à supplier, mais rien…

Soudainement, il sentit une douleur indescriptible, un souvenir auquel il n'y avait pas fait face depuis des années. Il s'en rappela. Il ne pouvait pas, il ne voulait pas s'en rappeler. Ne jamais s'en rappeler…

Il craqua.

« ARRETE ! AOMINECCHI ! »

Aomine s'arrêta, abasourdit.

Kise le repoussa violemment, le propulsant à l'autre bout du lit. Une main recouvrait son visage, pour ainsi cacher son malaise. Ses joues étaient rouges – comme les cheveux d'Akashi –, une larme en perlait. Il pleurait. Une expression de terreur ornait son visage. Il ne pouvait plus le voir. Il ne pouvait plus voir personne.

« P-Pars… »

C'était tout ce qu'il demanda. Et cette fois-ci, Aomine comprit. Il partit sans rien dire, sans un regard. Le laissant seul dans ce grand appartement vide, face à ses pensées, face à ses souvenirs…


Quelques jours étaient passés, puis des semaines, puis un mois… Un mois que Kise s'était renfermé sur lui-même, passant ses journées en cours – étant obligé – mais sans assister à l'entrainement de basket ou bien, la plupart du temps, cloitré dans son appartement, coupé du monde.

Kasamatsu, sans savoir ce qui s'était réellement passé, avait tenté maintes et maintes fois de le ressaisir, mais en vain… Ce qui finit par l'exaspérer, ne supportant de voir son ami ainsi. N'arrangeant pas les choses, ses sentiments envers le blond – qui lui, ne le remarqua pas - mis son cœur à rude épreuve. Mais, il le sentait, il ne restera pas les bras croisés pour bien longtemps.

Quant à Aomine, que dire… aucune nouvelle de lui depuis le dernier évènement. Il s'était effacé, comme si tout cela n'était jamais arrivé. Au fond, c'était leur souhait à tous les deux…

La lumière passait à travers les rideaux épais, illuminant la chambre spacieuse aux couleurs sobres. Celle-ci, qui d'ailleurs, s'avérait être dans un bordel inimaginable. Des cahiers arborant le sol, ainsi que les meubles, des feuilles volantes se laissant valser par le vent, qui entrait par les fenêtres ouvertes, des habits traînant par-ci, par-là, et un lit imposant d'aux moins trois places, avait on-ne-sait-combien de couvertures, empilés les unes sur les autres… En clair, la personne occupante n'était pas du genre soignée, ou devrait-on dire pour notre cher cas, un désespoir indescriptible.

Les heures passaient lentement, trop lentement. Cela faisait un moment qu'il était réveillé, pour être franc il n'avait que très peu dormi – cela durait depuis longtemps, d'ailleurs – mais n'avait pas envie de se lever, par peur de se mettre face à la triste réalité... Il était devenu pathétique.

Une heure, deux heures, puis trois heures… ainsi le temps passait pour lui. Plus le temps passait, plus son état dégradait. La dépression l'envahissait de jour en jour. Ainsi, il séchait les cours et son travail de plus en plus, jusqu'à arriver à ce jours-ci. Un jour de semaine comme les autres, où auparavant il allait en cours, parlait avec les jeunes filles qui lui tournaient autour, que ce soit des fans ou non. Mais il avait conclu ceci, elles voulaient juste se l'approprier pour la popularité ou bien pour un sortir avec un bel homme tel qu'il est. Et passait sa fin de journée à l'entrainement, passant – presque, je dis bien presque – sous les coups de pieds de son cher Kasamatsu-senpai. Ça lui plaisait de plus en plus de jouer avec les gens de Kaijo, vraiment. Et ainsi s'entrainait de plus en plus, afin d'arriver à la cheville de son ex-coéquipier, celui qu'il admirait… Aominecchi… Il souhaitait s'améliorer, devenir fort, très fort. De réussir à le battre un jour. Mais tout cela, c'était avant…

Ainsi, ce qu'il était devenu. Un gars pathétique, qui n'allait plus en cours, ou encore en entrainement, ainsi que son travail… un gars qui n'avait plus d'avenir en somme… Ce monde qui brillait auquel il appartenait, où il réussissait tout sur tout, ne lui appartenait plus à présent.

Il le regrettait. Il regrettait tout ça, Kaijo, le basket, le mannequinat... Mais pourtant, malgré lui, sa seule et unique source de pensée, était bien lui. Aomine Daiki.

Une sonnette retentit à travers l'appartement. Il ne réagit pas. Un deuxième coup de sonnette retentit. Il ne répondit toujours pas. Puis un troisième suivit d'un coup à la porte. Il soupira et se déplaça de pas lourd en direction de la porte. Il entrouvrit légèrement la porte afin de voir la personne l'ayant dérangé, c'était Kasamatsu… Pas d'Aominecchi, évidemment, fallait s'en douter.

Il ouvrit la porte las d'une voix faible et lente, il lui demanda :

« Qu'est-ce que tu veux, Kasamatsu-senpai… ? »

« Laisse-moi entrer. » Grogna-t-il.

Kise n'agit pas sur le moment. Il ne pouvait pas le laisser entrer, vu le bordel dans son appartement. Et il ne voulait voir personne, après tout. Il décida donc de tourner autour du pot, en lui posant diverses questions, sous les agacements du senpai.

« - Comment tu as su que j'habite là ?

- Sur internet, idiot.

- Ah oui, c'est vrai… soupira-t-il, se rappelant de sa célébrité.

- Tu me laisses rentrer, maintenant ?

- Qu'est-ce que tu fais ici ? J'ai besoin de personne, tu sais. »

Un parfais crétin. Il continuait à s'entêter et poser des questions comme ça, alors qu'il savait très bien qu'il finirait par entrer. Il soupira bruyamment. S'il croit qu'il va s'amuser à jouer aux devinettes. Il poussa la porte sans y forcer, vu le peu de force qu'avait Kise à présent, afin d'entrer. Il se figea, voyant l'état du salon.

« Mais c'est quoi ce bordel… ? » Souffla-t-il, mettant sa main dans ses cheveux.

Le dit salon était en effet, dans un bordel total. Ce n'était pas possible d'être si désordonné que ça. À ce moment précis, il ne regretta que légèrement d'être venu. Mais il était bien obligé afin d'aider son ami, qui était en train de se détruire lui-même.

Kise avait à peine parlé, que Kasamatsu l'ordonnait d'aller se reposer. Il n'avait agis sur l'instant mais vu le regard menaçant du plus âgé, il comprit qu'il ne fallait pas discuter. Il partit donc en direction de son lit, la tête lourde de questions :

« Pourquoi m'aide-t-il ? Que compte-t-il faire exactement ? Combien de temps va-t-il rester ? Devrais-je le laisser faire ? »

Le brun ne savait par où commencer… Tant de chose à faire… Mais avant tout, s'occuper de la santé du blond. Regardant dans tous les placards, un peu partout – sachant que l'appartement est très grand, cela a dû lui prendre un certain temps, pour déjà s'approprier les lieux – , aucun aliments ne s'y trouvait, quant aux médicaments il y en a avait assez pour guérir plusieurs malades. Il sortit donc pour une brève course, acheta divers produits bon pour la santé.

Un soupir.

Il était accaparé par ce bon à rien. En effet, il agissait tout comme il le souhaitait.

Une fois Kasamatsu arrivé dans la chambre avec un bon repas équilibré – ainsi que certains médicaments pour le remettre en forme – préparé avec attention, Kise dormait. Il le réveilla alors, et sa première réaction fut blasée, en demandant ce que c'était que « ça » :

« Ce que t'appelles « ça » est un bon repas équilibré pour te requinquer. Tu n'as pas dû beaucoup manger, je suppose. »

Il regarda les divers aliments, ramen, sushi, yakitori, fruits, lait… Voir toute cette nourriture lui donnait la nausée, il ne pouvait manger tout ça. En même temps, il n'avait que très peu mangé, voir rien du tout, comme l'avait compris le plus grand.

« Non merci, je n'ai pas faim. » dit-il, se recouchant et se mettant à nouveau de dos face à Yukio.

Kasamatsu soupira, ce type était vraiment un chieur quand il le voulait. C'était clair, il ne passera pas comme ça.

« Écoutes, je sais pas exactement ce qui t'es arrivés, si c'est à cause de quelqu'un que tu connaissais au collège ou je-ne-sais-qui. Mais ce n'est pas une raison pour te détruire comme ça. Je te laisserais en aucun cas continuer. Je t'aiderais, par tous les moyens s'il le faut, mais tu dois y mettre du tien aussi. »

Aucune réponse. Il soupira de nouveau et, avant de quitter la pièce, il lui dit brièvement :

« T'es mon coéquipier, Kise. Je ne te laisserai pas tomber. »

Il ferma ainsi la porte de sa chambre, laissant son coéquipier seul, face à ses pensées.

Plusieurs jours s'étaient déroulés, déjà. Apparemment le blond n'était pas prêt à sortir de sa chambre, mais petit à petit s'était repris en main. Les agissements de son coéquipier y étaient sûrement pour quelque chose. Il reprenait ainsi l'habitude de bien manger, de prendre les médicaments donnés, de se laver quotidiennement, et tous les autres agissements quotidiens…

Et puis un jour, où tout semblait la routine pour le brun, qui d'ailleurs était en cours, une tête blonde décida de sortir de son trou. De pas las, il se dirigea vers la cuisine, à travers les immenses couloirs modernes aux couleurs sobres. Il traversa le salon et arriva face aux placards de la cuisine américaine, aux couleurs rouges dominante. Il fouilla un peu partout et prit ce qui lui passait sous sa main. Et s'installa ensuite au bar, avec toutes les bonnes choses à manger – évidemment, tout ce qui s'y trouvait, ne suivaient pas le régime spécial de Kasamatsu.

Vers la fin de la journée, comme tous les jours, Kasamatsu arriva enfin dans l'appartement du blond et s'y introduit, ayant les clés. Il fit valdinguer son sac de cours sur le canapé du salon et alla dans la cuisine pour prendre un café. Sans y faire attention, il passa devant le blond, et celui-ci le salua, d'une voix basse. Par reflex, il lui répondit. Mais après quelques instants de réflexion, il se figea et se retourna lentement.

« Je rêve pas… C'est bien lui… ? » Pensa-t-il, interloqué.»

Il se rapprocha de lui, posant ses mains sur le bar bruyamment. Il pencha sa tête vers le blond, toujours aussi étonné. Le concerné tourna légèrement la tête, plongeant ainsi ses yeux dans les siens. Le blond ne put laisser échapper un soupir d'étonnement, il réalisa la proximité de leurs deux visages. Seulement quelques centimètres ne les séparaient. Il observa tous les détails qu'il put voir, dont la couleur sombre des yeux de son senpai. Et ses lèvres… ne sachant pourquoi, il avait envie de les embrasser… Il était attiré par ces bouts de chairs roses. Elles avaient l'air si pulpeuses, si douces… qu'il en aurait envie de les dévorer. Sans le réaliser, il s'approcha alors. Il posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Elles se frôlèrent… Il allait approfondir quand un souvenir, lui revint en mémoire. Un mauvais souvenir, un souvenir qui fallait oublier. Il s'éloigna brutalement, sous le choc. Kasamatsu, qui évidemment ne comprit rien, le regarda étonné – en réalité, il ne réalisa pas immédiatement l'action de son ami.

« Senpai… je… je… » murmura-t-il, complètement perdu par ce qu'il venait de faire.

Il était stupide, tellement stupide… Il était perdu dans ses pensées, il ne savait plus quoi dire, comment agir face aux autres. Il avait perdu toutes notions de la vie sociale. Aussi, il s'était perdu lui-même. Il ne savait plus qui il était réellement. Le fil qui le tenait, le menait au monde social avait été coupé par son ex-coéquipier. Les souvenirs du passé l'avaient détruit… Il avait donc perdu les notions de ce monde, jusqu'à ce que son senpai le vienne en aide. Il avait réussi, petit à petit à restaurer ce fil. Il réussit par la suite, à remonter la pente, ayant évidemment du mal. Quand il vit son senpai, il était perdu. Il ne savait plus comment se comporter envers lui. Jusqu'à ce qu'il se retrouve à proximité de lui, ayant perdu la raison, sans réfléchir, il l'embrassa… C'était l'erreur fatale… Et maintenant qu'allait-il faire ?

Pourquoi avait-il fallu qu'il fasse cela ? Un baiser… ? Comment se faisait-il qu'il soit aussi perdu, pour aller jusqu'à faire une chose pareille ? C'est un idiot… Un grand idiot… Comme toujours, il a fait une erreur, encore… Pathétique… Pitoyable… Minable… Il avait enfin réussi à se relever et était par retomber lui-même… Surtout, qu'il a embrassé Kasamatsu… son senpai, son coéquipier, son ami fidèle… Jamais il ne l'aurait vu comme petit-ami, alors pourquoi avoir agi ainsi ? Il était perdu, il n'était définitivement plus lui-même.

Il baissa la tête, laissant ses cheveux blonds retomber, afin de se cacher de sa honte, son désarroi. Il ne pouvait plus voir ce visage, ni celui de quelqu'un d'autre, de personne. Le voir ainsi, choqué, perdu… il ne supportait pas. D'une voix basse, tremblante, prête à partir en sanglot, il lui demanda, ou plutôt ordonna :

« Pars… j'ai besoin d'être seul… s'il te plait… »

Il eut en guise de réponse, un simple acquiescement – qui ceci étant dit, n'était pas moins audible que la voix de Kise. Il prit alors ses affaires, sortit laissant la porte claquer. Kise était à nouveau seul… Seul dans ce grand appartement, plus ou moins vide…

« Mais quel idiot, je fais… »

Un bruit sourd résonna dans la pièce. Son poing rencontra violement le bar, quelques verres étaient ainsi tombés et se fracassèrent contre le sol en carrelage blanc. Des gémissements, non pas de pleure mais de colère, sortaient de sa bouche. Il se leva brusquement, tendit son bras vers le bar et fit valdinguer tout ce qui s'y trouvait. Il gueulait, hurlait un grand nombre de grossièreté. Il s'insultait, se traitant de tout. S'avoua tous ses points faibles, haut et fort. Il cassa ce qui se trouvait sur son passage... En effet, il avait fini par craquer. Il ne se supportait plus. Ses agissements, son caractère, ses manières, tout… Car oui, dans sa vie, il a tout raté. Quand il avait quelque chose, il la perdait ensuite. Est-ce dû à sa naïveté ? Peut-être. Est-ce dû à ses gamineries ? Peut-être, aussi. Est-ce dû à sa possessivité ? Sûrement – car oui, quand on commence à le connaitre, on arrive à cerner ce côté. Conclusion : on continuant à être ainsi, il chutera encore et encore… une histoire sans fin. Il fallait que cela cesse. Que tout cesse… Oui, il changera. Oui, il niera tous ces côtés de gamins. Oui, il sera plus mature, plus sérieux. Il sera quelqu'un de différent. Il peut y arriver, il pouvait en être certain.


J'espère que ça vous a plus !

Une petite review ? Ca me ferais plaisir :3

A la prochaine !