Merci pour vos review et bon lecture à vous.
Je m'excuse par avance des fautes qui se sont glissés dans le texte.
-Aïe ! marmonné-je en me réveillant d'un seul coup.
Je me redresse pour savoir qui se trouve avec moi et surtout qui ose me réveiller de cette façon. J'enlève mes cheveux de mon visage pour bien l'observer. Il n'a pas l'air très content d'être dans ma chambre.
-Tu es en retard ! Il est prêt de sept heure trente.
Je fais entendre un grognement en me remettant sous la couverture. Je n'ai pas envie de me lever moi ! Il est trop tôt, beaucoup trop tôt !
Je ressens de nouveau une main s'abattre, légèrement plus forte que la précédente, sur mon postérieur.
-Aïe, fis-je à nouveau en me redressant.
Je m'allonge sur le dos pour lui faire face.
-Tu sais mon beau le sadisme ne fait pas partie de mes préférences sexuelle ...
Je me mets à quatre pattes et j'avance très doucement vers lui comme un chat. Je me mors la lèvre inférieure en lui parlant sensuellement.
-Si c'est ce que tu aimes ... On peut essayer ... Les menottes ou bien une écharpe peuvent très bien faire l'affaire...
Il se lève du lit et recule jusqu'à ce que je lâche son écharpe. J'expose de rire en le voyant s'offusquer de mes paroles. Qu'est ce qu'il peut être coincé quand il s'y met. Il replace correctement son haori comme si de rien n'était avant de sortir précipitamment de ma chambre en m'expliquant que je devrais être dans la cuisine d'ici cinq minutes.
Lorsque je le rejoins dans la cuisine, j'ai toujours le sourire aux lèvres. J'adore le déstabilisé sur ce sujet.
Il est assis, lit un document et boit tranquillement ce qui semble être un café. Je m'installe à côté de lui alors qu'il lève ses yeux noir sur moi. Je le fixe aussi avec un regard de défi.
-Je n'avais pas dis une tenue correcte ?
-Je ne mettrais pas l'uniforme de shinigami …
Il est hors de question que j'aille me changer ! Un pantalon noir avec un pull orange feront l'affaire. Je n'aime pas les couleurs et puis tant qu'à faire, autant le contredire jusqu'au bout.
-D'accord, me répondit-il simplement en retournant à sa lecture. Cela passe pour aujourd'hui, on ne quittera pas le jardin de toute façon.
Une servante vint me voir pour savoir ce que je souhaitais manger au petit déjeuner. Je lui explique gentiment que je prends du lait avec une pomme. Elle nous laisse seule dans la pièce. Je contemple Byakuya de profils, en me demandant comment je vais pouvoir m'amuser aujourd'hui.
-Merci, dis-je à la servante en prenant le fruit dans mes mains. C'est quoi le programme de la journée ? demandé-je à Byakuya en croquant dans le fruit.
-Du kidô ma chère. Votre niveau est médiocre.
Médiocre ? Non mais je rêve là.
-Si il était aussi médiocre, tu ne te serais pas fais avoir cette nuit !
Je me lève, avale mon verre d'une traite et sors de la pièce en claquant la porte. Il m'exaspère ce mec ! Je pars voir Soi, lire les derniers rapports avant de m'occuper ma formation avec ce cher capitaine.
o-o-o-o-o-o-o
Assise en tailleur sur l'herbe, je fais une fois de plus l'exercice, mais je ne tiens plus. Je pose mes mains au sol devant moi et ferme les yeux pour reprendre mon souffle. Je sens les perles de sueurs coulés sur mon front. Je me redresse comme je peux pour affronter son regard froid et dur.
-Recommences.
J'ai envie de lui hurler dessus, de lui dire d'aller se faire voir. Je n'en peux plus, mon corps est à bout. Cela fais plus de quatre heures que j'enchaîne exercices sur exercices sans une minutes de pause. C'est un vrai tirant, quand il s'y met.
-Tu n'as qu'un mot à dire à dire Yoruichi et tout s'arrête.
Je lui lance un regard glacial. Il est hors de question que je le supplie ! Tant que je serais en vie, je ne lui donnerai pas cette satisfaction. Je serre les poings et lui obéis avec difficulté. Il continua son manège pendant deux heures dans l'espoir de me voir craquer mais j'ai une volonté de fer.
-C'est fini pour aujourd'hui.
Je soupire. J'ai réussi à tenir le rythme, j'ai vaincu le tyran. Ma détermination a été ébranlé plus d'une fois ... Mais elle n'a pas été brisé ... Jamais ... Je le vois se lever et je fais de même. Il m'observe sans un mot. Je m'apprête à partir vers la demeure quand mes jambes se dérobent sous mes pieds. Eh merde !
Je sens deux mains me rattraper puis me soulever délicatement. Je veux me défaire de cet homme seulement mon corps refuse de m'obéir.
-Poses moi au sol, réussis-je à articuler alors que nous sortons de la forêt.
-Tu ne tiens pas debout.
Il continu son chemin comme si de rien n'était.
-La faute à qui ?
-A toi. Tu présumes de tes forces. Tu es trop fière pour me dire d'arrêter.
-Tu étais au courant, marmonné-je en fermant les yeux la fatigue commençant à m'emporter.
J'essaye de lutter mais rien n'y fais. J'ai trop poussé. Tout mon être refuse d'écouter.
-Bien sûr, entendis-je vaguement. Allez maintenant dors, tu en as besoin.
Je ne réponds plus, je n'en ai plus la force. Mes yeux se ferment alors que le soleil commence à se coucher. J'essaye de les en empêcher mais malgré ma lutte, rien n'y fais, je sombre dans le sommeil. Le vide se fait autour de moi.
Je sens une couverture se poser sur moi. C'est ce qui me fais revenir du monde des rêves. J'ai beaucoup de mal à ouvrir les yeux. Une fois que j'y arrive, je constate avec étonnement que ce n'est pas ma chambre mais celle du capitaine. Je me redresse avant de m'affaler dans les oreillers en plume dans mon dos.
Je regarde la chambre sombre. Cela faisait des années que je n'avais pas mis les pieds ici. Bien avant son mariage avec Hisana. A l'époque nous passions tout notre temps ensemble, nous ne faisions que nous amuser ... Dans tous les sens du terme... Puis les responsabilités sont apparut et avec ça ... Un choix indispensable, nous séparant ... Depuis qu'il a choisi, Byakuya n'est plus le même, il a créé un fossé entre nous ... Une distance qui nous fais du mal à tous les deux ...
Je ne comprends pas pourquoi il ne m'a pas déposé dans ma chambre. Il ne veut pas que je vienne dans sa chambre habituellement. Je me lève du lit avec difficulté. Il faut que mes muscles se décontractent, je me traîne jusqu'à la salle de bain en me tenant aux meubles. Chaque pas me fait un mal de chien, mon corps est en plomb. Je finis par arriver dans la pièce souhaiter. Je fais couler de l'eau chaude avec des sels de bain à la cerise. Je laisse l'odeur envahir la pièce.
J'attache mes cheveux en chignon puis je me glisse dans le liquide moussant. Cela aide mes muscles endoloris à se détendre. Je profite du calme ambiant je relâche la pression.
J'apprécie le fais d'être dans cette maison, même si le propriétaire peut être vraiment glacial. La porte s'ouvre puis se referme. Je sens une personne s'asseoir derrière moi, sur le rebord.
-Tu es fâchée ? me susurre-t-il à l'oreille.
Le ton qu'il emploie me montre qu'il veut jouer. Je n'en ai pas la force …
Il écarte les quelques mèches qui se trouve dans ma nuque avant de l'embrasser. Une fois, deux fois, trois fois. Il se veut doux, sûrement pour se faire pardonner. Je frissonne mais je décide de m'éloigner de lui et de lui faire face. Je ne marcherai pas dans ce jeu … Pas cette nuit … Pas après l'enfer de cette journée … Mon orgueil est blessé … Et le fais d'avoir été dans sa chambre n'a rien arrangé …
-Tu t'es servie d'hier soir pour te venger aujourd'hui ...
C'est ce qui me fais le plus de peine ... Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs . ..
-Yoruichi, murmura Byakuya en se redressant pour enlever son hakama. La journée, je suis ton professeur.
Il le pose sur le banc puis retire le reste de ses affaires pour se glisser dans l'eau chaude à mon ancienne place.
Byakuya me tend la main. Je la fixe quelques secondes.
-Byakuya ne joue pas ... Pas au soir s'il te plait …
-Tu te permets de le faire toi ... J'aime te voir perdre princesse ...
Il veut que je le rejoigne ... Il joue au chat et à la souris avec moi … Seulement je ne suis pas la prédatrice ... Loin de là … Je ferme les yeux en signe d'abdication et glisse mes doigts dans les siens. Je ne lui souris pas, je n'en ai pas la force ...
Oui ... Une chose entre nous a été brisé il y a longtemps ... Je pensais que cela s'était réparé ...
Il me tire à lui et m'installe sur ses jambes. Je me plonge dans ses yeux noirs avant de passer mes bras de chaque côté de sa nuque ...
Il m'embrasse doucement, sa main glissant sur mes hanches, puis dans mon dos, me rapprochant encore plus de lui.
Je le laisse faire ... Je suis faible … Vraiment impuissante face à lui … Je n'arrive pas à lui dire non … A résister …
o-o-o-o-o-o
-Tu as l'air ailleurs cette nuit mon beau.
Je lui parle en m'extirpant du lit. Je ne reste jamais avec lui pour dormir, nous nous séparons à chaque fois. Je ne m'attends pas à une réponse, il n'est pas très loquace.
-C'est l'anniversaire d'Hisana dans quinze jours.
Sa voie est triste et mélancolique. Je me tourne vers lui. Il regarde vers la fenêtre et observe les étoiles ou la lune ... Je ne sais pas trop ...
Je soupire. Je ne veux plus le laisser seul maintenant que je suis au courant. Je me rappelle de la peine qu'il a eu le jour de sa mort. Je me glisse à nouveau dans ses bras.
-Tu as pu dire au revoir à Hisana ? lui demandé-je en caressant son torse.
-Non, elle m'a laissé un mot en m'expliquant qu'elle préférait partir pour que je ne la vois pas ainsi. Je n'ai jamais vraiment su si elle n'était plus là, mais depuis le temps, elle serait revenue je pense.
Un silence pesant tombe dans la pièce. Je ne sais pas quoi lui répondre et lui ne dit plus un mot. Son regard est triste. Elle doit sûrement lui manquer. Dix ans avec une personne n'est pas assez. Il m'embrasse doucement me serrant contre lui.
Il me fait basculer sur le côté. Là, ce n'est pas moi qui suis triste mais lui … Il veut oublier … Oublier la peine qu'il a avec moi … et je le laisse faire, prise dans son désespoir.
o-o-o-o-o
Je lève la tête lorsque le réveil sonne. Je constate que je suis seule. Je m'assois et fixe quelques secondes mes mains.
Je me sens mieux au matin, plus sereine que cette nuit. Byakuya m'a montré sa peine ... J'ai essayé de la calmer du mieux que j'ai pu... Je ne sais pas si j'ai réussi à l'apaiser mais je l'espère. Je me lève, bien décider à embêter ce cher noble et essayer de lui rendre le sourire. Après m'être habillée rapidement, je le trouve en discussion avec Rukia dans son bureau.
-Mais Nii-sama ! Moi aussi je veux être avec vous au soir ! Je suis une Kuchiki !
-Rukia, dit-il en penchant la tête sur le côté après m'avoir remarqué. Je ne peux rien faire. C'est la douzième division qui est de surveillance cette nuit. Yoruichi, vas déjeuner. Je te rejoins après.
C'est un ordre. Je hoche la tête alors que Rukia me jette un regard froid. Elle ne m'aime pas, je ne sais pas pourquoi.
Une fois dans la cuisine, je constate qu'il y a des crêpes. Je me fais une joie d'en manger en attendant ce cher capitaine. Je me demande bien de quoi parler Rukia. Ou voulait-elle aller au soir ? Une demi heure après, Byakuya ne m'a toujours pas retrouvé. Je retourne à son bureau en traînant des pieds. Il me fait faire des allez retours et je déteste ça. Je croise Renji dans le couloir. Il me salut avant de reprendre son chemin, sûrement vers la sixième division.
-Bonjour ! m'exclamé-je en ouvrant la porte. Bien dormi ?
Le regard glacial qu'il m'envoie me répond. Il n'est pas allé dormir quand nous avons eu fini. Il doit être venu s'enfermer ici pour travailler.
-Aujourd'hui, il y a un changement de programme, m'explique-t-il alors que je m'approche de lui. Une réception à lieu dans la grande salle au soir. Il te faut être présentable.
-Eh pourquoi ? demandé-je en croisant les bras contre ma poitrine.
En quoi cela me concerne une soirée avec la famille Kuchiki ? Je suis une Shihoïn. Il dû deviner ma question puisse qu'il rajouta.
-Tu es notre invité d'honneur. Il y aura quasiment toutes les familles nobles. A part la famille Kurosaki, ils sont de surveillance sur Terre.
J'écoute son planning sans un mot. Le matin, nous allons nous occuper des tâches administratives, jusqu'en début d'après midi. Byakuya doit me montrer comment gérer les affaires nobles. Ensuite, il doit me trouver une tenue pour la soirée. Et pour finir, il faudra soit disant coiffer mes cheveux.
Je suis enfin libre ! Byakuya m'a laissé le reste de l'après midi, pour que je me 'repose'. En fait, il ne me veut pas dans ses pieds alors qu'il finit l'organisation de la soirée avec sa grand-mère. Après avoir survécu aux explications interminables sur comment gérer les disputes au sein d'un groupe, je me permets de flâner au bord de la piscine. Après mettre balader dans le jardin, je retourne dans la maison. Je trouve la bibliothèque et décide de lire un livre. Je n'ai personne à embêter. Soi est parti en mission, Urahara s'occupe de sa boutique sur Terre, et le reste aussi est occupé. Je souffle en fermant le livre. Je finis par aller dans ma chambre pour dormir un peu. La fatigue me gagne rapidement. Byakuya vint me réveiller peu avant dix neuf heure. J'enfile ma robe couleur crème une fois seule, puis mes escarpins. Je natte mes longs cheveux avant de retrouver Byakuya dans la salle de réception.
Les personnes arrivent petit à petit. Ils nous saluent poliment avant de partir voir le reste des invités. Je finis par me mettre dans un coin de la pièce pour boire tranquillement mon verre, laissant Byakuya dans son monde. Je m'ennuie ferme. Ses mondanités ne sont vraiment pas faite pour moi. Je déteste devoir afficher un sourire hypocrite sur mon visage aussi longtemps. C'est la dernière fois qu'il m'entraîne dans une réception. Je préférerai être avec Renji, Hisagi et le reste de la bande à boire du saké au bord d'un feu, en rigolant.
-Bonjour, mon enfant, fit un homme en se plaçant à mes côtés.
-Bonjour, lui répondis-je en lui souriant.
-Vous devez être mademoiselle Shihoïn. Je suis grand pa' Kuchiki.
-Enchanté, dis-je en serrant la main qu'il me tend.
C'est un homme gentil et doux. Il m'explique qui sont les personnes présentes dans la salle, le lien de parenté ou bien d'affaires. Il me parle aussi de la vie au Séreïteï, de ses occupations et puis de son petit fils.
-Byakuya ne sourit plus depuis le décès d'Hisana, me dit-il tristement. Elle était gentille et puis elle le rendait heureux. Ah et elle faisait de très bonne pâtisserie aussi.
Byakuya vint se poster à côté de moi. Il m'explique qu'il va devoir ouvrir la danse, comme il est de coutume. Je hoche les épaules. Je m'en fiche, je n'aime pas danser. Je finis mon verre avant de continuer ma discussion avec son grand père.
-Yoruichi, me dit-il calmement avec un air narquois. Rukia n'est pas là, elle est de surveillance.
-Et ?
-Danses avec moi.
Il me tend sa main droite et je la regarde en le maudissant. Il me voit hésiter.
-Aurais-tu peur princesse ?
Il me défit une fois de plus. Je glisse ma main dans la sienne, avec un sourire de prédateur. Non je n'ai pas peur ! Il la presse doucement en me tirant vers le centre de la pièce. Les regards de toutes les personnes présentes se tournent vers nous. Je n'aime vraiment pas ça, mais il est hors de question qu'il me traite de trouillarde. Il place sa main sur ma taille et la musique commence. Je suis ses pas avec difficulté et il le sait. Il affiche un air satisfait.
-Je préfère me ridiculiser, plutôt que de te donner raison.
Nous continuons jusqu'à ce que la musique s'arrête. Je souffle de joie quand une dame vint au centre de la pièce à nos côtés. Il me semble qu'il s'agit de la grand mère de ce beau Kuchiki.
-Mes enfants, fit la grand mère de Byakuya un verre à la main pour attirer notre attention. Comme vous le savez, dans le passé, des contrats ont été fais entre les familles noble sur plusieurs générations. Au soir, nous sommes ici pour fêter le respect du contrat qui a été fais entre la famille Kuchiki et la famille Shihoïn il y a cinq cent ans. Nos familles ont toutes les deux un héritier capable de respecter l'engagement.
Mon sang se fige sur place. J'ai peur de comprendre ce que cela signifie. Ils n'oseraient pas ? Pas sans mon accord ? Non ! Non ! Non ! Si ? Je redoute le reste de ses paroles.
-Nous sommes donc heureux de vous faire savoir les fiançailles des deux jeunes présents ici !
Elle nous montre d'un signe de la main et des applaudissements se font entendre. Mon s'arrête de tourner. Eh ben si ils ont osés !
A bientôt pour le prochain chapitre.
Boubouille
