A/N: Je rémercie en particulier Elizabeth Mary Masen pour la traduction et LaMomo pour la révisio

On dit que tout le monde a une saison préférée. Certains adorent la chaleur de l'été alors que d'autres apprécient la fraîcheur vive de l'hiver.

Il est vrai que les paysages d'hiver me faisaient penser à Bella. Je rêvais d'elle quand je contemplais les sommets gelés et sculptés par la neige poudreuse éparse.

Le chatoiement du lever de soleil sur les pentes douces des collines me faisant fantasmer sur le paradis d'ivoire immaculé des courbes de Bella.

La chaleur de l'été me faisait aussi penser à Bella. La volupté qui remplissait ses yeux pleins de désir. La trace brûlante que laissaient ses doigts ardents sur ma peau.

Mais à cause d'elle, j'aimerais toujours l'automne.

J'aimais marcher main dans la main avec Bella dans la forêt envahie par la végétation à la fin du mois de septembre.

La profondeur de son âme et la douceur de sa voix étaient aussi entêtantes que la palette des couleurs qui nous entouraient.

Le reflet dans ses yeux quand elle souriait était semblable à la lueur des derniers rayons du soleil levant sur les feuilles cuivrées cachées parmi le feuillage roux et auburn des érables.

Elle était ma brise vaporeuse d'automne. Le doux mouvement du vent jouant dans les feuilles rouillées. La caresse de son souffle aussi léger que la chute d'une feuille tombant d'un arbre sur mon cou.

Elle avait la douceur d'une veste que l'on a longtemps portée et d'une écharpe nouée autour de moi, me protégeant.

Allumer la cheminée pour la première fois de l'année me faisais aussi penser à Bella. Le feu que l'on allume non par nécessité, mais plutôt pour le plaisir d'avoir un endroit où se blottir ensemble sous une couverture.

Un endroit où l'on pouvait se donner l'un à l'autre, enchantés par le crépitement du bois. Contempler sa beauté se refléter dans l'orange et pourpre des flammes tiédissant nos corps blottis l'un contre l'autre.

Ma Bella était ma douceur, ma couverture. Elle était mon histoire d'amour en automne. Elle était mon foyer.