Et comme je vous l'avais dit, avec la fin d'ETS, je publie le second chapitre de cette fic. La suite arrivera quand que j'aurai 5 minutes car je reprend les cours très bientot et que je travaille toujours en parallèle. Bonne rentrée à toutes celles qui rentrent bientôt
En attendant, je m'étonne encore d'avoir eu 20 reviews pour le premier chapitre, c'est dingue, je pensais pas que les vampires allaient avoir autant de succès mais un grand merci à Zalda-sama, Catherine Diggory, Rosalie Johanson, malilite, Mannyh, Le Saut de l'Ange, tonkie, lauralavoiepelletier, mad, Lil'Ashura, Lilli-Puce, Perruche Cenevole, elo, aylala, Miss Hell Black, Lizoune, SusyBones, Ayaminne, Anacofleb, Noisette
Beaucoup ont du se poser la question et elo me l'a posé alors pour te répondre, j'ai commencé cette fic avant de découvrir le livre Fascination de Stephenie Meyer, si elle s'appelle Twilight, c'est surtout parce que l'idée m'est venue quand j'ai la chanson du même nom de Vanessa carlton.
Bonne Lecture
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Chapitre 2 :
Le Démon
- Lily ! Allez ! Réveille-toi fainéante !
La dénommé Lily était plongée dans un rêve charmant quand elle avait senti deux mains lui agripper les épaules et la secouer comme un prunier. Les deux mains en question appartenaient à celle qu'elle considérait encore hier comme sa meilleure amie.
Elle ouvrit difficilement un œil, éblouie par la lumière du soleil.
- Lily, dépêche-toi !
- Arrête, grogna Lily.
Jessica, sa meilleure amie l'écouta et Lily put enfin bailler tranquillement, se frotter les yeux et s'étirer à sa guise. Elle se redressa sur son lit et remonta la couette jusque sous son menton, elle avait la chair de poule.
Jessica exhiba sa main sous le nez de Lily avec une expression extatique collée sur le visage. Il fallut bien une minute à Lily avant de décrypter ce geste. A l'annulaire de Jessica scintillait une magnifique bague surmontée d'une pierre aussi rouge que la braise et brillante que les étoiles. Lily attrapa la main de sa meilleure pour que celle-ci arrête de bouger et pour pouvoir ainsi examiner avec plus d'attention la bague de fiançailles.
- Il me l'a demandé ce matin, s'extasia Jessica, en rejetant ses longues boucles brunes en arrière et en reprenant sa main. C'est magnifique, n'est-ce pas ? Je vais bientôt devenir Madame Jessica Flinch.
- Toutes mes félicitations, sourit Lily qui était plus amusée par l'attitude de son amie qu'émue par la demande.
Et sans rien demander de plus, Jessica entreprit de raconter à Lily comment Conrad, son fiancé lui avait demandé de l'épouser. Tout s'était passé le matin même, Conrad était venue la réveiller en douceur avec un plateau petit-déjeuner. Lily pensa que son amie avait eu de la chance, car elle, elle avait eu le droit à un réveil mouvementé et rien à manger en plus !
- Et là, continua Jessica, sur le plateau il y avait l'écrin. Je l'ai regardé sans vraiment comprendre et il m'a sourit tendrement avant de l'attraper et de l'ouvrir en me disant : « Jessica, ma chérie, veux-tu devenir ma femme ? »
Plus Jessica avançait dans son récit plus elle montait dans les aiguës, à la fin elle poussa même une hurlement de joie qui fit sursauter Lily.
Lily adorait Jessica, les deux jeunes femmes se connaissaient de puis de nombreuses années, aussi Lily s'empêcha de faire des commentaires à son amie sur cette demande quelque peu clichée. Cela ressemblait vaguement à certaines série télévisées que regardait sa mère quand Lily était encore une enfant. Tout ce romantisme bien que chaleureux était un peu trop écœurant. Lily voulait une demande en mariage originale qui la bouleverserait… mais elle savait qu'elle ne viendrait pas tout de suite… étant encore célibataire, il lui fallait déjà trouver un petit-ami !
Jessica et Conrad étaient ensemble depuis trois ans et formaient ce que l'on pouvait appeler un couple complémentaire. Elle était de nature spontanée, enjouée et fonceuse alors qu'il était plutôt posé, réfléchi, plus intellectuel que manuel.
- Mais comment es-tu entrée, au fait ? Demanda Lily au bout d'un moment, coupant ainsi cours au monologue de son amie.
- Oh ! Ca ! J'ai bien retenu le code de la porte de l'immeuble et je connais le sort de blocage pour ta porte d'entrée.
Lily sourit, Jessica avait aussi la fâcheuse habitude d'être très curieuse et aussi fouineuse, rien ne lui échappait.
- Bon je vais te laisser te préparer et aller annoncer la nouvelle à ma mère.
Et avant que Lily ne puisse réagir et faire quoi que ce soit, Jessica lui planta une bise sur la joue et la porte d'entrée claqua. Lily se laissa alors tomber sur le dos et s'enfonça dans les oreillers. Elle s'étira une seconde fois avec toute la grâce d'un félin et repoussa la couette à coups de pieds. Une fois debout et parfaitement éveillée, elle se planta devant son psyché. Elle sourit. Ses longs cheveux roux étaient dans un désordre inimaginable et elle craignait déjà de devoir y passer la brosse à cheveux. Elle déjeuna sur le pouce, d'un café et d'un croissant et fila sous la douche avant de partir travailler.
Lily était médicomage à l'hôpital Ste-Mangouste depuis deux ans et ne se lassait pas de son métier. Elle était affiliée au service réservé aux enfants malade et à la maternité. Elle adorait par-dessus tout le pouvoir qu'elle avait de donner la vie. Elle ressentait une joie immense en mettant un enfant au monde, l'entendre pousser son cri de bienvenu et le déposer dans les bras de sa maman, épuisée mais heureuse, c'était au-dessus de tous les cadeaux.
Arrivée dans les locaux blancs du grand hôpital, elle se dirigea vers la salle de repos du personnel pour se changer et se renseigner auprès la guérisseuse de nuit qui semblait plutôt pressée de rentrer chez elle.
- La nuit a été calme, aucun accouchement, juste une fausse alerte mais ce n'était rien de grave et la jeune femme est repartie chez elle au bout d'une heure.
Lily connaissait bien ces cas de fausses alertes. Cela arrivait souvent chez les jeunes femmes qui attendaient leur premier enfant et qui était bientôt à terme. Plus elle approchait de la date prévue pour l'accouchement, plus elle avait peur et au moindre signe, elle se précipitait à l'hôpital pour être rassurée.
- Il y a aussi le petit Carlo qui a été transféré dans la bulle en fin de nuit. Mais c'était plus une prévention.
Lily sourit en finissant de boutonner sa blouse blanche, montrant ainsi qu'elle avait bien tout enregistré de compte-rendu de sa collègue.
- A ce soir !
- Non, sourit Angéla, sa collègue. A la semaine prochaine, j'ai pris une semaine de vacances.
- Veinarde !
- Bon courage.
- Bonnes vacances.
Lily but un café avant d'aller affronter la fourmilière comme l'appelait les plus anciens de l'hôpital. Travailler avec les enfants était un pur bonheur mais il fallait avoir beaucoup de patience et plus d'un tour dans son sac. Ils ne pouvaient pas tous rester sagement allonger dans leur lit sans rien faire, il leur fallait une occupation.
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La matinée fut calme, c'était routinier. Elle faisait le tour de son service pour voir comment se comporter les nouvelles mamans, leurs bébés et les enfants malades. Lily avait passé un peu plus de temps avec Katrina, une petite fille de huit ans, gravement malade. Katrina avait été admise à l'hôpital, il y a deux ans… le même jour où Lily avait commencé à travailler dans ce service. Lily s'était prise d'affection pour cette petite fille et depuis il ne se passait pas un jour sans que Lily aille la voir. Il y avait une profonde amitié entre elles, malgré la différence d'âge, c'était presque une relation fraternelle.
Cependant, la jeune Médicomage n'avait pas du tout prévu que l'après-midi se déroule ainsi. En l'espace d'une heure, l'hôpital s'était retrouvé débordé.
Une femme, la trentaine florissante était arrivée en urgence à l'hôpital. Elle était enceinte de huit mois seulement et venait de perdre les eaux. Elle allait donner naissance à des jumeaux, ses premiers enfants, le travail était double. Le problème était qu'un des deux bébés était mal positionné dans le ventre de sa mère et la future maman devrait en mettre un au monde par le siège.
Faisant fi des autres cas, comme du petit garçon qui flottait comme un ballon ou encore de celui qui avait inversé son nez et sa bouche ; Lily avait pris en priorité la future maman. Après trois heures de travail, le premier bébé était né, Lily allait demander à la jeune femme de pousser pour maintenant passer au second quand une guérisseuse, totalement paniquée, entra en trombe dans la salle d'accouchement, réclamant le Médicomage Evans de toute urgence. Malgré son incompréhension et la situation, Lily qui était un peu irritée, préféra passer la main à la médicomage qui l'assistait. Elle rassura vite-fait la maman en lui disant que le plus dur était passé et qu'elle n'avait plus qu'à pousser encore quelques minutes et ce serait bon.
Lily se nettoya les mains et changea de blouse avant de sortir pour voir quel était le problème, ou plutôt l'urgence. La guérisseuse qui était venue la déranger l'attendait devant la porte. Elle avait toujours le teint aussi pâle et ses mains tremblaient légèrement bien qu'elle semblait faire des efforts incroyables pour se calme. En vain.
- Qu'y a-t-il ? Demanda Lily, inquiète de ce comportement.
- Une jeune fille.
- Pourriez-vous être un peu plus explicite ?
- Je… c'est… Venez, souffla la guérisseuse, déboussolée.
Elle entraîna alors Lily dans un autre service, à l'opposé de celui où elles étaient à l'instant. Lily avait l'impression d'avoir parcouru tout l'hôpital quand elles s'arrêtèrent enfin dans un couloir aux murs vert-clair et cet endroit, Lily ne le connaissait que trop bien. C'était la partie de l'hôpital réservé aux soins intensifs et généralement quand un patient y était admis, il en ressortait rarement vivant et en parfaite santé.
Lily n'aimait pas être là, elle y avait vu trop de gens mourir, y avait annoncé trop de décès… c'était l'opposé complet du service où elle était actuellement affectée. Elle avait passé un an aux soins intensifs, les vraies urgences et plus le temps passait, plus elle se sentait démunie de tous sentiments. A force de voir des gens mourir, on s'y habitue, on ne pleure plus, on n'éprouve plus rien, on constate seulement. C'était la mort brutale de ses parents, survenue deux ans plus tôt, qui l'avait fait réagir. Elle n'avait pas pleuré quand on lui avait appris la catastrophe… elle n'avait pas réussi. C'était… normal, une mort de plus, tout simplement. Il n'y avait plus de barrières entre sa vie personnelle et son travail. Plus de sentiments. Elle avait alors pris conscience de tout ça et surtout pris peur et avait donc demandé sa mutation dans un autre service… plus vivant.
- Pourquoi avez-vous besoin de moi ici ? Demanda-t-elle sur la défensive.
- C'est le Médicomage Stevenson qui vous a fait appeler.
Le Médicomage Stevenson avait été son collègue durant l'année où elle avait travaillé ici et était aujourd'hui un ami.
Elle entra dans la pièce qui était magiquement protégée contre toute infection pour éviter les pertes de temps inutiles et vit une jeune fille, même pas majeure à premières vues, aussi pâle que la mort, allongée sur un lit. Son corps était inerte et Lily aurait pu dire qu'elle était morte si elle ne respirait pas. malgré tout, sa respiration était faible et Lily crut à chaque instant qu'elle était sur le point de rendre son dernier souffle. Seuls le Médicomage Stevenson et un guérisseur étaient auprès d'elle, en train de la brancher magiquement pour tenter de la sauver. Cependant, Lily ne savait pas pourquoi elle était là et ce qu'avait exactement la jeune fille.
Comme s'il avait lu dans ses pensées, le Médicomage Stevenson releva la tête, le visage grave et fit un signe à Lily pour qu'elle s'approche. Elle se plaça en face de lui, de l'autre côté du corps presque sans vie de la jeune fille et retint à temps le cri d'horreur qui voulait franchir ses lèvres. Elle aussi venait de perdre le peu de couleurs qu'il y avait sur ses joues. Sur le cou laiteux de la jeune fille, il y avait deux marques bien distinctes : deux petits trous de la tailles de deux longues canines. Des vampires.
C'était la première victime depuis plus d'un an. Les vampires prenaient un malin plaisir à déposer leurs victimes devant l'hôpital. Ils savaient bien que les médicomages ne pourraient pas sauver leurs victimes. Soit elles mouraient d'elles-mêmes d'une morte lente et douloureuse, se consumant de l'intérieur, ou alors les médicomages se voyaient dans l'obligation de devenir des bourreaux.
La jeune fille ne portait aucune trace de coups, mais Lily savait que même les sorciers les plus expérimentés ne pouvaient pas lutter contre les vampires. Dès que l'un d'eux plantent ses canines dans votre cou, vous vous sentez paralyser. Votre sang remonte dans vos veines et vous perdez peu à peu connaissance. Vous ne souffrez pas.
- Il lui a laissé juste assez de sang pour ne pas mourir.
Lily étouffa un juron et serra les dents.
- Pourquoi m'as-tu appelé, John ?
John, les yeux fixés sur la jeune victime, répondit d'une voix douloureuse.
- Je n'avais plus eu de cas comme celui-ci depuis que tu as quitté le service. Je ne sais pas quoi faire.
- Tu sais s'il lui a fait goûter son sang ?
La vampirisation se terminait quand le vampire faisait boire son propre sang à sa victime après l'avoir vidé du sien.
- On ne sait rien. Il doit lui rester une vingtaine d'heures, tout au plus.
- Je ne peux pas t'aider, John, tu le sais.
- J'avais juste espéré que tu puisses me conseiller. Savoir si je dois la tuer ou essayer de la sauver.
- Si elle s'en sort, elle ne sera jamais plus comme avant.
John releva enfin la tête pour regarder Lily. Ils restèrent un moment à se fixer en silence. Chacun connaissait les risques de se faire mordre par un vampire et rare étaient ceux qui s'en sortait indemne.
Finalement, Lily se dirigea vers la porte.
- Si tu veux, je préviendrais ses proches, ajouta-t-elle avant de sortir.
Lorsqu'elle remonta à son service, Lily était toute chamboulée. Elle se laissa tomber sur une chaise dans la salle de repos et une larme coula, silencieuse et solitaire, le long de sa jour pour s'arrêter à la commissure de ses lèvres.
Combien de cas, comme celui-là avait-elle vu ? Elle avait arrêté de compter très vite. Essayant de les soigner et d'adoucir leurs souffrances. Rien ne peut vous sauver quand vous êtes dans les mains d'un vampire. Ces êtres sont immondes, abominables… sans cœur.
Lily serra les poings de rage. Ils avaient tués ses parents. C'était la brigades des Aurors qui les avaient découverts, étendus dans leur salon, baignant dans une marre de sang
Les vampires étaient le pire cauchemar de Médicomages et la plus grosse traque des Aurors. S'ils narguaient les médicomages en volant leur poche de sang ou en déposant leurs victimes devant leur porte, avec les Aurors, ils jouaient à cache-cache et leur tendaient des pièges.
Lily finit sa journée comme elle put, hantée par la pâleur de cette jeune fille. Un message était parvenu dans son casier alors qu'elle se changeait : « C'est fait. Merci quand même. »
Elle était morte. Tuer par ces monstres sanguinaires.
La nuit était déjà quasiment tombée quand elle sortit enfin du bâtiment. Elle frissonna en pensant au vampires. Elle n'y avait plus pensé depuis longtemps. Elle regarda autour d'elle, certains devaient en être mais qui ? Comment peut-on les reconnaître ?
Lily s'engouffra dans le Londres Moldu pour se rendre sur le Chemin de Traverse, d'où elle pourrait transplaner pour rentrer chez elle. Beaucoup de sorciers entraient dans le pub du chaudron baveur pour retourner chez eux. C'était le principal passage entre le monde sorcier et le monde moldu. Malgré la saison de l'été, elle remonta le col de sa veste, cachant ainsi, de manière inconsciente, son cou.
Elle avançait en regardant droit devant elle, voulant atteindre le pub le plus vite possible pour rentrer et se vider la tête. Elle prendrait peut-être même un bon bain chaud avec plein de mousse, comme quand elle était petite et elle n'en sortirait que lorsque l'eau sera froide. Lily en était là dans ses pensées quand une voix inconnue l'interpella.
- Vous devriez faire attention où vous marchez, lui dit doucement un jeune homme en la poussant gentiment pour éviter à Lily qu'elle ne rentre dans le réverbère.
- Je suis désolée, je… j'étais perdue dans mes pensées.
Oui. Et maintenant, elle était troublée. Elle avait perdu la notion de la parole devant cet homme. Ses cheveux noir en bataille, ses yeux marrons, ses lèvres si fines qui étaient en train de sourire et même ses petites lunettes lui donnait un aspect… angélique.
Lily secoua légèrement la tête pour sortir de son trouble. Mais il était si beau. Et pourquoi pas le coup de foudre pendant qu'on y était ! Non. Lily Evans n'était pas ce genre de filles.
- Vous allez bien ?
- Oui.
Elle recommença à avancer mais il se mit à sa hauteur.
- Vos fesses vont bien, au fait ? Demanda-t-il innocemment.
Lily pila net, complètement prise au dépourvu. Qu'est-ce que c'était que cette blague ? Et qui était-il pour lui poser une question aussi… aussi osée et indiscrète.
- Je suis l'un des deux goujats qui vous a bousculé avant hier soir, vos copines et vous, clarifia-t-il. D'ailleurs je m'en excuse et je m'appelle James.
Lily sourit, à la fois soulagée et amusée pour l'attitude du jeune homme.
- Lily.
- Enchanté, Lily. Je vais peut-être vous sembler à nouveau ingrat mais accepteriez-vous de venir prendre un verre avec moi ?
Encore une fois, il la prit au dépourvu, cependant il était si charmant qu'elle ne refusa pas, oubliant momentanément son bain chaud. Elle avait rêvé de lui la nuit précédente alors elle accepta volontiers son offre. De plus, il avait vraiment des manières de gentleman.
Lily se laissa guider. Ils entrèrent dans le Chaudron Baveur pour entrer dans le monde magique et il l'entraîna dans un café en terrasse, sans un mot, seulement un sourire et des regards en coin. Le serveur vint à eux aussitôt qu'ils furent assis.
- Bonsoir. Vous désirez ?
- Un sirop de cerise soda avec un boule de glace, s'il vous plait, commanda Lily.
- Et un rhum groseille pour moi.
Lily cherchait comment entamer la conversation mais le jeune homme la devança.
- Qu'est-ce qu'une jeune femme aussi ravissante faisait toute seule dans la rue à cette heure ? Lui demanda James avec un sourire en coin.
- Je viens de finir de travailler. Je suis Médicomage, ajouta-t-elle après un petite moment. Et vous, vous faites quoi dans la vie ?
- Ca dépend des jours. Je suis principalement dans les affaires. Mon père est… comment dire… il aimerait que je prenne sa place pour gérer les affaires de la famille.
Lily l'observait plus qu'elle ne l'écoutait. Jessica et Madison avaient raison, il était très charmant. Ses cheveux en bataille n'avaient pas l'air si désordonnés que ça, ses yeux marrons pétillaient derrière ses fines lunettes rondes qui apportaient cette dernière touche d'élégance. Mais Lily n'avait pas tout à fait tort non plus, James était très charmeur également, presque dragueur.
- Ce numéro marche à chaque fois ? demanda-t-elle après que le serveur leur ait déposé leurs consommations.
- Pardon ?
- Je me demandais si votre numéro de charme marchait avec toutes les filles ?
Il se mit à rire franchement. Décidément, elle lui plaisait vraiment. Elle semblait avoir un caractère assez pimenté. Il aimait ça.
- Il ne m'a pas encore fait défaut.
- Oh ! Vraiment ?
Il souriait, elle aussi.
- Ce n'est pas trop dur le travail de Médicomage ?
- Vous changez de conversation.
- Je sais.
Elle lui sourit de nouveau et ils continuèrent tranquillement de discuter pendant que la nuit tombait et que tout autour les réverbères s'allumaient.
Le ventre de Lily trahit sa faim en plein de leur conversation, elle rougit instantanément et s'excusa, confuse, mais James semblait plutôt amusé.
- Je connais un petit restaurant qui n'est pas très loin, si vous voulez ?
- Je vous remercie mais je vais rentrer.
- Vous ne préférez pas…
- Non, il se fait tard et je travaille demain.
- J'espère que l'on pourra se revoir.
Lily le regarda intensément. Il était sincère. Elle avait envie de le revoir. Il avait quelque chose qui l'attirait… comme une aimant.
- D'accord, mais à la condition que l'on se tutoie.
- Je n'attendais que ça. Bonne nuit, Lily.
- Merci, à toi aussi.
Il lui fit un grand sourire auquel elle répondit et ils s'éloignèrent l'un de l'autre. Lily transplana à proximité du Chaudron Baveur et James tourna au coin de l'allée des Embrumes pour rejoindre ses amis et commencer sa nuit.
Saviez-vous que « Un démon, c'est un ange qui a eu des malheurs ; un ange émigré » ? Rivarol
A suivre...
