LA TOUR DU PARADIS

Votre cœur est mort, votre âme erre dans les Ténèbres. Le démon qui vous accompagne a le sourire, parce que vous êtes entré dans le jeu qu'il a réglé ...

Jellal regardait tranquillement dans sa lacrima l'image que celle - ci lui renvoyait. Il observait depuis un moment déjà, les moindres faits et gestes de l'enchanteresse. Elle n'avait pas bougé depuis que Simon avait refermé les barreaux de la cellule. Autrement dit, cela faisait deux heures qu'elle était agenouillée sur le sol froid, la tête contre le mal, le regard vide. Jellal ne savait pas vraiment ce qu'il devait faire. Il fallait qu'il trouve un moyen pour que l'enchanteresse active sa tour. Dans un premier il faudrait qu'il veille à ce qu'elle ne trouva pas le moyen de s'échapper. Il faut qu'il ait sans cesse à l'œil. Une idée malsaine vint germée dans son esprit. Cependant il lui faudra du temps pour la mettre en place. Le jeune homme vit un mouvement dans sa lacrima. En effet, la jeune femme s'était levée pour s'asseoir sur son lit de fortune. Jellal la vit frissonner. Un sourire naquit sur les lèvres du jeune homme. L'enchanteresse de la Lune avait froid, c'était intéressant. Malgré son titre et ses grands pouvoirs, elle n'en restait pas moins humaine. Par la suite, il décida qu'il se présenterait à elle quand il aura mis en place son idée malsaine.

La jeune femme se roula en boule sur son lit de fortune. Elle était sure de finir en glaçon d'ici l'aube. Il fallait qu'elle bouge, et surtout qu'elle pense à autre chose. Elle se leva donc, ignorant qu'elle était épiée depuis le sommet de la tour. Elle se mit à faire les cents pas tout en se frottant les bras de ses mains. Tout en marchant, elle pensa à comment elle était arrivée dans cette maudite tour. Pour commencer, elle s'était disputée avec son beau - père, ce qui avait poussé celui-ci à la mettre dehors, avec pour seul bagage sa longue cape noire. Elle était donc partit la tête haute. C'est seulement en entrant dans la forêt qu'elle se souvint de la promesse faite à sa sœur. Celle de toujours la protéger. Maintenant, sa sœur avait quatorze ans, elle était assez grande. Même si Fiore est remplit de guildes clandestines, l'enchanteresse ne doutait pas des pouvoirs de sa jeune sœur. Puis les quatre crétins avaient réussit à la kidnapper et à la séquestrer dans ce cachot. Elle pourrait parier sur le fait qu'ils avaient besoin de ses pouvoirs. Sinon, pourquoi l'auraient - ils enlevée ?

Les pas de la jeune femme se firent plus lents. Elle était épuisée. Elle retourna sur le lit où elle s'endormit presque immédiatement.

Elle marchait tranquillement dans les rues sombres de la petite ville d'Alcalifa. Ses ballerines à talonnettes résonnait dans la nuit. Quelques lampadaires éclairaient de temps en temps le trottoir pavé. Ses nouvelles chaussures commençaient à lui faire mal. Elle s'arrêta et les enleva. Elle entendit des bruits de pas derrière elle. Elle tourna la tête et vit deux hommes. Elle ne s'en formalisa pas, et continua son chemin. Les voix masculine derrière elle se firent plus fortes, l'une d'elle l'interpella, mais la jeune enchanteresse l'ignora. Elle pressa un peu le pas, espérant mettre un peu plus de distance entre elle et les deux hommes. Des sifflements fendirent l'air, et la jeune fille se mit à trottiner. Son cœur se mit à battre plus vite, et des halos violets se formèrent autour de ses mains. Elle jeta un rapide regard derrière elle. Elle se rendit compte que les deux hommes étaient plus près qu'elle ne l'aurait cru. Elle se mit à courir aussi vite qu'elle le put. Ses pieds nus frôlaient le sol sans pitié, écorchant la peau de la jeune mage. Ses deux poursuiveurs accélérèrent eux aussi, au plus grand malheur de la jeune fille. Elle vérifia la distance entre elle et les deux poursuiveurs. Elle se prit alors quelque chose de plein fouet qui lui fit perdre l'équilibre. Un troisième homme se tenait devant elle, une lueur mauvaise dans le regard. L'enchanteresse se releva, et voulut s'enfuir en passant sur le côté, mais l'homme l'attrapa par la taille et la souleva comme si elle était une simple plume. La jeune fille se mit fendre l'air avec ses jambes . Par un coup de chance, l'un de ses pieds frappa dans les parties intimes de son agresseur, qui la lâcha. Elle en profita pour s'esquiver aussi vite qu'elle le put. Manque de chance, elle trébucha sur la pierre froide du trottoir. Deux bras puissants la soulevèrent de manière à ce que aucun de ses coups n'atteignent l'homme. Celui-ci rejoignit ces deux condisciples qui affichaient la même expressions salaces sur le visage. La jeune fille se mit à trembler. L'homme qui la tenait le remarqua, et son sourire s'élargit d'avantage. Ils tournèrent tout les quatre dans une petite ruelle étroite, où ils lâchèrent la jeune demoiselle en détresse. Celle - ci se mit à reculer, alors que les trois hommes avançaient. Le dos de la jeune mage heurta un mur. Par réflexe, elle se replia sur elle - même de manière à former une petite boule tremblante. L'un des trois agresseurs l'attrapa par la cheville et la tira jusqu'à eux. La jeune fille se débattit comme elle le put, en utilisant sa voix pour appeler à l'aide. L'homme le plus près de sa tête lui mit une gifle magistrale faisant tourner violemment la tête de l'adolescente. Une fine coupure entaillait sa joue, causée par la bague que l'homme portait au doigt. Le dernier qui n'avait encore rien fait sur elle, laissa courir ses mains sur les jambes nues de l'enchanteresse. Il les remonta doucement vers ses cuisses se rapprochant dangereusement de la zone intime de la jeune mage. Celle - ci étouffa un cris quand les mains l'atteignirent, la caressant doucement. Une autre pairs de mains vint remonter sa robe luxueuse au dessus de son ventre. La jeune fille ferma les yeux, et des larmes tracèrent un sillon sur ses joues. Les hommes s'amusaient bestialement avec elle, la touchant sans la moindre once de pitié. Son âme de combattante et ses multiples promesses faites à elle - même prirent le dessus. Elle recommença donc à se débattre, fidèle à elle - même. Ses agresseurs, plus qu'énervés pas son côté rebelle, lui assena un coup violent sur la tête qui lui fit perdre connaissance. Ils purent ainsi finir leurs activités perverses sans ennuis.

Elsana se redressa d'un coup sur le lit de fortune du cachot de la Tour du Paradis. Jellal lui - même sursauta à ce soudain coup de force. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se réveille aussi violemment. Il fut encore plus surprit lorsqu'elle se prit la tête dans les mains et qu'elle éclata en sanglots amères.

Le lendemain, la femme - chat vint glisser un plateau sous les barreaux en fer forgé. L'enchanteresse n'y toucha pas, même si son estomac n'était pas d'accord. Au lieu de ça, elle examina ses vêtements qui étaient dans un sale état. Ils étaient déchirés et tachés de toutes parts. Elle soupira.

- Ca serait merveilleux si je pouvais prendre une douche et changer mes habits, murmura - t - elle.

Son estomac se manifesta une nouvelle fois, et la jeune femme fut contrainte de se servir sur le plateau d'argent. Il n'y avait pas grand chose, mais elle était bien contente de ce qu'il y avait dessus. Elle mangea du bout des doigts, voulant garder un peu de dignité, même prisonnière.

Miliana revint pour récupérer le plateau. Avant qu'elle s'en aille, l'enchanteresse se jeta sur les barreaux et l'interpella.

- C'est quoi cet endroit ? demanda - t - elle.

Miliana pencha la tête et laissa échapper un miaulement.

- C'est la Tour du Paradis, quelle question, répondit - elle.

La jeune mage colla son front contre le métal et ferma les yeux. C'était clair, cette femme - chat était folle.