Si, si, ch-re Fan Number One : C'est possible, et je continue :p


2ème jour : L'appel.

La planque de la veille, fut bénéfique. Ils avaient arrêté un certain Jesse Spencer, qui venait se ravitailler en cocaïne. Vera était toujours aussi étonné que des gens de la haute bourgeoisie traînent dans les bas-fonds pour la drogue. Eddie lui avait répondu qu'il n'était pas au bout de ses surprises. Il n'était pas rare que lors de soirées mondaines, que les rails de coke tournent. Lilly cherchait l'adresse d'un potentiel suspect dans l'ordinateur, et décréta qu'une pause était bien méritée. Elle se dirigea vers la petite cuisine, et surprit Scotty qui semblait perdu dans ses pensées.

- Allô la Lune, ici la Terre ! Lui lança t'elle en souriant.

- Lil, je ne t'avais pas entendu ! Fit-il en cachant le morceau de papier dans ses poches, priant pour que la jeune femme ne s'aperçoive de rien.

- J'ai remarqué ! Dis-moi, c'est toi qui cache les preuves qu'on ne retrouve plus ! Poursuit-elle en désignant la poche de son collègue.

- De quoi tu parles ? Fit-il surprit.

- Je vois… Commença t'elle de façon mystérieuse. Dis-moi, elles s'appellent toutes Charline, ou tu en changes de temps en temps ?

- Quoi ? Pfff ! Arrête, je ne suis quand même pas un…

- Appelle-là !

- Je…

- Tu as peur de quoi ? Un café n'a jamais signifié engagement à vie ! Fit-elle avec un clin d'œil.

Elle se servit une tasse de café, et s'éloigna. Il reprit le morceau de papier chiffonné et relut le numéro qu'il commençait à connaître par cœur. Lilly revint, elle avait oublié de mettre un soupçon de lait dans son café. Elle le contempla quelques secondes, et se moqua gentiment de lui.

- Elle t'a tapé dans l'œil, on dirait ! Vu comment tu détailles cette suite de chiffres avec attention.

Il l'a regarda et répondit au sourire de sa collègue. Il s'arma de courage et composa le numéro sur son portable. Il se demandait réellement pourquoi il hésitait autant ? Il faillit raccrocher dès la première sonnerie, mais ne le fit pas. A la deuxième, il éloigna son portable pour raccrocher. A la troisième, il le recolla à son oreille. Il n'y eut pas de quatrième. Elle avait décroché, et il dû prendre un temps pour répondre. Il se demanda alors ce qu'il lui arrivait ? C'était la première fois qu'il réagissait de la sorte.

- Allô ! Fit pour la troisième fois, la voix au bout du fil en commençant à s'impatienter.

- Jenny… Commença Scotty. C'est Scott Valens, on s'est vu hier au…

- Je commençais à désespérer, inspecteur ! Répondit Jenny avec une voix douce.

- Vous plaisantez ! Vous m'avez bien dit que vous ne m'en voudriez pas si…

- Et vous m'avez cru ? Vous croyez une fille capable de dire ça, face à un homme séduisant ?

- Je croyais que vous ne flattiez pas mon ego ?

- Mais j'ai bien remarqué que vous aviez été déçu que je ne le fasse pas.

- S'il nous faut un interprète pour traduire nos conversations, je crois que ce sera dur d'en avoir une qui tienne la route !

- Qui dit que je veuille avoir une conversation avec vous ? Demanda t'elle malicieusement.

- En effet ! Et je suppose que de vous proposer un café vous énerverait.

- Je retire ce que j'ai dit ! Vous avez tout à fait votre place dans la police !

- Un verre ?

- Encore un moyen pour avoir une conversation à laquelle on ne comprendrait rien. Fit-elle en partant dans un éclat de rire.

- Alors ? Fit-il avec une petite hésitation dans la voix.

- Barney's à 19h30 demain soir ?

- Et ce soir, non ?

- J'ai déjà des projets, je suis désolée, mais ma sœur m'en voudrait si je ne choisis pas ma robe pour son mariage, avec elle.

- Plutôt sympa, de sa part, elle aurait pu vous déguiser en morceau de guimauve !

Il raccrocha après avoir accepté. Un sourire aux lèvres, il repensa à la petite conversation avec Lilly. Il se demanda depuis combien de temps, ils n'avaient pas eu ce genre de conversation ? Bien sûr, il s'était plusieurs fois interrogé sur leur relation : Professionnelle, amicale. Mais pendant un court moment, il avait cru à autre chose, et puis, finalement cette autre chose s'était estompée, d'elle-même. Et il sut qu'en ne disant rien, il avait réellement bien agi : Un béguin, dû à la frayeur qu'il avait ressentie lors de cette fusillade. Mais Jenny, c'était différent. Il y avait quelque chose qui le poussait à agir. Bien sûr, il se dit que c'était dans sa nature de ne pas refuser des avances, mais là, il ne savait plus. C'est vrai, un rencard, ne signifiait pas une suite obligatoire. Si ça se passe mal, on est encore libre d'en rester là !