Bonjour à vous les petits loups. J'espère que vous avez passé une bonne journée ?
Voici la suite de ma fiction. En espérant que celle-ci plaise. N'aillant pas eu de retour je ne sais pas si je dois prendre votre silence pour approbation ou non … Une petite review permettrait de savoir un peu comment vous acceptez cette fiction !
Sinon, je ne sais pas trop quoi lire en ce moment, si vous avez des propositions hésitez pas !
Sur ce, bonne lecture
Chapitre II
Quelque part ailleurs
2 janviers 2004 20h52
Il fait sombre. Mais ça ne le dérange pas. Il aime bien le noir. Il y a une forte odeur. Un mélange de sang chaud, de bois carbonisé et autres choses indéterminables. Mais ça ne le dérange pas. Il aime bien les différentes odeurs. Il y a comme une brume, de la vapeur plutôt. Mais ça ne le dérange pas. Il aime bien le calme que ça prodigue.
Sa silhouette noir se distingue à peine dans cette pénombre. Il est debout devant un chaudron en ébullition attendant LE moment pour verser les deux gouttes d'hydromel. C'est l'étape cruciale de cette potion. Une dose de trop et c'est le carnage. Plus que quelques secondes et c'est bon. Il commence à avancer sa pipette, la main légèrement inclinée au dessus du récipient. -SBLAAAAAAM- Il sursaute. 3 gouttes tombes avant qu'il n'est le temps de réagir. Une épaisse fumée noire se diffuse tranquillement dans le labo.
« Et MERDE ! PAR LE CALEÇON DE MERLIN ! » Il tousse en se précipitent sur le chaudron. Se brûle en retirent la potion du feu. Puis se dirige d'un mouvement de cape vers la petite fenêtre afin d'aérer la pièce. Il continue de jurer. Tout en ouvrant la fenêtre un hibou légèrement déplumé sur le haut du crâne entre dans son repère.
L'homme soupire en voyant l'oiseau se poser, enfin c'est une hyperbole. Le volatile est plus en train de glisser sur le ventre emportant les quelques fioles dans sa chute. La silhouette noir se passe une main sur le visage. Tout en s'exaspérant de ces maudits bestioles. Décidant d'avoir mieux à faire que de s'occuper de se truc qui sert de hibou, il retourne voir sa malheureuse potion gâchée. Un peu plus et ça aurait pu être une catastrophe. Heureusement qu'il a gardé certains réflexes.
Le Hibou chauve commence à s'impatienter l'obligeant à se retourner. L'homme fait quelques pas avant de prendre de manière peu aimable, les bouts de papiers accrochés à la patte de la catastrophe ambulante.
Il ouvre le premier parchemin. Une liste de différentes potions apparaît, avec un ordre de priorité bien identifié. Bien il a encore beaucoup de boulot. Il pose la liste sur le plan de travail à sa droite. Il s'en occupera des ce soir. Il pose ensuite ses yeux sur la petite enveloppe. Une écriture élégante se détache du papier un peu vieillie.
A L'intention de Monsieur Fado, maître potionniste. Au dos, le sceau de Ste Mangouste est apposé par un tampon. Un soupire est expiré, légèrement atténué par le tissu qu'il porte devant sa bouche. C'est avec cette sensation de chaleur autour des lèvres qu'il commence à ouvrir méticuleusement l'enveloppe. Il en ressort un mot. Pas bien grand, juste quelques lignes d'une jolie calligraphie.
Cher Monsieur Fado,
N'ayant pas eu le plaisir de vous rencontrer, je me présente à vous par le biais de ces quelques mots.
Je remplace à l'heure actuelle Nathalia. Votre contact dans notre établissement. Afin de réaliser la meilleure collaboration possible, je vous propose de nous rencontrer dans les plus bref délais.
Je reste à votre disposition.
Hermione Granger
Médicomage Ste Mangouste.
Un éclat de rire résonne dans la petite pièce sombre. Il se répercute sur les murs. L'oiseau presque endormi tombe de son perchoir tellement surpris. Cette chute fait doublement rire le maître de potion qui en vient à se tenir les côtes.
Son fou rire passé, l'homme reprend son sérieux afin de relire une seconde fois les quelques lignes avec un sourire. Bon. Il va falloir qu'il trouve quoi répondre. En attendant il va s'atteler à la tâche de fabriquer les potions manquantes à l'hôpital. Deux-cents baumes cicatrisants. Trois-cent potions sanguines. Cinquante-sept potions anti-paralysie. Avec tout ça il en aura encore pour toute la nuit. C'est sur cette pensée que son ventre se manifeste. Un grondement sourd sort de ses entrailles. Il est vrai qu'il n'a pas mangé depuis un bon moment. Il faut donc qu'il sustente sa faim avant de pouvoir réaliser une seule potion.
Le maître passe la porte de son sombre repère. Sur le porte-manteaux il récupère une cape avec capuche ainsi qu'un masque blanc et argent. Le moulage est inspiré des formes vénitiennes, fortement à la mode durant l'époque victorienne. Il est fait de courbes, s'arrêtant au milieu du nez. Des arabesques argentées donne un aspect aristocratique à l'œuvre. L'homme ne reste pas longtemps à regarder sa parure. Tout en remontant son cache nez noir, il passe le masque sur ses yeux. Pour finir son habillage, il rabat sa capuche cachant ses cheveux au reste du monde. Voilà, il est près pour aller manger.
« He ! Claymor ! Comment ça va mon gars ? On ne t'a pas vue se midi... »
« Salut Malcom. C'est pour ça que je suis là. J'ai faim. Tu me sers ce que tu as. »
« Bien sur mon gars. Installe toi à ta table je t'apporte ça. Tu n'es pas blessé ? On a entendu une explosion tout à l'heure. »
« Non non, juste une potion capricieuse. Enfin, elle aurait pu être parfaite si un stupide volatile n'était pas venu perturber mon art » cette phrase sortie entre ses dents serrées laissait sous entendre qu'il ne voulait plus jamais avoir à reparler de cette histoire.
Claymor Fado alla s'installer à la table la plus reculé du bistro. Celui-ci ne paye pas de mine. Fait d'un bar en bois poisseux à cause de toutes les bièraubeurres renversées. Une lumière tamisée est diffusée par des lanternes sur la partie avant de la pièce laissant une ou deux tables dans l'ombre. La clientèle est à l'image de se boui-boui. Pauvres. Alcooliques. Oubliés du monde sorcier.
« Malcolm. Est ce que tu pourrais me passer une feuille et une plume ? »
« Tiens tiens le potionniste se sent l'âme d'un poète ? »
« Si tu le dis. »
Tout en approchant sa fourchette à sa bouche, le maître réfléchie à quoi écrire exactement. D'une petite écriture, lisible faite de courbes, il commence sa lettre. Fière de lui, il repose sa plume. Ça lui fait presque bizarre de lui écrire. Il a l'impression de la rencontrer pour la première fois. Un léger sourire passe sur ces lèvres. Puis il se lève de table. Remercie Malcolm et retourne dans son labo. Il doit réaliser ces potions au plus vite. Et puis, sans vraiment se l'avouer, il est relativement pressé de connaître la réaction de la médicomage.
