Woups ! désolée pour ceux qui comptaient trouver un nouveau chapitre : erreur de... comment dire ? de de bref, boulette à la sauce Barbara

booonjour bonjouuur ! Chers amis, il est 22h18 et, autant vous le dire tout de suite, d'habitude à cette heure ci je suis au dodo (eeeh ouaip, il fut un temps où je dormais minuit-7h, mais c'était une trèèès mauvaise idée !), mais demain je n'ai qu'une heure de cours, a 13heure (tadaaam !) !

et en plus c'est la saint nicolas (tadaaam) ! Bon je le dis pour ceux que ça laisse perplexes : en lorraine, la saint nicolas, c'est sacré et y a plein plein de guimauves !

bon, tout ça pour dire que demain c'est jour de fête alors j'ai mis ma fénéantise de côté pour relire le chapitre là MAIS AUSSI celui d'avant et comme ça j'ai corrigé les fautes d'orthographe qui restaient et tout, comme ça, je suis en paix avec moi-même et je peux poster le second chapitre !

Donc, ben heu lisez bien et allez pas vous couchez trop tard parcque c'est que moi qui ai le droit ! Ah oui et heu reviewez bien (AH-AH-AH ! rêvez bien -- REVIEWEZ bien ! ouhouhou rien que pour ça, ça mérite déjà un commentaire !)

ah oui et aussi rien ne m'appartient blablablablublublublobloblo


Le cri du loup


"Peut-être qu'il s'est transformé en mi-humain, mi-furie ?" proposa Sirius, assis sur son lit, une mine penaude sur le visage. Déjà cinq minutes que leur ami avait quitté la pièce en trombe, et personne encore n'avait osé prononcer un mot.

"La ferme", lui rétorqua sèchement James, qui, lui, était adossé au mur, la chaînette à la main. Elle glissait sur sa peau comme elle aurait consumé celle de son ami Remus. James la lança machinalement dans les airs, puis la rattrapa de l'autre main, d'un geste presque automatique.

Remus, un loup-garou. Il ne pouvait pas y croire. Toutes ces années passées à côté de lui, à partager les mêmes idées, les mêmes envies, à manger à la même table, dormir dans la même chambre, toutes ces années à rire et à vivre ensemble...

"Et on n'avait rien vu, fit Sirius, comme pour compléter les pensées de James. Quand je pense qu'on l'a vu inventer mille prétextes pour sortir les soirs de pleine lune ! Incroyable !"

Le sorcier aux cheveux noirs se lança ensuite dans une fausse imitation de la voix de son ami :

"Mes parents son malades... Je ne me sens pas très bien !... On pars en vacances pour le week-end, alors Dumbledore m'a autorisé..."

Il n'eut pas le temps de finir la fin de sa phrase, que James se dirigeait déjà vers lui d'un pas pressé, une flamme culpabilisatrice dans les yeux.

"Arrête de rigoler alors qu'on sait même pas où il est !

-Je rigolais pas, et je te signal quand même qu'il nous a menti pendant trois ans ! On n'est pas obligés de faire semblant d'être atterrés par la nouvelle, juste pour rentrer dans les critères de bonne morale de Mr. Potter, si ?

-C'est une question d'amitié, répondit James d'une voix tremblante.

-Je crois que si on était vraiment amis, il nous l'aurait dit", grogna Sirius.

James, pour toute réponse, le dévisagea en silence. Non, il ne pensait pas ce qu'il disait. Peut-être voulait-il le provoquer, pour entendre de la bouche de quelqu'un d'autre que Remus était toujours digne de leur amitié, même après cette découverte ? Ou encore, peut-être Sirius voulait-il calmer ses nerfs, en les passant sur quelqu'un d'autre ?

Une chose était sûr : Sirius n'envisageait absolument pas d'exclure Remus de leur groupe d'amis, même si il prétendait le contraire, et même si il semblait profondément secoué par sa découverte à son sujet.

James se coucha sur son lit, le regard vague, sans relever. Il avait bien assez de choses auxquelles penser sans que Sirius vienne encore le tourmenter. Où pouvait bien être Remus à cet instant ? Peut-être était-il dans l'une des nombreux couloirs du château, seul, et inquiet de la réaction de ses amis ? Sans doutes se promenait-il dans l'un des passages secrets qu'ils avaient découverts ensembles ? Il adorait venir s'y balader... James espérait qu'il ne reviendrait pas au dortoir trop tard.

Il rentrerait, s'excuserait de leur avoir mentit, ils se jureraient de l'aider à affronter, ensemble les nuit de pleine lune, et tout rentrerait dans l'ordre...

o-o-o-o

Il rentrerait, ses amis le rejetteraient, Sirius le jugerait, et pour finir, il ferait ses valises pour quitter à jamais poudlard. En marchant dans la salle commune, il se ferait humilier par les autres Gryffondor qui, bien sûr, seraient déjà tous au courant...

Oui, songea Remus alors que l'eau glacée l'entourait de toutes parts, toutes ces sottises ne valaient absolument pas la peine qu'il mettrait à remonter -ou du moins, tenter- à la surface. Et de toutes façons, à quoi bon ? Déjà il sentait le froid engourdir tout son être, et plonger son esprit dans un état passif comateux, alors que ses bras cessaient d'essayer de se débattre. Il sentait des esprits, où des créatures l'entraîner lentement vers le fond, à moins, bien sûr, qu'il n'eût s'agit de ses propres démons, qui le poussaient vers la mort. Ses poumons le brûlaient, alors même que sa peau était gelée, mais il savait que s'il inspirait, la douleur qu'il avait connue jusqu'à présent lui paraîtrait être un rien.

Et il ne s'était pas trompé. Lorsque l'eau s'engouffra dans sa gorge, ce fut comme si les ténèbres s'insinuaient en lui de l'intérieur. Il voulut tousser, cracher, mais plus d'eau encore s'introduit dans ses poumons en feu. Cet élan de douleur le ramena un court instant à la réalité et réveilla son cerveau engourdit par le froid : il sombrait au fond du lac, et allait bientôt mourir bêtement sans même essayer de sauver sa pauvre vie. Remus secoua les bras, les jambes, tout ce qui pouvait l'aider à rejoindre la surface. A arrêter ça. Ses jambes s'agitèrent faiblement; il semblait que des poids de plomb s'étaient attachés à ses pieds. Ses habits, gonflés d'eau, ne faisaient que rendre ses mouvements plus difficiles à exécuter. Il inspira encore plus d'eau, et diminua considérablement ses forces si bien que, au bout d'une dizaine de secondes, il abandonna ses efforts et ferma lourdement ses paupières.

Ce fut une paire de bras qui le ramena à la vie. Sans même qu'il s'en aperçoive, quelqu'un le saisit au niveau de la poitrine, pour le ramener vers le haut. En quelques secondes, Remus et son sauveteur avaient regagné la berge du lac, trempés de la tête aux pieds mais enfin, en vie. Remus n'ouvrit pas tout de suite les yeux mais se tourna brutalement vers le sol, sa position couchée le faisant horriblement souffrir. Il toussa, et pleura de douleur, il recracha l'eau qu'il avait avalée comme si il s'était agit de tous ses malheurs de petit loup-garou. Puis il ouvrit les yeux, et ce fut comme si il s'était trouvé à quelques millimètres d'une baguette magique exécutant le sort de lumus solem. Pourtant, la lune était encore haute dans le ciel et rien en cet instant ne semblait être source de forte lumière. Mais il sentait une présence, si forte, et si apaisante, que le lieu même lui semblait illuminé d'une clarté infinie... C'était absurde : devant lui se tenait un cheval...

Remus leva les yeux et enfin, il comprit : ce n'était pas un simple animal qui se tenait devant lui, mais un centaure, grand et majestueux, qui le surplombait, et l'écrasait, son regard flamboyant pénétrant aux coeur même des entrailles du loup-garou.

"Qui êtes vous ?" murmura Remus, lorsqu'il eut repris tous ses esprits. Le centaure continuait de le toiser sévèrement.

"Personne ne se tue sur notre territoire sans que nous n'en ayons donné l'autorisation", fit-il en guise de réponse.

"Je n'ai pas..."

Remus s'interrompit; le centaure souriait. Il était assez désagréable, trempé et gelé comme il l'était, de se trouver face à une personne qui semblait s'amuser de la situation, et faisait un sourire entendu qui laissait penser qu'il ne croyait pas un mot de ce que disait Remus.

"Qu'est-ce que ça peut vous faire, lui rétorqua-t-il alors, vous n'aimez pas les humains !

-Nous savons bien tous deux que tu n'es pas un humain."

Les poings de Remus se serrèrent, son regard se durcit. Si l'on prétendait que la sagesse des centaures était sans limite, alors cela voulait bel et bien dire qu'il n'était rien d'autre qu'une bête.

"Tu es comme moi, continua l'hybride, un être, une créature supérieure. Je vois dans tes yeux qu'ils ne l'acceptent pas bien...

-TAISEZ VOUS ! Hurla Remus malgré lui, se tenant à présent les bras pour se réchauffer. C'est pas du tout supérieur de se transformer en monstre toutes les cinq secondes !

-Toutes les pleines lunes, rectifia le centaure. Pourquoi n'acceptes-tu pas ton don ? Nous autres, créatures des bois...

-Je-ne-suis-pas-une-créature ! Cracha l'adolescent. Je ne suis pas comme vous, et je ne vis pas dans les bois !"

Remus s'était reculé, chancelant. Il grelottait et était transit de froid. Il ne savait pas si il aurait le courage de rentrer jusqu'au château, mais il devait partir d'ici. La compagnie du centaure, et ses grandes théories sur les dons divins ne lui inspiraient pas la moindre sympathie, et il ne voulait pas qu'on le qualifie de créature, fusse ce pour le complimenter.

"Et arrêtez de me dire ce que je dois faire !,.. continua-t-il.

-Je dois pourtant m'entretenir avec les autorités de cette école, jeune loup. Tu diras aux humains qui t'entourent..."

Remus souleva un sourcil septique. De quoi parlait-il ?

"Je m'en fou !" Cria Remus avant de faire volte-face.

"ET MOI AUSSI, JE SUIS HUMAIN !"

Il pivota sur ses talons et commença à courir, s'éloignant relativement lentement du centaure et de la berge du lac. Il ne se retourna pas une seule fois pour voir la créature qu'il avait laissée derrière lui, et ses paroles résonnèrent longtemps dans sa tête.

Tu es comme moi : un être, une créature...

Nous savons tous deux que tu n'es pas humain.

Je vois dans tes yeux qu'ils ne l'acceptent pas bien...

o-o-o-o

"On devrait peut-être aller voir Dumbledore... suggéra James, brisant le silence qui s'était installé.

-Pour lui dire qu'il y a un loup-garou dans l'école ? Demanda Peter, visiblement toujours perturbé par la nouvelle.

-Ils doivent déjà le savoir, siffla une troisième voix. Tous les profs sont sûrement au courant alors que nous, on n'est que ses amis, c'est normal qu'il nous ait rien dit...

-Non, répondit James à la question de Peter sans prêter attention à la remarque de son autre ami, pour lui dire qu'on est au courant... Lui saura peut-être quoi faire...

-Quoi faire de quoi ?" Grogna Sirius, se redressant brusquement. La compassion ridicule que James faisait mine d'éprouver au sujet de Remus l'agaçait profondément. Oui, Remus était leur ami, et peut-être avait-il eu raison de leur cacher la vérité tout ce temps. Mais la façon dont James lui pardonnait tout, sous prétexte que sa vie était difficile, était proprement écoeurante ! Alors quoi, ils allaient changer leurs comportement tout ça pour avoir l'air de petits saints protecteurs de la veuve et l'orphelin ? Rien que pour clouer l'insupportable bec de James, Sirius se voyait dans l'obligation de jouer le rôle du parfait petit boudeur. Juste pour remettre les choses en place.

"Tu sais, continua-t-il, j'en ai assez de t'entendre nous dicter tout ce qu'on devrait faire, d'accord ? Si je n'avais pas été là...

-...Remus n'aurait pas une cloque à la place du cou, continua James, impassible.

-Je me demande si il ne le méritait pas, finalement."

James se tourna vers Sirius, la mine grave.

"Tu ne le penses pas vraiment ?"

C'était plutôt une affirmation qu'une question, et doublée d'un regard intensément culpabilisateur. Sirius redoutait cela, car cela marquerait l'instant où il devrait, lui aussi, commencer à s'inquiéter, tout comme James. Plus que James.

o-o-o-o

Remus sentait ses cheveux châtains lui coller au visage et à la nuque, pour une sensation extrêmement désagréable s'ajoutant à celle d'être trempé, et gelé, une nuit glacée, proche de la pleine lune - pour ne rien gâcher. Il renonça à courir lorsqu'il fut à une trentaine de mètres devant de centaure, et entreprit de marcher d'un pas décidé. Puis, son pas se ralentit. Il trébucha sur une branche, se rattrapa à temps. Il ne pouvait pas continuer. Il sentait à peine son instinct lui indiquer le chemin à suivre pour rejoindre le parc de l'école. Son pas se fit plus lent encore, et bientôt Remus traînait les pieds à terre plus qu'il ne les soulevait. Il passa devant un gros chêne, évita une racine. Chaque mouvement qu'il faisait était douloureux et des frissons le parcouraient sans cesse, hérissant les pores de sa chaire qui ne cessait de le picoter. S'il s'arrêtait, il s'endormirait et il mourrait. S'il ne s'arrêtait pas, il tomberait et il mourrait.

C'était absurde. Remus contourna un arbre, changea légèrement sa direction. Il fallait qu'il s'arrête, et ensuite il rejoindrait Poudlard. Il n'avait aucune idée de ce qu'il pourrait bien y faire, mais le froid saisissant guidait à présent tous ses mouvements.

Il s'assit sur une racine, réprimant un frisson. Prenant sa tête dans ses mains, Remus sentit le froid, ses amis perdus, sa condition de loup garou, ainsi que tous les malheurs du monde s'abattre de nouveau sur ses épaules. Il décida pour cela de rapidement reprendre la route.

Il se remit difficilement debout, tout son corps gelé peinant à se redresser. Ses yeux était gonflés et semblaient épuisés. Il recommença à marcher, chancelant.

Son arrivée à l'orée du bois lui procura à la fois un immense soulagement, mais une très grande peur, aussi, celle du doute. Et également beaucoup de question. Remus établit un plan dont il n'était pas vraiment sûr, mais qui n'avait pas d'alternative possible. Il allait rentrer au château, monter dans la tour des Gryffonfor, traverser la salle commune : a cette heure ci, il ne devait pas y avoir grand monde. Puis, il entrerait dans le dortoir, et là... Remus secoua brièvement la tête pour chasser son angoisse, ce qui eut le mérite de décoller ses cheveux de son front. Il devait se calmer, s'il voulait affronter dignement l'épreuve qui l'attendant... Ce qui n'allait pas être une chose facile, vu l'état dans lequel il se trouvait. Qu'allait-il leur raconter ? "J'ai glissé sur un pierre" ?

Mais bien sûr...

Lorsque Remus atteint le portrait de la grosse dame, il crut que ses jambes allaient se dérober sous lui. Il dût réveiller la femme bien portante du tableau, visiblement assoupie depuis déjà quelques temps. Apparemment, l'intrusion de l'adolescent dans sa nuit semblait l'avoir courroucée au plus haut point.

"On m'avait dit que même les élèves les plus insolents et prétentieux ne rentraient pas à des heures si tardive, cracha-t-elle, l'air grave, les sourcils froncés. Et peut-on savoir pourquoi vous êtes habillé de haillons dégoulinants ? Vous êtes pitoyables, et je ne sais si je me dois de...

-Mandragore", murmura Remus dans un hoquet. Le tableau pivota sans bruit, après que la grosse dame eut émis un soupir d'indignation à l'adresse de l'élève. Il imagina qu'elle s'était rendormie, naturellement, alors que lui allait devoir faire ses valises, et aller trouver Dumbledore, sans attendre une seconde de plus, et l'envia un instant.

Traînant toujours ses pieds par terre, Remus trébucha sur le tapis de la salle commune et s'étala par terre devant la cheminée, où crépitaient encore de maigres flammes. Il se releva péniblement, tremblant de tout son corps. La chaleur du foyer lui accordait un faible réconfort après les longues minutes -ou heure ?- passées dans la forêt interdite. Tout, tout en lui, lui ordonnait de rester étendu par terre, et de ne plus bouger. De ne plus faire un pas. Mais il devait retourner dans sa chambre, faire ses valises, et aller voir Dumbledore, vite, le plus vite qu'il le pourrait... Remus avança douloureusement vers les escaliers qui le conduiraient à son dortoir, ses chaussures couinant et déversant de l'eau à chaque endroit où il posait le pied. Ses dents claquaient et ses épaules frissonnaient ce qui, en un sens, lui donnait d'autres sujets de préoccupation que celui -ô combien préoccupant- de la conversation qu'il devrait avoir avec ses anciens amis quelques secondes plus tard.

Lorsque la porte de leur dortoir s'ouvrit, les trois amis qui s'y trouvaient réprimèrent un soupir de soulagement : ils savaient qui entrait. Lorsque James vit Remus passer le seuil de la porte trempé comme une branchiflore, il ne put s'empêcher de s'exclamer :

"Par Merlin, Remus ! Tu es allé te baigner ?"

Mais le loup-garou ne répondit rien et se dirigea sans bruit (si ce n'est celui de ses chaussures couinantes et des gouttes d'eau s'écrasant sur le sol à chaque pas qu'il faisait) vers son armoire, d'où il sortirait sa valise et la remplirait en un clin d'oeil en prononçant "faitamal". Seulement voilà, Sirius Black ne semblait pas être de cet avis. Le jeune homme s'avança à grandes enjambées vers son ami, et lui saisit le poignet avec force, pour l'empêcher d'aller plus loin.

"Lâche-moi, Black", articula Remus dans un frisson. Il allait défaillir, il le sentait. Il sentait qu'il ne tiendrait plus bien longtemps; il devait trouver une solution. Et vite. Il devait partir d'ici avant de s'évanouir bêtement devant les autres, mais la poigne de Sirius était de fer et son regard de braise. Remus leva les yeux vers lui, les décrochant un instant du sol. Peut-être cela brûlerait-il les rétines du sorcier si, pur et noble qu'il était, il croisait le regard d'un pauvre loup-garou de sang mêlé ? Au grand désarroi de Remus, rien ne se passa et il fut forcé de reposer ses yeux au sol; leur place. La brûlure qu'avait provoquée la petite farce de Sirius quelques instants plus tôt sembla se réveiller, et la haine avec elle.

Après tout, c'était bien la faute de Black si sa vie était gâchée, et c'était encore lui qui voulait l'empêcher de s'enfuir...

"James t'a posé une question, siffla ledit Black en toisant Remus, notant la température alarmante son poignet, qu'est-ce que t'as fait ?

-Enlève tes sales pattes de là, exigea Remus, impassible, en secouant son avant-bras.

-Chez moi, cracha Sirius, ça s'appelle des mains. Après, pour quelqu'un comme toi, je sais pas..."

Sirius décolla du sol.

Avant même qu'il puisse comprendre que c'était son ami qui venait de le saisir si violemment par le col, Remus, une force surhumaine semblant s'être introduite en lui, le projeta d'une main à l'autre bout du dortoir. James ouvrait des yeux gros comme des soucoupes.

Jamais il n'avait vu Remus si en colère, et jamais il ne l'avait vu faire du mal à Sirius. Enfin, il ne lui connaissait pas autant de force.

Sirius s'écrasa sur le mur, entre le lit de Peter, et celui de James. Il fit littéralement exploser la table de nuit sur laquelle il s'effondra ensuite, à demi conscient. Peter poussa un cri aigu avant de se précipiter vers Sirius, qui gisait par terre, comme un chien qu'on viendrait de battre. James se tourna vers Remus, le regard inquisiteur. Son ami n'avait pas bougé d'un poil et restait là, abasourdi, comme si il ne réalisait pas ce qu'il venait de faire. James ne savait même pas si l'autre voyait qu'il le regardait.

Son regard semblait vide, et il avait même arrêté de frissonner.

Ce n'est pas moi qui ai fait ça... Ce n'est pas moi...

Le regard de Remus s'embua de larmes qui ruisselèrent bientôt le long de ses joues pâles. Il se laissa tomber à terre, se prenant la tête dans les mains, secoué de sanglots qu'il peinait à contenir. Il ne pouvait plus se retenir de pleurer. Le froid, la peur, la fatigue et -surtout- la haine qu'il éprouvait à présent envers lui même avaient eu raison de ses dernières forces.

J'ai fait du mal à Sirius alors qu'il voulait juste m'empêcher de partir...

James s'agenouilla à côté de Remus. C'était la seconde fois de la soirée qu'il se trouvait face à son ami en si mauvaise posture. C'était si déchirant de le trouver dans une pareille situation que James eut envie de pleurer lui aussi. Il prit dans ses bras Remus, qui ne fit rien pour s'écarter -James avait un instant craint une seconde réaction démesurée-, et le serra le plus fort qu'il le put, entendant toujours derrière lui les plantes de Sirius et cris idiots de Peter en écho.

"Pardonnez-moi", murmura Remus à l'oreille de son ami. Sirius jurait à présent si fort en peinant à se relever que le loup-garou se crut obligé de s'excuser une seconde fois, laissant James perplexe. il se rendit compte lorsque le chagrin de Remus sembla s'atténuer, que ce dernier tomberait par terre sans son soutient. James allongea son ami au sol, observant son visage, si paisible qu'il semblait lui intimer l'ordre d'oublier toute rancoeur, ce qu'il fit.

James se demanda un instant si la couleur dorée de yeux de Remus derrière ses paupières closes avaient un rapport avec son horrible fardeau, mais il oublia bien vite sa question, revenant soudain à la réalité.

"Qu'il se débrouille, cracha Sirius, qui avançait en boitant légèrement, mais si tu veux mon avis, il aurait dû se jeter dans le lac noir pour de bon parcque je lui reparlerais plus jamais, compte là dessus !

-Peut-être qu'il l'a déjà fait, chuchota James d'un ton évasif.

-Quoi ? Nooon, non, non, non ! Dis toi bien que, ça, c'était juste pour nous attendrir un peu ! Je déteste les gens qui étalent leurs malheurs... Tout comme ceux qui me jètent contre les murs ! Emmène-le à l'infirmerie si tu veux, mais moi je bouge plus le petit doigt pour... Cette créature."

Sirius avait accentué le dernier mot, car il savait qu'il choquerait James, et lui ferait mal. C'était triste à dire, mais il se vengeait sur lui de la traîtrise de son ancien ami.

"Et toi, Peter ? Demanda le sorcier aux cheveux en bataille.

-Je... bégaya l'adolescent trapu, c'est que... Je n'aimerais pas... Qu'il m'arrive pareil qu'à Sirius..."

James lança un regard noir au garçon grassouillet qui, s'il l'avait pu, se serait bien caché derrière Sirius pour l'éviter. Il se sentait seul, mais savait ce qu'il lui restait à faire.


Je viens de traverser une crise de folie où, devant mon ordinateur, je me disais "ouaiii trop rigoloo je vais appeler le chapitre "mauvaise foi nocturne" ihihih trop drôle", mais c'est bon vous inquietez pas c'est passé, je vais mettre un titre supra-phylosophique z'allez voir !

morale de l'histoire : keep your secret secret ! ... Ouaii carrement, ça comme titre ! (heu... nonnon)

o-o-o-o

Chers parents, je suis parti aider le père Noël.

Ne vous inquietez pas,

Rudolf