Warning : Pour ce chapitre, pas de scène M.

Disclamer : Aucun des personnages sont à moi, ils sont tous à J.K Rowling. Sauf Ast et Kalya, vus dans le premier chapitre.

Petite note : Désolée, je ne suis pas très inspirée pour les titres des chapitres :s

Bonne Lecture, et j'attends avec impatience vos impressions !

OoOoO

La prison de Voldemort (La bulle de l'enfer)

Chapitre 2 : Le voyage de Ginny

Je ne sais pas combien de temps on volait mais cela était beaucoup plus long que je l'aurai imaginé. La prison ne pouvait pas être aussi grande. Enfin, alors que je sentais la fatigue m'envahir et que je luttais pour garder les yeux ouverts, je vis une lumière au loin. Cette lumière balayait la zone sombre en face de l'eau, comme un phare.

« Attention, Ast ! La lumière risque de nous faire repérer ! » lui dis-je alors qu'il s'avançait tout droit vers elle.

« Nous sommes obligés de passer par là ! » répliqua t-il. « La seule sortie est là-bas. »

Je le croyais mais la peur me tiraillait l'estomac. Ast et Kalya prirent de la vitesse et habillement, ils s'approchèrent d'un immense bâtiment qui s'étendait sur la fin d'une sorte de rond – comme si on était dans une bulle. Je pouvais voir maintenant la forme arrondie en haut du bâtiment, montrant bien qu'on arrivait à l'extrémité de la prison-bulle. La lumière devenait plus puissante et générale sur les quelques mètres qui nous séparaient de l'édifice. On allait forcément être vu. Ast fit plusieurs virages serrés et rapides, et bien que jusqu'ici j'avais évité de trop serrer sa crinière pour me tenir, j'agrippai maintenant cette dernière pour m'assurer de rester sur le dos du cheval. Ast hennit, exprimant ainsi sa douleur, mais je ne pouvais me résoudre à le lâcher.

« Voilà la sortie ! » s'écria alors Kalya en nous regardant, contente.

« Attention ! » m'écriai-je alors en voyant quelque chose de noir et de rapide foncé sur nous.

Kalya, qui était de dos à la menace, se dégagea de justesse et évita ainsi un jet de lumière rouge.

C'était un sorcier sur son balai qui nous pourchassait en nous jetant des sorts. C'est alors que quelques secondes plus tard, une forte alarme retentit et tout d'un coup, plusieurs ombres se détachèrent du bâtiment pour foncer droit sur nous.

On était repéré !

Ast et Kalya volèrent de plus en plus vite afin d'échapper aux sorts, et j'aurai bien voulu les aider si j'avais ma baguette mais en ce moment précis, je ne pouvais absolument rien faire sauf me tenir très fermement à la crinière d'Ast.

« La sortie! » m'écriai-je une nouvelle fois.

La seule solution pour sortir de cette situation était de partir sinon, un moment donné, on allait être touché par les sorts et au pire des cas, atterrir dans l'eau et finir soit noyés, soit dévorés. La sortie était assez étroite mais il fallait tenter. Les chevaux ailés foncèrent vers l'ouverture mais alors qu'on était si près du but, on entendit un hennissement qui me glaça le sang. Un sort avait touché Kalya et celle-ci perdait de l'altitude, sonnée par le sort.

« Nonnn ! Kalya ! » s'écria Ast.

Il descendit alors à son tour, vers sa compagne, s'éloignant de ce fait de notre sortie.

« Ast ! » m'écriai-je à mon tour. « On ne peut plus rien pour elle. Arrête ! »

« Qu'est-ce que tu dis ? » me hurla t-il. « Je ne la laisserai pas ici. »

« On n'a pas le choix! »

Voyant qu'il ne m'écoutait pas, je tira fort sur sa crinière pour l'arrêter dans sa descente. L'air arrêta alors de me fouetter le visage et je me rendis compte que des larmes coulaient le long de mes joues. Si j'en avais le pouvoir, bien sur que je serais allée aider Kalya. J'étais une Gryffondor après tout et abandonner quelqu'un qui a besoin d'aide n'était certainement pas mon genre. Mais là, il ne s'agissait pas que de Kalya. Il s'agissait de nous ! Et si jamais il n'y avait pas la menace que notre seule chance de sortir d'ici vivant soit si minime, alors je serais la première à aller chercher la jument. Mais, je ne pouvais le permettre. Pas maintenant. On était allé si loin qu'on ne pouvait pas reculer maintenant, pas même pour Kalya.

« Je suis désolée. » lui murmurais-je en caressant son cou. « Je suis vraiment désolée … mais on doit y aller. Il faut qu'on sorte d'ici. »

Je le pensais vraiment et Ast devait le comprendre.

Finalement, le cheval ailé battit de nouveau fortement les ailes pour nous ramener vers le haut. Les mangemorts étaient toujours là, à foncer vers nous. Ast était maintenant en colère et ne cherchait plus à éviter nos poursuivants. Il fit une ligne droite et fonça droit sur eux, assommant quelques-uns avec ses sabots au passage. Puis on passa la porte et tout d'un coup, on quitta l'obscurité pour baigner dans la lumière. Je plissai les yeux, ne pouvant supporter ce changement trop brusque mais cela ne semblait pas déranger Ast. Il fila droit dans les locaux, toujours comme s'il connaissait le chemin à prendre. On traversa alors plusieurs couloirs et grands espaces que je ne reconnus pas, puis enfin, Ast me dit qu'on arrivait à la fin.

Mon cœur, qui battait la chamade durant tout ce périple, s'arrêta un moment, car j'avais du mal à le croire. Et comme pour confirmer ses dires, Ast passa à travers une fenêtre et je sentis l'air pure de dehors m'envelopper. J'étais de retour !

J'étais libre !

Ast se dirigea ensuite vers une forêt et après quelques minutes de galop, il s'arrêta. Je me demandais ce qu'il faisait, sachant que les mangemorts étaient encore à notre poursuite, quand je l'entendis respirer fort. Forcément, il était épuisé ! Il n'avait pas arrêté de voler depuis notre cellule et il venait juste de faire une course contre les mangemorts depuis la prison. De plus, il avait aussi sa peine : celle d'avoir perdue sa compagne Kalya. Et moi, je m'étais juste contenter de m'accrocher à sa crinière pour éviter de tomber.

« Ma dette est payée maintenant Miss Weasley ! » me dit d'une voix saccadée le cheval ailé.

« Oui je sais, merci ! » lui répondis-je sincèrement. « Mais il faut maintenant que tu te reposes. »

Je le voyais déjà déployer ses ailes, prêt à repartir vers la prison.

« Non ! Repose toi, Ast ! » lui dis-je alors d'une voix douce. « Maintenant qu'on est dehors, on peut trouver du renfort pour secourir Kalya. »

Je savais que ce n'était pas une bonne idée de parler de la jument maintenant, mais je savais que si je ne le convainquais pas de se reposer, il serait capable d'y retourner sur le champs. Sa fatigue eut raison de lui et au lieu de reprendre son galop vers l'enfer, il se dirigea dans une petite entrée de grotte et s'y allongea. Au moins, il m'écoutait, pour l'instant ! Comme j'avais encore de l'énergie, j'en profitai pour mettre de la verdure devant notre cachette. Il fallait qu'on puisse se reposer en sécurité. Une fois chose faite, j'allai près de mon ami et m'allongeai. Moi aussi il me fallait des forces car je ne savais pas du tout où j'étais et où je trouverais les miens. Je fermai alors les yeux mais j'essayai de garder une oreille attentive au bruit de dehors. Je ne voudrais pas que les mangemorts nous surprennent dans notre sommeil.

OoOo

Quand je me réveillai, j'étais toujours dans notre pseudo-cachette. Je mis plusieurs minutes à me rendre compte exactement où j'étais. Et avec qui j'étais. Ou plus précisément, avec qui je n'étais pas ! Car plus j'émergeais, plus une présence manquait. Ast était parti !

Décidément, les chevaux ailés n'écoutaient vraiment personne. Surtout lui.

Je sortis prudemment de ma cachette et regardai dans les alentours. Cet idiot de cheval n'était quand même pas reparti vers la prison-bulle ! Je lui avais pourtant dit qu'il nous fallait d'abord des renforts avant d'y retourner pour sauver Kalya et tous les autres prisonniers. Puis tout d'un coup, j'entendis un bruit de buisson. Je me retournai sur le qui-vive. Il était maintenant trop tard pour que je retourne discrètement dans ma cachette. Alors que mon cœur battait fortement dans ma poitrine, j'attendis que le danger daigne bien se montrer, pour après improviser une riposte ou une fuite. Voyant qu'il me faisait languir, je marchai doucement vers une branche de bois morte à terre et dans la même lenteur, je me baissai pour la ramasser. Ce n'était pas une arme efficace comme une baguette mais c'était déjà mieux que rien. Je pouvais toujours assommer mon ennemi. Puis plus vite que je ne l'aurai cru, une grosse masse blanche sortit des bois.

« Ast ! » dis-je soulagée de le voir surgir et non un mangemort.

« Que compte tu faire avec cet insignifiant bout de bois ? » me demanda t-il surprit.

« Je m'attendais à tout sauf à toi ! » avouai-je.

Il me regarda d'un air bizarre, me faisant comprendre que je n'ai pas l'air d'une grande menace, même armée avec mon bout de bois. Puis il s'avança vers moi et m'interrogea du regard.

« Maintenant, ou va t-on ? » me demanda t-il.

« On ? » répétai-je à mon tour étonnée. « Je pensais que ta seule idée était de retourner sauver Kalya. »

« Donc tu crois que je suis assez stupide pour me jeter dans la gueule du loup ! » rétorqua t-il.

« Non, bien sur que non ! »

Règle numéro 1 dans le guide des animaux magiques : " Ne jamais contrarier une espèce plus puissante que vous ! "

« Nous irons chercher tes amis ! » reprit-il.

Sur ce, il se baissa suffisamment bas pour me permettre de monter sur son dos, et on partit à petit trot. Je savais pourquoi il ne volait pas : on était encore trop près de la prison et sans aucun doute, la plupart des mangemorts de là-bas étaient à notre recherche, alors mieux valait voyager discrètement.

Le trajet dura une éternité pour moi. J'avais tellement hâte de revoir ma famille et mes amis que le temps était devenu mon ennemi. De plus, c'était Ast qui contrôlait nos voyages. Il allait à l'allure qu'il voulait et s'arrêtait quand il le désirait. Après tout, comme il me le disait tout le temps, c'était lui la monture et c'était lui qui marchait. Mais pour moi, il allait quand même bien trop lentement, surtout quand on sait qu'on était poursuivit.

Au début, je voulais qu'il m'amène au Terrier, mais après mure réflexions, c'était débile. Voldemort et pratiquement tous ses partisans savaient qu'on était " Les Résistants ". Généralement, le nom Weasley était souvent accompagné par " traite à son sang ". Alors je pensai à d'autres endroits susceptibles de cacher les membres de l'Ordre et tous les résistants – dont ma famille. Il n'y avait pas beaucoup d'endroits à ma connaissance qui n'étaient pas conquis par les mangemorts. La maison des Black : non, elle devait même être surveiller maintenant. Près Au Lard : non plus. Poudlard : définitivement non. Le chemin de Traverse : surement pas. Quand tout d'un coup, une idée me vint. La boutique de Fred et George !

Bon, ce n'était pas le meilleur endroit mais une fois saccagée par les mangemorts, elle allait sans aucun doute être laissée comme étant une ruine. Et même si il n'y avait personne, je pourrais toujours laisser un message là-bas, et j'étais persuadée que ma famille le recevra. J'avais tellement envi de leur dire que j'étais en vie, et surtout libre.

J'indiquai à mon compagnon de route la destination et la route à suivre. Toujours furtivement, on progressait petit à petit. Puis enfin, on arriva à destination. Je savais que le monde était devenu lugubre – presque comme une version en noir et blanc d'un film d'horreur – alors avant de pénétrer sur le chemin de traverse, j'arrêtai un moment Ast.

« Il nous faut nous camoufler ! » dis-je alors en allant dans une boutique londonienne de vêtement.

Ast m'assura qu'il n'avait pas besoin de telle chose car grâce à sa magie, il était invisible – quand il le voulait – aux moldues. Je le crus sur parole mais ce n'était pas mon cas. Je n'avais pas d'argent alors je me résolus à voler mes vêtements. Et grâce à la magie du cheval, une fois sortit du magasin, le vendeur qui me courrait après ne me vit pas dehors. Il jura mais il laissa tomber l'affaire. J'avais pris des vêtements sombres pour me fondre dans le nouveau décor du Chemin de Traverse, avec un pull à grande capuche afin de cacher mon visage. Mais cela ne servait à rien. Mes cheveux étaient trop reconnaissable. Avant j'adorais avoir cette couleur rouge feu qui se voyait à des kilomètres mais maintenant, c'était dangereux. Je dis alors à Ast qu'il fallait absolument que je me teigne les cheveux. Je vola encore une fois dans un magasin une teinture noir corbeau et je dus faire ma teinture dans les toilettes publiques. Puis bien que Ast avait rouspété, je salissais volontairement son pelage si blanc, afin qu'une fois devant la boutique de Fred et George, il soit moins tape à l'œil. Maintenant, ce n'était plus un beau cheval blanc mais un cheval gris et sale. C'était donc parfait.

Cela m'avait pris une bonne journée car il était plus difficile de paraître normale dans une foule de moldue. De plus, j'avais l'impression qu'à chaque pas, un mangemort allait apparaitre et me jeter un sort.

Puis, ne voulant pas attendre le lendemain matin alors qu'on était si près du Chemin de Traverse, Ast survola les murs anti-moldue pour accéder directement à l'allée des magasins sorciers. Comme

je m'y attendais, l'ambiance était macabre. Peu de gens marchaient dans la ruelle et tous portaient des habits digne d'un enterrement. Et pratiquement toutes les boutiques étaient fermées et saccagées. Je reconnus rapidement celui de mes frère. Leur gadget magique, qui montrait bien quel genre de magasin s'était, était cassé. Des marques noirs de brulures étaient présents de partout, et la moitié de la tête du robot n'était plus là. C'était horrible ! J'entrai quand même dans la boutique, vérifiant juste avant que personne ne nous regardait. Et comme malgré tout, Ast était imposant et donc rapidement repérable, il rentra avec moi. Tout était cassé et les lumières étaient éteintes. Ast n'eut pas besoin de faire attention à quoi que ce soit en avançant. Il était évident qu'il n'y avait personne ici.

« Alors, petite Ginny ! Ou sont-ils, tes fiers et courageux amis ? » me demanda t-il sur un ton presque ironique.

« Apparemment, pas là ! » lui répondis-je brutalement, étant énervée de voir qu'on avait fait tout ce chemin pour rien.

Je savais qu'en venant ici, il y avait de grandes chances qu'il y ait personne. Mais j'avais tellement envi de les voir que je m'étais accrochée à l'idée que je les verrais ici. C'était douloureux et c'était frustrant. Maintenant je ne savais pas où cherchait et je doute qu'Ast veuille vérifier avec moi toutes les possibilités. Il était patient mais pas autant.

« Que fait-on maintenant Ginny ? » me demanda Ast en voyant que je ne bougeais pas.

« Je suppose qu'on a plus rien à faire ici ! » répondis-je seulement. « Je vais quand même laisser un message à papa et maman si jamais ils repassent ici, ou qu'un allié passe par là.

« Et si ce quelqu'un est un de nos ennemis ? » demanda le cheval.

« Je vais l'écrire dans le langage des Maraudeurs. Ils devraient le comprendre et les mangemorts non. »

Je pris alors un papier déchiré qui trainait par terre, une plume cassée et alla vers le rayon des encres magiques inventées par mes frères. Je m'assis sur une table renversée et commençai à chercher les mots. Je connaissais les termes des Maraudeurs mais je ne savais pas comment formuler ça sans qu'ils mettent des jours à déchiffrer mes quelques lignes. Et le temps pour l'inspiration me manquait. Sans parler qu'Ast claquait souvent de la mâchoire et des sabots pour bien me montrer son impatience. Pour lui, il était clair qu'on perdait du temps mais pour moi, c'était important.

À Lunard et co

C'est moi, Gin la rouquine Weas..

Zut, je ne savais pas comment me designer sans pour autant me trahir. Et puis, un détail avait resurgit brutalement en moi. Queudver, jusqu'au dernière nouvelle, étant encore en vie et et un des plus proches partisans de Voldemort. Si j'écrivais mon message avec des termes des Maraudeurs, il serait également capable de le lire.

Merlin, aujourd'hui, j'avais vraiment la poisse !

Je déchirai en petit morceau ma lettre et ramassai une notre feuille. Comment j'allais procéder ?

Alors que je réfléchissais, on entendit tout d'un coup un bruit. Ast et moi relevons immédiatement la tête. Le bruit ne venait pas de l'entrée du magasin mais du fond. Se pouvait-il qu'il y avait déjà quelqu'un et qu'il s'était caché en nous voyant rentrer ? Zut ! Si c'était un sorcier de Voldemort, il avait entendu toute notre conversation. Et ce crétin d'Ast m'avait appelé par mon prénom. C'était bien la peine de mettre camouflée et d'avoir changée ma couleur de cheveux. Je savais qu'il était maintenant un peu tard mais je remis ma capuche. Avec un peu de chance, il n'avait pas encore vu mon visage.

J'entendis alors quelqu'un lancer un lumos et une lumière venant bien du débarra derrière la caisse apparut. Encore zut ! L'intrus avait une baguette et moi non. Quoique avec tout ce qu'il y avait dans le magasin, je pouvais trouver quelque chose pour me défendre. Mais en aurais-je seulement le temps ?

« Qui est là ? » lançai-je quand même, ne pouvant supporter cette attente une seconde de plus.

« Ginny ? » lança une voix masculine.

La personne me connaissait, il était évident. Mes ennemis ne m'appelleraient jamais " Ginny ". Au pire " Weasley " mais pas " Ginny ". Mais je n'étais pas sûre alors je restai prudente.

« Qui est là ? » répétai-je une seconde fois. « Montrez-vous. De toute façon, je ne suis pas armée. »

C'était vrai mais je pouvais vite y remédier. Je voulais absolument connaître l'identité de cette individu. Il semblait me connaître mais moi non, et ce n'était pas équitable. L'homme de la lumière avança mais son lumos m'empêchait de l'identifier. Puis il baissa enfin sa baguette et je vis une tignasse rousse. Un de ma famille. Ron !

En le reconnaissant, je lui sautai dans les bras. Il m'accueillit avec méfiance alors que je le serrai fort, trop contente de le retrouver. Quel bonheur de le voir ! Puis j'entendis d'autres lumos et d'autres gens apparurent, baguettes levées, droit sur moi. Qu'est-ce qui se passait ?

« Ron ! » dis-je en le lâchant pour mieux le voir.

« Ginny ? » redemanda t-il d'une voix confuse.

« Ben oui, qui d'autre ? » lui répondis-je étonnée. « Tu ne reconnais même pas ta propre sœur. »

Il était évident que non. Puis les autres baguettes se baissèrent et je vis tous ceux que j'aime. Papa, maman, mes frères, Hermione et … Harry ? Qu'est-ce que... ? Non, ce n'était pas possible. Il était mort ! Il est mort !

« Ha... Harry ? » demandai-je, totalement perdue.

Il me sourit et s'avança vers moi, près à m'enlacer mais quand même sur la réserve. Ou alors c'était moi, car j'étais encore sous le choc. J'avais fait un pas en arrière, n'arrêtant pas de le fixer. Peut-être que c'était son fantôme, comme dans la prison-bulle.

« Ginny, ma douce ! » dit-il dans un murmure.

« Ginny! » s'écria cette fois-ci une voix de femme.

Femme qui d'ailleurs se jeta sur moi, comme je l'avais fait précédemment avec Ron.

« Je suis heureuse de te voir ! » me dit-elle en me serrant encore plus fort. « Je ne savais pas ce que t'étais devenu. J'ai eu si peur ! »

« Maman ! » reconnus-je la voix et l'étreinte – étreinte qui m'avait drôlement manquer. « Je vais bien... enfin non, là j'étouffe ! »

Celle-ci alors me lâcha et je vis alors qu'elle pleurait. Les autres avaient tous des sourires aux visages avec une expression de soulagement gravées sur leurs traits, mais je ne m'attardai pas sur tout le monde. Mes yeux s'étaient de nouveau posés sur Harry. Ne pouvant toujours pas y croire, j'avançai ma main vers lui et le poussai légèrement avec un doigt. Surprise, mon doigt s'arrêta au contact de son torse et la petite pression que j'avais donné le fit bouger légèrement vers l'arrière.

« Il est bien vrai, Gin ! » me dit Fred – ou George – en rigolant de mon action.

« En chair et en os ! » rajouta le deuxième jumeau.

« Que... comment est-ce possible ? » demandai-je surprise. « Tu n'es … pas supposé être mort ? »

« Vois-tu ma chérie, » commença mon père « Harry semble être à l'épreuve des Avada Kedavra ! »

Tout le monde rigola à cette expression. Voilà que mon père avait encore essayé de prendre un dicton moldue avec un terme magique : " être à l'épreuve des balles ". Puis, comprenant quand même ce que venait de me dire mon père, je me jetai sur Harry. C'était bien vrai, il était là, bien vivant. Il m'enlaça à son tour avec entrain.

« Tu m'as manqué ! » dis-je alors dans un faible murmure.

« Toi aussi, Ginny jolie. » me répondit-il.

Puis, on entendit des raclements de gorges et prenant conscience que tout le monde – c'est à dire ma famille au complet et mes amis – nous regardaient, on se lâcha enfin. J'avais les joues en feu mais cette gêne n'était pas si accommodante que ça.

« Mais dit moi ! » reprit Harry. « Qu'as-tu fait à tes cheveux ? »