Disclaimer: L'univers d'Harry Potter ne m'appartient pas. Je ne gagne pas d'argent avec cette histoire. La plupart des personnages, des lieux et des concepts évoqués sont à J.K. Rowling.

Avertissement: le rating T n'est pas là pour faire joli. Au cours de cette fic, certains thèmes seront abordés qui pourraient choquer.

Note: Voila le deuxième chapitre. J'espère qu'il vous plaira autant que le premier. Nous sommes ici avec les adultes (enfin plus exactement, nous sommes hors de Poudlard). J'espère que vous ne les trouverez pas dénaturés.

Merci à Leelyth pour sa relecture attentive et ses conseils avisés, qui m'ont été d'une grande aide et qui m'ont permis de continuer à écrire.

Merci aussi à tous ceux qui ont eu la gentillesse de reviewer.

Vous trouverez sur fanfic-sides . livejournal . com (sans les espaces) des contenus "bonus" de cette fic à mesure que les chapitres seront publiés.


Maman et Papa,

Je suis bien arrivée à Poudlard et les barques étaient supers ! Elles glissaient parfaitement sur l'eau, je n'ai même pas eu le mal de mer. C'était bien mieux que quand oncle Bill m'avait emmené faire du bateau, parce que cette fois, je n'ai pas passé le trajet à vomir.

Hagrid a été très gentil et il a discuté un peu avec nous. Il pense à prendre sa retraite, nous a-t-il, mais pas avant la fin de mes études. Il veut s'installer en France. Il dit que le climat est plus doux, là-bas. Il avait l'air tout gêné sous sa barbe, je ne comprends pas pourquoi. James dit qu'il n'y a pas que le climat qui est plus doux là-bas et que c'était de ça dont Hagrid parlait, mais je ne comprends toujours pas de quoi il parlait. Hagrid vous salue, d'ailleurs, et propose de vous rendre visite pendant les vacances. J'espère qu'il pourra venir!

J'ai franchement eu la trouille, pendant la Répartition. Ils me regardaient tous bizarrement, comme s'ils n'avaient jamais vu de Potter auparavant. Pourtant, James et Albus sont passés avant moi, et ils n'ont rien de franchement impressionnant. Je le sais, ça fait onze ans que je vis avec eux. Et c'est pareil pour toi, Papa.

Je suis à Griffondor, comme Hugo et Stoney.

La Répartition de Stoney s'est plutôt bien passée. Au début, les autres élèves avaient l'air un peu sous le choc de voir des elfes et des gobelins, mais vu que tous les Weasley (et les Potter, et leurs amis, ce qui fait un sacré paquet de monde, en fait) ont applaudi chacun des élèves, les autres ont suivi, et quand Stoney a été réparti tout s'est plutôt bien passé.

Les filles de mon dortoir sont sympas. Je suis avec Olivia, et je suis contente de pouvoir passer ma scolarité avec quelqu'un que je connais. Elle a peur d'avoir quelques ennuis avec ses grands-parents, par rapport à sa Maison, et elle dit que ses parents ont assez de problèmes avec leurs familles comme ça. Il y a aussi trois autres filles, Maureen, Moira et Sandra. Moira est un centaure et les centaures dorment debout, alors elle n'a pas de lit mais un espace. Elle dit que c'est le plus confortable qu'elle ait jamais eu, mais l'herbe lui manque un peu. Elle a du mal à monter les escaliers, mais elle veut dormir dans le même dortoir que nous plutôt qu'avoir une chambre au rez-de-chaussée. Il y a d'autres centaures, qui ont préféré cet aménagement. Mais Moira est hyper courageuse. Je suis fière d'être dans la même Maison qu'elle.

Je vous embrasse, et Wendy et Andy aussi. Je vous écrirai bientôt. Vous me manquez,

Lily

PS : Est-ce que je pourrais avoir un hibou, comme Lucy ? Ceux de la volière ne m'aiment pas beaucoup. C'était un peu inquiétant d'entrer dans la volière vue leur agitation.

PPS : Enfin, juste un hibou, hein, pas trois, comme Stanley Dubois. Je ne sais pas comment il fait, surtout que d'après Molly, Lucy lui refile souvent le sien. Elle a aussi dit qu'il se faisait mener par le bout du nez par sa copine, mais ça je n'étais pas sensée l'entendre. Vous le répéter non plus, mais ce n'est pas comme si c'était vraiment un secret. Je veux dire qu'à part oncle Percy, tout le monde le sait.

...

Maman et surtout Papa,

Non mais quelle idée d'avoir un nom de famille qui commence par W ! Je suis passé dans les derniers ! Je ne sais pas si vous savez à quel point c'est désagréable, mais moi je n'ai pas aimé du tout. Enfin, j'ai été réparti à Griffondor. Stoney et Lily aussi, si oncle Harry et tata Ginny ne vous l'ont pas encore dit.

Dans le train, on s'est bien amusé avec James et Fred et Thomas. Ils avaient de nouveaux produits de la boutique. Tu aurais peut-être dû continuer à travailler là-bas, ça aurait été cool. Presque autant que d'avoir un père Auror. T'es cool comme père, Pa (profite, je te le dirais pas tous les jours !). On est aussi allé voir Rose et Albus. Je suis quasi-certain que Scorpius Malfoy craque pour Rose. Il est sympa et il chante super bien, mais je trouve ça un peu dégueulasse. Je crois que je ne veux rien savoir sur cette partie de la vie de ma sœur. J'en ai parlé à Albus, parce que Malfoy est quand même son meilleur ami, et il m'a dit que j'avais raison, qu'il y a des choses qu'il vaut mieux ignorer. Mais je me pose des questions quand même. Je leur aurais bien demandé, mais Lily m'a dit que j'étais nul de les embêter avec ça. Elle m'a dit que ça ne concernait que Rose. Mais Rose est ma sœur, tout de même !

Quand on est retourné dans le compartiment, des quatrièmes années ont un peu embêté Stoney, mais Jeffrey et Hunter Mills sont intervenus. C'est les deux batteurs de notre équipe, et Jeffrey est aussi le capitaine. C'est le genre de personne qui sait se faire respecter. J'aimerais bien être comme eux.

Les garçons de mon dortoir sont cools. Il y a Stoney, bien sûr, et Max, Luke et Roméo. On s'est bien moqué de Romeo, parce qu'il y a une Juliet à Serpentard. Comme quoi, je savais que lire Shakespeare me servirait un jour à quelque chose, tu vois, Pa? Ils ont bien accepté Stoney, mais Romeo et Luke viennent de familles Moldues, donc ils ne savent pas comment ont été traité les elfes chez nous, et l'immeuble où vit la famille de Max emploie des elfes payés, donc il a l'habitude des elfes libres. Les autres m'inquiètent plus.

Je me suis disputé avec Olivia Nott, qui est aussi à Griffondor. Elle m'énerve à dire qu'elle est plus douée que moi en Quidditch. C'est vrai qu'elle m'a battu la semaine dernière, mais moi je dis qu'elle a triché. En plus elle est plus grande que moi, et elle ressemble à un lapin blond et méprisant avec ses grandes dents et son nez relevé. En plus, elle a une tache marron-jaune dans un de ses yeux bleus, c'est vraiment bizarre et même un peu inquiétant. Et surtout elle est plus grande que moi. Mais vous le savez déjà tout ça, vu qu'elle a passé une bonne partie des vacances avec nous. Je ne l'aime vraiment pas cette fille. Je ne comprends pas comment Lily peut être amie avec elle. Maintenant, pour passer du temps avec ma cousine, je vais aussi devoir supporter Nott. Je n'ai pas envie, mais je ne vais pas renoncer à parler à Lily à cause d'elle. Elle aurait l'impression d'avoir gagné.

Je vous embrasse, vous me manquez, mais pas la cuisine de Maman (qu'est-ce que les Elfes de Poudlard cuisinent bien ! Je me suis resservi trois fois de tarte à la mélasse),

Hugo

PS : Vous pourriez m'envoyer mes cartes de Chocogrenouille ? Je les ai oubliées. Elles doivent être dans ma chambre. Quelque part. Et les piles magiques de ma radio, aussi, s'il-vous-plait ?

PPS : Pour votre lunette de WC, il vaut mieux que je vous l'envoie avec un Grand-Duc ou avec une chouette Hulotte ?

...

« Bonjour, vous vous réveillez avec la RITM, il est sept heures du matin et c'est Lee Jordan qui vous parle !

Hier, c'était la rentrée à Poudlard. Beaucoup de parents ont accompagné leurs enfants à la gare de King's Cross, et ce sans qu'aucune intervention des Oubliators n'ait été nécessaire. On ne déplore en effet aucun cas d'ignorance totale de la mode moldue dans la fournée de cette année, juste des fautes de goûts criantes. Je vous applaudis tous pour votre discipline et vous invite à agir de même l'année prochaine !

Pour certains de ces parents, c'était la première fois qu'ils venaient à la gare autrement qu'en tant qu'élèves. Ceux-là ont peut-être déjà reçu une lettre de leur enfant écrite hier soir. Pour les autres, vous devrez sans doute attendre un peu plus longtemps. Ceux qui ne sont plus en première année ont tendance à être moins rapides à écrire à leurs pauvres parents inquiets. L'année dernière, ma femme et moi avons dû attendre une semaine avant que notre cher rejeton daigne nous prévenir qu'il était bien arrivé. Je ne lui en veux pas tant que ça je n'écrivais pas beaucoup à mes parents non plus : ma directrice de maison s'en chargeait à ma place. Je crois que mes parents ne se plaignaient pas tant que ça de mon côté fauteur de trouble.

Mais faisons l'impasse sur mes souvenirs d'enfance, car la rentrée d'hier était historique. En effet, comme vous le savez tous à présent, il n'y avait pas que des humains à rentrer à Poudlard ! De quoi nous faire une belle revue littéraire : Sorciers Alternatifs nous régalent avec en Une l'interview d'une famille d'Elfes de Maison qui ont accompagné pour la première fois hier leur fils à la gare. La Gazette du Sorcier nous offre à lire un article plus classique sur la rentrée, accompagné de quelques photographies (prises par le toujours talentueux Caradoc Warrington) où humains et non-humains se mêlent plus ou moins joyeusement. Quant au Chicaneur, il titre sur les prunes dirigeables et ses dangers. Rien que de très ordinaire de leur part, en fait.

Nous recevons aujourd'hui Hermione Weasley, directrice du Département de Liaison entre Espèces, qui nous parle de la reforme qu'elle a proposée et de son application. Bonjour Mrs Weasley, alors, vos premières impressions ?

-Bonjour Mr Jordan. Mes premières impressions sont assez positives. Il y avait neuf non-humains à la rentrée d'hier, trois elfes de maison, quatre centaures et deux gobelins. Quatre d'entre eux ont été admis en première année. Les cinq autres, qui avaient suivi des cours par correspondance, ont été répartis dans les années qui correspondaient à leur niveau.

-Hier matin, Lord Stoddart était assis sur cette chaise. Il a pointé du doigt le danger de confier nos connaissances à d'autres espèces, et a émis des doutes sur la capacité de celles-ci à respecter la loi du Secret. Que lui répondez-vous ?

-Je rappellerai à Lord Stoddart que ces autres espèces, comme vous dites, se cachent depuis au moins aussi longtemps que nous. Ce n'est pas notre magie qui va changer leurs habitudes de discrétion.

-Et confier des baguettes à des gobelins, ce que nous refusons depuis des siècles, cela vous parait-il une bonne idée ?

-Les gobelins qui ont accepté ces baguettes ont passé un serment inviolable les empêchant de blesser quelqu'un avec en dehors du cas de légitime défense. Donc à moins d'attaquer un gobelin, vous ne risquez rien de plus qu'avec un gobelin sans baguette. Et avec ou sans, il faudrait être idiot pour attaquer un gobelin.

-Effectivement, et merci, Mrs Weasley, de m'avoir accordé cette interview.

-Merci à vous.

-Nous revenons après un morceau des Bizarr' Sisters, Magic Works. J'ai dansé là-dessus à Poudlard. Mrs Weasley aussi d'ailleurs. C'était un morceau inédit à cette époque. Ça ne me rajeunit pas, pas vrai ? »

Au saut du Lit avec Lee, RITM, 2 septembre 2019


Ginny

Ginny esquissa quelques pas de danse en entendant la radio. Harry, qui prenait déjà son café, sourit en la voyant. Il se levait assez tôt pour entendre l'émission de Lee chaque matin, au contraire de sa femme, dont la carrière de chroniqueuse à Quidditch Magazine lui permettait de dormir plus longtemps.

« Lee n'a pas tort. Effectivement, ça ne nous rajeunit pas, dit-elle à son mari.

-Tu n'es peut-être plus aussi jeune, mais tu es toujours aussi belle, lui dit Harry. Et puis je vois plein d'avantage à avoir vieilli, ajouta-t-il.

-Vraiment ?

-Et bien, je n'ai plus Voldemort aux trousses, je n'affronte plus de dragons, on a une famille complètement folle et le meilleur, c'est que je peux me ridiculiser à danser avec toi et pas avec Parvati. C'est donc absolument parfait. »

Ginny éclata de rire en suivant son mari dans sa tentative avortée de valse. Sa joie se fit assourdie dans le cou d'Harry.

Teddy

Dans son lit, Teddy se réveillait, ouvrant des yeux qui, pendant son sommeil, avaient repris leur douce teinte de miel. Il les avait fait passer par toutes les couleurs du spectre hier, tout cela pour faire rire Victoire. Elle l'en avait récompensé en embrassant chacune de ses paupières. Et ce matin-là, il se réveillait à ses côtés, contemplant ses courbes parsemées de ravissantes taches de rousseurs. Victoire se tourna et Teddy en profita pour retracer du doigt les traits de sa copine. Elle posa son regard sur le garçon aux cheveux bruns, toutes ses métamorphoses étant tombées pendant la nuit. Victoire tendit la main et posa le doigt sur le bout du nez de son copain avec un sourire encore endormi.

« Hey, murmura-t-elle. »

Il lui sourit. Un regard au réveil les convainquit qu'ils avaient le temps de se faire encore un câlin. Ils en profitèrent pour replonger sous les draps de Teddy. Le petit-déjeuner et le monde extérieur attendrait bien.

Fleur

Fleur, après avoir transplané sur le porche du 12, square Grimmaurd, s'attacha les cheveux avant d'entrer dans l'ambiance douce-amère de la maison refuge des Amis Lupins, son chien se collant à sa jambe, encore sous le choc du transplanage. Fleur s'arrêta à l'entrée. Pour une fois, une atmosphère d'euphorie régnait. Fleur sentit son cœur se dégager d'un poids en reconnaissant le parfum du bonheur. Il était si rare dans cette maison, porteuse du malheur de ses anciens occupants, les Black, contraints par leur propre orgueil à se conformer à des règles terriblement rigides, auquel s'ajoutait le désespoir des locataires présents, maudits et détruits, et de leurs familles.

Mais ce jour-là, un doux fumet de joie se dégageait de la maison, et même les sens à peine non-humains de Fleur pouvaient le percevoir. C'était dans l'air et elle ne put s'empêcher de sourire, malgré ses inquiétudes. Elle travaillait ici pour ces moments-là. En rejoignant Andromeda dans la salle de préparation, elle comprit qu'elle n'était pas la seule à ressentir un soulagement.

« Je crois bien que c'est la première fois que je ressens autant de bonheur dans cette maison, glissa Andromeda à Fleur.

-Nero est entré à Poudlard ? Il est dans quelle Maison ? demanda Fleur.

-A Serdaigle, comme son père. Rhéa est vraiment très contente. Les autres aussi, mais juste parce que c'est la première fois qu'un loup-garou est officiellement élève de Poudlard.

-Pourtant, il y a bien un professeur qui a été mordu et qui enseigne depuis trois ans, non ? Elle a été accepté à cause de l'ARL et c'est une femme, donc les vieux conservateurs la considèrent assurément comme moins dangereuse, mais ça ne devrais pas être un tel évènement, grommela Fleur, à la fois heureuse de cette victoire et triste du temps nécessaire pour l'obtenir. »

Ron

Ron se tourna vers son suspect. L'apothicaire avait le visage très calme, ce que démentaient ses mains qui se serraient convulsivement. Un tic regrettable, pensa le rouquin, et qui venait confirmer sa première impression. Félix Babil avait bel et bien quelque chose à se reprocher. Le tout était de trouver quoi.

En effet, si l'apothicaire, qui avait pignon sur rue dans la partie la plus fréquentable de l'Allée des Embrumes et se fondait bien dans la semi-légalité du lieu, était connu chez les Aurors pour flirter avec l'illégalité, rien n'avait jamais pu être prouvé contre lui. Et voilà que Ron se retrouvait sur une affaire de trafic d'ingrédients de potion périmés, qui semblait naître chez ce cher Mr Babil, à la grande surprise (affichée) de ce dernier. Ron soupira, se préparant mentalement à la longue, minutieuse et ennuyante enquête qui les attendait, son coéquipier et lui.

Lorsque Harry lui avait donné cette affaire, Ron avait bien compris que son habitude des trafics (on ne tenait pas une boutique comme les sorciers facétieux sans se tenir au courant des cours du marché noir, et Ron reconnaissait avoir gardé cette déplorable, mais utile, habitude) n'était pas la seule raison du choix de son meilleur ami.

L'Auror de première classe Weasley jeta un coup d'œil à son nouveau partenaire et retint un nouveau soupir. Il comprenait bien qu'avoir été choisi pour encadrer un bleu seulement neuf ans après son propre apprentissage était un honneur, mais c'était un honneur dont il se serait bien passé, surtout si c'était pour se voir cantonner à des missions d'un niveau à peine plus haut que l'enquête sur les contrefaçons de Pastilles Néansangs que se coltinait Nott, lui aussi affublé d'un jeune à former. Jolie, d'ailleurs, la gamine que se traînait l'ancien Serpentard, mais Nott n'était pas du genre à conter fleurette à son apprentie. Il avait assez de problèmes entre Zabini et Bullstrode.

Ron, ne souhaitant pas penser à la vie privée tumultueuse de son collègue et ancien camarade de classe, porta son attention sur son bleu. Timothy Sterling, ses A.S.P.I.C.s à peine en poche, lui paraissait scandaleusement jeune, ce qui, de la part de quelqu'un qui affrontait déjà un Troll à onze ans, était un peu l'hôpital qui se fout de la charité, mais passons sur la légère hypocrisie de Mr Weasley. Au moins, pensa celui-ci, Sterling se taisait.

Ron continua à observer son environnement, espérant trouver une bonne raison d'emmener Babil au Ministère, si possible les menottes aux poignets. Son regard tomba sur les chaudrons qui s'alignaient gaiement contre le mur et son visage s'illumina.

« Tu sais, Sterling, dit-il en approchant nonchalamment des chaudrons, mon frère a commencé par travailler au département de la coopération magique internationale quand il est sorti de Poudlard. Comme c'était un débutant, ils l'ont mis sur des dossiers emmerdants, comme l'épaisseur des fonds de chaudrons. Sauf que mon frère…, et bien, disons qu'il a adoré et que pendant toutes les vacances d'été de ma troisième année, il n'a pas arrêté d'en parler. Tu peux croire que j'étais vraiment heureux de retourner à Poudlard, surtout qu'après deux mois, toute la famille était incollable sur les fonds de chaudrons. D'ailleurs, en parlant de ça, Mr Babil, les vôtres me paraissent un peu fins… Ils sont à vendre, n'est-ce pas ? Je crois que vous allez devoir me suivre… Vous savez, ce genre de non-respect des règlements, ça peut vous valoir cent gallions d'amende et un mois de détention… Sterling ! Tu prends ce chaudron. Tu ne lui jette pas de sorts, surtout, ça pourrait contaminer notre preuve. »

George

George recula juste avant l'explosion. Il faillit se retourner pour voir comment allait Fred et se félicita d'avoir juste failli. Puis il leva les yeux au ciel, admirant la tache orange au plafond. Ces citrouilles bondissantes étaient loin d'être prêtes, et Halloween se rapprochait à grands pas. Un Recurvite plus tard, le plafond avait retrouvé sa couleur d'origine, et George se remit au travail dans son arrière-boutique. A côté, il entendait August Bergson, son vendeur, qui s'occupait de la boutique, à présent presque vide, la plupart des clients étant rentrés à Poudlard la veille. George le savait assez, et c'était bien la seule chose qui l'avait convaincu d'aller s'enfermer dans son atelier. Ça, et l'approche d'Halloween et l'absence de Roxanne et de Freddie.

George n'aurait jamais pensé que ses enfants compteraient autant pour lui. De toute façon, à la mort de son frère, il ne pensait pas que qui que ce soit pourrait un jour compter pour lui. Alors, quand il avait croisé Angelina à l'enterrement, il avait été surpris de s'intéresser à nouveau à quelque chose. D'abord, ça avait été pour cette surprise qu'il avait accepté de la revoir. Et puis il s'était rendu compte qu'elle était jolie, avec sa peau brune, ses grands yeux noirs et ses cheveux crépus, qu'elle était intelligente, et aussi dotée d'un sacré sens de l'humour. Elle était un peu brisée aussi, le cœur complètement saccagé par l'amour et la mort. Jamais elle ne s'était laissée aller à l'appeler Fred. Jamais il ne s'était laissé aller à croire qu'il n'était qu'une doublure. Il s'était posé la question, au départ, et elle aussi, mas ce qu'ils avaient les rendaient heureux, et aucun des deux ne se plaignait du fantôme de Fred.

Roxanne état née en ouvrant des yeux noirs et étonnés. Lorsqu'il la prit dans ses bras, George s'étonna d'avoir pu être le père d'un petit être aussi calme. Étrange alchimie qui avait neutralisé ses gènes de trouble-fête et posé un nouveau baume sur leur blessure. Freddie, lui, tout au contraire, s'affirma dès sa naissance comme le digne héritier de son père et de son oncle, apportant avec lui une nouvelle génération de roublardise. Ses deux enfants, aussi contraires que l'eau et l'huile, devinrent rapidement la prunelle des yeux de leur père. Sauf qu'ils étaient partis jusqu'aux vacances et que George se retrouvait plongé jusqu'au cou dans son travail, espérant oublier ainsi sa sensation d'abandon.

George travailla ainsi toute la matinée, oubliant complètement le monde extérieur et se concentrant exclusivement sur sa citrouille, voulant doser avec précision les explosifs nécessaires à son projet. Angelina le tira de son labo à midi tapante, le kidnappant pour qu'il déjeune avec elle. Il grommela un peu pour la forme, mais fit signe à August de fermer la boutique et de prendre sa pause. George passa un bras autour de la taille de sa femme, et ils partirent tous les deux manger un morceau.

Percy

La Cheminoconférence tirait à sa fin (et Percy en remerciait Merlin, ses genoux étaient en capilotade, malgré les sorts de matelassage qu'il avait lancés sur le sol avant de s'installer), lorsque son homologue français posa la question fatidique.

« Faudra-t-il de nouvelles normes pour les non-humains ? »

Percy haussa un sourcil et se retint de se frapper la tête contre le sol. Chacun de leur côté, ses homologues se disputaient, juraient et hurlaient que leurs stands étaient tout à fait sûrs pour tout le monde, par Merlin, par Morgane et par la Déesse ! La Foire Internationale était encore loin d'être prête, pensa Percy, en regrettant que ce soit au tour de la Grande-Bretagne de l'organiser. Ce n'allait pas être la dernière fois, supposa-t-il avec résignation.

Teddy

Au square Grimmaurd, Teddy et Victoire étaient arrivés juste à temps pour aider à débarrasser la table de la cuisine. Ils firent mine de ne pas remarquer les mimiques goguenardes de certains des pensionnaires, habitués qu'ils étaient à passer une bonne partie de leur temps avec des gens au sens plus développés que la moyenne. Après tout, cette association avait d'abord été créée pour eux.

Victoire avait découvert sa vocation dans cette maison. La lente préparation de la potion Tue-loup et la précipitation, chaque mois, pour vérifier que chacun avait sa dose, l'intéressaient depuis qu'elle savait marcher. Mais ce qu'elle avait toujours préféré, c'était l'après pleine lune, lorsque sa mère et Andromeda et d'autres soigneurs volontaires faisaient le tour des locataires et de ceux qui vivaient à l'extérieur. C'est en voyant les blessures guérir, en entendant les mots d'apaisements, en sentant le soulagement des patients que Victoire avait décidé de devenir Medicomage.

Teddy… Teddy lui, s'y était rapproché du fantôme de son père, et plus précisément de sa part tourmentée. La fréquentation de gens maudits comme lui avait permis au jeune garçon qu'il était de comprendre comment son père était devenu ce héros discret dont son parrain et sa grand-mère lui parlait, où cet homme, auquel la société sorcière avait presque retiré le droit d'être humain, avait trouvé le courage de se battre et de mourir, d'aimer et de vivre. Quel était la nature de cet homme que sa mère avait aimé de toute son âme. Car ce portrait du père dressait aussi, en filigrane, celui de la mère. Et ses parents se mettaient alors à vivre dans sa tête et dans son cœur, autrement que comme des histoires à moitié racontées, autrement que comme des inconnus à l'air familier, ceux qu'il cherchait désespérément dans son reflet.

Cette Maison dédiée aux monstres était pour eux, car monstres, ils l'étaient. Hybrides d'hybrides, anormaux parmi les anormaux. Un jour, Teddy avait entendu Fleur dire à sa grand-mère, à la Black impie, que les hommes acceptaient mieux les non-humains quand ils étaient beaux, mais qu'ils n'oubliaient pas pour autant leur crainte et leur haine. Fleur y avait fait face, perdant son innocence et une partie de sa confiance en elle. Teddy aimait déjà Victoire quand il l'avait entendu. Il l'aimait depuis toujours. Et depuis il se demandait ce qu'elle était. Ce qu'il était aussi. En quelle mesure étaient-ils humains ?

Harry

Harry posa la tête contre la table de la cuisine, gémissant à moitié à cause de la douleur qui pilonnait ses tempes. Il posa ses mains contre les côtés de son crâne, effectuant de petits cercles du bout des doigts, espérant ainsi faire passer son mal. Il songea un instant qu'il avait au moins la chance de ne pas avoir à supporter les cris des enfants, pour une fois heureux que Poudlard soit si loin.

Il sentit un mouvement dans la pièce et leva les yeux, vigilant, baguette à la main, ses réflexes tournant à plein régime. Andy se tenait à côté de la table, hésitant sur la conduite à tenir, les yeux exorbités et les oreilles un rien aplaties. Harry savait que l'Elfe de maison aurait pu passer sans qu'il le remarque. A la place, celui-ci avait préféré l'aider, malgré sa gêne, sa timidité et son conditionnement. L'Auror lui en fut reconnaissant. Il rengaina sa baguette immédiatement, se souvenant de la peur d'Andy face aux sorciers. Cette peur, quinze ans chez les Potter n'avaient pas suffi à la calmer véritablement.

« Il y a des émeutes sur le Chemin de Traverse, Mr Harry ? »

Harry sourit à ce titre, une plaisanterie entre eux. Andy tenait mordicus à l'appeler Mr, tandis que lui voulait tout autant à ce qu'on l'appelle par son prénom. Leur obstination étant égale, ils avaient décidés d'un compromis qui seyait bien à la maisonnée, à la fois élégante et familière. Le « Mr Harry » d'Andy prouvait au chef des Aurors qu'il était enfin rentré à la maison.

Revenant au présent, Harry grimaça.

« Devant chez Ollivander et devant Gringotts. Certaines réformes passent mal, répondit-il.

-Voulez-vous que je vous sorte la moto, Mr Harry ?

-Je vais m'en occuper, merci Andy. Un tour dehors me feras le plus grand bien.»

Ron

L'Auror roux sirotait son café, les yeux cernés. Babil avait tenu dix heures, faisant mentir son nom. Il était resté silencieux, et Ron voyait avec une pointe d'angoisse arriver le moment où l'apothicaire pourrait demander un avocat. Il leur restait deux heures pour le faire parler, et ils étaient au point mort.

Dans la salle d'interrogatoire, Babil tapotait du bout des doigts, et Ron décida qu'il en avait assez. Il était temps de sortir les grands moyens. Il saisit quelques parchemins vierges, qu'il ensorcela pour leur donner l'aspect de documents officiels et secrets. Puis il fit signe a Sterling de le suivre.

Il s'installa face au suspect, l'air grave, et attendit quelques minutes avant de commencer à parler. La tension était à son comble lorsqu'il ouvrit son faux dossier, faisant mine de trouver son contenu terriblement intéressant. Il releva ensuite les yeux, fixant avec toute l'amertume possible l'apothicaire en face de lui. Celui-ci tentait de cacher son angoisse, mais ses mains le trahissaient à nouveau.

« Dossier intéressant, murmura Ron. 1998, l'Allée des Embrumes. Vous y étiez, n'est-ce-pas ?

-Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, commença Babil. J'ai ouvert ma boutique en 1983, c'est vrai, mais…

-Vous le savez très bien. Ces dix moldues qui ont perdu la mémoire…

-Ce n'était pas moi ! Je l'ai déjà dit aux Aurors à ce moment !

-Mais nous étions débordé à cette époque, susurra Ron. Je me demande ce que nous trouverions maintenant… Je devrais peut-être faire rouvrir l'enquête, pas vrai Sterling, ajouta-t-il en se tournant vers son collègue.

-C'est vrai que le contre sort du sortilège d'Amnésie est tout à fait au point, renchérit le jeune Auror.

-Mais puisque je vous dis que je n'ai rien à voir là-dedans, répliqua Babil, une angoisse sourde dans la voix.

-L'important, ce n'est pas ce que tu dis. C'est ce que je dis, moi, lui dit Ron en se penchant sur la table. »

Babil se mit à table.

Hermione

Mrs Weasley bailla. La matinée était déjà bien avancée et la pile de dossiers sur son bureau avait diminué de moitié. Mais la moitié qui restait était si gigantesque, si gargantuesque. Montagne de parchemins, de mots, de mots vides de sens. Tout ça pour quoi, hein ? Pour chaque pas en avant qu'elle faisait faire à son monde, elle sentait le poids de tous ces gens qui voudraient qu'elle s'arrête, qu'elle ne bouge plus, qu'elle disparaisse. La première fois qu'ils avaient sauvé le monde était la plus simple. C'étaient les vingt-unes années suivantes qui avaient été dures. C'étaient ces années-là qui se lisaient sur son visage, sur ses rides, ses cheveux blancs et ses pattes d'oies.

Peut-être qu'elle devrait arrêter. Ne plus rien faire, s'immobiliser, se reposer, dormir enfin. Laisser le monde se débrouiller sans elle. Après tout, il avait réussi à tenir jusqu'à maintenant. Il tiendrait encore. Il serait encore debout longtemps après elle.

Hermione secoua la tête. Qui croyait-elle tromper avec ces mots, avec ses maux ? Elle-même, peut-être. Pure folie. Elle dormirait quand elle serait morte. Mais ça ne l'empêchait pas de faire une petite pause. C'était l'heure du déjeuner, après tout. Et elle en connaissait deux autres qui auraient bien besoin de souffler un peu aussi.

Victoire

D'un geste sûr, tenant fermement sa baguette, la jolie blonde ouvrit le cadavre devant elle. Deux sorts bien placés plus tard, elle avait soulevé les diverses couches d'épiderme et de graisse, mettant à jour les muscles. Elle offrait un étrange tableau, beauté absolue et détachée côte-à-côte avec ce tout récent écorché anatomique. Le silence était quasi-total.

« Beau travail, Victoire, lui lança Mr Knogler, son professeur. Maintenant, remet tout en place, referme-le et laisse la place à Emily. »

Victoire s'exécuta avec un doux sourire. Le cours d'anatomie était du tout cuit, ce semestre.

Ron

L'Auror passa la main dans ses cheveux roux, affectant une nonchalance feinte. Le regard insistant de son… Bleu ne l'avait pas lâché depuis la veille. Il fallait que ça cesse. Il était un homme marié, par le caleçon de Merlin (il fallait vraiment qu'il trouve de nouveaux jurons. Quelque chose qui n'implique pas les sous-vêtements de Merlin. Hermione n'appréciait pas vraiment) ! Blagues à part, Sterling semblait soucieux. Ron en eut assez et lui intima de dire ce qu'il avait sur le cœur.

« Ce que vous avez dit à Babil, hier…

-Je lui ai beaucoup parlé, répondit le rouquin, faisant mine de ne pas comprendre.

-Sur le fait que ce que vous pouviez l'envoyer en prison d'un claquement de doigt… C'était vrai ? Vous l'auriez fait ? »

Ron se retourna, faisant enfin face au bleu. Sterling était tendu, sérieux, comme s'il savait que son avenir pouvait dépendre de cette discussion.

« Tu sais ce que c'est le courage, lui demanda Ron ? Ce n'est pas être téméraire et foncer sans réfléchir, ça c'est de la connerie. Le courage, le vrai courage, c'est savoir s'oublier, c'est être prêt à mourir pour ce qui doit être fait. Après ça, tous les honneurs du monde n'ont aucune saveur. Les seules choses qui comptent, c'est tous les petits bonheurs qui te rappellent que tu n'es pas encore mort, toutes ces joies qui te font oublier que tes cauchemars n'en sont pas, que tu as vraiment fuis, que ces cris ont bel et bien retenti contre les grilles de ta prison et que tu ne pouvais vraiment rien faire pour sauver la femme que tu aimes, que tous ces cadavres étaient vraiment ceux des gens que tu chérissais, que ton frère est vraiment mort sous tes yeux et que tu as juste pu cacher son corps... »

Ron dû s'interrompre pour chasser les larmes de ses yeux. Il reprit quelques secondes plus tard, la voix à nouveau neutre.

« Oui, la souffrance permet de relativiser les choses. L'attrait du pouvoir, par exemple... En effet, j'aurais pu faire emprisonner Babil. Mais en faisant ça, je serais devenu un de ces monstres qui peuplent mes cauchemars. Je n'aurais plus pu me regarder en face. Je serais mort et pour moi, et pour mes amis, qui m'auraient condamné sans hésiter une seule seconde. Cette action aurait fait de moi un homme que je n'aimerais pas connaître.

Mais il faut que tu saches une chose, reprit Ron avec un sourire rusé sur les lèvres, tu as le droit de mentir au suspect. C'est la première règle à connaître lors d'un interrogatoire.»

Harry

La tête penchée sur trois rapports à la fois, Harry faillit ne pas entendre l'entrée de son assistante. Faillit seulement. Il se redressa, baguette à la main, pour faire face à l'air plus que blasé de Wye Ollerton. La jeune femme, du haut de son mètre quarante, le toisait avec le même regard désabusé et totalement désintéressé qu'elle portait sur le monde.

« Wye, grogna Harry, sans espoir, combien de fois vous ais-je dit de vous annoncer avant d'entrer ? Vous allez vous prendre un maléfice, un jour ! »

Wye ne répondit pas et s'effaça, laissant passer la femme qui la suivait.

« Toujours aussi causante, ta secrétaire, lança Hermione avec calme.

-Mais elle travaille bien. Et Ginny est heureuse de savoir que mon assistante ne me retiendra pas au travail.

-Je crois que Ginny le savais déjà. Tu viens ?

-Serait-ce un enlèvement, Mrs Weasley, lui demanda-t-il avec un sourire ?

-Plutôt un sauvetage, répliqua-t-elle. Je viens soustraire mon mari et mon meilleur ami à leurs obligations pour aller manger un morceau.

-Ça doit pouvoir s'arranger. »


Voila pour le deuxième chapitre qui est donc un chapitre "hors-Poudlard". Le prochain se passera à Poudlard et aura pour héros la nouvelle génération. Vous y découvrirez de nouveaux personnages et d'autres très anciens. Je peux vous promettre des changements pour nos sorciers favoris. Mais je ne peux rien vous promettre 'un point de vue date, parce que le chapitre 3, Sons of Sun, est encore en cours d'écriture (5000 mots sont écrits, mais je sais que je suis loin d'avoir fini ce chapitre). Il devrait normalement arriver au plus tard au mois d'août.

Enfin, pour vous faire saliver, bande-annonce:

Louis était là, et c'était elle qu'il regardait avec cette attention soutenue. C'était tout ce qui comptait.

Elle faillit ne pas entendre les cris en provenance du couloir.

...

Elle serra les poings. Potter était là, avec ses cheveux châtains artistiquement décoiffés, ses trois taches de rousseur sur le bout du nez et ses yeux noisettes. Il était là, juste en face, et elle n'avait qu'une envie, le cribler de coups, briser chacun de ses os, le réduire en bouillie.

...

En entendant cette voix, Hugo ferma les yeux et soupira un bon coup. Pas elle... Et bien si. Nott arrivait. Cette grande perche blonde se dirigeait vers eux avec un grand sourire. Sourire qui se figea lorsqu'elle croisa le regard d'Hugo. Elle fronça alors le nez avec mépris, accentuant ainsi sa ressemblance avec un lapin psychopathe.

...

« Qu'est-ce que tu as ?

-Si je te le disais, je devrais te tuer, répondit-il avec un sourire moqueur. »

...

« Cela fait toujours aussi bizarre d'être mort, lui glissa Fred.

-Je sais, lui murmura James en réponse. »

Oui, je sais, certain de ces morceaux de phrases sont du pur sadisme ^^.