Déjà, merci à mes trois revieweuses je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un commente et aime cette histoire :) (d'ailleurs vu le nombre de lectures, les timides du fond devraient se manifester, voui je sais qu'il y en a plein ! N'hésitez pas à laisser votre avis :p)

Pepoune : Roh flute, j'étais prête à te faire un dessin et à te parle de choux et de fleurs x) Mais bref, tu as la réponse dans ce chapitre, mais tu avais la bonne réponse alors bravo !

Calimero : C'est clair que pour "lui", le suspens est pas vraiment là, d'ailleurs le titre du deuxième chapitre est juste éloquent puis ce sont les pensées de Scorpius qu'on va suivre un chapitre sur deux alors bon :) Ahahah, j'suis vicieuse hein de couper à cet endroit là ? (et t'as pas encore vu la coupure du deuxième chapitre).


La journée de Scorpius avait pourtant bien commencé. Le mercredi était son jour de repos et il en profitait allégrement lui qui travaillait toute la semaine, et parfois même le week-end. Sa formation de Médicomage lui prenait tout son temps, surtout celui qu'il n'avait pas, et il était rare qu'il dorme plus de six heures d'affilées. Alors oui, le mercredi était un jour de délivrance pour lui, même s'il adorait ce qu'il faisait.

Il en avait profité pour faire la grasse matinée, jusqu'à neuf heures et avait ensuite rejoint Albus Potter et sa petite sœur, Lily, pour faire des emplettes sur le chemin de traverse. Il connaissait Albus depuis sa première année à Poudlard, depuis qu'ils avaient tout deux été réparti à Serpentard. Au début, le doux Albus avait semblé hébété et terriblement déçu d'appartenir à la maison des serpents mais son amitié avec Scorpius l'avait fait changer d'avis. A eux deux, ils avaient traversé les années, soudés et même lorsqu'Albus avait finalement appris d'où provenait l'inimitié entre leurs parents respectifs, il ne l'avait pas laissé tomber. Leur seule dispute avait été en sixième année, lorsqu'Albus avait surpris Scorpius en train d'embrasser Lily.

Ils avaient eut une terrible dispute ce jour là à la fin de laquelle Scorpius avait promis de ne plus jamais approcher Lily. Celle-ci avait beau eu hurler contre son frère, contre lui, aucun des deux n'avait changé d'avis. Depuis, quatre ans étaient passés, et si Scorpius avait accumulé plus ou moins de conquêtes, il n'avait plus jamais touché quelqu'un de la famille à son meilleur ami. Celui-ci avait fini par oublier, du moins Scorpius le supposait, l'aventure qu'il avait eu avec sa sœur, et, souvent, il l'amenait pendant leurs rencontres. Lily et Scorpius avaient fini par devenir très proche et même si ce dernier sentait que les sentiments qu'elle avait eu pour lui ne demander qu'à renaître il n'avait jamais rien fait pour l'encourager, s'en portant mieux ainsi.

Quand à Rose, cela faisait plus de trois semaines qu'il ne l'avait pas vue. Depuis cette fameuse soirée, ennuyante à mourir, à laquelle ils avaient tous deux été conviés. Rose était la cousine d'Albus mais aussi sa meilleure amie. Cela incluait le fait qu'il avait dû la supporter à Poudlard, apprendre à la connaître et l'apprécier finalement. Ils n'avaient jamais été très proches mais avaient passé de très bons moments ensembles.

Comme la soirée d'il y a trois semaines.

- Scorpius je suis enceinte.

Elle avait l'air dévasté. Lui, dégluti. Il aurait du se douter qu'une mauvaise nouvelle allait encore lui tomber dessus. Depuis le départ d'Anneth, rien ne tournait rond de toute façon.

- Qui … qui … de ?
- Toi, abruti, répondit-elle en le fusillant du regard. Qui d'autre ?

Scorpius faillit littéralement s'effondrer. Enceinte ? De … lui ? Elle en était certaine ? Il n'y avait pas une infime possibilité pour que la faute retombe sur un autre ?

- J'en suis sûre, ajouta t'elle comme si elle avait lu dans ses pensées.

Il faillit lui hurler dessus, lui dire de partir pour ne plus jamais revenir, mais son éducation avait fait de Scorpius quelqu'un qui avait le sens des convenances. Il fit signe à Rose d'entrer, ignorant les larmes qui lui coulaient sur les joues. Elle n'était pas vraiment à son avantage aujourd'hui et il se demanda comment il avait pu faire ça avec elle. Les souvenirs remontèrent dans son esprit avec un malaise certain.

Samedi 02 mai 2027. Les sorciers commémorait l'anniversaire de la chute de Voldemort et, en temps que fils de Mangemort repenti, Scorpius avait été tenu d'y assister. Déjà que les affaires de son père n'étaient pas au beau fixe en ce moment, il n'osait imaginer le scandale que ce dernier aurait fait si le Serpentard avait séché la cérémonie. Heureusement pour lui, Albus était présent, ainsi que plusieurs de ces anciens camarades de Poudlard.

Après avoir salué toutes les relations importantes de son père, Scorpius était allé saluer son ami qui discutait avec Rose et ses parents, Ron et Hermione Weasley, deux figures de la résistance à l'époque. C'était eux qui avaient aidé Harry Potter, le survivant, à se débarrasser de Voldemort. Même si Scorpius comprenait l'importance de ce genre de cérémonie pour ceux qui avaient vécu la guerre, lui n'en n'avait cure. Il n'était même pas né à l'époque.

Comme à leur habitude M. et Mme Weasley, qu'il avait rencontrés à plusieurs reprises lorsqu'il se rendait chez les Potter, avaient été plutôt secs. On sentait qu'ils n'appréciaient pas vraiment Scorpius, qu'ils n'avaient pas vraiment oublier les erreurs de son père. Scorpius, lui non plus, ne les aimait pas. Il n'aimait pas les personnes qui rendaient des jugements sur les autres sans même les connaître.

Il s'était alors éloigné d'eux, en compagnie d'Albus et Rose, cette dernière étant étrangement silencieuse. Il se souvint s'être demandé si elle avait des problèmes puis avoir éludé la question, décidant que ce n'était pas ses affaires. Et puis, lors des traditionnelles danses, lorsqu'il l'avait vu regarder d'un œil morne un grand gaillard aux cheveux châtains, dans les bras d'une fille filiforme aux cheveux hirsutes, il avait compris. Rose avait un chagrin d'amour.
Albus s'était éloigné pour faire danser sa fiancée, Olivia McKennitt un petit bout de femme aux joues rondes qui était dans la même année qu'eux à Poudlard et qu'il fréquentait depuis quelques années maintenant.

Il avait proposé à Rose d'aller lui chercher à boire, galant. Elle lui avait rétorqué de plutôt amener la bouteille entière. Scorpius avait ri mais pas obtempéré. Qu'aurait dit son père s'il l'avait aperçu, une bouteille à la main en compagnie d'une Weasley. Même si l'amitié de Scorpius avec Albus l'arrangeait plutôt, il n'était pas prêt à accepter plus

Ainsi Scorpius s'était retrouvé à faire plusieurs allés retours entre le buffet et Rose qui enchainait les verres à une vitesse qu'il n'aurait pas cru pouvoir être capable pour une fille. Elle avait une bonne descente. Elle était malheureuse. Lui aussi. Il avait bu autant qu'elle mais était pourtant moins « pompette ». Lorsqu'il avait estimé que Rose n'était plus capable de dissimuler son état à qui que ce soit, Scorpius l'avait entrainé au dehors, la forçant à s'asseoir sur le premier banc venu. Lui-même s'était installé à ses cotés, se sentant tituber. Il avait bu plus qu'il n'avait cru. Il ne fallait surtout pas qu'il croise son père dans son état.

- La vie, c'est nul, avait dit Rose en s'affalant sur le banc.

Sa tête reposait maintenant sur les jambes de Scorpius qui, l'alcool aidant, ne s'en formalisa pas.

- C'est profond, s'était-il moqué.
- Pourquoi l'amour est si compliqué ? Pourquoi quand une fille aime un garçon, le garçon ne l'aime pas lui aussi ? On devrait pouvoir forcer les gens à nous aimer.
- Petite capricieuse, avait sourit Scorpius en lui caressant le haut du front. Tu ne peux forcer personne à t'aimer.

Elle transpirait, l'endroit était humide. Pourtant il ne retira pas sa main, il se sentait bien.

- J'aimerais bien … être heureuse, avait-elle soufflée.
- Un jour, lui avait promit Scorpius.

Il s'en souvenait comme si c'était hier. Rose avait agrippé sa main, la soulevant quelque peu, avant de se relever maladroitement. Elle l'avait regardé droit dans les yeux, l'air implorant. Il se souvint avoir pensé qu'elle avait les yeux bleus. Comme Anneth. De magnifiques yeux bleus où on pouvait lire toute la détresse du monde. C'était à cause de ses yeux qu'il avait flanché, de ses beaux yeux bleus. Il s'était penché vers elle, avait tenté d'ignorer l'odeur d'alcool qui se dégageait de sa bouche et l'avait embrassé. C'était doux, chaud et sucré, mais ça n'avait pas la même magie qu'avec Anneth. C'était seulement bien.

Très vite, les baisers s'étaient fait plus enflammés, très vite les mains de Rose étaient devenues baladeuses. Trop pour l'endroit au goût de Scorpius, qui ne tenait pas à voir débarquer Albus, ou pire l'un des parents de Rose. Celle-ci paraissait avoir compris son malaise, car elle murmura, d'un ton qui se voulait charmeur mais qui était ridicule.

- Amène-moi chez toi.
- Tu es sûre ?
- Oui.

Scorpius avait transplané devant sa maisonnette, essayant d'ignorer le regard noir de reproche d'Albus qui se baladait dans son esprit. Il avait l'impression d'être revenu plusieurs années en arrière alors qu'il flirtait avec la petite sœur de son meilleur ami. Alors qu'il avait lâché son amie devant la petite maison blanche qu'il habitait, il se força à se reconcentrer sur elle, tentant d'ignorer Albus. Il ne faisait rien de mal. Elle non plus. Il aimait toujours Anneth et Rose était apparemment amoureuse du bellâtre qu'il avait remarqué durant la soirée. Ils étaient juste deux amis qui avaient besoin de tendresse, de réconfort.

Pour l'instant, le visage de Rose avait pris une teinte verdâtre, elle ne devait pas bien supporter le transplanage. Surtout après avoir bu. Il avait ouvert la porte de sa maison, l'invitant à rentrer d'un geste de la main. Elle avait paru hésiter. Peut-être les effets de l'alcool s'étaient-ils atténués, Scorpius n'en savait rien. Lui, avait besoin de tendresse.

- Fais-moi confiance, lui avait-il dit en plongeant ses yeux gris dans les siens.

Finalement Rose avait hoché la tête, passant le pas de la porte. Scorpius avait fermé lentement la porte d'entrée avant de se retourner vers son amie d'enfance. Il ne s'était préoccupé de rien d'autre que de leur plaisir cette nuit là.

Après cette soirée, Scorpius n'avait pas revu Rose. Ce n'était pas étonnant, ils ne se voyaient que très peu depuis la fin de leurs études et seulement avec Albus.

Il invita Rose à s'asseoir dans l'un des deux fauteuils qui occupaient l'espace salon de chez lui et se laissa tomber dans le deuxième, toujours sous le choc. Pendant quelques minutes, ils ne firent rien d'autre que de se dévisager en chien de faïence. Il lui sembla que si Rose avait pu le tuer d'un simple regard, elle ne se serait pas gênée.

Evidemment, la nouvelle devait être dure à avaler, elle ne devait pas avoir eut le temps de la digérer. Pour Scorpius aussi, ça tombait mal. Il avait réussit à instaurer un semblant de dialogue avec Anneth et sentait qu'il était sur le point de la récupérer. Oui, ça tombait vraiment mal.

- Depuis quand tu le sais ? l'interrogea t'il finalement.
- Ce matin.

Au moins elle n'avait pas tenté de lui cacher. Scorpius se demanda comment il aurait réagit si Rose avait accouché de son fils sans qu'il ne soit au courant. Il aurait été en colère, très en colère.

- Fais-moi confiance, murmura t'elle en le fusillant du regard.
- Quoi ?
- FAIS-MOI CONFIANCE, commença t'elle à hurler. C'est ce que tu m'as dit avant de me … de me sauter ! Tout ça c'est TA FAUTE !

L'hystérie de la jeune fille ne semblait que commencer car elle se leva, pointant un doigt accusateur à l'encontre de Scorpius. Celui-ci se leva à son tour la défiant du regard. Il n'allait pas se laisser insulter par une femme, surtout lorsque les insultes n'étaient pas justifiées.

- MA FAUTE ? s'énerva-t-il à son tour. Je ne suis pas tout seul dans l'histoire, je n'étais pas tout seul ce soir là que je sache !
- Tu m'avais dit de te faire confiance, cracha Rose en essuyant ses larmes. Tu …
- Et toi ? T'es pas assez grande pour … éviter ce genre de chose ? Ta mère ne t'as donc jamais rien appris ?
- Ne me parle pas de ma mère.

La colère de la jeune fille retomba sur le coup. Elle se laissa tomber dans le fauteuil où elle était assise quelques minutes plus tôt et Scorpius la regarda, les yeux emplis de pitié.

Sa mère. Son père. Il se demanda comment les Weasley allaient réagir. Et puis il visualisa le visage de son propre père qui serait sans nul doute furieux. Il crierait, il hurlerait et puis sa mère finirait par le calmer, comme d'habitude. Astoria Malefoy avait une emprise certaine sur son mari. Pour la première fois chez les Malefoy, ce n'était pas un mariage arrangé. Son père aimait vraiment sa mère, et ne s'énervait jamais contre elle. Il l'écoutait même. Oui, sa mère était son meilleur atout. Il savait qu'il pourrait compter sur elle pour calmer son père.

Mais pour les parents de Rose … elle avait sûrement raison de redouter leur réaction. Son père, surtout. Cela n'étonnerait même pas Scorpius qu'il fasse une attaque en apprenant la nouvelle.

L'ancien Serpentard s'assit sur l'accoudoir du fauteuil où se trouvait Rose, posant une main douce sur son épaule, qu'il tenta de rendre réconfortante. Elle le repoussa, en soupirant.

- Tu ne prends pas … enfin … tu sais …
- Si, le coupa Rose. Mais une potion du lendemain n'a apparemment aucune chance contre Rose-la-malchance.

Les deux jeunes gens esquissèrent un sourire forcé, pour se décontracter. Puis, Scorpius se souvint de sa bonne éducation et alla chercher un sirop de cerise pour Rose, prenant lui-même un doigt de Whisky. Elle lorgna sur son verre, parut hésiter à le rabrouer, puis haussa les épaules, avant de boire à grandes gorgées.

- Alors, commença Scorpius. Je … je peux venir avec toi tu sais, si tu veux …
- Où ça ? s'enquit Rose, l'air soupçonneux.
- Tes parents. Il faut bien les prévenir.

Scorpius vit la bouche de Rose s'affaisser et ses yeux s'assombrirent. Il s'imaginait qu'elle redoutait ce moment et posa une nouvelle fois sa main sur l'épaule de Rose. Elle le repoussa à nouveau et se leva, le toisant du regard.

- Scorpius … tu n'as pas compris … je …
- Quoi ?
- Je ne veux pas de … de ce … de notre … enfin, tu m'as compris.


Bon, maintenant on va entrer dans le vif du sujet. Je voulais prévenir certains que le thème de l'avortement va être plus ou moins abordé (plus que moins d'ailleurs), et je sais qu'il y'en a qui peuvent trouver ça choquant etc ... mais y'a tellement peu de fics qui en parlent, alors que je trouve ça important. Dans la vraie vie, des nanas avortent tous les jours et Rose se doit de penser à cette éventualité, surtout dans le contexte actuel. Donc, au moins vous êtes prévenus pour la suite ;)

Merci de m'avoir lu.