Salut, voici le chapitre 2. Je n'ai pas eu de commentaire pour le premier mais je suis persévérante et j'espère encore que quelqu'un passera par là pour lire et commenter.

Bonne lecture :)


— Je ne vois pas pourquoi tu n'as pas voulu qu'on prenne ma voiture, râla Dean lorsque Gi gara la voiture de location devant chez madame Clark.
— C'est moi qui viens la voir. Tu n'es là qu'en spectateur, donc on prend ma voiture.
— Peut-être, mais ma voiture est beaucoup classe. Et confortable.
— C'est bon, t'as fini de râler ? On peut y aller ?
— Je n'attends que toi.
Ils descendirent de voiture et sonnèrent à la porte de la famille Clark. Il fallut moins d'une minute pour que la porte s'ouvre. Il s'agissait d'ailleurs de la personne qu'ils venaient voir.
— Madame Clark... commença Gi.
— Je vous ai déjà dit que la police a commencé à faire son travail et qu'ils n'ont pas besoin de vous.
— Je comprends et je ne veux pas m'interposer mais j'ai une petite question...
— Allez-vous en, dit madame Clark en refermant la porte.
Mais Gi fut assez vive pour retenir la porte, se glisser un peu dans l'entrebâillement et attraper le poignet de la dame. Cette dernière suspendit son geste, regarda son poignet et regarda Gi.
— S'il vous plaît, madame Clark.
La dame sourit à Gi et se radoucit instantanément. Elle ouvrit grand la porte et les invita à entrer. Il fallut quelques secondes à Dean pour qu'il comprenne ce qu'il se passait.
— Ferme la bouche, lui glissa Gi.

Ils étaient installés dans le salon.
— Je vous remercie, madame Clark, nous ne voulons rien, dit Gi. Juste un petit peu de votre temps pour répondre à quelques questions.
— Evidemment, dites-moi.
— On se demandait si Megan avait une raison quelconque de se rendre dans le quartier est, demanda Dean.
La mère regarda le chasseur, les sourcils froncés.
— Et vous êtes... ?
— Oh, moi... Je travaille pour le FBI en temps normal mais je ne suis là qu'en spectateur, aujourd'hui.
La femme parut interdite.
— Bravo, champion, souffla Gi. Le quartier est, madame ?
La mère cligna des yeux et les reporta sur Gi.
— Oui... oui, elle y allait ces derniers temps avec ses amies. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Il faudrait demander à Sydney, sa meilleure amie.
— Et où peut-on trouver Sydney ?
— Elle habite à moins d'un pâté de maison. Sydney O'Donnel.
— Très bien. Merci madame Clark, dit Gi en se levant. J'espère que les policiers retrouveront votre fille très vite.
— Merci, dit la femme d'un air absent.
Gi incita Dean à se lever
— On va y aller. A bientôt, madame et encore merci.
Ils étaient sortis avant que la femme ne s'en soit rendu compte.
— Tu peux m'expliquer pourquoi on est partis si vite ? demanda tranquillement le chasseur en montant dans la voiture.
Gi prit le temps de s'installer au volant et de s'attacher avant de répondre.
— Quelque chose me dit qu'elle n'est pas loin d'appeler les flics.
Dean regarda Gi de côté pendant qu'elle démarrait.
— Que s'est-il passé lorsqu'elle a ouvert ?
— Elle nous a jeté.
— Elle t'a jeté, oui. Et après ?
Gi prit une seconde avant de répondre.
— Elle a changé d'avis.
— Pourquoi ?
Une autre seconde passa.
— J'ai été persuasive et polie.
Gi semblait absorbée par la route. Dean l'observait encore avec insistance.

Ils se retrouvèrent devant la maison O'Donnel moins de cinq minutes plus tard.
— Bonjour, je suis Rita Dubois et voici M. Smith, sourit Gi. Est-ce que Sydney est là, s'il vous plaît ?
— C'est pour quoi ? demanda la mère suspicieuse.
— Nous essayons d'aider la police dans la recherche de Megan. Pour ça, nous avons besoin de poser quelques petites questions à Sydney.
— Je ne crois pas que ce soit possible...
— Laisse maman, interrompit une voix.
Une jeune fille, tout juste sortie de l'adolescence, se présenta à la porte.
— Je ferai tout ce que je peux pour aider à retrouver Megan, dit-elle.
— Merci Sydney, commença Gi. Nous n'en aurons pas pour longtemps. Nous avons cru comprendre que vous fréquentiez le quartier est ces derniers temps. Est-ce que tu peux nous le confirmer ?
La jeune fille écoutait à peine les paroles de Gi. Elle avait tout de suite repéré le physique d'athlète de Dean et sa gueule d'ange. Ce dernier, un peu gêné d'attirer le regard d'une mineure, faisait mine de ne pas la voir.
— En effet, nous y sommes allées plusieurs fois ces dernières semaines.
— Très bien. Pour quelle raison ?
— Meg a rencontré un type du quartier est. Il travaillait dans un magasin de jeux vidéo et elle voulait que je l'accompagne elle pour le retrouver, parfois.
— D'accord. Vous fréquentiez donc ce magasin de temps en temps.
— Oh non, nous n'étions pas les bienvenues dans le magasin. Le patron de Rob ne nous aime pas beaucoup car il avait compris notre manège : nous n'étions là que pour distraire son employé. La plupart du temps, nous allions dans le restaurant en face de la boutique pour que Meg puisse mater son futur petit copain à loisir.
Tout au long de son discours, l'ado n'avait pas lâché Dean des yeux.
— Très bien, dit Gi. Donc votre truc, à vous et Meg, c'est de mater. Vous fréquentiez d'autres endroits du quartier est ?
— Non. Seulement le magasin de jeux vidéo à petite dose... et le resto.
— C'était quel resto ?
— Le Jonny's Café, sur Magnolia Street, répondit l'adolescente. Ils préparent une très bonne gaufre à l'abricot, vous l'avez déjà goutée ? demanda-t-elle à l'adresse de Dean.
Ce dernier la regarda enfin.
— Non. Je ne suis pas un grand fan de gaufres, répondit-il.
Gi sourit à l'ado.
— Et, par hasard, aurais-tu remarqué un comportement étrange de la part de Megan ces derniers temps ?
Sydney soupira et leva les yeux au ciel. Elle n'avait pas aimé se faire rabrouer par Dean.
— Non. Elle avait toujours sa langue de vipère.
Gi et Dean levèrent leurs sourcils à l'unisson, dans l'attente de plus amples explications.
— Elle dit toujours du mal de tout le monde. Pour passer le temps. Sa mère pense qu'elle est une sainte mais Megan ne peut pas passer un quart d'heure sans dire du mal du monde qui l'entoure. Je l'adore, hein, je vous assure. Mais elle est vraiment odieuse quand elle le veut. Et elle ne s'en cache pas toujours.
— Je vois, médita Gi. Et elle aurait ... heurté la sensibilité de quelqu'un lors d'une de vos séances de ... matage ?
— Celui qui en prenait le plus pour son grade, c'est le serveur.
Dean commença à pouffer avant de se reprendre.
— Elle se moquait ouvertement d'un homme de petite taille ? demanda-t-il.
— Elle n'est pas la première et ne sera pas la dernière. Ce type n'a pas de chance, en plus de ça, les gens ne lui montrent aucun respect, renchérit Sydney.
— Merci beaucoup pour ton aide, Sydney.

Les deux chasseurs retournèrent au motel. Sam était encore penché sur son ordinateur.
— Vous tombez bien, les accueilla-t-il. Je me suis souvenu avoir vu quelque chose de commun chez les deux personnes que nous sommes allés voir ce matin avec Gi.
Il fouilla dans les papiers qui trainaient sur la table et en sortit un symbole qu'il avait dessiné lui-même, à l'évidence.
— Est-ce que vous avez vu ça chez la mère de Megan ? demanda-t-il.
Gi et Dean se rapprochèrent pour mieux voir le symbole. Il représentait une plume terminée par une sorte de tortillon.
— Je l'ai vu, affirma l'ainé.
— Où ? le pressa son frère.
— Sur le poignet de Mme Clark, tout à l'heure. Tu as dû le remarquer aussi, dit-il en se tournant vers Gi.
Cette dernière regarda à nouveau le symbole de plus près et secoua la tête.
— Non, je n'ai pas fait attention.
— Quoi qu'il en soit, poursuivit Sam, j'ai regardé ce que pouvait signifier ce symbole. D'après certains sites, la plume serait "le signe de la présence d'un Ange ou de notre Guide pour nous dire qu'il est présent, près de nous pour nous protéger, nous guider, veiller sur nous ou tout simplement pour nous montrer qu'il a bien entendu notre demande". Le symbole était de couleur noire, ce qui signifie aide et soutien.
Dean avait attrapé une bière du frigo et s'était installé confortablement sur un lit pendant le discours de son frère.
— A priori, ce serait quelque chose de bénéfique, donc. Plutôt angélique, même, médita Dean. Tu crois qu'il y aurait un ange dans la partie ?
— J'en sais rien, je patauge un peu avec la signification de ce signe.
Sam se tourna vers Gi. Elle n'avait pas bougé et continuait à fixer le symbole.
— Une idée ? lui demanda Sam.
La jeune femme cligna des yeux et se secoua avant de s'installer sur son ordinateur.
— Aucune, dit-elle fermement.
— Bon, dit Sam déçu. Et vous, vous avez trouvé quoi ?
— La petite n'était pas spécialement une sainte et, d'après sa copine, elle fréquentait un type du quartier est, répondit Dean. On est passés voir ce que tu avais de neuf avant d'aller faire un tour sur son lieu de travail.
— Comme tu as pu le voir, je patauge. Je vais vous accompagner au magasin de jeux vidéo.
Gi ferma abruptement son ordinateur, le remballa et se leva.
— Je dois vous laisser un moment. Partez devant, je vous y rejoins.
Les deux garçons n'eurent pas le temps de la questionner plus avant qu'elle avait déjà franchi et claqué la porte. Ils se regardèrent, interloqués et haussèrent les épaules.

Sam et Dean étaient installés à une table du Jonny's Café qui faisait face au magasin de jeux vidéo lorsque Gi franchit la porte. Elle les repéra de suite et s'installa à leur table.
— Vous avez vu le type, alors ?
— Ouais, répondit Dean. Du genre mauvais garçon, baroudeur qui n'a pas inventé la poudre. Il n'a pas l'air du genre à enlever une jeune fille mais comme on le sait, les apparences sont parfois trompeuses. On a donc décidé de trainer devant la boutique pour voir si quelque chose d'intéressant pourrait se produire.
— Et ?
Dean haussa les épaules.
— Le café est bon. Et d'après Sam, la gaufre à l'abricot est très bonne, glissa Dean d'un ton conspirateur.
Gi ne put s'empêcher de rire du sous-entendu pendant que Sam les regardait sans comprendre.
— Quoi ? demanda le plus jeune des frères.
Dean lui sourit et lui fit signe que l'évènement n'avait pas d'importance.
— De mon côté, dit Sam, je suis passé par une boutique de ... de plein de choses destinées aux filles, si j'ose dire.
— Une boutique d'accessoires, tu veux dire ? l'interrompit Gi.
— C'est ça. Il y a vraiment de tout dans ces boutiques. Et la vendeuse m'a dit qu'elle avait déjà vu cette image de plume. Il se trouve qu'elle vend des kits de tatouage provisoire et que c'est un article assez courant qui se vend très bien. Ce truc est distribué dans toutes les boutiques du pays et se vend par paquet de dix. On a donc des gens très différents qui ne se connaissent pas mais qui portent tous un mini tatou provisoire identique. Et leur seul autre point commun est qu'ils connaissent une personne disparue.
— L'étape suivante est de découvrir comment ces gens peuvent avoir la même passion pour le tatouage provisoire, dit Dean. Sam, il faudrait demander à Bobby s'il sait quelque chose concernant ce motif.
Son frère approuva et commençait à sortir son portable lorsqu'un bruit attira l'attention du groupe. Gi se retourna et découvrit un serveur étalé sur le ventre, le contenu de son plateau étalé sur le sol. Une assiette était en miettes sur le carrelage mais un verre avait miraculeusement survécut et avait roulé jusqu'aux pieds de Gi qui se baissa pour le ramasser. Dean, de son côté, ne pouvait cacher son fou-rire. Les deux autres chasseurs s'étaient d'ailleurs tournés vers lui pour lui adresser un regard de reproche.
— Ben quoi ? s'excusa-t-il un sourire sur les lèvres. Vous n'aviez pas le bon angle pour voir la scène complète, sinon, vous ririez aussi.
Sam retourna à son coup de fil tandis que Gi s'approchait du serveur pour l'aider à se relever et lui rendre son verre miraculé. Le type refusa la main tendue de la jeune femme et se releva en grommelant. Il jeta un regard assassin à Dean qui ricanait encore peu discrètement, récupéra le verre sans un merci et disparu dans les cuisines. Gi retourna s'asseoir et écouta la partie audible de la conversation entre Sam et Bobby. Ce fut assez court et Sam raccrocha.
— Il va chercher et nous rappelle.
— En attendant, on a toujours rien, dit Dean en soupirant.
Un policier entra à ce moment-là et s'installa au comptoir du restaurant.
— Sauf si on essaie autre chose, dit pensivement le chasseur ainé en regardant le nouveau venu.
Ils se tournèrent vers le comptoir.
— Ça vaut le coup d'essayer, répondit Sam.
Dean se leva et s'installa près du policier. Il était assez jeune mais arborait un air sûr de lui.
— Bonjour, entama le chasseur.
— Bonjour.
— Roger Smith, se présenta Dean. Je travaille au FBI, dit-il en sortant sa plaque de sa poche pour la montrer au policier.
Ce dernier l'observa à la dérobée et tendit la main à Dean.
— Terry Brady. Vous avez une tenue plutôt décontractée pour un type du FBI, fit remarquer le Terry.
— C'est parce que je suis en vacances. Du moins, je le pensais. J'ai entendu parler des disparitions qui se sont déroulées dans la région. Est-ce que vous avez une piste ?
La serveuse s'approcha du duo et servit une tasse de café à Terry sans lui poser de questions et s'éloigna.
— Merci Suzie, dit le policier. On a rien du tout, sinon une grosse incompréhension. Les gens semblent se volatiliser.
— Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre. Vous avez eu des informations intéressantes ? Demandes de rançon ou ce genre de chose ?
— Rien. On pourrait croire que le plus frustrant est de ne rien pouvoir faire tant que les quarante-huit heures légales ne sont pas passées, mais non ! Le plus frustrant c'est quand on peut bouger mais qu'on n'a rien du tout.
— Oui, je comprends, répondit Dean. Bon, je ne vais pas vous ennuyer plus. Voici ma carte. Si vous voulez un petit coup de main, je reste dans les parages quelques temps.
— En vérité, dit le policier en prenant la carte, vous pourriez peut-être aller voir Mme White.
— Mme White ?
— Oui, renchérit Terry. Elle a appelé ce matin pour signaler la disparition de son mari mais comme nous avons toujours ce delai de quarante-huit heures à respecter... vous comprenez... ?
Dean acquiesça.
— Il est fort probable que vous fassiez chou blanc comme pour les autres disparus mais on ne sait jamais... poursuivit Terry.
— Bien sûr. Vous auriez l'adresse ?

La porte des White s'ouvrit au deuxième coup de sonnette. Une femme de taille moyenne, brune avec un peu d'embonpoint vint leur ouvrir. Elle portait un enfant dans les bras et un second, un peu plus âgé, était pendu à sa jupe.
— Bonjour madame White, dit Dean. Je m'appelle Roger Smith. Terry Brady a dû vous contacter pour vous prévenir de ma visite.
— Oui, bien sûr, répondit la femme en jetant un œil à Sam et Gi derrière Dean.
Ce dernier comprit la question implicite.
— Ils m'accompagnent. Ils peuvent d'ailleurs nous aider car ils font partie d'une association ... un truc sur euh...
— L'aide aux personnes disparues, compléta Gi.
La femme acquiesça et ouvrit la porte en grand, les invitant à entrer. Il lui fallut quelques minutes afin de se débarrasser de ses deux gosses envahissants mais ils finirent par trouver leur place dans un coin du salon avec quelques jouets bien choisis.
— Je vois qu'ils ont un caractère bien à eux, remarqua Gi à la femme lorsqu'ils furent installés.
— Oui, tout comme leur père, soupira Cindy White.
Cette dernière les invita à s'installer sur les canapés et fauteuils à l'autre bout du salon.
— Vous comprendrez que cette enquête n'a rien d'officiel, entama Dean. Cependant, nous aurions quelques questions que la police vous posera à nouveau d'ici vingt-quatre heures si votre mari ne réapparait pas.
— Je comprends, et je suis à votre disposition.
— C'est gentil. Où avez-vous vu votre mari pour la dernière fois ?
— Hier soir. Il est descendu faire du bricolage dans son atelier mais n'en est pas remonté.
— Il est sorti ? demanda Dean.
— Impossible, il n'y a pas de sorti à la cave. Il y a bien une fenêtre mais elle est grillagée.
— Peut-être pourrions-nous aller voir ?
— C'est la porte, là-bas désigna la femme.
Les chasseurs s'entre regardèrent.
— Vous permettez que mes amis aillent voir pendant qu'on continue à discuter ? demanda Dean.
— Evidemment.
Sam et Gi la remercièrent et allèrent vers l'endroit désigné. Un escalier abrupt les accueillit. Ils allumèrent et descendirent prudemment. La cave avait été reconvertie en atelier. A l'évidence, Harvey White aimait travailler le bois et fabriquer des objets de décoration. Plusieurs étagères supportaient des figurines d'animaux divers, plutôt bien faits. Dans un coin sombre de la cave, on trouvait les stocks de vivres de la maison : fruits, lait, sucre... Une seule fenêtre, toute petite et grillagée, apportait un éclairage assez pauvre à l'ensemble. L'ampoule centrale n'éclairait cependant pas beaucoup mieux. Sam sortit son détecteur d'EMF pendant que Gi partait à la recherche d'une autre sortie pouvant expliquer la disparition du type.
— Eurk ! dit Gi après un moment.
— Quoi ? interrogea Sam.
La jeune femme montra la semelle de sa chaussure. Elle avait marché sur une tâche rouge au sol.
— Confiture ? espéra Sam.
La chasseuse se pencha sur la tâche et fit la grimace.
— J'ai peur que non. Et il y a une autre tâche plus loin.
Ils sortirent des torches de leurs poches et inspectèrent le sol. Les traces partaient du bas des escaliers et allaitjusqu'au coin de vivres. En s'approchant du coin lait, ils s'arrêtèrent, surpris. Ils avaient sous les yeux un cadavre à moitié écrasé. Le bas de l'homme, nu évidemment, était intact tandis que le haut était complètement aplati. Il n'en restait d'ailleurs que du sang mais le plus surprenant était la taille du cadavre. Même en reconstituant le haut du corps, l'ensemble ne devait pas faire plus d'un pouce de haut, soit trois ou quatre centimètres.
— On peut supposer qu'il s'agit de monsieur White... grimaça Gi.
Elle se pencha vers les restes pour les examiner. Sam, de son côté avait suivi les traces dans l'autre sens.
— J'ai peur que madame ait tué monsieur sans le savoir, dit-il.
Il montra un sabot au pied de l'escalier. En le soulevant, ils virent des traces de sang sous la semelle.
— Merde, jura Gi. On a plus qu'à effacer les traces pour qu'elle n'en sache rien.
Pendant que Gi partait à la recherche de matériel pour nettoyer le tout, Sam s'approcha de l'atelier et désigna les vêtements en tas sur le sol.
— En tout cas, ça explique les vêtements laissés sur place.