Dressage

[frottage ~ petplay, KyouHaba]

"AH !"

Le cri résonna dans tout le gymnase. Tous les membres du club de volley d'Aoba Jōsai s'interrompirent dans leurs activités respectives pour en chercher la source, qui ne fut pas longue à trouver.
Kunimi était recroquevillé au sol, gémissant de douleur en se tenant le ventre. Kindaichi accourut aux côtés de son camarade, de même qu'Oikawa.

"Ça va, Kunimi-chan ?" s'enquit le capitaine en s'agenouillant auprès du blessé.
"Mon ventre..." vagit l'intéressé dont le visage pâlit brusquement.

Le pauvre lycéen vomit à grand bruit, et une partie de ce qu'il rejeta finit sur les chaussures de Yahaba, qui avait accouru avec l'entraîneur et la trousse de premiers soins.

"Beurk, Akira..." pesta le numéro 6, sans toutefois trop lui en vouloir.

Tandis que l'entraîneur et Oikawa s'occupaient du blessé, Yahaba fut attiré par la scène se déroulant de l'autre côté du filet. Kindaichi hurlait sur Kyōtani, qui ne répondait rien mais dont la posture trahissait l'agressivité sous-jacente et ne demandant qu'à être libérée.

"Qu'est ce qu'il se passe, ici ?" demanda Shigeru en s'approchant de ses coéquipiers. En dépit de ses chaussures souillées de renvoi, il arrivait à dégager la même aura d'autorité qu'à l'ordinaire.
"Cet enfoiré de Chien fou a envoyé un boulet de canon sur Kunimi !" pesta Kindaichi. "Une balle impossible à renvoyer, il y avait mis toute sa force, et-"
"Du calme, Yūtarō. J'ai cru effectivement remarquer que depuis le début de l'entraînement, tu es assez agressif, Kentarō. Tu n'as pas oublié que tu joues avec des coéquipiers, n'est-ce pas ?"

Pour toute réponse, le numéro 16 tourna les talons et s'éloigna avec un grognement. Piqué au vif, Yahaba le rattrapa et lui attrapa fermement le poignet.

"Je ne crois pas, non. Tu vas aller t'excuser auprès d'Akira, puis tu vas m'aider à nettoyer ça. On en profitera pour parler un peu."

Kyōtani tenta de se dégager de l'emprise de Yahaba, mais ce dernier l'attrapa par le col de son tee shirt et le traîna jusqu'à leur camarade blessé, devant lequel il le força à s'incliner.

"...pardon, Kunimi." marmonna le blond, de mauvaise grâce.

À peine eut-il fini sa phrase que son camarade l'entraîna en dehors du gymnase. Ils marchèrent jusqu'aux vestiaires dans un silence pesant. Yahaba déverrouilla la porte au moyen du double des clefs qu'Oikawa lui avait confié, puis il poussa Kyōtani à l'intérieur de la pièce.

"Tu as quelques explications à me donner, Kentarō." lâcha le passeur en retirant ses chaussures souillées, qu'il mit à tremper dans un lavabo.

L'ailier se contenta de grommeler avant de se laisser tomber au sol, dos à son petit ami. Le sang de ce dernier ne fit qu'un tour, et il se rua sur Kyōtani avant de le plaquer au sol avec fureur.

"C'est pas bientôt fini, ton attitude puérile ?! Ça fait plusieurs jours que tu es insupportable avec moi, sans parler de ce que tu viens de faire. Si tu as quelque chose à me reprocher, parle moi au lieu de t'en prendre à quelqu'un qui n'a rien à voir avec nous !"

Seul un silence glaçant lui répondit. Mais Yahaba commençait à bien connaître le fonctionnement de son amant, et devina au regard intense du blond qu'à l'intérieur, Kyōtani bouillonnait de rage. Comprenant qu'hurler ne mènerait nulle part, Yahaba poussa un soupir et s'assit à côté de l'adolescent. Agrippant les mains calleuses de l'ailier, il le tira vers le haut, de manière à ce qu'ils puissent se faire face.

"Écoute, Kentarō, tu sais que tu peux me dire quand ça ne va pas. Tu te fais du mal, quand tu gardes ça pour- "

Shigeru s'interrompit net en remarquant un détail qui ne le surprit pas tant que cela. Le short de son petit ami semblait très étroit au niveau de l'entrejambe, le tissu bleu moulant ce qui était indubitablement une érection. Visiblement, que ce soit dans leur intimité ou dans la vie de tous les jours, Kyōtani avait une manière particulière de réagir quand son partenaire le rudoyait.
"J'aime pas la façon dont ils te regardent." finit par avouer Kyōtani en baissant les yeux.

"Qui ça, "ils" ?"
"Au club de volley, surtout les aînés."
"Kentarō... tu sais qu'Oikawa flirte avec tout le monde. Et Matsukawa et Hanamaki adorent t'embêter."
"Mais-"
"Il n'y a pas de mais. C'est toi que j'aime, pas eux. Je me fiche de la façon dont ils me regardent, et tu devrais en faire autant."
"C'est facile à dire !" éructa le blond. "Tu- putain, Shigeru, tu sais pas ce que ça me fait ! Tu pourrais avec n'importe qui et- "
"Et c'est toi que j'ai choisi, Ken-chan." le rassura le passeur en lui caressant le visage. "Arrête les crises de jalousie, ça te rend malade."

Kyōtani se recroquevilla sur lui-même. Yahaba se glissa derrière lui et passa ses bras autour de son petit ami.

"Ken-chan, je t'aime. S'il te plaît, ne doute jamais de cela et ne te préoccupe plus des autres, d'accord ?"

Shigeru sentit le blond hocher la tête. Satisfait, il lui déposa un baiser derrière l'oreille. Mais quand bien même le passeur était content d'avoir pu comprendre ce qui n'allait pas et d'avoir pu rassurer Kyōtani, il ne pouvait laisser passer ce que le numéro 16 avait fait à Kunimi.

"Et ne t'avise plus jamais de t'en prendre à qui que ce soit."

Le ton soudainement froid du jeune homme fit frémir Kyōtani.

"Va chercher ce que tu sais."

Le blond s'exécuta, se dégageant de l'étreinte de Yahaba pour se lever et se ruer vers son sac. Il fouilla pendant quelques secondes avant d'en tirer une petite trousse. Il l'ouvrit fiévreusement et en sortit un collier bleu ciel qu'il attacha rapidement autour de son cou. Kyōtani soupira presque d'aise en sentant le simili cuir compresser légèrement sa trachée.
Pendant ce temps, Yahaba s'était installé sur une chaise, regardant son petit ami s'équiper de son accessoire favori.

"Viens ici."

L'ailier se mit à quatre pattes et rampa jusqu'à son maître, une lueur folle dans le regard. Mais lorsqu'il voulut s'appuyer sur les genoux de Yahaba, ce dernier le repoussa violemment.

"De quel droit te permets-tu de me toucher sans permission ? Tu as été un très vilain garçon, à t'attaquer à ce pauvre Akira comme ça."

Leur petit jeu ne faisait que commencer, mais Yahaba se sentait déjà grisé par l'ascendant qu'il avait sur son amant. De plus, savoir que Kyōtani était capable de se mettre dans de tels états par pure jalousie et amour pour lui flattait son ego et, il devait l'avouer, avait un côté assez excitant.

Le futur capitaine laissa son regard se promener sur le jeune homme soumis à ses pieds, prenant le temps d'admirer les moindres détails de son anatomie : ses yeux ambrés emplis d'une fièvre perverse, son dos arqué, ses lèvres entrouvertes d'où dépassait le bout de sa langue, ses mains crispées en une attente clairement pénible.
Après un moment bien trop long aux yeux de Kyōtani, Yahaba se pencha légèrement vers lui et glissa deux doigts sous le menton de son amant.

"Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire d'un chien enragé comme toi, hein ? Un sale roquet qui aboie sur tout ce qui bouge, et qui bande quand il se fait réprimander."

Kyōtani commença à haleter, un filet de bave coulant sur son menton et les doigts de son maître. Sans attendre l'autorisation de ce dernier, le numéro 16 rampa jusqu'à ce que son visage se retrouve entre les cuisses de l'adolescent aux cheveux cendrés. Yahaba passa ses mains dans la chevelure rase de Kyōtani, pressant la tête de l'ailier contre la tente qui s'était érigée dans son short. Avec un enthousiasme non feint, Kyōtani passa sa langue sur le tissu recouvrant l'érection de Yahaba, le faisant frissonner.

"Mmh, mon petit chien, continue..."

Kyōtani ne se fit pas prier, couvrant le pubis de Shigeru de baisers enflammés. Le numéro 6 soupira d'aise, avant de retirer les barrières textiles emprisonnant son membre. À peine eut sa verge été libérée que Kyōtani la lécha, humidifiant le membre avant de le sucer avec enthousiasme.

"Ah, oui, exactement comme ça ~" gémit Shigeru en passant une main sur l'occiput de son petit ami. Il appuya doucement, enjoignant son amant à le prendre plus profondément. Kyōtani s'exécuta, mettant toute sa passion dans la gâterie qu'il offrait à son amant.

Yahaba, satisfait de l'enthousiasme de son soumis, décida de lui offrir une récompense. Il positionna sa jambe gauche de manière à ce que son pied vienne titiller l'entrejambe de Kyōtani. Ce dernier réagit immédiatement, gémissant autour de la verge de son amant et accélérant le rythme de ses allers et retours. Tout en geignant, Shigeru ne put s'empêcher de lui adresser un sourire narquois.

"Si tu en veux plus, mon brave toutou, il va falloir t'en occuper."

Kyōtani n'eut pas besoin que Yahaba en dise plus. Il se saisit rapidement de sa jambe d'albâtre qu'il cala entre ses cuisses, puis il entama de vigoureux mouvements de manière à frotter son érection contre la jambe de Yahaba. Shigeru ne perdit pas une miette du spectacle qui s'offrait à lui : son Kentarō bavant littéralement sur sa verge qu'il enveloppait de la chaleur humide de sa bouche, tout en se frottant désespérément contre sa jambe, cherchant à assouvir son propre désir.

"Si seulement -mmh- tu pouvais te voir, mon toutou... tu es bien à ta place, à mes pieds, accro à -aaah- ma bite et plus en rut qu'une chienne en chaleur."

Loin de réfréner les ardeurs de l'ailier, la façon dont Yahaba lui parlait ne faisait que l'exciter davantage. Ses mouvements de hanches devinrent erratiques, tandis qu'il tentait de faire entrer encore plus de son maître en lui. Ce dernier se mit à gémir de plus en plus fort, signe qu'il était proche de la jouissance. Lorsque Yahaba vint, Kyōtani avala la semence de son petit ami jusqu'à la dernière goutte, avant de s'agripper aux hanches du passeur dans l'espoir de venir à son tour. Affriolé par le visage extatique de Shigeru, le blond jouit quelques instants après, souillant son short mais n'en ayant cure.

Yahaba se laissa glisser au niveau de Kyōtani, passant ses bras autour du torse de son amant avant de lui déposer un chaste baiser sur les lèvres.

"Quel dégoûtant petit chien tu fais..." chuchota-t-il en passant la main sur le short humide du blond.

Kyōtani poussa un grognement, puis enfouit son visage dans le cou de son aimé. Il lappa la peau pâle avant de la mordre fermement, laissant une marque qu'il couvrit de baisers.

"Tu es à moi, rien qu'à moi." murmura-t-il, arrachant un sourire au numéro 6.
"N'en doute jamais, Ken-chan."


VILAIN GARCON KYOKEN OULALA
pft haha oh wow j'arrive pas à croire que j'ai écrit ce truc enfin bon je suis fière de cette chose autant que j'en ai honte, et j'espère que ça vous aura plu