Titre : Hands down (Bras Ballants)
Auteur : KlutzY
Traductrice : Prêtresse schtroumphique
Vouaye vouaye… Pas beaucoup de lecteurs hein ? Remarquez, je m'y attendais un peu, c'est la première fic française sur Le journal d'une Princesse, et en plus, je ne suis pas bien sûre que ces romans soient très connus en France.
Chais pas trop ce qui m'a pris en fait… Bon, en tout cas, ça veut dire que vous devez vous motivez encore plus pour les reviews, na !!! (Qui a dit : où est le rapport ?)
En tout cas, un super merci à wolwie girl, ça m'a redonné du courage pour continuer ton review !
Chapitre 2 – Cerises et Manucures Mortelles
J'étais assis en étude dirigée, en attendant impatiemment la Kermesse de l'hiver. Etude était notre seul cours ce jour-là, si on peut considérer l'étude dirigée comme un cours. C'est juste le moment où on est assis à rien faire, à part parler et faire des trucs dans le genre. Josh Richter est dans notre étude, avec tous ses petits amis, donc on (ou ils) est toujours relativement incontrôlables. En fait, le prof fait juste l'appel et nous laisse, c'est aussi simple que ça. Je n'ai pas d'amis en étude, à part Félix. Bien sûr, j'ai des amis, je suis le trésorier du club informatique, et je ne suis pas complètement asocial. Il y a Matt, Judith, Félix, et, oh d'accord, alors peut-être que je suis un peu asocial. Et Mia, bien sûr. Même si ce n'est pas elle qui m'a envoyé ces cartes, je suis quasiment sûr que nous sommes au moins amis. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que si Lilly avait tort, on ne resterait probablement pas amis très longtemps, de toute manière.
D'un côté j'étais impatient, et de l'autre j'essayais de ne pas y penser, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.
"Hey Moscovitz, qu'est-ce que t'as?" demanda Félix, en me regardant avec l'air perplexe. Je devais sûrement faire une tête affreuse, j'avais l'impression que j'allais vomir.
"Huh?" répliquais-je, toujours aussi intelligemment.
"Mon pote, tu n'as pas l'air… bien. Qu'est-ce qui se passe ?"
« Rien » mentis-je. Il me regarda vraiment incrédule.
"Ca n'a rien à voir avec la princesse, non? » Je sentis tout mon visage commencer à prendre une délicate teinte écarlate alors que je regardais fixement Javascript pour les Nuls, le bouquin que j'avais pris avec moi ce jour-là. « Ouais, c'est ça; fais comme si tu ne t'intéressais pas à elle. Je sais que si. Elle ne sort pas avec Kenny, ou machin, l'obsédé des mangas?" J'essayais de ne pas paniquer. Félix est mon ami, mais je n'avais vraiment aucune envie que lui, ou n'importe qui d'autre à vrai dire, soit au courant de mon léger amour secret pour la princesse.
"Ecoute, n'en parle à personne, OK?" chuchotais-je dans sa direction, en espérant qu'il soit le seul à m'entendre.
"Bien sûr que non… donc c'est d'elle qu'il s'agit?"
DRRRRRING
La cloche retentit, faisant jaillir l'école toute entière des salles de classe, puis se déverser dans les couloirs.
Je marchais vers mon casier tout en ouvrant mon bulletin, moyennement intéressé. Je parcourus rapidement la feuille: A en majorité, quelques B éparpillés deci-delà. A force d'être aussi obsédé par Mia, je faisais moins d'effort en cours. Pas que je m'en fasse pour quelques B de merde [ dsl, dsl !!!]. Mes parents seraient sûrement un peu déçus, j'aurais sans doute droit à un sermon sur les aînés, et puis ils me psychanalyseraient. Les attentes moyennes de mes parents sont un trop hautes. Je pense qu'ils sont tellement habitués à ce que moi et Lilly ne recevions que des A, et bien pour une fois leurs espérances seront déçues.
Soudain, je me rappelais de la note de Maths de Mia, celle dont j'étais en partie responsable, du fait de l'avoir aidé en G&T. J'espérais qu'elle aurait quelque chose de mieux que F.
Je veux dire, honnêtement, on aurait pu penser que son beau-père lui donnerait un coup de pouce, non? Mais Mr. G ne fait pas dans le favoritisme.
J'avançais dans sa direction aussi confiant que possible, planquant mes résultas dans ma poche. J'arrivais à côté d'elle et ramassais une rose jaune qui venait de tomber de son casier. De qui est-ce? Pour quoi faire? Je ne pouvais pas m'empêcher de me le demander.
Elle me regardait bouche bée. "Tiens, ça vient juste de tomber de ton casier". Elle la prit, abasourdie. Je crois qu'elle pensait que ça venait de moi. J'espérais qu'elle n'était pas horrifiée à cette idée, comme je le pensais au départ. J'espérais qu'elle espérait que ça vienne de moi. J'aurais voulu lui avoir donné ces roses. C'aurait vraiment été une idée de génie.
Elle lut rapidement. Pour briser le silence, je demandais, "Alors, verdict?" en parlant de ses notes de Maths. Elle me fixa d'un air déconcerté, ne comprenant visiblement pas ce que j'avais diable bien pu vouloir dire.
Je l'aime, je l'aime vraiment. Mais elle peut être franchement, franchement bouchée parfois.
"Qu'est-ce que tu as eu en maths?" demandais-je, lentement, en espérant qu'elle comprenne.
Elle me répondit en ouvrant l'imprimé, elle avait le sourire jusqu'aux oreilles.
D'un seul coup, avant même que je réalise ce qui se passait, elle se jeta dans mes bras en hurlant "Ouaiiiiiiiiis!", je souris, incapable de m'en empêcher, et en profitais pour sentir ses cheveux.
Elle sentait la cerise. J'aime les cerises.
Je sais que c'était une étreinte totalement innocente, qui ne signifiait absolument rien sur ce qu'elle pouvait bien ressentir pour moi, mais c'était pourtant extrêmement agréable.
Imaginez
combien un baiser d'elle serait agréable.
mmmmmmmmmmmmmmmmmmm
Puis elle s'éloigna de moi, à mon grand regret, et sans un mot, elle fourra ses notes dans son casier.
Je sentis tout d'un coup quelqu'un qui tirait violemment sur mon bras, et me retournais mais seulement pour être traîné par Judith.
"Amène toi" gémit-elle. "T'es déjà en retard!". J'eu un mouvement de recul. Ses ongles manucurés de frais étaient plantés dans mon bras. Je n'aurais pas été surpris qu'elle m'arrache la peau.
Mais je la suivis, je n'avais pas envie de me disputer avec elle. Je crois qu'on peut dire qu'elle était déjà de mauvaise humeur, j'ai toujours l'impression que les gens la rendent grincheuse. Je plaignais vraiment son pauvre, pauvre petit ami qui devait l'accompagner au bal ce soir.
Elle n'enleva ses ongles de ma peau que pour me jeter dans un siège d'un des ordinateurs. Matt tourna la tête et rit comme je frottais mon bras.
"Judith," dis-je, "tu devrais arrêter la manucure. C'est beaucoup trop douloureux pour nous ». Matt acquiesça et se remit à essayer de démarrer une de ces vielles machines de merde dont ils projetaient de se servir. Cette société n'existe même plus maintenant, ils ont vendus des logiciels illégaux et donc sont sortis du marché.
Génial, exactement ce dont on avait besoin, des logiciels illégaux.
J'allumai l'ordinateur qui me faisait face, aussi patiemment que possible. Une ligne commença à apparaître, signalant que le jeu qui nous a pris tant de temps à mettre au point, était prêt à démarrer. J'étais quasiment sûr que ça allait être un succès
Et ça parce que c'était un autre programme que l'on avait montré aux profs. Heh heh.
Je me lavais une fois que ce fut prêt, espérant de tout mon coeur que Mia viendrait à notre stand, comme elle l'avait promis. Parce que maintenant, j'avais quelque chose de plus que le programme habituel à lui montrer.
Je regardai les autres élèves défiler en attendant patiemment qu'elle arrive, craignant un peu qu'elle ait oublié.
Et puis je la vis.
