Bon, voilà mon deuxième chapitre. J'espère qu'il vous plaira. N'hésité pas a laisser un commentaire (on aime toujours ça :3 ). Un merci à mes deux reviewers, ça me fait vraiment plaisir.

Dean et Sam avaient quitté le motel avec Kali et commençaient tout juste à réaliser à quel point ils étaient passés proche de la catastrophe. Lucifer avait massacré sans pitié les dieux païens qui avaient tenté de l'arrêter. Sam tremblait à simple idée de ce que le diable aurait pu faire sans intervention de Gabriel. Lucifer aurait pu obliger Sam à accepter de devenir son véhicule, tuer son frère Dean ou même servir ce dernier en pâture aux anges. La liste des êtres voulant leur peau est tellement élevée que c'est un miracle qu'ils vivent toujours.

Tout ce qu'il espère c'était que Gabriel, arrive à sauver sa peau. Ou que sa charmante «ex-future petite amie» ne les tues pas.

Kalima, la déesse hindoue de la guerre et de la mort. Païenne toujours adoré dans sa région et bien fidèle à sa réputation violente. Ouais, l'archange rebelle avait le don de les choisir.

Sam jeta un regard en direction de Kali, qui a son grand soulagement semblait décidée à rester calme. C'était déjà une bonne nouvelle en soi. Ils roulaient depuis une demi-heure qui leurs sembla le triple, quand celle-ci exigea :

-Déposez-moi dans le prochain commerce que nous croiserons.

-C'est quoi le mot magique ? Rétorqua moqueusement Dean.

Kali lança un regard perçant à Dean et celui-ci toussa soudain en crachant une petite quantité de sang.

-Déposez-moi dans le prochain commerce que nous croiserons ou je vous tue. Tous les deux.

Ces mots fonctionnaient aussi dans l'esprit de Dean. Sam entendit sa tête brûlée de frère marmonner quelque chose ressemblant dangereusement à des insultes que, dieu merci, Kali n'entendit pas.

-Il y a une station-service, ça vous ira ?

Sam se souvient de cet établissement qu'ils ont dépassé plus tôt dans la journée. Il s'agit vraisemblablement du seul point de civilisation avant la prochaine ville.-Parfait, répond-elle. Je veux juste sortir de cette poubelle ambulante.

-C'est vrai que vous seriez plus confortable à prendre le thé avec Lucifer, grogna Dean.

Dean en avait marre d'être traité en serviteur par cette «madame je-suis-une-déesse», et franchement, Sam le comprenait. Ça a été une nuit épouvantable. Malgré tout, il se raidit d'inquiétude, persuadé que Kali allait faire quelque chose de violent et de destructeur dans l'espace exigu de cette voiture.

Mais rien, elle baissa simplement les yeux.

Pendant un instant, Sam se demanda si elle ressentait des remords, elle avait essayé de tuer un l'homme qu'elle avait aimée, et celui-ci l'avait par la suite sauvé. Peu de gens aurait fait ce que Gabriel avait fait pour elle.

Le silence retomba pour le reste du voyage.

Une fois devant la station-service, Dean immobilisa la voiture et Kali sortie sans un regard en direction des frères Winchester et claqua la porte derrière elle avec une telle force que Sam eu peur que Dean sorte pour lui dire sa façon de penser. Personne ne fait du mal au «bébé» de Dean.

Heureusement, il se montra raisonnable et décida de démarrer, plutôt que de provoquer davantage la païenne. Il était temps de mettre le plus de distance possible entre la diva cannibale et eux. Si possible, une distance de un ou deux États.

-Si on ne devait pas une faveur a Gabriel, je te jure que…grogna Dean après quelques minutes.

- Je ne crois pas que sera facile pour elle de vivre avec ce qui s'est passé, tenta Sam.

-Un autre monstre que tu veux rajouter à tes amis Facebook ? Ironisa son frère. Elle a voulu le tuer et elle a voulu nous tuer tous les deux ! Sans parler de sa très grande reconnaissance…

Sam décida qu'il valait mieux lâcher l'affaire. Kali était partie, ils avaient le diable à arrêter et il fallait retrouver Castiel en espérant qu'il soit encore en vie.

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Kali sortit de la voiture et attendit que les frères aient disparu de son champ de vision avant de sortir un téléphone portable de sa poche. Elle composa un numéro qu'elle ne pensait plus appeler, et pour ce qu'elle en savait pouvait ne plus être actif. Mais vu la situation, elle savait que c'était la chose à faire. Même si elle aurait tout donné pour ne pas avoir à le faire ou du moins dans ces circonstances.

-Bonjour, c'est moi. Écoute, il faut qu'on par…Oh, tu sais déjà. Elle a fait quoi ?! Écoute, passe-moi ton frère ton suite, je veux entendre son plan !

Elle eut un rire sans joie.

-Ta vipère de frère a toujours un plan. Écoute, je vais vous donner l'adresse et nous verrons ce que nous pouvons faire. Profites-en pour aller voir comme va la petite.

Elle entendit quelqu'un saisir l'appareil.

-Allo, alors je suppose que tu as quelque chose en tête… N'utilise pas ce ton avec moi ! J'ai vu des dieux qui régnaient depuis bien avant que ta naissance se faire écraser comme des mouches. Oui, je suis d'accord…Odin, Ganesh, Neptune et les autres étaient des idiots mais j'ai fait avec ce que j'ai pu trouver. J'aurais voulu t'y voir !

Cette coalition des dieux païens, supposés éliminer Lucifer, n'aura finalement même pas pu inquiéter le maître de l'Enfer Judéo-Chrétien. Les païens sont trop faibles désormais. Un nouveau bruit indiqua que le téléphone changeait encore de main.

-Rend-lui le téléphone tout de suite, on parle entre adulte ! Lui ? Sa puissance ? Oh mon garçon, tu n'aurais pas pu faire mieux, crois-moi. Tu es fort et tu es cruel, mais tu n'es qu'un chiot à côté de lui. Maintenant, rend-lui le téléphone ou tu risques de devoir enterrer d'autres proches.

Kali ne dit pas combien elle est effrayée ; elle ne devrait même pas connaître cette émotion grotesque si humaine. Et eux en particulier n'ont pas besoin de ce savoir ça. Ni quelle est la cause de la mort de Gabriel. Changeant de stratégie, Kali essaie être plus…compatissante ? Elle n'est très douée dans ce domaine, mais la situation l'exige.

-Je ne m'avoue jamais vaincu, mais lui…je comprends pourquoi les humains le craignent. Il est puissant. Passe ta rage sur autre chose. Vali est là ? Mais qu'est-ce que tu attends pour l'achever ? Oh, comme si tu manquais d'imagination. Repasse-moi ton frère.

Enfin, il l'écoute ! Il rendit le téléphone à son frère, et la voix familière résonne dans le combiné.

-Alors, que disais–tu ?

Agréablement surprise, un sourire s'étira sur les lèvres de Kali en pensant que les anges n'avaient pas encore gagné la partie, finalement.

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Plusieurs heures plus tard, Dean et Sam terminèrent de regarder une seconde fois le message laissé par Gabriel, escamotant tout de même le passage pour le moins gênant. Il n'y a vraiment que cet obsédé d'ange pour avoir l'idée de cacher un message d'une telle importance dans un film érotique !

-Je pourrais plus jamais regarder les Casa Erotica. Se plaignit Dean.

-Tu auras la possibilité de trouver d'autres pornos si le monde continu d'exister, rétorque sombrement Sam.

-Merci beaucoup, tu irradies la joie de vivre comme un soleil.

Gabriel leur en avait fait voir de toutes les couleurs lorsqu'il prétendait n'être un simple Embrouilleur –une créature douée pour provoquer le chaos-, mais à la fin, il s'était sacrifié en héros en affrontant seul son frère Lucifer. Et ils avaient maintenant une chance d'arrêter l'apocalypse, grâce au plan caché dans le film. Il ne reste qu'à trouver Castiel et les deux autres anneaux.

Le premier qu'ils avaient arraché à Guerre avec l'aide d'Ellen et Jo ainsi que celui de Famine qu'ils leurs avaient presque coûtés leur santé mentale. Les ornements de Pestilence et de Mort promettaient d'être tout aussi durs à récupérer.

La route jusqu'à chez Bobby ne leur paru jamais aussi longue, mais au moins ils avaient un nouvel espoir inespéré. Une fois arrivés chez le vieux chasseur, ils finirent par localiser Castiel grâce à quelques rituels. Le pauvre avait perdu le peu de pouvoirs qu'il lui restait après sa désertion du paradis.

Bien sûr, ils avaient maintenant le démon Crowley de leur côté –même s'il s'agit d'une aide plus que relative-, mais sans leur guerrier angélique, leurs chances étaient devenues encore plus minces qu'elles ne l'étaient.

Et un nouveau problème s'annonçait : Comment expliquer la mort de Gabriel à Castiel ? Car même s'il a souvent été malmené par lui, c'était encore son frère, et l'un des seuls anges a les avoir aidé.

Dean avait un peu honte, mais sa première idée avait été de tenir le sujet sous silence. Cass n'avait pas besoin d'apprendre ce genre de nouvelle. Mais Sam avait fait valoir son point de vue sur l'honnêteté.

-Il a le droit de savoir, Gabriel était un membre de sa famille, tentait d'expliquer Sam.

-Il n'est plus un ange, il n'a plus d'espoir qu'on arrête le diable, répliqua Dean.

-Mais on en a un, les anneaux. Il faut que tu lui parles !

-Pourquoi c'est à moi de lui dire ?

-Je crois qu'il le prendra mieux, si c'est toi qui le lui dis.

Même si ça ne l'enchantait guère, il devait avouer que Sam avait raison. Il rejoignit donc l'ange habillé de son indémodable imperméable dans le salon. Castiel fixait l'extérieur à travers la fenêtre, aussi stoïque qu'une statue de marbre.

-Cass.

L'ange se retourna au son de la voix du chasseur.

-Dean…

Castiel était dans un sale état, son humanité l'aillant affaiblie et l'obligeant à subir l'apprentissage de «comment être un humain», tel que le sommeil, l'alimentation et l'hygiène. Il avait eu du mal pour cette dernière partie.

Dean se passa la main dans ses cheveux, plus que mal-à-l'aise. Bon sang, songea-t-il, comment est-on supposé annoncer ce genre de nouvelle ? Si au moins, il s'agissait d'un simple mortel…mais non, il faut que ce soit un ange, rien que ça ! En plus, la mort d'Anna –un autre ange, et une amie- l'avait déjà bien ébranlé.

-Cass, on t'a expliqué qu'on avait été pris en otages par des dieux païens qui voulaient se servir de nous comme monnaie d'échange.

-Oui Dean, répond Castiel de sa voix grave. Pourquoi désires-tu parler de cet événement ?

-Lucifer a débarqué et…Gabriel nous a sauvé et, en bonus, on a pu obtenir la moyen de renvoyer Lucifer dans son trou ! Mais il … il ne s'en n'est pas sortie. Je suis désolé.

Castiel baissa la tête et ne dit rien pendant ce qui sembla être une éternité à Dean. Il finit par poser sa main sur son épaule. L'ange fini par murmurer quelque chose.

-Qu'est-ce que tu dis, je n'ai pas compris? Demanda Dean en se penchant pour tendre l'oreille.

-Je veux que mon frère soit inhumé. Il mérite une sépulture.

Dean fut surpris par la demande, quoi qu'elle fût compréhensible. Les anges avaient donc ce genre de besoin ? Première nouvelle.

-Ok, on partira demain pour donner les derniers hommages à ton frère. Il vaut mieux être prudent.

Autant Dean répugnait de retourner aussi vite à ce maudit motel, autant il serait préférable de partir le plus tôt possible, car il ne savait pas si Castiel aurait la force de voir son frère dans un état de décomposition trop avancé.

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Plusieurs heures plus tard, ils arrivèrent près du motel ou du moins ce qui en et Sam ignoraient si c'était à cause de Lucifer ou de la disparition des dieux païens, mais le bâtiment était terriblement délabré, comme s'il était à l'abandon depuis des années. Les frères préfèrent se tenir sur leurs gardes, car même si Lucifer n'était probablement plus dans les parages, il n'était pas le seul archange doté de ruse. En s'approchant de l'entrée, Dean remarqua que la porte avait été arrachée de ses gonds. Son premier réflexe fut de l'attribuer au diable. Pourtant, contrairement aux légendes, Lucifer n'avait pas de griffes. Or, ce qui avait arraché la porte en avait d'énormes qui auraient rendu jaloux un wendigo.

-Sam, vient voir, appela son frère.

Sam s'approcha et observa les marques, surpris.

-Qu'est-ce qui peut arracher une porte et laisser des marques dans le métal ?

-J'allais te poser la question. J'ai beau me creuser la tête, je ne vois pas, ce n'est pas un kistune, ni un blackdog et sûrement pas un démon, conclu Dean.

-C'est peut-être un dieu ? suggéra Sam. Il a pu s'inquiéter pour l'un des siens et il est venu voir ce qui se passait.

-J'espère que tu te trompes, j'en ai vu assez, des pseudo-divinités psychotiques !

-Il faudrait peut-être rebrousser chemin…commença Sam mais il fut rapidement interrompu par Dean.

-Je n'ai pas fait tout ça pour qu'on reparte la queue entre les jambes ; et puis c'est important pour Cass !

Dean et son frère auraient pu se disputer encore longtemps s'ils n'avaient pas remarqué quelque chose.

-Hé, où est Cass ? S'exclama Dean

-Il a dû rentrer dans le motel sans nous attendre.

-Il n'a même pas pris d'arme ! Faut qu'on le rattrape !

Et celui-ci fila dans le motel comme une flèche. Sam failli éclater de rire en voyant son frère agir comme une mère poule pour leur ange. Il partit néanmoins à la suite de Dean. Les frères étaient de bons chasseurs mais ils ne remarquèrent pas les yeux ambrés posé sur eux quand ils traversèrent le hall.

La bête les observa avec envie, a une époque il aurait adoré s'amuser avec eux. Leur réputation lui plaisait, leurs battements de cœur étaient normaux et leur odeur n'était pas polluée par la peur. Mais là, tout ce qui se trouvait en lui était de la haine. Ces petits merdeux avaient causé tout ce bordel. Mais tout allait s'arranger. Il sentit ces griffes sortir et ses crocs ne réclamaient plus que la chaleur du sang.

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Castiel avait marché à travers le motel a la recherche du corps de Gabriel. Ces derniers moments avec celui-ci avec été durs, mais après ce sacrifice, celui-ci lui avait prouvé qu'il n'était pas un lâche. Cass se sentait un peu fatigué à cause de la perte de ses capacités, mais cela ne l'arrêta pas. Il finit par attendre la salle où les Winchester lui avaient dit que son frère reposait.

Mais Gabriel n'était pas seul.

À côté de lui se tenait un garçon de petite taille, qui devait avoir treize ou quatorze ans, aux cheveux châtains brun et coupés court. Ses yeux étaient d'un vert aux reflets or. Habillé d'un t-shirt, de jeans et de baskets, seule la blouse blanche et les gants faisaient tache sur son allure d'adolescent.

-Bonjour, dit l'enfant d'une voix qui sonnait comme de l'eau glacée.

Castiel finit réaliser ce qui l'avait sous les yeux.

-Tu ne devrais pas exister…

C'était sorti de la bouche de Cass sans qu'il puisse se retenir.

-Et toi, tu devrais être mort. Nous sommes donc deux anomalies dans cette pièce. Mais par soucie éthique, je vais te donner un conseil. Tu peux partir maintenant et me laisser travailler ou bien…

Soudain, l'ange déchu remarqua une seringue dans la main de l'enfant et il vit une langue fourchue passer sur ses lèvres.

-Je redéfinis ta conception de souffrance, termina-t-il avec un sourire cruel.