Disclaimer : Rien à moi bien entendu, Minekura-sama a tous les droits sur eux.
Rating : Pour ce chapitre K+.
Genre : Toujours romance sur fond de drama.
Notes : Premièrement je m'excuse pour les fautes qu'il restait dans le chapitre précédent, j'ai fini d'écrire et donc posté après 1h du mat et apparemment je n'avais pas les yeux en face des trous ! Deuxièmement, je voulais vraiment faire moins sombre mais…c'est tellement tentant un bisho sans défense ! On a trop envie de lui faire bobo à son p'tit cœur ! Niark ! Niark ! Désolée, je suis confuse. (Même pas vrai ! On est sadique ou on l'est pas…) Troisièmement je continue dans les "exercices de style". (Ça doit être la nostalgie du collège et du lycée…)

Bonne lecture.


Journal de Cho Hakkai…

Aujourd'hui nous sommes le 16/08 et il est 6h42min

On est le matin et je viens de me réveiller. Comme toujours depuis un moment j'ai bien dormi. Je n'ai pas perdu l'habitude de me lever tôt mais au moins je fais des nuits complètes. Enfin presque… Je me comprends.

Je suis de bonne humeur ce matin, cela se voit, je n'ai pas besoin du miroir de la chambre pour voir mon sourire. Un vrai sourire. De plus, le fait que j'écrive autant dans mon journal dès le lever du jour ne peut qu'augurer de ma bonne humeur.

Pas la peine de faire un roman non plus. Je vais passer à l'essentiel.

Gojyo est là. À côté de moi.

Dans le lit j'entends. Il dort. C'est fou comme il peut avoir les traits sereins et presque enfantins quand il est profondément abandonné au sommeil.

Je suis heureux, à l'aise, dans une bulle de bien-être…

J'arrête là le sentimentalisme et la rêverie parce que sinon je vais y passer la journée, je me connais. D'ailleurs c'est pour ça que je n'ai encore rien dit à Gojyo, malgré tout ce temps de… de "vie commune". Les mots, mes sentiments, lui feraient sûrement peur. Alors je le ménage. Comme toujours. Et comme je sais que si je commence je ne m'arrêterai plus je préfère m'abstenir de toutes démonstrations parce que… parce que le perdre signifierait la fin. La fin de tout.

Bon stop. Que je n'aille pas plomber ma bonne humeur non plus…

J'ai des choses à faire, à préparer. Je dois aussi vérifier que je n'ai rien oublié pour demain. Oui parce que demain ça fera pile deux ans qu'on est…ensemble. Enfin…ensemble dans le sens de Gojyo. Ont fait régulièrement l'amour depuis deux ans. On ne s'est rien dit, rien avoué, par pudeur sûrement. Mais il y a plus que du sexe entre nous, c'est certain. Il ne l'a peut-être pas remarqué lui-même mais il m'aime, depuis le premier jour, je dirai. J'ai cru remarquer que depuis que j'étais là il avait changé. Je suis observateur alors j'ai noté des signes qui ne trompent pas.

Une bouffée de tendresse me submerge à cette simple pensée. J'ai l'air d'une jeune fille énamourée à écrire de pareilles niaiseries. Mais je n'y résiste pas. Je sais que je vais bientôt poser ce carnet de notes pour me lover dans ses bras, m'enivrer de son parfum, me coller contre son corps, profiter de sa chaleur, de sa force et lui transmettre les miens. Je ne veux pas me décoller de lui, j'y suis trop bien. J'aime porter son odeur sur moi, j'apprécie les marques qu'il laisse sur ma peau sensible, j'adore le recevoir en moi comme prendre possession de son corps.

Je l'avais bien dit, une fois que je suis lancé je ne peux plus m'arrêter… Ce n'est pas bien grave, ça me fera plaisir de relire ça dans quelques années, j'en rirai et puis Gojyo se moquera gentiment de moi avant de me… Enfin, je sais parfaitement comment finit chaque discussion avec Gojyo ! Je sais même que lorsqu'il lira ce passage il me fera son adorable sourire pervers avant de se jeter sur moi confirmant ainsi mes soupçons.

Allez, à bientôt ou à plus tard…

O°o°O

Aujourd'hui nous sommes le 17/08 et il est 14h09min

Ça y est ! C'est aujourd'hui notre anniversaire.

Je n'ai pas eu une minute depuis hier ! J'ai fais des courses, ranger la maison parce que Gojyo met le chantier au moins une fois par jour… J'ai tout préparé pour ce soir. Là, Gojyo vient de sortir alors je me repose un peu et j'en profite pour griffonner quelques mots par ici. Une sieste me semble une bonne idée, la soirée et la nuit promettent d'être chargées !

Olala… ça fait vraiment journal intime d'une jeune fille amouraché de son fiancé.

Enfin il est probable que je n'y puisse rien. D'un côté j'ai même raconté notre première fois dans ce même journal.

Une soirée "confidences". Je pensais que ça serait le bon moment pour lui dire, ou du moins lui faire comprendre. J'hésitais un peu mais j'en avais tellement envie. J'avais envie de l'embrasser, d'être sur lui, de lui faire plaisir, de sentir ses mains sur ma peau, de lui montrer que je l'aime à défaut de lui dire.

Et je revois tout, je ressens tout comme si j'y étais de nouveau.

Moi, m'avançant vers lui. Posément, calmement. Avec un véritable sourire, pas celui d'un quelconque masque. Je voulais m'offrir complètement, lui montrer une facette qu'il n'avait jamais vu.

Alors j'ai osé des choses dont je ne me serai jamais cru capable. Ma première fellation… Quand j'y repense, je me dis que j'étais fou, il aurait pu me faire payer ou regretter mon audace.
Mais il n'a rien fait de tel.
En ne me repoussant pas en me criant au visage que "Nom de nom il n'était pas PD !!" il m'acceptait moi et mes sentiments. J'étais heureux, alors je souriais toujours un peu plus, le regardant de mes yeux piquetés de larmes de bonheur alors que je me déhanchais sur lui, sur un coin de table.

Oui? j'étais un brin pressé. Mais il n'a fait aucun commentaire, se contentant de me regarder dans les yeux, fixement, comme pour partager quelque chose de précieux avec moi et rien que moi. Sans toute cette étourdissante atmosphère de sexe autour j'entends.

Et après jour après jour on a recommencé, c'était moi qui initiais le contact, comme s'il avait un certain respect envers moi, qu'il n'osait pas… Et j'en étais heureux. Puis il a commencé à venir de lui-même et j'étais encore plus comblé.

Ce que je peux raconter comme choses embarrassantes et mièvres…

Bon ! Une bonne douche froide et j'irais dormir un peu !

A tout à l'heure. (Si j'ai le temps et rien n'est moins sûr !)

O°o°O

Toujours le 17/08 à 17h36min

Gojyo n'est pas là.

Il a du rester discuter au bar ou il est retenu par quelqu'un. Je ne m'inquiète pas trop. Il sera là.

Bientôt…

O°o°O

Le 17/08 à 19h01min

Gojyo n'est toujours pas rentré. Cela fait long. Mais il oublie souvent l'heure et puis il ne se presse jamais. Ce n'est pas son genre.

J'aime son insouciance en fait. Moi qui ne fait que tout calculer, prévoir… Aller encore un petit moment d'introspection en perspective ! (Ça fera passer le temps.)

Tout prévoir ? Vraiment ?

Oui.

Enfin sauf ce que je fête aujourd'hui notre… notre "mise en couple" si l'on puit dire. C'est peut-être l'occasion d'officialiser, du moins entre nous. Comme cela j'arriverai à mettre un nom sur ce que l'on vit ensemble depuis ces deux années.

Parce que je me refuse à croire que ce n'est qu'une histoire de coucherie. Ça ne se peut pas. Il ne me ferait pas ça. Et moi… et moi je l'aime bien trop pour le réduire à un corps qui me procure de la chaleur humaine.

Mais Gojyo… Il ne connaît pas cela, on ne lui a jamais montré. Il pourrait…

Non, je le sais, Gojyo ne me tromperai pas. À ce que je sache il n'a jamais été voir ailleurs. Il est vrai que je ne le suis pas partout pour m'en assurer mais, il n'y a rien eu de suspect.

Bon j'avoue, j'ai menti. Les premiers temps je faisais très attention. Le suivant discrètement. Après tout, j'ai toujours su être discret quand je le voulais. Et puis j'ai aussi farfouillé dans ses affaires. Mine de rien être confiné à toutes les tâches ménagères a du bon. Je peux faire les fonds de tiroirs quand il n'est pas là, retrousser les poches de ses vêtements avant la lessive…

Je suis pathétique parfois. Gojyo si tu tombes là-dessus tu as le droit de m'en vouloir. Oui, j'ai douté de toi à de nombreuses reprises et pour rien. Des bricoles…

Je suis sincèrement désolé.

Je vais me faire un thé, ça me calmera peut-être.

O°o°O

17/08. 21h55min

Là, je suis inquiet. Vraiment.

Pas pour sa santé ou sécurité, je sais pertinemment qu'il ne risque rien.

Mais pas de signes depuis des heures, c'était devenu rare qu'il s'absente aussi longtemps. Apparemment il appréciait plus ma compagnie que celle des habitués de bar. Enfin c'est ce que je pensais.

Ce que je voulais croire plutôt…

Je m'en veux plus qu'à lui en fait. En fin de compte j'ai transposé mes sentiments sur lui. Il est possible que pour oublier Kanan je me sois forcé à l'aimer. C'était bien pratique je l'avoue. Et puis prendre des petits riens comme des preuves d'affections à mon égard, ce n'était pas bien malin non plus.

Oh et puis je n'en sais rien. Gojyo à cette capacité hors du commun à me surprendre, me déstabiliser. Comprendre Sanzo à côté c'est du gâteau.

Gojyo… Où es-tu ? Pourquoi ne reviens-tu pas ? Je t'attends, tu sais ?

O°o°O

Quel jour, quelle heure ? Je m'en contrefiche.

Gojyo n'est pas rentré. Il est temps que j'arrête de me voiler la face ou de regarder l'horloge murale.

Il a découché.

Bon, je vais dans la chambre, notre chambre, sa chambre…

Enfin l'unique chambre de cette maison, notre chambre depuis deux ans, la sienne avant moi et la sienne aussi après ce jour. Je ne pourrais plus y dormir, je le sais. Plus maintenant. C'est sûr.

Je vais m'asseoir sur ce lit et réfléchir à ce que je ferai plus tard.

Le problème c'est que je ne me vois ni rester, ni partir…

Mais je veux comprendre.

"Pourquoi ?" Ce mot martèle sans cesse dans mon esprit.

O°o°O

Ça y est j'ai pris ma décision, l'aube pointe depuis un moment déjà. Je vais partir. Tant pis si ça me déchire le cœur. Après tout ce n'est pas quelque chose qui m'est inconnu. Quoique si la trahison, je ne connaissais pas. La peine, le désespoir et la haine oui. Mais ça…

Alors voila :

– Je n'ai pas pris d'affaires vu que je n'en possède pas
– J'ai rangé une dernière fois la maison même si je sais que dans deux jours ce sera un véritable capharnaüm
– J'ai préparé des plats à réchauffés avec toutes les denrées périssables de la maison, je sais que Gojyo ne saurait pas quoi en faire
– Je laisserai ce carnet ici, je n'en veux plus de toute manières et cela pourra aider Gojyo à comprendre mon geste un brin radical. D'ailleurs j'arracherai la dernière page que je placerai sur le carnet, en évidence.

O°o°O

Dernière page…

Un petit mot pour toi Gojyo : pas d'au revoir, ni d'adieu. Franchement, ça n'aurait pas eu de sens. Ton amitié m'est précieuse mais elle ne me suffit pas. Je n'ai pas su te le montrer apparemment ou tu n'as pas voulu le voir ou le croire – au choix – mais sache que je t'aime. Je ne sais pas si tu comprendras mais sache que je t'aime. Je ne sais pas si tu l'accepteras mais sache que je t'aime.

L'ancien Cho Gono, celui que tu as transformé sans t'en apercevoir… Hakkai.


Je suis ignoble : c'est pire que le premier chapitre, parce que là Hakkai tombe de haut.
Sinon Hakkai écrit comme une fille. (Mais c'est très féminin de faire un journal, non ?)
Une suite ? Avec une happy end en prime ? (Enfin dans la limite de mes possibilités en matière d'happy end hein…)
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