Dans la rue, Gilbert courait presque, craignant d'arriver en retard. Mais une petite voix dans sa tête lui conseilla de ralentir s'il ne voulait pas arriver à bout de souffle et plus rouge qu'il ne l'était déjà devant l'anglais.
"Bon, le cinéma... c'est où déjà? Raah, je n'arrive pas à me rappeler! Le simple fait de penser à Arthur m'empêche de réfléchir..."
- Piou piou-ou!
Gilbert releva la tête et se retrouva nez à nez avec Gilbird, qui le regardait dans les yeux et qui pointait une rue de son aile fine.
- Ah oui, c'est vrai, c'est par là! Danken mein awesome Gilbird, je ne sais pas ce que je ferais sans toi~! Lui dit-il en embrassant son plumage jaune et fluffy.
Tout sourire à l'idée de pouvoir être le premier à tenter de séduire l'anglais, Gilbert marchait dans les rues d'un pas rapide, son oiseau favori le guidant.
Finalement, au bout de quelques minutes, il arriva enfin devant le cinéma. Il n'eu pas de mal à reconnaître Arthur, qui était concentré sur son portable avec un air ennuyé sur le visage. Déjà, il était venu! N'était-ce pas une bonne chose? Prenant son courage à deux mains, il s'avança, essayant d'être le plus cool possible. Une fois arrivé devant lui, il lui dit d'une voix sûre :
- Gutentag, Arthur! Alors, comment ça va?
Ledit Arthur releva la tête à l'entente de son nom. Et surtout à la voix grave et portante du prussien qui était bien trop près de ses oreilles à son goût. Il regarda celui qui venait de lui adresser la parole de haut en bas d'un air furtif, haussant juste un sourcil à la vue de la tenue extravagante qu'il avait sous les yeux.
- Ça peut aller.
- Allez, prêt pour aller voir un film au cinéma avec mon awesome moi?!
Arthur ne répondit pas, il lui lança seulement un regard ennuyé doublé d'un soupir.
Gilbert regarda Arthur de la tête aux pieds. Il portait juste des converses noires et blanches, un jean slim qui laissait voir la minceur de ses jambes, et un simple tee-shirt avec comme motif le drapeau britannique et marqué "Pink fluffy unicorn dancing on rainbows~" dessus. Le tout garni d'un vernis à ongles jaune et de bracelets en piques rappelant sa période punk. Gilbert sourit. Il trouvait ça tellement mignon... et même si elle était banale, il trouvait cette tenue absolument irrésistible sur Arthur.
Mais il fut vite ramené à la réalité.
- Alors, on y va ou on attend qu'il pleuve?!
- Hein? Oh, oui, pardon! Allez!
Tentant de reprendre ses esprits, il se dirigea vers le guichet, où bizarrement il n'y avait pas grand monde.
- Deux tickets adulte, s'il vous plaît!
- Mmm... vous avez vos cartes d'identité...?
- Quoi?! Vous ne me croyiez pas?
- ...pas vraiment... enfin bon, si vous voulez payer plus cher, c'est comme vous voulez. C'est pour quel film...?
Gilbert se tourna vers l'anglais qui grattait son vernis à ongles.
- Iggy, tu veux voir quel film?
- Ne m'appelle pas comme ça! ...Et comme tu veux, choisis.
- Kesesese! Très bien, je choisis un film d'horreur, alors! Vous avez quoi en ce moment comme films de ce genre?
La femme le regarda d'un air ennuyé.
- ...nous avons Black List, et aussi The Roomate...
- Va pour Black List! S'exclama l'albinos en lui tendant deux billets.
- Non, Brandon! Lâche ce couteau... je jure que je n'ai pas trahi Kathia! C'est elle qui a tout inventé, pour te monter contre nous!
- Tu mens. Tu ne mérites plus de vivre. Ton nom est inscrit dans cette liste, comme ceux de tout ceux que j'ai tué avant toi. Et tu ne vas pas tarder à les rejoindre...
- Non arrête! Je te dis que je n'y suis pour rien! Et c'est quoi, cette histoire de liste?! Non arrête! ARRÊTE! AAAAAAAAAAAAAH!
- WAHAHAHAHA! Quelle débile, cette Ashley! Elle ferait mieux de ne pas laisser entrer n'importe qui dans son appartement!
- Moins fort, Gilbert! Je ne vois pas ce que ça a de drôle. Et puis ce n'est pas n'importe qui, c'est son meilleur ami à qui elle a demandé de venir parce qu'elle avait besoin de ne pas être seule et qui s'est avéré être possédé par le démon possédant la Black List!
- Oh ça va, j'y comprends rien moi de toutes façons... et puis tant qu'il y a des gens qui se font tuer, c'est bon!
Arthur soupira et essaya de se reconcentrer sur le film projeté devant lui, quand une voix criarde le fit sursauter. Mais elle ne venait pas du film.
- NON, VALANS, NE VA PAS PAR LA! IL VA TE TROUVER SINON! SAUTE PAR LA FENÊTRE AU LIEU DE TE CACHER DANS L'ARMOIRE!
Bon, qu'il fasse un bruit monstre en mâchant des poignées de pop-corn, passe encore. Qu'il se mettent à rire tous les cinq minutes, aussi. Mais là, il n'en pouvait plus.
- Bloody hell, Gilbert, tais-toi un peu! En plus, nous ne sommes pas seuls dans la salle!
- Oh, c'est bon, et puis tout le monde est silencieux ici, on dirait qu'ils s'ennuient, il faut bien un peu d'ambiance!
- Ne confonds pas "ennui" et "politesse"!
- Oui, pardon, Monsieur le gentleman! 'presque aussi ennyeux que young master...
Et pour une fois depuis que le film avait commencé, le prussien se tut.
Enfin, du moins pendant deux minutes, jusqu'à ce qu'il demande d'une voix douce :
- Tu sais Arthur, si tu as peur tu peux te mettre contre moi...~
- Non merci, ça ira...
Mais Gilbert ne lui laissa pas le choix quand il passa son bras autour de ses épaules et qu'il l'attira vers lui.
Le blond ne dit rien, soupirant juste d'exaspération. Peut-être que s'il restait comme ça, le prussien allait enfin rester tranquille et il allait pouvoir se concentrer sur la suite du film.
- Wah, c'était AWESOME!
- Bôf, du cinéma américain sans grande créativité et imagination...
Alors qu'ils sortaient du cinéma, Gilbert baissa la tête et dit d'une voix presque inaudible :
- Et... tu as passé un bon moment avec moi...?
Silence.
- ...mouais, ça va, c'était pas horrible.
Le visage du prussien s'illumina. Pour lui, quand Arthur disait ça, ça voulait dire "oui".
- On refera ça un jour, hein?
- Euh... on verra, on verra...!
- Génial! Il me tarde alors!
- Enfin bon, hum, merci pour le film. Je dois y aller maintenant.
Gilbert afficha une mine triste. Il aurait voulu parler plus longtemps avec lui...
- Good bye, lui dit Arthur en déposant un baiser sur sa joue avant de faire demi-tour.
Gilbert resta figé à le regarder s'éloigner, un air surpris collé sur le visage.
Puis un grand sourire vint s'installer sur ses fines lèvres alors qu'il prit son oiseau favori dans ses mains et le mit devant lui.
- Tu as vu, Gilbird! Il m'a embrassé la joue! Je suis sûr que ça veut dire qu'il aime mon awesome moi!
- Pio-piou pi-pio piou.
- Quoi? Comment ça c'est pas comme s'il m'avait embrassé?! Oui mais c'est quand même une preuve d'amour, j'en suis sûr!
- Piou-pio.
- Non, je n'exagère pas!
Gilbird hocha la tête l'air de dire "Tu te trompes, mon vieux, tu te fais complètement des idées."
Mais Gilbert était déjà parti autre part.
- Kesesese! Et puis tu as vu comment il me regardait? Et comment il est resté contre moi pendant toute la durée du film? Chanta-t-il amoureusement comme un princesse disney.
Gilbird leva les yeux au ciel. N'importe quoi...
- Allez, il faut que j'aille dire tout ça à Tonio et Franny! Il vont halluciner, jamais il ne pourront faire mieux que moi!
Et à ces mots, il courut vers leur appartement, le coeur en liesse.
- Salut, c'est moi! S'écria-t-il en ouvrant la porte en grand.
- Dommage, j'espérais que ce soit le Père Noël... soupira Francis en tournant une page de son journal tel un bon français.
- Très drôle. Où est Tonio?
- Il fait encore sa sieste, je crois...
- Quoi?! Sérieux, comment fait-il pour dormir autant?! Même moi je n'en suis pas capable!
- Bah, c'est Antonio, quoi. Et toi? Ça c'est bien passé ce "rendez-vous"?
- Parfait! Je suis sûr que j'ai réussi à séduire Arthur et que c'est dans mes bras qu'il tombera!
- C'est ce qu'on verra...
- Holààààààà... lâcha paresseusement Antonio en arrivant par derrière et en s'affalant sur Francis.
- Je dirais plutôt buenas tardes! Rectifia le français en lui caressant les cheveux. Tu sais qu'elle heure il est?
- No sé... tard.
- Oui, d'ailleurs ça va bientôt être l'heure de manger!
- Qui fait à manger ce soir? Demanda Gilbert.
- Moi! J'en ai assez des wursts et de paellas, il faut changer un peu! Déclara joyeusement Francis en se levant et en se dirigeant vers sa cuisine adorée.
Antonio se coucha sur le canapé et mit sa tête sur les genoux de Gibert.
- Alors? Ton film avec Arturo, ça c'est bien passé?
- Super! On est allé voir un film d'horreur, c'était super drôle! Il y a eu un tas de gens qui se faisaient déchiqueter!
- Il n'y a vraiment que toi pour rire devant des scènes pareilles...
- Non, Franny aussi il rigole des fois!
- C'est pas vrai! Cria ce dernier de la cuisine. Et puis, il y a bien mieux que les films d'horreur : les films de romance~
- Pouah non, quelle horreur!
- Tant que la passion brûlante dévore le coeur de deux âmes soeurs, l'amour reste la plus belle chose au monde... dit Antonio d'un air rêveur.
- Qu'est-ce que tu nous sors, toi, encore?!
- Gil', saignant ou à point ton steack haché?
- Entre les deux!
- Oui, bleu quoi.
- J'ai froid... Frissonna l'espagnol en s'enfouissant dans les bras du prussien.
- C'est normal, tu viens de sortir de sous la couette où tu es resté depuis plus de vingt heures! D'ailleurs je ne sais pas comment tu fais pour dormir autant...
- La siesta c'est sacré!
- Si tu le dis.
- Giiiil', réchauffe-mooooi... Geignit le brun se blotissant contre lui.
- Mais oui, viens là mon Tonio, lui dit-il en l'étreingnant et en lui faisant un baiser sur le front.
- Je veux ressentir la douce chaleur espagnole... et revoir mes beaux champs de plants de tomates... ah, je me souviens de cet été où la marchande de tomates avait porté plainte contre moi car Lovi l'avait agressée...
- Hum, Franny?
- Oui?
- Tu as donné à boire à Tonio ou quoi? Il est encore nostalgique!
Francis apparut à la frontière du salon et de la cuisine, une spatule à la main.
- De quoi...? Ah, non, mais c'est rien, c'est juste parce qu'il a trop dormi. Son esprit est embrouillé et il se croit encore à moitié dans un rêve. T'inquiète, ça va passer... fais juste gaffe à ce qu'il ne téléphone pas au Roi d'Espagne pour lui demander d'installer un régime communiste où chacun devra cultiver d'immenses champs de plants de tomates comme la dernière fois, c'est tout, ajouta le blond en retournant à ses plats.
Gilbert tourna la tête vers l'espagnol, l'air étonné.
- T'as vraiment fait ça, Tonio?!
- Siiiiii~ mais il a pas voulu, il m'a raccroché au nez en me disant que si je redisais une idiotie pareille il fera installer un marché de bananes en Espagne et il bannira les tomates! C'est vraiment pas gentil. C'est une bonne idée que j'avais eu moi! En plus Russia il m'avait parlé de champs collectifs où tout le monde travaillait d'une manière égale et qu'à la fin ils partagaient toutes leurs récoltes~! Tu imagines, toute la population espagnole travaillant sur des plants de tomates faisant des centaines de kilomètres, et se partageant toutes les tomates ramassées...? Comme ça on pourra faire des Tomatina géantes tous les jours, et on pourra se baigner dans du jus de tomates, et dormir sur un lit de tomates, et faire des tournois de pétanque avec des tomates, et construire des bâtiments en tomates, et donner des tomates à manger à toutes les autres nations pour qu'il n'y ait plus de guerre et pour que tout le monde soit heureux avec les tomates!
- ...Okay, il est complètement gaga.
- A TABLE, MES AMOURS~! S'ecxlama une voix de la cuisine.
- Je veux des tomates...
- Tu en auras, Franny t'en a préparé, regarde!
A peine Gilbert avait-il finit de prononcer sa phrase qu'Antonio se précipita pour s'assoir sur la table, qui, étrangement, était déjà mise.
L'albinos le suivit, s'asseyant à côté de lui.
- Et voilààà! Dit Francis en sortant de la cuisine, le plat à la main.
- On mange quoi?
- Du steak-frites! C'est bon, ça vient de chacun de nos pays, on aime tous trois et c'est simple à préparer!
Le français s'approcha d'eux et les servit, tout jouyeux comme à chaque fois qu'il prépare un de ses mets.
- Bleu pour toi, Gil', saignant pour toi, Tonio, et bien cuit pour moi! Et maintenant, les frites! Ajouta-t-il en leur servant leurs bâtons pommes de terre dorés. Et tes tomates, Tonio!
- Gracias!
- Bon appétit, mes chéris~!
- Buen apetito!
- Gute appetit!
Francis sourit à l'entousiasme de ses deux compagnons. Il les regarda manger avec faim. S'il adorait cuisiner pour Antonio et Gilbert, il adorait encore plus les voir manger ce qu'il leur avait préparé.
- Ch'est chuper bon, Franny! S'exclama Gilbert la bouche pleine.
- Haha! Merci! Tu vas mieux, Tonio?
- Ben oui, pourquoi...? J'alllais très bien avant!
- ...Mouais. Et sinon, qui est le prochain à inviter Iggy...?
- Comme tu as fait un super repas et que tu n'as pas oublié mes tomates, alors... eh bien c'est moi qui devrais l'inviter!
- On va refaire le coup du tirage au sort, je sens!
- Attendez! S'exclama Gilbert. J'ai une meilleure idée!
Le prussien prit une des tomates cerises disposées dans l'assiette de Gilbird, avant de mettre ses mains dans son dos et d'ensuite les mettre en poings devant lui.
- Antonio, choisis une main : si tu prends celle où il y a la tomate, alors ce sera à toi d'inviter Iggy, et si tu prends celle où elle n'y est pas, alors ce sera à Franny!
- Et même si je choisis celle où elle n'y est pas, je pourrai quand même la manger...?
Gilbert soupira.
- Mais oui... allez, choisis...!
- Alors je prends... celle-là, la gauche!
Et la main du prussien s'ouvrit sur... aucune tomate du tout.
- Eh non! Ce sera à Franny.
- Oooh, non...
Le sourire du brun s'effaça, mais il revint plus rayonnant que jamais quand il obtint la petite tomate cerise en guise de consolation.
- Ma petite tomate cerise chérie toute mignonne~!
- Honhonhon... je connais un anglais qui ne va pas résister au charme français!
- C'est ce qu'on verra!
Ainsi, ils continuèrent à manger, discutant de tout et de rien. Enfin, Antonio parla surtout des nouveaux plants de tomates qu'il avait planté sur le balcon, Francis parla de la nouvelle boutique chic qui venait d'ouvrir sur l'Avenue des Champs Élysée, et Gilbert ne pu pas s'empêcher d'évoquer sa sortie avec Arthur à chaque fois qu'il pouvait
- Mais eeuuh, Gil'! Tu ne parles que d'Arthur! Tu ne nous aimes plus ou quoi...? Se plaignit l'espagnol.
- Mais si, bien sûr que je vous aime! Cette après-midi a juste été riche en émotions, c'est tout! Tu comprendras quand tu le verras, qu'il est aussi précieux que vous deux~...
- Oh oui, on le sait très bien! On le connaît bien plus que toi, je te signale...
- Justement, moi au moins je peux construire une relation solide entrenous...
- Mais oui. Bref, vous m'aidez à débarasser la table?
- Bien sûr, amor!
- Pfff! C'est ça, ne m'écoutez pas, surtout!
Francis laissa échapper un petit rire.
- Allons, mon amour, ne fais pas la tête! Attends juste qu'Arthur ait choisi un de nous, et si jamais c'est toi qu'il choisit, alors tu pourras parler de lui autant que tu veux! Mais en attendant, essaie de t'abstenir!
- Franny, tu m'as déjà vu m'astenir à quelque chose?!
- Mmm... non, c'est vrai! Mais dis-toi que-
- DIOS MIOS! NOOOOOOO!
Les deux nations sursautèrent à ce cri venu de la cuisine, avant de se lancer un regard interrogateur et de courir dans la pièce sans hésiter.
- Tonio! Qu'y a-t-il?!
- C'est... c'est affreux!
- Quoi, quoi?!
- Re... regardez! Je ne veux pas voir, c'est trop horrible!
Les deux autres jeunes hommes regardèrent là où l'espagnol leur indiquait, c'est à dire l'évier. Évier où gisait de longs filets de liquide rouge, coulants encore le long de la paroi.
Un bien triste spectacle à voir.
- Euh, oui... c'est une tomate écrasée... dit le prussien comme si c'était évident.
- Mais vous ne vous rendez pas COMPTE! Cette tomate, c'est moi qui l'ai écrasée! En posant les assiettes dans l'évier! Je suis un meurtrier!
- Mais non... c'est de sa faute, si ell se trouvait là, le consola l'albinos.
- Allez, nettoyons le lieu du crime, s'ordonna le français à lui-même en se retroussant les manches et en prenant léponge en main.
Aussitôt dit, aussitôt fait ; 30 secondes plus tard, c'était propre comme si rien ne s'était passé.
- Voilà, Tonio, il n'y a plus rien! Le rassura le blond en lui montrant l'évier intact. Il n'y a rien eu, d'accord?
- D-D'accord... snif...
Alors que Antonio reprennait ses esprits, leur coeur presque brisé, Gilbert déclara :
- Bon, liebelings, je vais me coucher, je suis vraiment fatigué. A demain, ou à tout à l'heure, si je ne dors pas...
- Bonne nuit, mon amour!
- Si, buenas noches, mi amor!
Sur ce, l'ancienne nation disparut dans la chambre, s'affalant sur le lit sans même se changer. Ah, quel doux matelas...
À suivre...
