The Man Who Can't Be Moved
L'œuvre twilight ainsi que ses personnages appartiennent a Stéphenie Meyer
The Man Who Can't Be Moved est une création de Jenny0719
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non inscrits:
chouchou.
Merci à ma bêta Miss Lunatik pour son travail et sa patience
Je vous poste ce chapitre un peu plus tot que prévu c'est un petit cadeau pour fêter la nouvelle année, bonne lecture
ooooooooooooooo
Chapitre 2
Bella
« Alors? », me demanda Rosalie dès mon arrivée. « Comment ça s'est passé? »
« Je l'ai eu », lui dis-je en feignant la nonchalance.
J'avais quitté la maison d'Edward complètement abasourdie. Il m'avait embauché sans passer d'entretien, simplement parce que son chien s'était jeté sur moi? Pour quelqu'un qui demandait à ses visiteurs une pièce d'identité pour rentrer chez lui, ça semblait un peu... étrange?
Mais outre le fait qu'Edward Masen était incroyablement beau, que savais-je sur lui?
J'étais restée dans un état second durant tout le temps où Edward m'avait fait visiter sa maison magnifique et immaculée. Comme si j'étais complètement retournée, bouleversée, tout en étant en sa présence. Le sentiment étrange de bourdonnement qui semblait nous entourer n'avait jamais disparu, même si Edward avait soigneusement gardé ses distances avec moi tout le temps. Le son de sa voix satinée me tenait suspendu à chacun de ses mots. Sans oublier son sourire asymétrique. Chaque fois qu'un côté de sa bouche se relevait, tout son visage s'éclairait et ses yeux se plissaient, le faisant paraître encore plus charmant, me laissant toute étourdie et sur le point de m'évanouir.
Je me demande quel âge il a ...
Je m'arrêtai à mi-pensée. Son âge n'avait pas d'importance. Il était mon patron. Et absolument hors de ma ligue.
« C'est super! Il faut qu'on fête ça! », dit-elle avec enthousiasme.
Je gémis. « Non, je ne sors pas. »
« Bella Swan, tu sortiras avec moi ce week-end », affirma-t-elle.
« Non, Rose », répétai-je d'une voix plus ferme. « Je dois étudier ce week-end. J'ai un examen lundi. Je ne peux pas. »
« Nous pouvons aller à Area. Je peux nous y faire entrer », dit-elle comme si je n'avais jamais parlé.
Je décidai d'aller dans ma chambre et d'ignorer les divagations de Rosalie pour ce week-end. J'avais vingt-et-un ans depuis à peine un mois, et le seul but de la vie de Rosalie était de m'emmener dans des boîtes de nuit infestées de célébrités avant mon diplôme.
Peut-être que si je m'y rends ce week-end, elle me laissera tranquille.
C'était douteux.
Je passai le reste de la nuit à étudier et réussis à dormir près de cinq heures avant de devoir me lever. Je pris une douche et retournai dans ma chambre. Je regardai les vêtements face à moi, sans être capable de choisir quoi que ce soit. Je me mordis les lèvres en explorant chacun de mes vêtements, haïssant chaque chose sur laquelle je posai les yeux. Je voulais être bien pour mon premier jour de formation en tant qu'assistante personnelle d'Edward Masen, mais en étant encore capable d'aller en classe sans trop attirer l'attention.
Et puis il y avait Samson. Je ne pouvais pas avoir la garantie que ce chien ne ressaute pas sur moi dans la journée. J'avais déjà eu de la chance que ce chien de l'enfer ne ruine pas ma chemise hier.
J'optai finalement pour un pantalon noir et un chandail sans manches turquoise. Je réussis à arriver devant le portail dans les temps, malgré toutes mes hésitations, et en suivant les indications que Gianna m'avait données pour me rendre dans la maison de Brentwood d'Edward.
Je m'arrêtai devant le portail et tapai le code que Gianna m'avait donné avant de traverser lentement en direction de la massive villa. Mes nerfs recommençaient à me lâcher en arrivant devant la porte. Je sonnai d'une main tremblante et pris une profonde inspiration, pour essayer de calmer les battements de mon cœur.
Edward ouvrit la porte seulement vêtu d'un pantalon de survêtement noir et un doux gémissement s'échappa de ma gorge. Sa peau était lisse et pâle comme un lait crémeux. Son corps était mince et bien défini, mieux que tout ce que j'avais pu imaginer. Il était juste... fabuleux. Je dus me reprendre tout de suite pour arrêter de lorgner sa large poitrine et de vouloir tirer ou déchirer le vêtement qui se trouvait sur ses hanches pour suivre la piste de ses poils bruns cuivrés qui allaient de son nombril à son…
Je relevai la tête et le vis me regarder attentivement, avec une pointe d'humour dans les yeux. Je sentis mon visage s'enflammer dû à l'embarras de m'être fait prendre. L'humour quitta lentement ses yeux quand il me regarda plus attentivement, et il eu un léger froncement de sourcils en examinant ma poitrine. Je jetai un regard vers le bas pour constater que mes mamelons pointaient et qu'ils étaient maintenant visibles à travers mon chandail.
Merde.
« Bonjour, Isabella », dit-il laconiquement. « Je suppose que vous n'avez eu aucun mal à trouver la maison? »
Je secouai la tête rapidement. « Appelez-moi Bella, s'il vous plaît », dis-je nerveusement.
« Bella? » s'interrogea-t-il, en me regardant pensivement. « Non, je ne crois pas », dit-il soudainement. « Venez, Gianna vous attend dans son bureau. Je vais vous montrer le chemin. »
« Alors, où est le chien? », demandai-je curieusement, en regardant autour de moi pour me préparer à l'inévitable collision.
Il rit légèrement. « Dehors. J'ai supposé que vous vouliez vous installer avant qu'il vous attaque. » Ses yeux verts rencontrèrent les miens. « Ai-je eu tort? »
« Non », grinçais-je.
Il me conduisit à travers la belle maison pendant que je luttai vainement pour ne pas regarder son cul parfait. Je voulais tendre la main et le serrer, pour voir s'il était aussi ferme qu'il en avait l'air. Mon cerveau était complètement détraqué, remplit de pensées impures sur mon nouveau patron pendant que j'observais les pièces immaculées. Edward Masen avait peut-être un trouble obsessionnel-compulsif? Tout était organisé et à sa place, me faisant sentir chaotique, comme si j'étais l'altération de sa perfection.
Je réussis à me vider l'esprit de mes saletés quand nous arrivâmes devant des doubles portes. Il les ouvrit et descendit deux marches qui conduisaient dans une tanière. J'avançai un peu et perdis l'équilibre, glissant dans l'escalier en atterrissant à plat sur mon cul. Je fermai les yeux et essayai de garder ma respiration calme, mais en réalité, j'étais flipper. J'avais réussi à me mettre dans l'embarras deux fois en moins de cinq minutes. Quel début fulgurant.
Edward s'accroupit rapidement à mes côtés, son odeur flottait autour de moi me laissant totalement abasourdie. Elle était différente de tout ce que j'avais pu sentir auparavant. Un mélange de miel et de pommes avec un incroyable parfum musqué masculin.
Il poussa une mèche de cheveux qui se trouvait devant mes yeux, provoquant un long frisson dans tous mon corps quand ses longs doigts brossèrent ma peau.
« Est-ce que vous allez bien? », demanda-t-il avec inquiétude.
« Je, euh, Je... » J'en perdais mes mots. J'essayais de rassembler mes pensées. « Je suis maladroite », finis-je par dire en rougissant encore plus.
Il eut un petit rire à mon aveu. « Je vois ça. Permettez-moi de vous aider à vous relever. »
Il me serra le bras et me tira doucement, en me regardant intensément. Mon cœur battait fort dans ma poitrine et le sang bourdonnait dans ma tête. Je le regardai dans les yeux et j'eus l'impression que tout autour de nous s'était arrêté. Sans succès, j'essayai de détourner le regard. Ses longs doigts détendirent lentement leur emprise de sur mes bras en frôlant ma peau et en envoyant une étincelle d'électricité à travers mon corps avant de les replacer sur ses côtés. J'ouvris la bouche quand la réalisation me frappa.
C'était lui.
Ses yeux, la secousse d'électricité que son toucher provoquait à travers moi, étaient identiques à celui de l'homme hypnotique du Kodak Theater il y avait de cela deux semaines. Mon corps répondait à lui maintenant comme cette fois là. Comment avais-je pu manquer ça? J'avais regardé sa photo sur la couverture du magazine pendant des jours, en essayant de comprendre pourquoi ses yeux m'étaient si familiers, sans succès. Et hier, son touché m'avait envoyé le même courant, mais j'étais trop nerveuse pour le remarquer.
« C'était vous », murmurai-je.
Ses yeux s'agrandirent durant un bref moment, révélant l'émotion qui couvait en eux, avant de rapidement se reprendre et de me regarder sans comprendre.
Il hocha la tête minutieusement. « Oui », dit-il simplement avant de s'éloigner de moi et se racler la gorge. « Le bureau de Gianna est là-bas », dit-il en m'indiquant une porte à l'autre bout de la pièce. « Je vous verrai plus tard. »
Il quitta précipitamment la pièce, laissant ma tête se retourner dans son sillage. Je me sentais comme une imbécile pour lui avoir fait remarquer cette simple interaction entre nous, comme si ça avait été l'événement le plus important de l'histoire. Bien sûr, ça ne signifiait rien pour lui. J'étais simplement une fille qui avait trébuché près de lui dans la rue et qui par une étrange coïncidence, s'était présentée pour un entretien deux semaines plus tard.
Je frottai mon visage avec mes mains et pris une profonde inspiration en me répétant exactement la même chose que je m'étais dit deux jours auparavant.
J'étais totalement baisée.
Boum… boum… boum… boum…
Je gémis en me mettant l'oreiller sur la tête et en fermant les yeux, essayant d'ignorer les sons d'Emmett et de Rosalie qui provenaient de l'autre pièce. Je n'avais pas besoin d'entendre cette merde.
Malheureusement, ça semblait être de plus en plus fort. Et mon lit tremblait en même temps que les bruits sourds.
Comment était-ce possible?
Je grognai de frustration et me jetai hors du lit. Tout ce que je voulais, c'était faire une petite sieste avant d'être traîné hors de la maison et forcée de sortir avec Rose et Emmett.
Je me postai devant la porte de Rosalie avec mes bras sur ma poitrine et en tapant du pied avec impatience.
J'avais trop de choses dans la tête pour faire face à ça aujourd'hui.
J'avais été en formation avec Gianna toute la semaine pour avoir un aperçu de la routine quotidienne d'Edward, et j'avais fait des courses pour lui entre mes cours. Hier, nous avions changé de maison. J'avais été chargé de prendre son Blackberry pour répondre au téléphone tout le week-end, relayant tous ses messages texte et tous ses appels pour des rendez-vous. Je n'avais pas prononcé un seul mot à Edward Masen en dehors de « bonjour » depuis l'incident de mardi.
Nous étions maintenant samedi.
Il m'évitait à coup sûr. J'en étais presque déjà au point de quitter ce travail. Entre son dégoût évident pour moi et les pensées tarées que j'avais envers lui en voulant le baiser tout le temps, j'allais bientôt perdre la tête si je ne faisais pas attention. C'était une pure torture d'être à une telle proximité de lui et qu'il ne veuille rien avoir à faire avec moi. Il y avait seulement une chose qui me réconfortait, et c'était le fait que pendant ces cinq jours, je ne l'avais pas vu ramener une seule femme, et ce même s'il avait été photographié avec une plus tôt dans la semaine.
Je n'étais pas sûr d'être capable de le supporter lorsqu'il le ferait.
Les bruits gênant s'arrêtèrent finalement, suivit par des pas avant l'ouverture de la porte, et je fis face à l'homme massif Emmett McCarty.
Il sourit largement, me montrant ses dents blanches et ses fossettes tandis que ses yeux bleus foncés me regardaient en attendant des explications. Il se gratta le haut de la tête, décoiffant ses boucles noires, avant de croiser ses bras sur son immense torse en prenant la même pose que moi.
« Y a-t-il quelque chose que je peux faire pour t'aider? »
« Ouais, Idiot. Tu peux arrêter de sauter ma colocataire quand je suis dans l'appartement. C'est déjà assez mauvais de devoir entendre ce qui se passe, mais aujourd'hui, vous avez réussi à faire trembler mon lit avec vos... occupations. » Je grinçai des dents en disant le dernier mot.
« Jalouse? », demanda-t-il en armant son front.
« NON! » dis-je d'un cri perçant.
« Je crois que si. » Il me jeta sur son épaule et me porta à travers la pièce avant de me balancer sur le canapé. Je criai en lui mettant des coups de poing et des coups de pied, mais c'était totalement inutile.
« Ouf », prononçai-je en atterrissant. « C'était complètement inutile, Emmett. »
Il haussa les épaules. « Si je te promets de ne pas baiser Rosie dans l'appartement pendant une semaine, tu bois avec moi ce soir? »
Je me mordis les lèvres. L'homme nous conduisait à une négociation difficile.
« Tu sais à quel point je déteste me soûler... » Je laissai ma déclaration en suspend.
« Deux semaines. Toujours chez moi. » Il me regarda suppliant. « Allez! Tu ne vas pas toujours être une salope sobre. »
« Pas bourrée. Juste gaie. Et tu devras déplacer mon lit du mur », répliquai-je.
« Deal. » Il me sourit. « Ça va être génial! »
Je roulai les yeux. « Peu importe. Tu jouis beaucoup trop du fait de me voir en état d'ébriété. »
Il me pinça la joue. « C'est parce que tu es tellement mignonne quand tu es ivre. Folle comme un petit chat. »
Rosalie arriva dans la pièce fraîchement sortie de la douche. « Laisse-la tranquille, bébé. Elle doit aller prendre sa douche maintenant. »
Mes sourcils se froncèrent. « Quoi et pourquoi? J'y vais habillée comme ça », dis-je en désignant mon jean et mon débardeur blanc rayé.
« Oh, non, certainement pas », dit-elle en riant. « Ils ne te laisseront pas entrer comme ça. »
Merde.
Nous étions prêts à partir, je sortis de l'appartement avec eux en tirant sur l'ourlet de ma robe tout le temps. Rosalie riait de mon manque de confort et du fait que je sois si féminine, je lui répondis par un doigt.
Nous arrivâmes et Emmett se dirigea vers un gars aux cheveux blonds qui ressemblait à un gars sortant d'une pub de Ralph Lauren, mais pas dans le bon sens. Il était trop soigné, trop chichiteux, et il était même vêtu d'une chemise rose. Emmett ramena le blond avec lui en souriant malicieusement.
Non, non, non, non.
J'avais vite compris qu'ils essayaient de me caser. Encore une fois. Même s'ils m'avaient promis après la catastrophe de la dernière fois de ne plus jamais recommencer.
Durant les six derniers mois Rosalie et Emmett avait été déterminé à me trouver un « homme » en me faisant rencontrer tous les gars qu'ils connaissaient. Ça empirait progressivement à chaque fois. Le dernier gars qu'ils m'avaient présenté était totalement absorbé par lui-même, que c'était à peine s'il m'avait laissé placer plus de cinq mots durant tout le rendez-vous. Il avait tout commandé, sans même me demander ce que je voulais. Et pour finir il avait admiré son reflet dans sa cuillère, et je m'étais lever pour partir.
Et maintenant, j'allais me retrouver confronter à un métrosexuel.
Oh, bon dieu.
« Judas! », criai-je à Emmett quand il arriva vers moi. « Et toi! », dis-je en me retournant vers Rosie.
« Tu es tout aussi mauvaise! Tu m'avais promis! »
« Je sais, Bella. Mais c'est un gars vraiment sympa, je te le jure. Sois cool. S'il te plaît? », me supplia-t-elle.
« D'accord », grommelai-je.
« Bella, voici mon partenaire de laboratoire, Mike Newton. Mike, c'est Bella Swan. La jeune fille dont je t'ai parlé. » Emmett nous regardait dans l'expectative.
« Ravie de te rencontrer », dis-je poliment.
« Tu ne blaguais pas! Elle est magnifique », lui dit Mike avec enthousiasme.
Où étaient ses manières? « Bonjour, ravi de te rencontrer? »
Emmett souriait.
« Rentrons et allons chercher nos boissons, les gars », dit Rosalie, en prenant la main d'Emmett et en nous menant à l'intérieur.
Fidèle à sa parole, Rosalie contourna la ligne et parla au videur. Dès que nous fûmes à l'intérieur, je me précipitai vers le bar et commandai une spécialité du patron. Je l'a jetai en arrière, grimaçant lorsqu'elle glissa dans ma gorge en me brûlant, et en commanda une autre pour répéter le processus.
Ça y est, j'ai déjà rempli mon quota.
« Wow. Tu essayes de te saouler? », demanda Mike en tenant une bouteille de Coors Light à la main. Ses yeux bleus me fixaient.
« Non j'ai seulement promis à Emmett que je serais gaie ce soir. Ça ne devrait plus être long maintenant. » Je rappelai le barman et commandai un martini aux pommes. « Alors que fais-tu comme master? »
« Génie civil, comme Emmett », répondit-il.
« Cool. » Je repris une gorgée de mon verre.
« Et toi? »
« Anglais. »
Nous nous tenions sur place maladroitement, sans savoir quoi ce dire. Je regardais autour de la salle et vit Emmett et Rosalie plongés tous deux dans leurs bulles, me laissant seule avec Mike Newton.
J'agitai mon martini, commençant à sentir la chaleur due à la propagation de l'alcool dans mon corps et la morosité qui l'accompagnait.
« Donc. Mike. Pourquoi une chemise rose? »
Il haussa les épaules et me sourit avec malice. « J'ai assez confiance en ma virilité pour en porter une. J'ai aussi un pantalon rose. »
« Putain de Merde? Pourquoi? »
« Pourquoi pas? », s'opposa-t-il avec un sourire.
« Es-tu gay? »
S'il vous plaît dites-moi qu'ils ne m'ont pas casé avec un mec gay.
Il se mit à rire. « Non, je l'ai porté durant un tournoi de golf de ma fraternité »
« Oh. »
« Je reviens tout de suite », dit Mike, en regardant autour de la salle. « Il faut que je trouve les toilettes. »
« Bonne chance. »
Dès qu'il s'éloigna, je mis ma tête entre mes mains en gémissant. Il n'était absolument pas mon type. Il était petit, ses cheveux étaient coiffés en pointes gélifiée, sa chemise était parfaitement repassée même son jean était impeccable. Je n'arrivais pas à comprendre comment Emmett et Rosalie avaient pu penser qu'il me plairait. Ils n'étaient pas censés me connaître? J'étais plus pour les gars grand, avec une fine masse musculaire des yeux verts et des cheveux bruns cuivrés...
Arrête, Bella.
Je sentis une main chaude se poser sur mon épaule, et je me tendis en prévision.
« Non », dis-je sans me retourner.
J'entendis un doux rire familier à mon oreille. « Est-ce une façon de saluer votre patron, Isabella? »
Ah, l'enfer.
Edward
J'avais gardé mes distances avec Isabella durant toute la semaine après sa découverte mardi. Je ne voulais pas accorder trop d'importance à la situation et l'effrayer, même si elle n'avait pas l'air de penser que je la traquais. Parce que peu importe comment je me sentais avec elle, elle avait le potentiel pour être une excellente assistante et je ne voulais pas la perdre avant même qu'elle ait commencé.
J'avais carrément refusé de l'appeler Bella et rester plus formelle avec Isabella, comme si en l'appelant ainsi, j'avais dessiné une sorte de ligne en voulant rester du bon côté, même si j'étais dangereusement près de la traverser.
Chaque jour, je la saluais poliment avant de me retirer dans ma salle de gym au sous-sol pour éliminer mes frustrations sexuelles. Mais peu importe le temps ou les efforts que je fournissais, chaque jours son magnifique rire se rependait dans la maison, le sourire enchanteur que j'apercevais lorsqu'elle répondait au téléphone me faisant presque perdre mon contrôle. J'avais envie de lui dire que je trouvais ses rougissements et sa maladresse tout à fait attachante et que de la voir dans ses chemises et pantalons moulants me donnait envie de les lui arracher avec les dents et de la dévorer.
Je n'arrivais pas à sortir de mes pensées les formes impeccables d'Isabella. Je voulais voir ce qu'il y avait sous ses vêtements. Je voulais savoir ce que c'était que d'avoir ses seins dans mes mains ou de pouvoir lécher le sentier de son long cou gracieux…
Je claquai mon script et fermai les yeux. Habituellement, je n'avais pas de problèmes pour mémoriser mes lignes, mais ce soir, je n'arrivais pas à rester concentré. Mon esprit restait obnubilé par Isabella. Ça faisait si longtemps que je n'avais pas ressenti ça pour quelqu'un, non, je n'avais jamais ressenti cela pour qui que ce soit. C'était englobant, dévorant. Presque comme si j'étais tombé amoureux.
Comment peux-tu aimer quelqu'un que tu ne connais pas?
Tu ne peux pas, voilà la réponse à laquelle je pensai instantanément. Je me demandais, si je faisais la connaissance d'Isabella, mes sentiments changeraient-ils? Deviendrait-elle enfin pour moi ce qu'elle devait être, mon assistante? Ou alors mes sentiments grandiraient?
Je ne devrais pas le tenter... Non?
Mon portable sonna brusquement sur la table, me faisant reporter mon débat intérieur à plus tard… Je regardai l'identifiant et fronçai les sourcils. Royce King, mon agent.
« Ouais? »
«Où es-tu, Masen? » J'entendais la musique dans le fond, me rappelant que je devais accompagner Royce dans quelques clubs et bars locaux.
« Désolé. J'avais complètement oublié. Où es-tu maintenant? »
« Nous sommes au club Area. Nous venons d'arriver. Nous t'attendons à l'intérieur. Dépêches-toi. »
Je me changeai rapidement et mis un pantalon et une chemise noir, roulant mes manches jusqu'aux coudes avant de faire courir mes mains dans mes indomptables cheveux. J'avais été tellement absorbé par Isabella cette semaine, que j'avais oublié que Royce avait organisé une soirée pour faire de la publicité avec mes nouvelles co-stars, Tanya Denali et Jacob Black, deux personnes que je détestais.
J'allais devoir prendre sur moi.
J'arrivai au club et donnai au valet les clés de mon Aston Martin. J'entendis les cris des personnes debout dans la ligne qui m'avaient reconnues. Je m'approchai et signai quelques autographes en leur souriant et les saluant avant de me diriger à l'intérieur.
J'entrai et regardai autour de la pièce avec dédain. Je détestais cette partie du travail. J'aimais jouer; j'aimais le théâtre et les lumières, les caméras, l'action dans les coulisses, toute la préparation qu'il fallait pour mettre en place le film. J'aimais être en mesure de me couper de la réalité en devenant quelqu'un d'autre. J'adorais les fans, les gens qui faisaient de ma carrière ce qu'elle était aujourd'hui. Même la presse ne me dérangeait pas, ça faisait partie du boulot. Mais ça, faire semblant d'être quelque qu'un que je ne suis pas pouvait parfois être pénible. Je me fichais pas mal de mon image. J'avais vite compris que ça faisait partie du « paquet » qu'était Edward Masen. Un sourire arrogant, une arrogance sexy, et toutes ces femmes qui étaient censées empêcher les autres femmes et hommes d'avoir l'espoir de m'intéresser, même si tout était faux.
J'étais trop vieux pour ça. Je n'étais plus ce jeune homme qui tentais de terminer sa dernière année d'université, et qui s'était retrouvé par hasard dans un cours de théâtre. J'avais tourné mon premier film à l'âge de vingt-trois ans. On pourrait penser maintenant que mon agent, gérant et publiciste, voudrait moderniser mon image au lieu de toujours me présenter comme un playboy fêtard.
Tout ceci était vraiment de la foutaise absurde. Devrais-je vraiment rester ce mec célibataire jusqu'au jour de ma mort? Avant d'arriver dans ce monde de fantaisie, je n'étais pas ce mec. Je voulais rencontrer une jeune fille, me marier et avoir une famille. J'avais mis tout ça de côté volontairement, en pensant que cela ne durerait que pendant ma vingtaine et qu'ensuite je pourrais être de nouveau moi-même en public et en privé. Je savais que si je la rencontrais, en ce moment, aujourd'hui je jetterais tout cela en un instant parce que quelque part, au fond de moi, j'étais toujours cette personne.
Une étrange sensation lancinante à l'arrière de mon cerveau m'amena à croire que je pourrais déjà l'avoir rencontrée.
Isabella.
Je scannai de nouveau la foule et m'arrêtai tout à coup au bar. Elle était là, debout à côté d'un garçon aux cheveux blonds, habillé d'une chemise rose. Elle était absolument magnifique avec sa robe bleue, qui accentuait sa riche peau crémeuse. Ses cheveux étaient coiffés en boucles lâches et ses joues étaient colorées de rose pâle délicat dues à l'alcool qui me rendit instantanément dur.
Elle était la seule à pouvoir provoquer ce genre de réaction chez moi rien qu'avec ses rougissements.
Je regardais l'interaction entre les deux, en ignorant tout le monde autour de moi, et remarquai qu'elle avait l'air absolument misérable. Je luttai pour maintenir la distance que j'avais maintenue toute cette semaine, mais dès qu'elle se retrouva seule, je me dirigeai vers elle comme un papillon de nuit par une flamme. Je fus soudain déterminé à apporter un sourire à sa belle bouche sensuelle.
Je posai ma main sur son épaule et la sentis se raidir instantanément sous mon toucher. «Non », dit-elle désagréablement.
Un rire léger s'échappa de ma gorge. « Est-ce une façon de saluer votre patron, Isabella? » lui chuchotai-je à l'oreille en attrapant une bouffée de son parfum de rêve. Je voulais faire courir mon nez sur sa peau pour absorber l'incroyable parfum de son corps.
Elle pivota et me regarda horrifiée. « Oh, mon Dieu. Je suis tellement désolée. Je croyais que vous étiez quelqu'un qui allait me draguer. »
Je lui souriais chaleureusement pour masquer la jalousie qui faisait rage en moi. « Vous avez-eu des problèmes ce soir? »
« Non », dit-elle timidement. « Mais Mike vient de partir, alors j'ai pensé que quelqu'un essayait de profiter du fait que j'étais seule. C'est-ce qu'ils font habituellement. »
« Mike? », interrogeai-je en me concentrant pour maintenir mon visage neutre.
« Mon rendez-vous. »
Je pris un peu de recul et fis courir ma main dans mes cheveux. « Je ne savais pas que vous étiez sur un rendez-vous. Je suis désolé de vous avoir dérangé. Je vous verrai lundi. »
Je me retournai et commençai à m'éloigner d'elle, me giflant mentalement pour être un tel idiot, quand je sentis une chaude et douce main serrer la mienne, m'envoyant des ondes d'électricité dans le bras. Je me retournai et vis Isabella se mordre la lèvre nerveusement, ce qui n'arrangea en rien la situation dans mon pantalon.
« S'il vous plaît ne partez pas », dit-elle en rougissant intensément, ce qui faillit me mettre à genoux.
« Mes amis m'ont mise en place avec lui et c'est… »
« Maladroit? », dis-je. Elle hocha la tête. Je brossai sa joue avec mon pouce, la faisant tinter chaleureusement au contact. « Je ne vous quitterai pas », promis-je, ses beaux yeux bruns s'écarquillèrent légèrement. « Voulez-vous venir dehors avec moi? Personne ne nous dérangera là-bas. » Les mots étaient sortis de ma bouche avant même que je ne puisse les arrêter.
« Oui »
« Bella? » Nous regardâmes tous deux dans la direction de la voix pour voir Mike regarder nos mains encore jointe, incrédule. Je relâchai brusquement mon étreinte et laissai tomber ma main, ressentant la perte instantanément. « Tu connais Edward Masen? »
« Euh, ouais », dit-elle mal à l'aise. « C'est mon patron. »
Les sourcils de Mike se relevèrent. Il nous regarda l'un après l'autre, comme s'il essayait de trouver la pièce manquante d'un puzzle.
« J'allais emmener Isabella à l'extérieur pour avoir un peu d'air et un peu d'intimité, » dis-je aimablement.
« Nous allions venir vous chercher et... » Je regardai Isabella à la fin.
« Rose et Emmett », dit-elle, en arquant son front.
Je haussai les épaules. « Allons-y? »
Je les conduisis vers le patio, et Isabella m'arrêta quand nous approchions d'une grande blonde et d'un gars qui avait l'air d'avoir pris trop de stéroïdes, ce devait être Rosalie et Emmett. Isabella nous présenta, tandis que la blonde me regarda avec dégoût et roula des yeux, piétinant derrière Isabella et le gros homme pendant que nous marchions vers la porte.
« Edward Masen! » Un groupe de femmes hurlait après moi.
Je leur fis signe et leur donnai un sourire crispé sans m'arrêter, mais elles se précipitèrent vers moi.
« Nous aimons tous vos films », dit l'une d'entre elles.
« Merci », lui dis-je poliment. Je fis signe à l'une des serveuses. « Donnez leur une bouteille de leurs choix et mettez la sur ma note, s'il vous plaît. »
Elles riaient en retournant à leur table quand je remarquai que Rosalie me donnait cet air dégoûté à nouveau.
« Vous vous attendiez à rentrer dans leurs pantalons maintenant, Masen? », ricana-t-elle.
Je ris. « Non, j'ai fait en sorte qu'elles nous laissent seuls. Ça a marché, non? »
« Masen! Ce nouveau film était de la bombe! Les effets étaient fantastiques! » Je regardai pour voir un homme étrange se précipiter vers nous, en prenant au passage un verre de la serveuse. « Celui-ci, est pour moi! »
« Merci, camarade », dis-je, sans le boire. « Je suis heureux que vous ayez aimé le film. »
Je marchai quelques mètres avant de poser la boisson sur la table voisine.
« Vous n'allez pas le boire? », me demanda Isabella confuse.
« Je peux accepter une boisson d'un fan, mais je ne vais jamais y goûter. Peu importe ce que c'est. »
« Très intelligent, » me félicita Isabella.
Je flashai un sourire. « Je vous remercie. »
Nous arrivâmes finalement à l'extérieur, et je vis Royce assis dans l'un des domaines privés avec Tanya et Jacob.
« Royce », saluai-je en arrivant. « Tanya, Jacob. C'est bien de vous revoir. »
« Qui sont tes amis Edward? » demanda Tanya, en passant ses doigts dans ses boucles blonde.
« Voici ma nouvelle AP, Isabella Swan, et ses amis Rosalie Hale, Emmett McCarty, et Mike, » Je réfléchis un moment. « Je suis désolé, Mike. Je n'ai pas retenu votre nom de famille. »
« Newton », me dit-il mauvais.
Évidemment Mike Newton n'était pas un de mes fans.
« C'est agréable de vous rencontrer », déclara Tanya de mauvaise foi. Je regardai Isabella et roulai des yeux ce qui la fit rire doucement.
Nous nous assîmes et commençâmes à discuter de tout et de rien. Finalement, je me penchai dans mon siège en les regardant. Royce avait l'air de s'être amouraché de Rosalie, flirtant avec elle sans vergogne pendant qu'Emmett parlait avec Mike d'une expérience de laboratoire désastreuse qui s'était passée quelques jours auparavant. Tanya jouait avec ses cheveux et ses ongles en sirotant de temps en temps son verre de champagne. Elle était la personne la plus égocentrique que je n'avais jamais rencontrée dans ma vie. Jacob parlait avec enthousiasme avec Isabella, presque comme s'il était vraiment intéressé, mais je le connaissais mieux. Il se rapprochait d'elle quand elle ne le regardait pas, en déplaçant son grand corps afin qu'il puisse obtenir une meilleure vue du bas de sa robe.
Je ne voulais rien d'autre que de traverser la table et le frapper pour lui faire passer l'envie de draguer mon Isabella.
De quel enfer cela vient-il?
Je secouai mes sentiments possessifs bizarre et vit la serveuse arriver avec nos boissons. Je pris mon verre et bu la moitié d'un coup.
Isabella me regarda en état de choc. « Quelle descente? »
Je hochai la tête et sourit vers elle. « Tu peux garder un secret? » demandai-je doucement en me penchant vers elle.
« Oui », dit-elle essoufflée.
« C'est seulement de l'eau. » Ses yeux devinrent encore plus grands. « Ça ressemble à de la vodka, mais ce n'en est pas. »
« Pourquoi? »
« Je n'ai pas besoin d'être saoul en public. » Je lui fis un large sourire. « Vous voulez entendre un autre secret? » Elle hocha la tête, apparemment abasourdie. « Quand je partirai d'ici, je vais emmener Tanya à la maison avec moi. Du moins c'est-ce que tout le monde pensera. »
« Quoi? » Elle sortit de sa transe.
« Le studio veut nous faire ressembler à un couple, même si je n'arrive pas à la supporter. Je vais l'emmener dans ma voiture, elle sera photographiée en pénétrant à l'intérieur. La presse va faire l'hypothèse que je l'emmène chez moi, mais en réalité, je vais la déposer chez elle, puis je rentrerai chez moi. Seul ». Je retirai les cheveux de son visage. « Comme je le fais toujours. » (N/Miss Lunatik : Que je suis contente qu'il lui dise ça…)
« Ce n'est pas vrai. » Elle me regardait avec méfiance.
« Et si », lui dis-je avec un clin d'œil. « Je vous ai dit qu'il y avait plein de choses que vous ne saviez pas sur moi » Je touchai le bout de son nez avec mon doigt.
« Edward », interrompit Tanya en faisant la moue. « Je suis prête à rentrer à la maison. »
Je soupirai et m'éloignai d'Isabella. « Très bien. Allons-y. »
Je me levai et regardai Isabella en m'approchant de Tanya. Je lui fis un clin d'œil avant de poser mon bras sur les épaules de Tanya.
Tanya soupira fortement en s'éloignant de moi. « Pas encore, crétin. »
Je jetai un dernier regard vers Isabella. « Je vous verrai lundi », lui dis-je en souriant.
Lundi, je serai obligé de garder mes distances avec elle. Je m'étais beaucoup trop rapproché d'elle ce soir.
ooooooooooooooo
Alors qu'en avez vous pensé, Edward va-t-il réussir à s'éloigner
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je vous souhaites à toutes et tous un super réveillon, ne buvez pas trop l'alcool est à consommer avec modération, il faudra que je m'en souvienne ce soir lol
Oubliez pas de me laisser une petite review
On se retrouve en 2011 biz
