Coucou mes chéries ! :D

Bon et bien, on ne va pas s'attarder mais me revoilà pour un nouvel OS ? Je prends un plaisir fou à écrire sur ce couple, je me fais presque peur, je ne m'en lasse pas du tout. *^*

Et sachez une chose. Ceux qui review, follow,... Merci. Un immense merci. Vous ne savez pas à quel point ça me touche... :$

Bon allez, sur-ce je vous laisse en bonne compagnie, étant un poil trop crevée pour m'étendre plus longuement en paratexte. XD

Le pairing reste Prof de Philo x Présentateur TV.

Les personnages appartiennent à Kriss.

Je vous aime.

Et sinon, warning : M-Preg. (A)

Bonne lecture mes chéries !


Surprise.

Son monde venait de voler en éclats. En un coup de fil. Comme ça, sans prévenir, alors que la journée avait plus que bien commencé, pourtant !

Ah. En voilà une bien belle, de blague.

Bien, tu te fiches de moi ou quoi ?

Bon, d'accord, pas aussi bien que ce que l'on aurait pu l'espérer. Mais y avait pire ici, il avait connu bien plus violent, comme matinée ! Alors pas de quoi en faire tout un plat, si ?

A cette pensée, le Présentateur ne put retenir un éclat de rire, forcé et ironique. Il eut soudain envie de s'en coller une bonne, de baffe, histoire de se remettre les idées en place. Il n'aurait jamais du dire ça, il n'existait pas de cas « pire » que le sien dans l'immédiat ! Alors à quoi bon mentir, à quoi bon faire comme si de rien n'était ?

Et surtout. Quel intérêt à ce que lui se mente, alors qu'il ne savait déjà que trop bien que ce que l'homme en blouse lui avait dit tout à l'heure ? Ce serait ridicule, et néfaste. Valait mieux rester réaliste, pour une fois. Sobre, réaliste, bref les pieds sur terre pour espérer trouver vite une solution, oui :

Mais en avait-il seulement envie ? Cela en valait-il la peine ?

Non, bien sûr que ça en valait la peine ! Mais à quel prix...

La personnalité blonde de Kriss soupira en s'emmitouflant un peu plus dans sa couette, indifférent à la chaleur étouffante qu'il faisait au dehors. Au Diable l'été, le Soleil, la plage et les poissons ! Il n'avait cure d'eux, ou même du temps par delà les murs blancs de sa chambre. La situation était grave. Vraiment grave.

Et pourtant il préférait rester là, allongé dans son lit, à fixer le vide, son téléphone portable toujours dans les mains. La motivation serait pour un autre jour.

Et qu'au pire l'autre vienne pour essayer de le tirer du lit, il n'était plus à ça près. Ce serait peine perdue.

Il ne voulait plus sortir de cette chambre, plus affronter le regard des autres, ni le sien, si empli d'amour et de tendresse. Entendre ses quelques mots doux, comme ce si cher « Mon cœur », qu'il susurrait souvent dans le creux de son oreille, quand personne ne risquait de l'entendre, pareil. Ce n'était pas le moment, ni la situation adéquate.

Et ça ne le serait plus jamais, autant être réaliste.

Comment tout ceci avait-il pu bien arriver ?

« Je n'en ai absolument aucune idée, excusez-moi... »

Aucune putain d'idée. De mieux en mieux.

Le téléphone noir du journaliste finit sa course sur la table de chevet, près de la photo de son propriétaire aux côtés d'un autre homme, en chemise blanche, un sourire en coin étirant ses traits. Son cœur se serra à cette vue, à ce sourire figé, ce bras qui entourait ses épaules et lui, si chétif comparé à son ami, si propre sur lui avec son costard et ses cheveux blonds coiffés en une sorte de crête. Ouais, il faisait bien fragile, à côté de la force brute qui semblait émaner du Prof de Philo.

Le Prof de Philo. Le plus grand de ses contraires, mais aussi sa seule famille.

Oh, faux, il avait Kriss et les autres personnalités, mais en attendant, le brun en chemise était celui qu'il avait le plus souvent auprès de lui.

Son pilier. Son colocataire. Son supérieur.

Son amant. Depuis plus d'un an maintenant, toujours dans le plus grand des secrets car les autres n'avaient pas à le savoir mais ça, ils s'en accommodaient fort bien ensemble.

Mais ça, pour combien de temps encore…

Non il t'aime, il ne te délaissera pas pour ça… Tu t'inquiètes pour rien !

Ah oui, vraiment ?

Mais comment allait-il réagir, au juste, le Prof de Philo, en apprenant l'improbable ? Il allait être fou de rage, ça, le blond en était sûr. En colère contre lui, qu'il accuserait de trahison, de traîtrise, de tout ce qu'il pourrait trouver à lui dire même, lui qu'il aimait tant et qui était probablement la seule personne à qui il accordait toute sa confiance !

Ça n'aurait jamais du arriver ! Jamais, bon sang ! Le Prof aurait pu lui répondre si c'était possible non ?

Et pourtant. Il était resté bouche bée en entendant la personnalité blonde lui décrire les nombreux symptômes qui l'accablaient depuis plusieurs semaines, allant jusqu'à amener le Présentateur à vérifier à de nombreuses reprises que son interlocuteur était toujours à l'autre bout de la ligne. Et bon, certes, il ne l'avait pas vu après, mais il se doutait bien que vue la lente dégradation de l'assurance présente dans la voix du Prof, celui-ci avait du perdre des couleurs entre temps. C'était même sûr !

Bon en même temps, fallait pas lui en vouloir, il ne pouvait que reconnaître que déjà, le simple fait que le Présentateur ne fasse appel à sa science infuse, eux qui ne se connaissaient pas au point de dire qu'ils étaient amis ou même de bons camarades, ça avait quelque chose d'assez surprenant. En recevoir un appel en plein lundi après-midi, encore plus. Sans parler du fait qu'il ait du ensuite lui parler de ses maux de ventre récurrents, ses nausées, ses haut-le-cœur ou même ses brusques sautes d'humeur, qu'il mettait jusqu'à présent sur le compte de la pleine Lune, alors que le Prof n'en avait probablement rien à cirer. La totale.

Puis était venue la question ultime. Celle qui gêne, qui n'incite qu'une réponse à mi-mots, qui fait comprendre que l'échange relève du secret professionnel. Suivie d'une demande toute aussi honteuse, du genre de celles que le Présentateur TV avait espéré ne jamais avoir à affronter un jour. A croire que le destin l'avait entendu, le fourbe !

Et depuis il n'avait pas bougé. Position fœtale sous la couette, sa si chère couette, sa fidèle seconde peau qu'il ne quittait jamais ou presque, à se torturer l'esprit, à se morfondre, à passer à deux doigts d'insulter une quelconque divinité, pour peu qu'une d'elles puisse l'entendre ou l'avoir accablé d'autant de malchance. Ça faisait combien de temps déjà, qu'il était là, comme un idiot, à faire mentalement le fatal décompte qui amènerait à l'heure où il devrait affronter le regard si intense et sauvage de l'enseignant de philosophie, qui ne devait probablement pas s'attendre à pareille révélation que celle qu'il avait à lui dire ?

Parce que oui, il allait devoir lui dire tout ça, non ? Ça le concernait autant que lui après tout.

Mais était-il prêt à lui confier le fardeau qui lui écrasait les entrailles, qui lui nouait la gorge, qui lui faisait avoir les larmes aux yeux juste en y pensant ?

Le Présentateur repensa soudain à la dernière heure qu'il venait de vivre, celle où tout le poids du monde lui était tombé dessus en voyant le résultat s'afficher sur le petit appareil à usage unique qu'il avait tenu entre ses mains tremblantes, au cours de cette dizaine d'interminables minutes nécessaires pour obtenir un quelconque résultat, et qu'il était parti acheter à la demande du scientifique, le rouge aux joues, balbutiant timidement à la pharmacienne sa requête en marmonnant ensuite que c'était pour sa copine. Le mensonge classique, par excellence. Jamais pour soi, toujours pour le chien, les voisins, la famille, le bon pote, le poisson rouge même !

Quoi qu'il en soit, il s'était senti con avec ce truc dans les mains, se disant avec lassitude que s'il avait pu avoir le droit à des moments improbables dans sa vie, lors de soirées arrosées chez Kriss ou même lors de son étrange colocation avec le Prof de Philo avant de finir par trouver une place au creux de ses bras, mais que là, ça battait des records. Puis l'attente, durant laquelle chaque seconde lui parut une heure, à le rendre nerveux, à vérifier son téléphone plus que de raison jusqu'à en essayer de se repencher sur un de ses articles en cours pour s'occuper l'esprit et retrouver son esprit logique, sa confiance en lui, mais rien, nada, le syndrome de la page blanche, le stress, l'angoisse qui lui embrumait le cerveau. L'étude des cryptides, ce serait pour plus tard ! Mais d'abord, sa petite personne, sa santé. Avant tout le reste.

Puis le couperet de la vérité était tombé, lui coupant net le souffle en voyant les deux petites barres verticales sur l'écran. Les deux barres verticales les plus insoutenables de sa vie, et rien à voir avec le symbole « Pause » qu'on trouvait sur son dictaphone ou un peu partout sur Internet cette fois-ci.

Et le pire dans tout ça ?

Tu dois penser à la suite, pas à ce qui t'arrives en soi. Pense au Prof, tu dois le lui dire, tu dois lui en parler. Allez, oublie le reste !

« C'est positif. Putain, c'est quoi ce délire, Prof ?

- … Mon Dieu. Je ne pensais pas du tout que ça pourrait l'être... »

Bien évidemment, qu'il n'y avait pas pensé, l'autre abruti à lunettes !

Le Présentateur eut soudain envie de pleurer, tout lui échappait, tout allait trop loin. Son futur venait de lui filer entre les doigts, lui qui s'était tant battu pour en trouver un, s'en construire un digne de ce nom, quitte à marcher dans les pas du Prof de Philo pour parvenir à ses fins, lui confiant tout ce qu'il possédait, sa foi en un meilleur avenir, son expérience en tant que journaliste et présentateur TV, allant même à se reconvertir en cadreur pour pouvoir continuer à faire un bout de chemin avec l'homme aux sourcils hirsutes…

Parti. Brisé. Envolé, les rêves d'émission !

Non, faux, Hors Sujet continuerait de marcher quoi qu'il arrive, rien ne pourrait changer ça !

Mais lui. Qu'adviendrait-il de lui ?

Il va te remplacer, voilà ce qui va arriver !

Non, pas ça, ce n'était pas un monstre, il l'aimait et était d'une extrême tendresse avec lui, ce serait une bonne nouvelle ! Ça ne pouvait que rendre heureux, une telle surprise ! Non ?

« … Sincèrement, pour le moment, tant que je ne t'aurais pas examiné, je ne peux pas me prononcer. Mais… Aux vues de ce que tu m'as raconté, et de qui serait le… Je suis désolé. Vraiment, pardon. »

Et pour que même lui lui dise ça, le Prof, alors qu'il était sûrement de ceux qui connaissaient le moins le Prof de Philo de la famille Sommet… C'était que le pire restait à venir. Au minimum.

Une larme roula sur la joue du Présentateur TV, alors qu'une de ses mains venait enfin se poser sur la raison de son si grand tourment.

Il jura qu'il aurait pu le sentir battre, là, juste là, s'il n'avait pas su qu'il ne sentirait rien contre sa paume glacée. Un minuscule cœur, encore faible et en cours de développement, mais bien là, en train de battre. Le début, les brouillons, les premières ébauches d'un petit être.

Un bébé. Bordel de Raptor Jésus tout puissant.

Le pire dans tout ça c'est qu'il ne savait pas quoi en penser, et c'était là un des deux points qui tracassaient tant le blond. Oh bien sûr qu'il avait rêvé de fonder un jour une famille avec le Prof de Philo, plus tard, bien plus tard, c'était normal après tout et eux aussi avaient leurs petits projet… Mais pas comme ça. Pas de cette façon. Le jour où ils avaient brièvement abordé le sujet, l'adoption s'était imposée à eux et point barre ! Et puis, pourquoi un homme tomberait-il enceint ? C'était un véritable doigt d'honneur à Mère Nature pour le coup cette histoire ! Et même, il n'était pas une femme non plus aux dernières informations ! Alors pourquoi ?

L'homme en costard bondit brusquement de son lit pour se mettre à faire les cent pas, soudain incapable de demeurer en place. Il réfléchissait trop. Ils auraient bien le temps de voir et de s'organiser sur la-

Sur rien du tout, tu vas le perdre ! C'est trop tôt, tu le sais bien, et même c'est pas normal !

Oui. Mais ça restait leur enfant.

Le blond s'immobilisa à cette pensée, le souffle court, les yeux brillants sous le joug de l'émotion. Sa main retrouva son ventre encore plat, venant le caresser distraitement. Mon Dieu, mais c'était vrai ça !

Lui, le Prof de Philo… Un enfant. Leur enfant. Leur bébé.

Il allait pleurer. Mais de joie, cette fois.

Non, il ne fallait pas s'y attacher, ni s'en réjouir ! Le Prof allait l'abandonner en apprenant ça ! Lui demander comment ça avait pu arriver, car même s'il était le plus soumis dans leur couple, ça ne justifiait rien. Un homme ne tombait pas en cloque à la première sodomie, auquel cas, à ce stade, c'était la découverte du siècle !

Mais rien à faire, une part de lui venait de prendre conscience de la situation. Aussi unique et inespérée soit elle.

S'ils le gardaient, il aurait leurs yeux, tout de leurs personnalités et visages, attitudes, tout, avec leur code génétique, même si à la base ils étaient tous censés posséder le même. Leur création, leur plus belle production.

Leur progéniture.

Mais ça…

Arrête de te réjouir comme ça. Tu vas tomber de trop haut, pense à la gueule du Prof quand il saura ça !

Si ça se trouvait, il serait content, lui aussi ?

Le Présentateur voulut se mettre une gifle à cette pensée. Il n'avait pas à s'emballer comme ça, il fallait des examens complémentaires avant. Être sûr. Et ensuite ils en parleraient ensemble. Le Prof de Philo comprendrait, il était ouvert d'esprit.

Oui, il comprendrait et l'accepterait, il en était sûr. Pour eux, et leur bonheur.

Mais d'abord, voir le Prof de Salut les Geeks. Et si ça venait à se confirmer.

Un frisson d'horreur remonta soudain le long de l'échine du blond, alors qu'il avait récupéré son téléphone, prêt à prévenir le Prof de sa mise en route pour Paris. Et si ça se confirmait, que ferait-il ?

Papa. Lui. Le Présentateur TV, du haut de ses trente-trois ans, lui si gringalet, portant en lui leur enfant, apparu là par un miracle et qu'il faudrait bien mettre au monde un jour…

Et comment faire, en étant un homme ? Par césarienne peut être ?

Trop de questions. Vise petit et concentre-toi.

Il prit un sac messager, son cher sac en cuir noir, dans lequel il vérifia qu'il y avait bien son permis de conduire et ses clés de voiture. Parfait, manquait plus qu'à y aller.

Non, pas de suite.

Une attente de plus, les bips résonnant dans le vide puis la messagerie vocale. De mieux en mieux.

Il pesta en entendant la voix pré enregistrée : Décidément, toujours joignable quand il ne le fallait pas celui-là…

Il prit une profonde inspiration, juste avant que le signal sonore ne retentisse. Il ne pourrait plus se rattraper il le savait. Il fallait parler et ne plus regretter. Ne pas avoir peur.

Sa main retrouva de nouveau son ventre, comme un réflexe qui ne put que lui arracher un sourire, le temps d'une seconde. Pas bon ça, ça commençait bien !

- Ahem… Prof, c'est moi, je… Écoute, je dois aller à Paris là, vite fait, pour aider mon collègue de Panda News sur un article. Et voir le Prof de Mathieu. Bref, je rentre dans la soirée, ne t'inquiète pas pour moi. Allez, à plus tard !

Mon Dieu, ce courage.

Le blond leva les yeux au ciel puis rangea son portable dans la poche de son pantalon avant d'attraper son sac à la volée et de quitter sa chambre, à la fois réticent à la route qui l'attendait sans parler de ce qu'il risquait d'y apprendre, mais en même temps excité de savoir si ce qu'il disait était vrai. Attendait-il vraiment un enfant du Prof de Philo lui-même ?

Et si c'était bien le cas, accepterait-il son rôle de père, lui qui l'aimait si fort, ici, au sein de cette école qui était leur refuge ? Qui sait, tout était possible avec lui.

En vérité il était mort de trouille mais il voulait savoir. Pour eux, pour lui-même. Il effacerait ses doutes et sa peur au besoin, canaliserait son énergie, sa colère, tout, pour leur félicité.

Mais en tout cas une chose était sûre.

Son téléphone vibra, lui indiquant la réception d'un SMS, du Prof de Philo. Il l'ouvrit puis son cœur s'arrêta.

Et à cet instant là, il sut. Il ne l'abandonnerait pas, il en était sûr. Il serait surpris au début, normal, un peu en colère sur le coup, mais finirait par comprendre. Puis il serait là, à ses côtés, pour l'épauler et l'accompagner. Jusqu'au bout.

Et il garderait l'enfant, si celui-ci existait bel et bien. Tout simplement car il ne pourrait se résoudre à tuer une part de l'homme qu'il aimait plus que tout au monde.

« D'accord, soit prudent hein ! Ah, et sinon, au fait, je t'aime, mon cher cadreur. »


Voilà voilàààà~ Un petit OS écrit au feeling, rien que pour vous, en espérant que ça vous aura plu ! XD

Alors qu'en pensez-vous, pas trop OOC ? :s Ca reste ma peur majeure et du coup je me fais énormément de soucis par peur d'en faire... X_X

Enfin voilà, je ne sais guère quoi vous dire de plus si ce n'est que n'hésitez pas à mes donner votre avis, vos suggestions ou même vos idées de texte, que je pourrai essayer d'écrire en un futur OS ! Et ceux qui fav ou follow, continuez, vous êtes en or~ :')

Je vous aime mes p'tits bouchons !

Votre dévouée Lavi'~