If You Could See Me Now (Si tu peux me voir maintenant)
Twilight, à S. Meyer
IYCSMN , à CharmingAndInsane
Traduction de Selina972
Chapitre 02. Maman, voici Edward.
BPOV
Je me réveille ce matin. Je me douche dans ma salle de bains impeccable. Je m'habille d'un tailleur pantalon convenable et pars réveiller Cormac. Il est endormi profondément dans son lit. Les couvertures ont été virées et ses cheveux sont ébouriffés. La chambre est en désordre. Sa penderie est grande ouverte avec les vêtements pendants des cintres. Ses jouets sont éparpillés partout par terre et il y a aussi des vêtements sales qui trainent au sol. Je ne comprends pas comment une si petite personne peut créer un tel désordre. Un frisson me parcourt en examinant sa chambre. C'est la seule pièce de la maison que j'autorise à être dérangée.
Le reste est impeccable. J'ai besoin d'ordre et de tranquillité dans ma vie, et avec une sœur qui manque de sérieux et un père qui boit beaucoup trop, ce n'est pas trop demandé.
Je suis manager à la Galerie d'Art de Port Angeles alors j'ai une certaine dose de contrôle là bas. Ma maison est le seul endroit où j'ai un total contrôle.
Ma maison est mon sanctuaire. C'est le seul endroit où je peux tout gérer. Je peux décider de tout ce qui arrive. Tout ce que je dis est fait. Je parie que je donne l'impression d'être une maniaque du contrôle. Mais non je ne le suis pas. C'est juste que j'aime que les choses soient soignées et que tout soit en ordre.
« Cormac il est temps de se lever. Ta tante Rosalie va surement nous rendre visite aujourd'hui. ». Je dis 'surement' car les trois dernières fois où elle nous a dit qu'elle passait, elle n'est jamais venue. En sachant que la troisième fois, j'ai du la sortir de prison pour avoir agresser quelqu'un dans la rue.
Il bougonne une réponse et se tourne dans son lit.
« Cormac, sors ton petit derrière de paresseux de ce lit. Maintenant ! ». Ma voix est un peu plus dure que prévue.
« MmmOk maman... ». Il murmure une ou deux incohérences et se roule dans le lit.
Je le corrige « OK, maman. ».
J'entre dans ma cuisine en inox impeccable et commence à préparer le petit déjeuner de Cormac. Je lui fait son bol de céréales lorsque du coin de l'œil, je vois le torchon pendre de travers sur la poignée du four. Ça m'irrite au plus haut point. Je laisse le petit déjeuner et remédies à mon problème rapidement. Je m'assure qu'il soit convenablement plié en deux et le replace prudemment sur la poignée.
Peu après, j'entends des pas faisant leur chemin vers la cuisine. Cormac entre.
« Bonjour maman. ». il a encore sa voix toute endormie.
« Bonjour Cormac. ». Je me baisse pour l'embrasser rapidement sur la joue. Je finis de lui préparer son petit déj et le place devant lui.
Je mets en marche la cafetière et me prépare à recevoir une tasse de café bien relaxant, lorsque la sonnerie de la porte d'entrée retenti.
Elle a enfin décidé de se montrer aujourd'hui.
Je la regarde et suis dégoutée par ce qu'elle porte. Un haut rose brillant avec beaucoup trop de paillettes, ça me fait mal à la tête rien que de le regarder. Sa jupe est si courte qu'on peut difficilement dire que c'est une ceinture. Elle laisse très peu à l'imagination. Lorsque je regarde ses chaussures, j'ai mal au crane directement, des talons aiguilles d'au moins 13 centimètres.
« Salut Bells. Comment vas tu? Je suis venue voir mon neveu... » elle passe devant moi. Je ferme la porte et la suis.
« HEY MAC ! » elle hurle en entrant dans la cuisine. « Viens là et donnes un câlin à ta tante préférée. ».
Il la prend dans ses bras « Salut Tante Rosalie. ».
Elle le relâche et se tourne vers moi. « OK, je l'ai vu. Maintenant je dois te parler, petite sœur. ».
J'ai déjà dans l'idée qu'elle a besoin d'argent et qu'on finira par s'engueuler. Je n'ai pas envie que Cormac assiste à ça.
« Cormac, dépêches toi et finis ton petit dej. Il fait beau aujourd'hui alors pourquoi n'irais tu pas dehors dès que tu finis. Ta tante et moi devons parler. ».
Il engouffre son repas et part dans le jardin. Il y a beaucoup de monde jouant dehors, peut être qu'il peut se joindre à eux et jouer avec eux. Il n'est pas très bon pour se faire des amis et le seul ami qu'il ait, Tom Newton, ne vit pas dans notre résidence.
« Qu'est ce que tu veux Rosalie? » Autant aller directement à l'essentiel. Ça ne sert à rien de tourner autour du pot.
« Ben j'ai perdu mon travail. ».
Je lui demande sarcastique « Pourquoi ne suis je pas surprise? ».
« Hé Bella, pas besoin d'être une connasse. Ils ne me comprenaient pas là bas. Je veux dire, comment suis je censée travailler avec des gens moches? ».
Comment peut-elle être aussi superficielle? Souvent je me dis qu'on ne peut pas être sorties de la même personne.
« Gens moches? Qu'est ce qui va pas chez toi? Qu'est ce qui te permet de décider qui est moche et qui ne l'est pas? ».
« Ben tout le monde est moche comparé à moi Bella. ». Elle rit comme si c'était la chose la plus évidente au monde.
« Peu importe, Rosalie. Comment vas tu payer ton loyer si tu ne reçois plus d'argent? ».
« C'est facile petite sœur. Je viens t'en emprunter. ».
« NON ! ».
« Mais Bella ! ». Elle commence à geindre. « Madame Clearwater dit qu'elle va me jeter dehors si je ne la paie pas et tu sais que papa ne me laissera pas rester. Et je sais que ça ne sert à rien de te demander si je peux rester chez toi car tu ne voudras pas non plus. ».
Elle marque un point. Je ne la veux pas à la maison à cause de mon fils. Papa peut à peine prendre soin de lui, alors une autre personne en plus c'est impossible. Lorsqu'il est sobre, il passe tout son temps à incriminer ses filles. Rien de ce que l'on fait n'est assez bien. Je me rappelle lors de ma séparation avec le père de Cormac, je suis allée voir papa, en espérant un peu de réconfort. Au lieu de ça, il a enfoncé le clou avec des propos cruels.
« Qu'est ce que tu as fait pour qu'il s'en aille Bella? Est ce que tu l'as harcelé jusqu'à ce qu'il craque? Est ce que tu l'as fait partir à cause de ton agaçante obsession pour le ménage et l'ordre? Tu arrives toujours à ça n'est ce pas Bella? Ils ne veulent jamais rester avec toi ! ».
« OK. ». J'attrape mon sac et donne un paquet de billets dans sa main. J'espère que ce sera assez.
« Ah au fait, j'ai ruiné ma caisse et elle a besoin de réparations. Vu que je n'ai pas d'assurance je leur ai dit de le mettre à ton nom. J'espère que ça te dérange pas. D'ailleurs je vais être obligée de prendre ta voiture pour quelques jours. ». Elle dit tout ça rapidement avant de filer vers la porte.
Je sens la rage monter en moi. Comment ose t-elle? Elle pense que tout lui est acquis. Je sais que j'ai presque toujours, OK j'ai toujours, été présente pour l'aider, mais j'aimerai tout de même avoir le choix en la matière. On ne sait jamais, un de ces jour j'aurais le courage de lui dire non.
Elle court vers la porte. J'attrape le téléphone, prête à appeler la police si besoin et l'a suis dehors.
Je lui cries dessus « Arrgh ! Rose, tu veux ma mort ! ».
Elle se retourne vers moi, un sourire railleur au lèvres. Puis elle fait signe à Cormac dans le jardin.
« A plus tard Mac. Ne sois pas difficile avec maman. ». Elle lui fait un clin d'œil et monte dans ma voiture. Elle tourne la clé mais elle ne veut pas démarrer.
Je descends les escaliers en courant mais ma chaussure reste coincée et je tombe.
« Merde ! ».
Rose se moque.
« Rosalie Lilian Hale, sort de ma voiture. MAINTENANT ! Je ne te le demanderai pas deux fois. ». Ma voix est rauque à force de crier.
« Tu n'as pas à le demander. Ton tas de merde ne marche pas de toutes les façons. ». Elle sort de la voiture. Merci mon dieu. Ma voiture s'en sort indemne même si je doit vérifier pourquoi elle ne démarre pas. Rosalie passe devant moi, mais avant de retourner à l'intérieur, elle me demande encore plus d'argent.
« Bella, vu que ta voiture ne marche pas, il me faut de l'argent pour un taxi. Tu peux m'en trouver? ». elle me tend sa main attendant l'argent supplémentaire.
J'atteins mon sac et lui en donne encore. Je bougonne.
« Je ne le veux pas, mais je le dois. C'est pas comme si j'avais le choix de toutes les façons. ».
« Merci sœurette, j'apprécie. Je te rembourserai bientôt. ». Elle sort de la maison pour appeler le taxi.
Je la regarde avant de lever les yeux au ciel.
« Mais oui c'est ça. C'est pas comme si tu ne me l'avais jamais dit avant. ». Je continue à bougonner pour moi même. Mmmmh Peut être devrais je me faire examiner. Ma mère avait l'habitude de dire que parler tout seul est le premier signe de folie.
Après l'épisode Rosalie, je retourne dans la maison. Je suis extrêmement fatiguée en seulement une matinée. Je retourne dans ma cuisine et vois la cafetière. Je n'ai même pas encore pris mon café du matin. Je me le fais et m'installe sur le siège près de la fenêtre.
Je respire l'odeur aromatique de mon café avant de le gouter. Mes mains froides entourent la tasse bien chaude. J'apporte la tasse à mes lèvres et bois un peu. Le liquide coule dans ma gorge, me réchauffant entièrement. Je savoure le goût un peu aigre et tout mon stress s'en va.
Je me relaxe dans mon siège et bois tranquillement mon café.
Une fois fini, Cormac revient de l'extérieur, trainant ses pieds sales. Je flanche en voyant la poussière qui s'en détache.
« Cormac, s'il te plait ! Enlèves tes chaussures sales à l'extérieur. ». Je me pince le haut du nez.
« Ouais maman. ». il part les retirer.
« On va jouer dans ma chambre. ».
« OK. Je t'appelle pour déjeuner. ».
Ma béatitude s'est envolée dès que Cormac est entré, et je suis si préoccupée par Rosalie que j'entends à peine ce qu'il me raconte.
Je m'occupe en passant l'aspirateur et en faisant la lessive. Je nettoies ma cuisine et arrange tout soigneusement. Je finis le rez de chaussée avant de passer à l'étage. À mi chemin je m'arrête. J'ai l'impression d'être observée. Je vais vers la porte mais il n'y a personne.
Lorsque je finis de nettoyer, il est l'heure de déjeuner.
« Cormac? ». Je l'appelle et entre dans sa chambre. « Que veux tu pour déjeuner? ».
Il reste silencieux puis tourne son visage vers un coin de la chambre.
« Edward dit qu'il veut un sandwich alors je veux la même chose. ».
Je suis confuse « Qui est Edward? ».
« C'est mon ami. ».
« Et où il est? ».
Son visage me regarde avec embarras « Ben... il est juste là. ». il me montre le coin.
« Non il n'est pas là. Il n'y a personne ici. ».
Il a un ami imaginaire et je me dois de stopper ça avant que ça prenne une tournure malsaine. Il me regarde, les yeux pleins de larmes, me suppliant de jouer le jeu. Me suppliant d'oublier les règles et de me laisser aller. Il me demande de faire quelque chose de drôle pour la première fois depuis longtemps.
« Cormac. Il n'y a personne ici. Je t'appelle quand ton sandwich est prêt. ». Le ton de ma voix lui indiquant bien que la conversation est terminée.
Je redescends lui faire un sandwich au poulet. Je sors mon pc portable et fais quelques recherches. Les experts disent que je dois jouer le jeu. Ils expliquent que la plupart des 'amis' partent au bout de trois mois. C'est un soulagement. Je pense que je suis capable de vivre avec cet Edward pour un moment.
Je remonte les escaliers pour lui dire que son repas est prêt. J'aurais pu l'appeler du rez de chaussée mais je ne tolère pas que l'on crie dans ma maison.
Je sors trois sets de table et installe le couvert. C'est un gaspillage de nourriture, faire trois sandwichs pour deux personnes. Autant Cormac que moi même n'avons un grand appétit, alors le sandwich sera perdu.
Il descend les escaliers et je le regarde indiquer le siège près de lui.
« Edward dit que le poulet est de loin son préféré. ».
« Eh bien si c'est pas une chance. ». Je me force à placer un sourire sur mon visage avant de me retourner.
Je l'écoute avoir une conversation chuchotée avec cet 'Edward'.
Je m'assois et regarde la chaise vide devant moi. Je ne sais pas pourquoi je me suis saoulée à faire un plat supplémentaire. Alors que ça va rester là.
Je décide de prendre exemple sur ce que disaient les experts et commence une conversation avec 'Edward'.
« Alors... Edward. ». Il faut que j'arrive à continuer. « ...d'où viens tu? ». Je regarde la chaise vide.
Cormac rit à quelque chose.
« Quoi? Qu'est ce qu'il y a de si drôle? ».
« Tu veux dire que tu ne l'entends pas? ». Il me regarde incrédule.
« Non, apparemment non. ».
« Il dit qu'il vient de Eriaf Eriorc. ».
Qu'est ce que c'est que ça? J'en ai jamais entendu parlé.
« Vraiment? ». Heureusement, je suis sauvée par la sonnerie du téléphone. Je vais répondre et lorsque je raccroche je retourne dans la cuisine.
Le seul sandwich restant est le mien qui est à demi mangé. Où est ce que l'autre est parti? Je gratte les miettes des assiettes dans la poubelle et passe un peu de temps à chercher où Cormac a pu le balancer. Rien dans la poubelle. Je vais surement le retrouver au fond d'un placard dans quelques semaines. Je frissonne à l'idée.
Je finis mon sandwich et lave les assiettes.
« Merci. ».
« De rien Cormac. ».
Il me répond « Quoi?... je n'ai rien dit. ».
Comment ça?
Nota de l'auteur : cette histoire est tirée d'un livre de Cecelia Ahern (la même que P.s. I Love You, retranscrit en film et de la série Samantha Who? Pour ceux et celles qui connaissent).
J'espère que ça vous plait ! C'est encore une FF tout en douceur !
J'en ai un peu assez des FF avec du sexe dans tous les chapitres... oui oui la prochaine histoire sera hot and spicy parce que dans cet hiver froid un peu de Calorrrr fait toujours du bien ! Mmm chaleur ! Bon là je m'emporte …
à bientôt !
Vos commentaires sont comme trouver une caisse vide un samedi chez Ikea … un vrai délire. (ah ah surtout en ce moment – Force et courage sous ce froid !)
