Et voilà un petit chapitre de plus, bonne lecture…
Cinq heure trente…
La chasse avait été bonne, Henry se sentait prêt à entamer une journée sans dormir pour veiller sur Vicki, il était passé entre temps au bureau du Docteur Segara pour essayer de puiser quelques renseignements susceptibles de l'aider.
Segara : Tu m'as l'air vraiment inquiet pour elle.
Henry : Bien sûr que je suis inquiet pour elle, c'est ma partenaire.
Segara : Je t'en prie ne me ment pas à moi, Henry.
Henry : Elle est pénible, elle se met en danger pour un rien. Elle sort la nuit seule alors qu'elle y est aveugle. Je n'ai aucun contrôle sur elle.
Segara : Ce n'est pas ce qui te dérange le plus.
Henry : Non… Je… Elle me repousse continuellement. Et pourtant quand je suis près d'elle, je sens son cœur battre plus vite.
Segara : Si tu l'aimes, donnes tout pour l'avoir.
Henry : Mais quand je l'ai eu, je l'ai perdu.
Segara : Tu sais que tu peux tout me dire.
FLASHBACK
Appartement de Henry. Un mois plus tôt.
Henry et Vicki étaient littéralement trempé jusqu'aux os, ils venaient de poursuivre un démon dans toute la ville sous une pluie battante. Henry revint quelques minutes plus tard et tendit une serviette sèche et moelleuse à la jeune femme qui le remercia avant de se sécher le visage et les cheveux. Henry ferma les volets, le soleil allait bientôt se lever.
Vicki : Je crois que je vais rentrer chez moi, avant d'attraper froid.
Henry : Tu es trempé, tu devrais plutôt prendre une douche chaude le temps que je fasse sécher tes vêtements.
Vicki : Henry…
Henry : En tout bien tout honneur. Je ne voudrais pas que tu prennes froid.
Il lui sourit.
Vicki : D'accord. Et puis de toutes façons j'aurais du mal à trouver un taxi aussi tôt.
Il l'entraîna vers la salle de bain et lui donna de quoi se laver, se sécher et s'habiller. Lui se rendit dans sa chambre pour se sécher et se changer. Quand il rejoignit la salon elle était là, debout, une chemise trop grande sur le dos et un caleçon lui faisait office de vêtements.
Henry : Viens.
Elle le suivit jusqu'à la chambre, et il s'installèrent cote à cote dans le lit pour regarder un DVD. Et même si le jour se levait à l'extérieur, Vicki se sentait fatiguée et tendue. Henry lui massa les épaules avec douceur, il la sentait se détendre sous ses doigts. Il se mit à sentir ses cheveux, elle sentait bon le shampoing. Il lui posa un baiser derrière l'oreille. Elle ferma les yeux sous cette caresse. Elle pencha la tête lui laissant un meilleur accès à son cou, il prit le mouvement de la jeune femme, pour un accord tacite. Un à un, il enchaîna les baisers, elle finit par se tourner vers lui et lui rendit son baiser. Leurs langues se mêlèrent avec passion, dans un ballet des plus sensuelles. Il lui retira ses lunettes et les posa sur la table de nuit avant de reprendre le baiser, il lui frôla l'épaule avec tendresse. Cette femme le rendait dingue. Il lui retira un à un les boutons de sa chemise qu'elle portait à merveille, il lui dénuda l'épaule et l'embrassa, puis l'autre, à chaque partie de son corps qu'il dénudait, il posait un tendre baiser. Les unes après les autres, les caresses se firent plus pressente, tout deux demandaient toujours plus de l'autre.
Quand elle ouvrit les yeux, elle se sentit mal, elle sentait qu'elle avait fait une erreur et ça lui faisait peur. Doucement elle se dégagea des bras d'Henry et quitta la chambre. Récupérant ses affaires qui devaient désormais être sèches, elle quitta l'appartement en cette fin d'après midi ensoleillée. Henry attendit qu'elle est quittée son appartement pour se lever à son tour, une fois au salon il ramassa la feuille de papier qu'elle avait laisser sur la table basse. « Henry, Je suis tellement désolé… » Il s'en voulait. Il n'aurait pas dû la laisser fuir et pourtant il savait qu'il n'avait pas le droit de la retenir. Elle devait faire ses choix par elle même. Il savait que Vicki était une sorte d'animal sauvage complètement indomptable, il l'avait compris dès le début de leur collaboration.
FLASHBACK
Segara : Et tu en as parler avec elle ?
Henry : Elle ne veut plus me parler, elle ne viens plus me voir.
Segara : Et toi as-tu été la voir ?
Henry : Je suis un idiot.
Segara : Pratiquement 500ans d'existence et tu n'as toujours rien compris sur les femmes, Henry.
Henry : Je dois rentrer, le soleil va bientôt se lever.
Segara : Oui retourne auprès d'elle. Si son état s'améliore, appelle moi.
Henry : Oui, merci d'avoir chercher.
En un clin d'œil, il disparut.
Appartement d'Henry.
Il entra chez lui faisant sursauter Coreen.
Coreen : Bonjour.
Henry : Bonjour. Comment va Vicki ?
Coreen : Pas vraiment d'amélioration. Le fièvre est toujours là. Elle a beaucoup déliré dans son sommeil. Mais maintenant elle est entre de bonnes mains avec toi alors je vais rentrer chez moi, j'ai besoin de repos.
Henry : Merci.
Coreen : Tu veux que je vienne se soir ?
Henry : Oui volontiers.
Il posa un paquet sur la table basse.
Coreen : Qu'est ce que c'est ?
Henry : De la nourriture.
Coreen : Oh…
Henry releva les yeux sur l'assistante de Vicki.
Henry : Pour Vicki, pas pour moi, j'ai déjà dîner.
Coreen : Okay.
Elle quitta l'appartement et Henry se dirigea directement dans la chambre. Vicki était toujours allongée, les draps étaient trempés. Il souleva la jeune femme pour l'allonger sur le canapé afin de pouvoir changer les draps. Quand il l'a recoucha, elle ouvrit les yeux.
Henry : Hé !
Il mouilla une serviette et la lui passa sur le visage pour la rafraîchir.
Vicki : J'ai l'impression que je vais mourir, je me suis jamais sentie aussi mal.
Henry : Tu n'as pas le droit de mourir. Pas avant que je te dise ce que j'ai à te dire.
Vicki : Quoi ?
Henry : Pas maintenant. Je t'ai ramené de quoi manger.
Vicki : Je n'ai pas faim.
Henry : Je t'ai pas demandé si tu avais faim, mais tu dois manger pour guérir.
Vicki : (cynique) Oh comme toi alors !!
Il revint quelques secondes plus tard avec un bol de soupe et une serviette de table. Il l'aida à se redresser puis tendit une cuillère de soupe, elle l'accepta et ferma les yeux sous l'effet du liquide chaud qui descendait dans sa gorge.
Vicki : Je peux manger seule.
Il lui tendit le bol et la cuillère, elle essaya de les prendre mais laissa retomber ses bras sur le lit.
Vicki : Peut être pas finalement. J'ai besoin d'une douche.
Henry : Mange un peu, et je te ferais couler un bain.
Vicki : Henry.
Henry : Oui ?
Vicki : Merci.
Henry : Tu me remercieras quand tu seras guéri. Les marques te font toujours mal ??
Vicki : Oui.
Il posa le bol, et lui prit les poignets, les tatouages d'Astaroth étaient très rouge.
Vicki : Ca a l'air de t'inquiéter.
Henry : Oui. Ceux sont des marques démoniaques je te rappelle.
Vicki : Merci de me le rappeler… Je suis fatiguée…
Henry : Je vais aller te faire couler un bain.
Une dizaine de minutes plus tard, il avait porté la jeune femme dans la salle de bain et l'avait aidé à se laver. Sa propre nudité la mettait mal à l'aise devant lui, pourtant il faisait comme si de rien n'était. Il ne fit pas non plus de commentaires sur sa beauté, rien qui puisse la mettre un peu plus mal à l'aise. Pourtant il ne pouvait s'empêcher d'admirer la jeune femme. Une fois sèche, il l'aida à mettre un pyjama de soie que Coreen avait amené avec d'autres vêtements. Touts deux quittèrent la salle de bain, mais il ne la porta pas, elle voulait marcher, il se contenta de passer un bras autour de sa taille pour la soutenir. Dans le salon se trouvaient Coreen Fennel et Mike Celluci.
Coreen : J'avais oublié mes clefs.
Henry : Et toi ?
Mike : Je passais voir Vicki avant de prendre mon service.
Henry ne supportait pas vraiment de le voir chez lui mais il s'abstint de tous commentaires, pour le moment seule Vicki comptait et il était près à tout pour la reconquérir. Il l'entraîna vers le canapé et ne la lâcha que lorsqu'il fut sûr qu'elle soit bien assise. Il était protecteur avec, peut être un peu trop, mais il ne pouvait s'y prendre autrement, elle lui avait tellement manqué. Il lui apporta une couverture, et Mike était agacé par les attentions que le vampires portait à son ex-partenaire.
Mike : Comment tu te sens Vicki ?
Vicki : Mieux.
Mike : Je te raccompagne chez toi ?
Vicki : Je préfèrerai rester ici. (à Henry) Si ça ne te dérange pas.
Henry : Tu peux rester autant de temps que tu le désires.
Vicki : Coreen, tu pourras me ramener le dossier Madelstein quand tu viendras se soir…
Henry : Non, Vicki, tu as encore besoin de repos, je peux sentir ta fièvre d'ici.
Ils se dévisagèrent, mais elle savait qu'il avait raison et elle se laissa retomber contre le dossier du canapé.
Coreen : Inspecteur Celluci, vous me raccompagnez chez moi ??
Mike : (réticent) Bien sûr.
TBC…
