Titre : Un endroit qui s'appelle Enfer
Auteurs : Toujours Hanabi-chan
Genre : Horreur, mais c'est pas pour tout de suite, patience:P
Couple : Yaoi
Série : Edward Toujours à Hiromu-san, dommage!! Les autres de mouah
Rating : T
Un Endroit qui s'appelle Enfer
Chapitre 2: S'endurcir pour moins souffrir
Deux hommes discutaient dans une pièce. Le premier de taille imposante était assis dans un fauteuil, l'autre se tenait négligemment à ses côtés, pour soutenir la grosse tête du premier qui tombait comme celle d'un fœtus.
«...Edward?»
«Edward va bien, ne vous inquiétez pas...»
oOo
De longues minutes s'écoulaient doucement, troublées par la voix de la bohémienne qui tressaillait quelque fois. Edward n'entendait pas, et ne voulait pas entendre. N'étaient-ils pas sensés tous se serrer les coudes? Après tous ils étaient tous passagers pour l'enfer, et bientôt tous au fond du gouffre. Le voyage se prolongeait toujours, et quelque fois de nouveaux passagers prenaient places, sortant du néant pour atterrir sur les banquettes humides. Et pourtant Edward n'avait tissé de lien avec aucun des voyageurs. Comment le pourrait-il...
La jeune fille était penchée en avant, embrassant presque l'oreille de la folle qui l'écoutait, quelque fois secouée d'un spasme nerveux. Ses yeux roulaient furieusement.
Voilà ou on en était. Mitrobelle n'était pas digne de confiance, elle était juste la marionnette de cette femme hystérique qui ne pensait qu'à surveiller, toujours surveiller le passager le plus jeune du camion du vice.
Edward se résolut une fois encore à ne parler à personne. Il sentit des doigts sur sa nuque. Au début il avait juste songé à venger, mais doucement. Il avait refoulé ses pulsions enfouîtes, et ce jour là, comme aujourd'hui, il avait enserré ses doigts autour de son cou. Mais comment pouvait-il faire autrement... Après cela, longtemps il attendit l'armée, son salut. Mais jamais elle ne vînt. Il avait dépassé ses propres limites. Puis il s'était rendu compte de son erreur. En fait il n'avait creusé que la couche superficielle du problème, et celui-ci s'offrait encore à lui tout entier. Il n'en avait percé qu'une couche. Mais il ne pouvait plus... Alors un matin, sans un mot, il avait quitté son bureau confortable à Central. Plus personne ne pourrait le retenir la ou il allait.
Car sa destination n'était pas ordinaire...
C'est un endroit qui s'offre à vous, présenté tellement joliment qu'il vous fait presque envie. Il est plein de privilège mais Edward les refusa. L'hécatombe. Le gouffre de la nuit. La ou le jour ne se lève pas. La demeure du diable. Les flammes qui brûlaient en enfer ne serait jamais aussi horrible que celle qui le brûlait de l'intérieur. Il devait se rendre dans sa destination finale, sinon il ne se pardonnerait jamais. L'enfer...
«Eh le p'tit on te demande à l'avant!»
Sans un mot pour l'aveugle qui avait prononcé ses mots, il se leva et franchit les quelque mètres qui le séparait d'une grande baie si sale qu'elle était noire. Puis il y frappa sans un mot et essaya d'adopter un visage le plus impassible possible. La baie coulissa mais ce qui était derrière n'était pas plus éclairé. Edward pénétra à l'avant et s'assit sur le siège passager avant de refermer la trappe derrière lui. Pour la première fois depuis des jours, il voyait le soleil. Très mal, à travers les petites vitres teintées mais ça lui fit du bien quand même. Le gros conducteur à la peau luisante ne le regarda même pas, mais Edward savait qu'il tenait un couteau dans sa main droite car la pointe en dépassait. Une sueur lui couvrit le front mais il attendit que son interlocuteur parle.
«C'est très rare que quelqu'un vienne s'asseoir ici autre que ma femme. Tu sais que j'exerce ce métier depuis longtemps.»
Oh non ce n'est pas possible. On ne se rend qu'une fois en enfer. Bien essayé mon gros.
«Ouai»
Sa voix comme son visage s'endurcissait nettement. Sinon il serait déjà mort de peur. Et mort, il n'aurait peut-être pas atteint son but.
«Tu ne vois pas la route, mais moi je la distingue nettement. Tu sais qu'il n'est jamais trop tard pour monter à bord, mais par contre au moment ou tu y es, il est trop tard pour en redescendre.»
«Ouai»
«Sais tu ce que manges notre ami blafard»
«Non»
Drôle de définition d'ami.
«Ecoutes, j'ai quelques chose à te montrer»
«Pourquoi vous me dites tout sa» Dit Edward froidement
« Pour que tu comprennes mieux ou tu va»
Et l'énorme bonhomme sortit de sous son siège un animal mort. Edward écarquilla les yeux, puis regarda de nouveau l'homme et retourna sans un mot à l'arrière.
Celui-ci sourit en rangeant la chose désormais sans intérêt sous son siège, et il reprit le volant pour arriver dans les temps à leur mort sure.
Ce soir comme tous les autres, Edward s'endormit pas sur de se réveiller le lendemain matin. Il tenait serré dans son poing une nouvelle lettre, de la même écriture soignée que l'autre fois, et il ne savait si il devait maudire ou bénir le chauffeur de lui avoir fait parvenir, même si c'était par le biais de quelque chose d'aussi horrible. Il finit par trouver le sommeil, sans cesser de songer aux paroles écrites, brèves comme l'autre fois.
Ne cherches pas à comprendre...
Je t'ai retrouvé.
Mot de Hanabi-chan: Partez pas, c'est pas fini U.U Enfin bon, prochain chapitre Dimanche prochain, si vous avez des idées ou des critiques, n'hésitez pas par le biais d'une review Et j'espère vraiment que sa vous plait parcequ je passe longtemps à l'écrire!! Bisous:o
