Salut!
Voilà le deuxième chapitre! Alors, l'histoire sera majoritairement en POV Hinata, mais de temps en temps je reviendrais en POV narrateur.
MissHina59: J'espère que j'arriverais à faire quelque chose de bien avec ce scénario. Voilà la suite!:)
Guest: Voilà la suite! En espérant que ça te plaira.
EunAe: Tu as tout compris de l'histoire, j'espère que la suite te plaira;-)
Missydark: J'espère que tu apprécieras la suite de l'histoire autant que le premier chapitre;-).
Merci à tous pour vos reviews, ça m'a fait plaisir!:-)
Désolé pour les éventuelles erreurs.
Bonne lecture!
Chapitre 2
POV Hinata
Allongée sur mon lit, j'avais le regard perdu sur le plafond du dortoir de l'orphelinat. Je ne cessais de penser à la discussion que j'avais eu avec la directrice ce matin, à mon départ soudain du village. Rien ne se passait comme je le voulais. Durant une grande partie de mon adolescence, j'avais été trimballé d'une famille d'accueil à l'autre. Contrairement à certains, je n'avais guère eu de chance. Ses familles avaient toujours été des gens intéressés par l'argent qu'on leur donnait, soit disant passant, pour m'élever. Tout ceci, n'avait fait qu'accroître mon antipathie. Je ne désirais vraiment pas partir de ce village, j'avais encore des choses à découvrir et ce n'était certainement pas en m'éloignant que je trouverais des réponses. Il avait fallu que cette nouvelle directrice vienne tout chambouler. Dès que je l'avais vu, j'avais senti que cette Tsunade m'aurait causé problème, ce qui s'avérait juste. Je regretterais presque, la vieille Koharu Utatane, qui malgré son air malhonnête, ne m'avait jamais expédié hors du village.
_Hinata, à quoi penses-tu ?
Dans cette orphelinat, la tranquillité est un luxe qui ne nous est pas accordé. On ne peut même plus réfléchir sans se faire déranger par un quelconque enquiquineur.
_A rien qui ne puisse vous intéresser, Ayame sama, répondis-je sans détourner mes yeux du plafond.
Ayama était une femme d'une quarantaine d'années qui travaillait bénévolement à l'orphelinat le week-end. Elle était très appréciée des autres filles de l'établissement, car elle nous proposait des activités, qui nous permettaient de nous libérer de l'ennuie profond qui régnait dans ses lieux. Je la connaissais avant mon arrivée ici, car elle était une des connaissances de ma défunte mère. Je la sentis s'asseoir sur le bord de mon lit, puis l'entendis soupirer.
_J'ai entendu dire que tu partais, c'est peut-être mieux ainsi, me dit-elle.
_Je ne vois pas en quoi, dis-je en fronçant légèrement les sourcils.
_Tu ne devrais pas faire ça, tu risques d'avoir des rides avant tes vingt ans, dit-elle en posant son index sur mon front.
Je repoussai rapidement son doigt de mon front puis me redressai, un peu irrité de me faire déranger.
_Vous n'avez rien de plus intéressant à faire que de m'emmerder ?!
_Non, et puis ça me fait plaisir de venir te donner des cours pour améliorer ton langage et ta conduite.
_Je sais me tenir, bougonnais-je.
_C'est pour cela que tu n'as jamais pu rester plus de deux semaines en famille d'accueil, dit-elle une pointe d'amusement dans la voix.
_Je ne suis grossière que quand je le souhaite et ses familles avaient le don de m'agacer. Ils n'ont pas su faire ressortir le meilleur de moi, dis-je d'un ton sarcastique.
_Alors j'espère que cette nouvelle famille saura le faire, dit-elle avec un léger sourire.
Si elle pensait qu'en me souriant, je retrouverais ma bonne humeur, elle se trompait totalement.
_Je ne veux pas partir, dis-je le regard sérieux.
_Pourtant c'est le mieux, ça te permettra peut-être de tourner la page, s'enquit-elle de dire.
_Même si on m'envoyait à l'autre bout du monde, je ne tournerais pas la page comme vous dîtes. Je ne sais même pas de qui je suis la fille ! Dis-je agacé.
_Tu es la fille de Kanade et Koketsu Hagane.
_Non ! Elle n'a été que ma mère adoptive et rien de plus quant à son mari il était mort avant ma naissance ! M'emportais-je.
Je vis au changement d'expression de son visage qu'elle n'avait pas apprécié mes propos, mais je n'en avais rien à faire.
_Tu devrais avoir un peu plus de considération pour la femme qui t'a élevé, me reprocha-t-elle.
_C'est à cause d'elle que je vis cette situation.
_Hinata, tu ne devrais pas être si ingrate.
_Si, maintenant foutez-moi la paix, dis-je avec rage.
_Hinata, tu ne devrais….
_Vous êtes qui pour me dire ce que je devrais ou ne devrais pas faire ?! Personne ! Alors bouclez-là et…
_Hinata ça suffit ! Tu t'adresses autrement à Ayame ! D'ailleurs tu t'excuses immédiatement ! M'ordonna la directrice Tsunade.
_Non ! Elle n'avait qu'à pas m'emmerder !
Elle s'approcha de moi d'un pas menaçant et me tint, avec une forte poigne, le bras gauche.
_Tu t'excuses maintenant ! S'écria-t-elle.
Pour l'agacer davantage, je la fixai sans ciller et j'arborai un sourire moqueur.
_Bien, Mlle Hagane, je vois que je n'obtiendrai pas d'excuses de votre part. Dans ce cas-là vous allez me suivre.
Elle me tira brusquement par le bras et me força ainsi à la suivre. Cette idiote me faisait mal.
_Lâchez-moi ! Vous me faîtes mal !
_Tu sais parler maintenant, petite insolente !
Elle accélèra le pas et je tentai désespérément de me libérer de sa poigne, mais c'était peine perdue, elle avait beaucoup plus de force que moi. On arriva devant une porte, elle l'ouvrit puis me fit entrer.
_Cette pièce a été vidée hier après-midi, mais elle n'a pas encore été nettoyée. Comme tu peux le constater, elle est très grande. Elle va accueillir de nouveaux pensionnaires. Et c'est toi qui va avoir la tache de la dépoussiérer, seule, sauf si bien sûr tu présentes de sincères excuses à Ayame.
J'avais déjà le nez qui me titillait à cause de toute cette poussière. Je sentais que je n'allais pas tarder à éternuer. Je vis à son visage qu'elle jubilait intérieurement et ça m'agaçait encore plus.
_Je ne ferai rien du tout, vous ne pouvez pas m'y obliger.
_Tu crois ? Me dit-elle, un sourire en coin au visage.
_Vous semblez oubliez que je prends l'avion demain après-midi.
_Un petit retard, ne dérangera nullement ta nouvelle famille d'accueil, répondit-elle.
Elle se dirigea vers la sortie et j'en fis de même. Mais sur le pas de la porte, elle m'arrêta puis m'enferma, me laissant seule à l'intérieur de cette maudite pièce pleine d'acariens.
_Laissez-moi sortir !
_Il n'y a que deux choses qui te feront sortir de là. Tu t'excuses sincèrement ou tu nettoies convenablement cette salle. A toi de voir Hinata.
Puis j'entendis ses pas s'éloigner.
_Si elle pense que je vais lever le petit… atchoum !
Et merde !
J'ouvris toutes les fenêtres en espérant que ça soulagerait un peu mes narines. S'il n'y avait pas ces foutu barreaux, je crois que j'aurais tenté d'escalader, ce n'était pas si haut que ça. Après une torture nasale due à la forte présence de poussière, je me dirigeai vers les balais et les serpillères présentes dans la pièce.
_Au boulot! Dis-je sans conviction.
La nuit était déjà tombée depuis un petit moment et je m'octroyais une petite pause. L'air frais qui rentrait à l'intérieur me faisait du bien et apaisait grandement mon nez. J'avais faim et j'étais fatigué. Je me rendis bien compte que j'avais été un peu trop loin avec Ayame, mais bon, je ne méritais pas une pareil sanction. Quelques minutes plus tard, j'entendis des clés dans la serrure de la porte.
_Hinata, je t'avais totalement oublié ici ! Je vois que tu t'es mis au travail ! S'exclama-t-elle.
Je lui lançai un regard noir, mais elle ne s'en formalisa pas.
_Alors, tiens-tu à passer la nuit ici, ou tu t'excuses ? Demanda-t-elle.
_Je…je vais m'excuser, dis-je doucement.
_Je n'ai rien entendu, peux-tu répéter ? Dit-elle un sourire victorieux au visage.
_Je vais m'excuser !
_Bien, reste ici, je vais chercher Ayame.
Après des excuses, qui avaient été jugé sincères par Tsunade, j'avais pu prendre une douche et avoir mon diner. J'avais un peu parler par la suite avec Ayame sama, elle ne m'en voulait pas. Lorsqu'elle sut que c' était à Konoha qu'on m'envoyait, elle me parut bizarre. Elle tenta de convaincre Tsunade de ne pas m'éloigner de ma ville natale, mais c'était peine perdue, cette vieille mégère ne reviendrait pas sur sa décision. Je préparai donc mon sac pour demain et allai m'endormir comme une souche.
_Maman j'ai soif !
_Attends mon cœur, l'hôtesse ne va pas tarder à arriver, répondit une jeune femme en caressant la chevelure de sa fille de quatre ans.
Depuis mon siège, je regardais, nostalgique, cette mère prendre soin de son enfant. Oui, j'avais aussi eu droit à ce bonheur à une époque, mais cela me semblait si loin. Les huit premières années de ma vie, je les avais passés auprès de la femme que j'avais appelée mère : Kanade Hanage. J'avais toujours vécu sans père, mort en héro au combat selon les dires de ma défunte mère. Mais tout l'amour qu'elle m'avait apporté, avait comblé ce vide. C'est lorsqu'elle fut frappée par la maladie qu'elle m'avoua une vérité. Sur son lit de mort, elle me confessa ne pas être ma véritable mère. J'avais été anéantie par cette nouvelle. Je venais de perdre ma mère et je devais aussi accepté d'avoir vécu toutes ses années dans le mensonge. J'eus et j'ai toujours le sentiment d'avoir perdu toute identité. Qui étaient mes véritables parents ? Etaient-ils toujours en vie ? Si oui, pourquoi m'avaient-ils abandonné ? Toutes ses questions étaient celles que j'aurais voulu demander à ma mère, mais elle n'avait pas eu les forces suffisantes pour y répondre. C'est pour cela que je lui en voulais. Elle me l'avait caché et quand elle s'était enfin décidé à me parler, elle n'eut rien le temps de dire. Toutes mes recherches par la suite avaient été infructueuses. Il n'existait plus aucun document me concernant datant d'avant mon adoption. C'était comme si je n'avais jamais existé avant ça. La seule piste que j'eus, me fût donnée par une de mes familles d'accueil. La mère de famille m'avait laissé entendre que j'avais certes les traits des Hyuuga, mais que je n'avais rien de leur éducation. Je me renseignai donc sur cette famille puis me rendis dans leur quartier qui était plus au sud du village. Ce ne fut pas à un mur que je fis face mais à une véritable montagne. Je ne pus même pas mettre les pieds à l'intérieur de leur domaine. La seule chose que l'un des gardes m'eut dit, c'est que si je ne vivais pas ici, c'était que j'étais sans aucun doute une bâtarde. Cette quête d'identité me rendit, au fil des années, plus amère et moins supportable. Je ne comprenais tout simplement pas pourquoi il y avait tant de mystère autour de ma naissance.
Seize ans plus tôt
POV narrateur
Assise dans un bureau spacieux dont les meubles plutôt imposants et de style ancien donnaient un côté sombre à l'endroit, Kanade lisait consciencieusement chaque ligne du contrat qui lui avait été donné. C'est l'avenir de la petite Hinata qui était en jeu. Il fallait qu'elle soit sûre qu'il n'y ait aucune entourloupe. Elle ne connaissait pas personnellement l'homme qui se trouvait en face de elle, mais il avait tout de quelqu'un de malhonnête. Elle releva sa tête doucement puis fixa un moment son vis-à-vis.
_En recevant un coup de fil de votre avocat, je ne pensais pas que c'était pour me faire une pareille proposition.
_C'est une offre qui ne se refuse pas. Les chances que votre demande d'adoption aboutisse sont minimes. Vous êtes veuve et de classe très modeste. Il y a des couples qui sont plus aisés et donc, vous font grandement concurrence. Si vous voulez de la petite, vous n'avez d'autre choix que d'accepter ma proposition, lui dit placidement Madara Uchiwa.
_Je ne comprends pas, pourquoi faîtes vous ça ?
_C'est une faveur que mon fils ma demandé.
_Faveur ?
_Je ne tiens pas à discuter de cela avec vous. Alors que décidez-vous ? Dit-il d'un ton froid.
_J'accepte.
_Bien, je n'en attendais pas moins de vous. Mais n'oubliez pas, vous ne devez jamais avouer à la petite que vous êtes sa mère adoptive ni l'identité de ses parents, sinon….
_Vous allez me la retirer. Je n'oublierai pas cette clause du contrat, soyez en sûr.
Un léger tressautement se fit voir au niveau du sourcil droit de Madara. Il détestait par-dessus tout se faire couper la parole. Elle signa le contrat puis se lèva de son fauteuil.
_Au plaisir de ne plus vous revoir, Mr Uchiwa.
_Il en va de même pour moi, Mme Hagane, dit-il un sourire mauvais au visage.
Elle se détourna de lui, pressé de sortir de ce bureau qui lui semblait devenir de plus en plus oppressant. Elle souhaitait fortement ne plus avoir à croiser de nouveau le chemin de cet homme. Quant à Madara, il ne prit pas le temps de se lever de son bureau. Cette femme ne valait pas la peine qu'il daigne se lever et il espérait ne plus avoir à la croiser. Il n'avait jamais supporté les gens faibles et insignifiants.
_Danzô
_Oui, Uchiwa sama.
_Veille à ce que tous les documents concernant la naissance de ses jumeaux disparaissent. Pour le garçon demande à ce que soit établi un acte de naissance précisant que la mère c'est Mikoto
_Ce sera fait Uchiwa sama.
_Bien. Qu'en est-il de la famille Hyuuga?
_Vous n'avez aucun soucis à vous faire, ses enfants n'existent pas à leurs yeux. L'ex-mari de cette Konomi, Hiashi Hyuuga est fiancé à une femme d'une grande famille, les Kazahana. Puissante famille traditionnelle, qu'il ne vaut mieux pas se mettre à dos.
_C'est parfait, je crois que je rendrais une petite visite au patriarche de la famille Hyuuga. Tu peux disposer.
Finalement toute cette histoire ne lui avait pas apporté que des tracas. En effaçant toutes les preuves, il rendait un grand service aux Hyuuga. Les Kazahana chercheraient certainement des renseignements sur ce cher Hiashi avant le mariage. Grâce à cela, il avait le moyen de faire chanter la famille Hyuuga et ainsi obtenir leur soutien pour les élections. Oui, cette histoire tournait vraiment en sa faveur. Il prit son téléphone puis contacta quelqu'un pouvant avoir l'œil sur cette Kanade. Madara ne faisait confiance à personne même pas à son fils.
_Teuchi,….j'espère pour vous que votre fille Ayame saura bien faire son travail….N'oubliez pas que votre échoppe se trouve sur un terrain que j'ai acheté et qu'il pourrait me venir à l'idée de tout détruire à cette emplacement…Je vois que vous avez compris mon message.
Il raccrocha sans rien rajouter de plus, cette affaire était maintenant classée pour lui.
POV Hinata
Lorsque je me retrouvai dans le hall de l'aéroport, je cherchai du regard un couple portant une pancarte ayant mon nom inscrit dessus. Après quelques coup d'œil jeté par ci et là, je repérai un blond et une rouquine qui se rapprochait de moi, avec un sourire d'imbécile heureux scotché au visage. Je sentais déjà que ça allait être la galère.
_Bonjour, je suis Kushina !
Elle s'avança vers moi, puis me fit la bise. Encore une qui devait être très tactile et qui allait me pomper l'air.
_Ça va ? T'as fait bon voyage ?! Demanda-t-elle enjouée.
_Ça allait il y a quelques secondes. Je n'aime pas qu'on me touche sans autorisation, répondis-je sèchement.
Son mari passa son bras droit derrière ses épaules et lui fit une légère pression.
_Minato, se présenta-t-il. Nous tâcherons de nous en rappeler la prochaine fois, dit-il en me faisant un léger sourire.
Je voyais sur son visage qu'elle contenait autant qu'elle pouvait son agacement. Ça ne faisait même pas deux minutes qu'elle m'avait rencontré qu'elle était déjà sur les nerfs. Tant mieux, peut-être qu'ils demanderont à ce que je rentre chez moi.
_On y va maintenant ?! Naruto nous attend dehors, il est impatient de faire ta connaissance, lui annonça Minato.
_C'est pas un peu débile ça comme prénom ?! Quel genre de parent peut donner pareil nom à son enfant ?
Je le vis tenir plus fermement sa femme en lui demandant à voix basse de ne pas répondre à mes provocations. Mais de ce que je pouvais voir de son tempérament, je sentais qu'elle ne tiendrais pas bien longtemps.
En arrivant au parking, je vis un blond appuyé contre le capot d'une voiture, tête baissé sur son portable. Vue la ressemblance avec Minato, je dirais que c'est le dénommé Naruto. Il avait du nous sentir nous rapprocher car il souleva son visage vers nous, un sourire encore plus débile que celui de ses parents collé au visage.
_Enchanté, je suis Naruto ! Dit-il en me tendant la main.
Il voulait que je lui dise bonjour, ben pas de soucis, j'allais le faire, mais à ma manière. Le chewing gum que j'avais dans ma bouche avait déjà perdu toute sa saveur autant m'en débarrasser. Sourire aux lèvres, je fixai ce Naruto puis crachai, sans aucune grâce, le dit chewing gum sur le sol.
_Euh… Fit Naruto un peu surpris par ma réaction, c'est comme ça que vous dîtes bonjour à Awa no kuni ?! C'est…un peu spécial
_T'as un problème avec ça ?!
_Pas du tout ! C'est…original, mais à Konoha on est plus…conventionnel donc…
_Evite ce genre de vulgarité, s'empressa de rajouter Kushina.
Je la regardai an arborant un sourire narquois, je savais qu'elle aurait dit quelque chose. J'allais lui répondre quand je me fis couper dans mon élan par Minato.
_Hinata, a aucun moment l'un d'entre nous t'avons manqué de respect, donc la première chose que j'exigerai de toi, c'est que tu en fasses autant, me dit-il fermement.
_Vous n'êtes personne…..
_Si, nous sommes ta famille d'accueil que tu le veuilles où non ! Et donc nous avons tout à fait le droit de te réprimander quand c'est nécessaire. Alors maintenant, tu vas mettre ton sac dans le coffre de la voiture, t'asseoir à l'arrière et te taire si tu n'as rien d'intelligent à nous faire partager. Suis-je clair !
Je lui lançai un regard noir et m'apprêtai à lui répondre, mais il me devança.
_Réfléchis bien à ce que tu vas dire, me dit-il très sérieusement.
Autant capituler pour ne pas trop s'attarder dans ce parking. Je commençais à ressentir de la fatigue due à ma matinée plus que chargée à cause de Tsunade, qui l'avait surement fait exprès pour que je ne puisse pas les emmerder trop, dès le début. Je pris donc mon sac et me dirigeai vers le coffre, la mine légèrement renfrognée. Je m'installai ensuite et ne décrochai pas un seul mot de tout le trajet. On ne pouvait pas en dire de même de ce Naruto et sa mère. Ils n'avaient fait que piailler tout le long. A plusieurs reprises, j'avais voulu leur demander de la fermer, mais je sentais le regard sérieux de Minato sur moi, ce qui m'avait dissuadé. En arrivant, une fois qu'ils m'eurent montré ma chambre, je m'y enfermai puis m'allongeai sur mon lit. Au moins ils m'avaient laissé en paix. Je restai à observer le plafond, en pensant au faite que mes recherches allaient être mises en suspens à cause de ce petit imprévu. Je ne vis pas le temps passer, ce fut un coup frappé à la porte qui me sortis de mes pensées.
_Hinata, je peux entrer ?
C'était cet imbécile de Naruto, je ne préférais pas répondre. Il insista, puis n'obtenant pas de réponse de ma part, il décida d'ouvrir la porte. Je n'avais pas eu droit à la clé, Minato jugeant que je n'en étais pas encore digne. Je sentais que cet homme n'allait pas arrêter de m'emmerder.
_Hinata, tu dors ? Chuchota Naruto, chose que je ne pensais pas possible de lui.
Je décidai donc de jouer à l'endormi et ne lui répondis pas. Je le sentis se rapprocher de moi de plus près et je me retins pour ne pas lui foutre une baffe d'être aussi proche. Il avait certainement voulu vérifier. Je l'entendis s'éloigner en prenant la direction de la sortie.
_Elle fait semblant de dormir pour ne pas manger avec nous m'man ! S'écria-t-il.
Mais quel imbécile !
_Abruti !
_Non, c'est Naruto ! Répondit-il en ricanant. Sinon, tu viens manger, c'est prêt !
_J'n'ai pas faim.
Il avait fallu que mon ventre produise au même moment, un gargouillis.
_C'est pas ce que j'entends, dit-il avec une pointe d'amusement.
_Va te faire foutre !
_C'est déjà fait.
Je fus un peu surpris par sa réponse, je ne m'y attendais pas.
_T'es gay ?!
_Non
_Alors pourquoi t'as dit ça.
_Comme ça.
_T'es vraiment con.
_Tu dois l'être autant que moi, vu que tu me parle.
Je me levai précipitamment du lit et lui couru après. J'allais lui apprendre à cet idiot de me traiter de conne. Il se mit lui aussi à courir, ce qui semblait l'amuser et il se rendit dans la salle à manger. Il s'installa directement à table, où ses parents nous attendaient déjà. Je ralentis le pas en arrivant. Il me nargua avec son large sourire, sachant que je ne pourrais pas lui régler son compte avec ses parents ici présents. Je m'installai donc et attendis qu'ils commencèrent à se servir.
_Waouh, elle sait être polie ! Elle attend que vous commenciez ! S'exclama Naruto.
_Espèce de ….
J'entendis Minato toussoter à côté moi, ce qui m'arrêta dans mon élan.
_Pas de vulgarités à table, c'est une autre règle de la maison, et Naruto ne la provoque pas.
Il acquiesça de la tête face à la demande de son père, puis me regarda de nouveau.
_Bon appétit !
Je mangeai en silence, entendant leur discussion mais ne m'y intéressant pas du tout. Il fallait bien avouer qu'elle savait faire de la bonne bouffe Kushina. Je restais tout de même un peu agacé car ça m'énervait de ne pas réagir plus face à Minato. Je n'avais jamais vraiment eu dans ma vie de présence masculine, ça expliquerait peut-être mon manque de réaction. Je n'avais pas connu le mari de ma défunte mère Kanade et les pères des différentes familles d'accueil auquel j'avais été, ne s'occupaient pas plus de moi, laissant cette tâche à leur femme. Après le repas, je pris une douche puis allai directement me coucher.
_Hey Hinata, m'interpela Naruto en ouvrant la porte de ma chambre.
_Putain, on ne t'a pas appris à frapper avant d'entrer ! J'aurais pu être à poil !
Il me regarda incrédule puis referma la porte doucement. Quelques secondes après je l'entendis frapper mais je ne répondis pas. Il insista, ce qui eu le don de m'agacer.
_Vas-y entre ! M'écriais-je.
Il ouvrit mais resta sur le pas de la porte, surement pour détaler comme un lapin si je lui courais après.
_Je vais rejoindre des amis au centre-ville, je voulais savoir si ça t'intéresserait de venir.
_Non
_Pourquoi ? Ça va être sympa ! Allez, viens ! Tu ne vas pas passer la dernière semaine de vacances enfermé ici! S'enquit-il de dire en se rapprochant de mon lit.
_Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans ce que je viens de te dire, NON !
_Il faut me répéter les choses plusieurs fois pour que je les comprenne.
Et il se moque de moi en plus de ça !
_Dégage abruti ! lui dis-je d'un air menaçant en me levant du lit.
Il s'éloigna rapidement de moi, ricanant légèrement.
_Ok, ok, j'm'en vais, me dit-il en tenant la poignée de la porte. Et je t'ai déjà dit que mon nom c'est Naruto. J'ai bien l'impression qu'il faut te répéter à toi aussi, les choses plusieurs fois.
Je me lèvai d'un bond et il ferma précipitamment la porte. Je l'entendis dévaler les escaliers et je me rallongeai sur mon lit. J'avais donc passé une bonne partie de la journée en compagnie de Kushina. Cette femme était vraiment têtue, on s'était chamaillé plusieurs fois et elle tenait toujours à avoir le dernier mot. Cette famille sera plus tenace que les précédentes.
En fin d'après-midi, j'entendis Naruto revenir de sa sortie en compagnie d'un ami. Je les entendis discuter. La chambre de Naruto étant en face du mien, je pouvais les entendre s'il ne fermait pas sa porte.
_J'te l'aurais bien présenté, mais elle est un peu sauvage sur les bords. Tu sais que dans son village, les gens disent bonjour en se crachant leur chewing gum par terre ! Je n'imagine pas l'état des trottoirs !
Il veut vraiment que je l'étripe ce crétin. Il chuchota suite à sa déclaration puis j'entendis son ami lui répondre.
_Ne compte pas sur moi pour me rabaisser à jouer à ton petit jeu.
_T'es vraiment pas sympa Sas'ke. J'n'ai pas besoin de ton aide de toute manière, si j'ai réussi à dompter un type aussi hargneux que toi, ce sera un jeu d'enfant avec…Aie ! Ça fait mal !
_Arrête de raconter des conneries et je ne te frapperai pas, imbécile.
_Oh, ça va ! Bon ben, et si on se faisait ce jeu vidéo.
_Ouais, ça t'éviteras de dire des choses inutiles.
Je retournai à ma lecture mais impossible de me concentrer avec le bruit qu'ils faisaient. J'étais légèrement excédé et décidai de me rendre dans la chambre de cet imbécile, pour leur demander de la fermer.
_Vous pouvez pas la fermer un peu !
Je vis Naruto ainsi que son ami se retourner vers moi, suite à ma déclaration.
_Demande plus poliment et on verra si on peut quelque chose pour toi, me répondit un brun.
Je le foudroyai du regard et lui me fit un sourire en coin, ce qui lui donnait un air arrogant. Il m'énervait déjà celui là.
_Ah Hinata, vu que tu es là, autant que je te présente mon meilleur ami ! S'exclama joyeusement Naruto.
Ils se levèrent tous deux et s'avancèrent vers moi.
_Hinata, lui c'est Sasuke.
Il me tendit la main toujours avec cet air supérieur. Je le fixai et ne saisit pas sa main. Il la replaça donc dans sa poche, tout en restant calme, puis me fit à nouveau son sourire en coin. Je soutint son regard malgré le léger trouble que je ressentais en le regardant.
_Ah oui, j'oubliais ce n'est pas ainsi que vous dîtes bonjour chez toi, t'as de la chance je suis équipé aujourd'hui, me dit-il.
Il cracha son chewing gum, qui atterrit à côté de mes pieds. Non, finalement ce n'est pas le blondinet que j'étriperais. S'il voulait la guerre cet abruti, il allait l'avoir.
Et voilà! Qu'avez-vous pensé de ce deuxième chapitre? N'hésitez pas à laisser des reviews!
A pistache!
hanaS.
