Bonjour à tous et à toutes,

Cela faisait longtemps que je me contentais de lire et aujourd'hui, j'ai décidé de soumettre à vos avis une fanfiction à moitié écrite, qui date un peu. Si vraiment elle vous plait et que je trouve le temps, je la terminerai. Vous avez le temps de quelques chapitres avant son arrêt, mais j'ai hâte de lire vos avis.

Je remercie tous les reviewers, sans qui le chapitre deux n'aurait pas été publié. J'essaierai de répondre à vos reviews dès que possible, dîtes moi si la suite est à la hauteur!

Bien à vous,

La Chaumière Aux Coquillages.

Chapitre Deux: Tu ne sais rien Potter, rien.

Harry déglutit, avalant un peu de son sang au passage.

Non, finalement, il ne s'en foutait pas. Se faire tabasser par des loubards à Londres dans une ruelle sombre, passe encore. Se faire tabasser par Draco Malfoy à Londres dans une ruelle sombre, c'était hors de question.

-C'est drôle, la dernière fois que je t'ai vu, tu étais dans le même état, mais dix fois plus glorieux. Fit remarquer le blond, moqueur.

-Je ne trouve pas ca très plaisant. Répondit Harry, la bouche encore encombrée de sang.

Malfoy lui tenait toujours le menton. Ils se regardaient dans les yeux, comme les deux vieux ennemis qu'ils étaient.

-Qu'est ce que tu ne trouves pas très plaisant? D'être couvert de sang ou d'être glorieux? Demanda l'ex-Serpentard.

-De te revoir, Malfoy. Claqua Harry.

Le blond le jaugea un instant. Il avait perdu son sourire.

-Mais tout le déplaisir est pour moi, Potter.

Il se recula et fit un signe à ses acolytes.

-Lâchez le.

Ils s'exécutèrent. Le Survivant tituba un peu puis passa les mains sur son visage pour évaluer les dégâts.

-Mais Draco...il te connait... hésita l'aspirateur à fric.

-Et? Questionna celui-ci, haussant un sourcil.

-Ben...le boss dit qu'il faut jamais prendre aucun risque... continua l'autre, plus hésitant encore sous le regard froid du Sang-Pur.

-Rappelle moi qui le boss a chargé d'organiser la soiré? interrogea le fils de Mangemort.

-Euh..toi. Répondit le type, mal assuré.

-Alors ta gueule. Tu prends le fric et tu te casses.

La voix de Draco avait claqué dans l'air. Ses hommes de mains ne bougèrent cependant pas.

-Je vous ai dit de vous casser. Répéta-t-il en soulevant assez son blouson pour qu'ils aperçoivent son arme, bien plus imposante que celle utilisée précédemment pour le vol.

-Mais le boss... recommença l'autre.

-Le boss, c'est mon affaire. Cassez vous, je ne le répèterai pas une quatrième fois. Le coupa Malfoy.

Les deux caïds se consultèrent du regard mais finirent par se mettre en route.

Lorsqu'ils furent hors de vue, Draco se tourna vers Harry, qui s'était jeté entre-temps un sort de nettoyage. Il tâtait son visage avec précaution. Il préférait attendre d'être devant un miroir pour redresser son nez et refermer ses entailles.

-T'habites loin Potter? Demanda le Serpentard.

-Trente minutes. Stones Street. Répondit-il.

-Pourquoi tu transplanes pas?

-Pas envie. Lâcha Harry.

-Pas envie. Répéta Malfoy en levant les yeux au ciel.

Les deux hommes marchaient côte à côte. Harry avait les mains dans les poches. Draco, méfiant, préférait garder les siennes le long de son corps.

-J'peux savoir pourquoi tu me raccompagnes? Marmonna l'Élu.

-J'ai pas envie qu'on me renvoie à Azkaban pour non-assistance à personne en danger. Répondit le concerné.

-On envoie pas les gens à Azkaban pour ça. Fit remarquer le Gryffondor.

-Dans mon cas, ils seraient bien capables.

Une bourrasque leur rugit au visage.

-Et pour la non assistance, c'est un peu tard. T'étais où, quand je me faisais casser la gueule par tes copains? Ironisa Harry.

-A deux mètres, Potter, change de lunettes.

-Très drôle Malfoy.

-Je savais pas que c'était toi. Soupira ce dernier.

-Et si ç'avait été un autre, t'aurais rien fait? Se scandalisa Harry.

-Un autre ne m'a pas sauvé la vie il y a quelques années. Lâcha le blond.

Ils se turent. La Guerre ne pouvait pas être mentionnée sans qu'un silence pesant ne lui succède.

-Et franchement, pour les baffes, tu ne peux t'en prendre qu'à toi. Un coup de baguette et ça aurait été réglé. Fit-il finalement remarquer.

-Je tape pas sur les Moldus. Répondit Harry.

-Eux ne se gênent pas on dirait.

Ils parcoururent quelques mètres.

-Qu'est ce que tu fous là Malfoy? Je veux dire...tu bosse avec des Moldus, tu tabasses les gens pour de l'argent... Pourquoi? Demanda Harry brusquement.

Il y eut un silence.

-Je n'ai pas ta chance, Potter. Je ne suis pas adulé partout. C'est même plutôt l'inverse. Soit on m'ignore, soit on me crache dessus. Les Moldus ne savent rien de tout ça. Répondit-il finalement.

-Tu obéissais à Ses ordres, Malfoy. T'as choisi ton camp, alors maintenant t'assume. Dit Harry durement.

-J'ai rien choisi du tout Potter, et pourtant j'assume quand même.

-Tu crois qu'en tapant sur la gueule des gens pour leur piquer leur argent tu te rachètes? Vociféra le Gryffondor.

-Je ne te permet pas de me juger Potter. Toi et tes amis, vous avez eut la route de la gloire, et même si ce n'a pas été facile, votre histoire était toute tracée. Tu vivais ou tu mourrais. T'as gagné, le méchant a perdu et tout le monde est heureux. C'était pile ou face. Moi aussi mon histoire était écrite, avant même que je naisse. Il n'y avait pas de prophétie, mais dans le fond, qu'est ce que ça change? On ne me plaint pas, c'est tout. Heureusement. Les Malfoy devaient être victorieux, les Malfoy ont perdu. Et personne n'avait prévu un changement de direction, alors je fais ce que je peux et je n'ai pas besoin de toi pour me dire que ma vie, c'est de la merde. C'est clair?

Draco planta ses yeux dans ceux de Harry, le défiant d'ajouter quoique ce soit. Mais il garda le silence et ils marchèrent une dizaine de minutes.

-Il y a d'autres solutions. T'as choisi tout seul d'être un vaurien. Pour l'enrôlement dans les Mangemorts, je ne dis rien. Mais pour cette vie là, tu ne peux t'en prendre qu'à toi. Dit Harry.

Malfoy eut un rictus méprisant.

-Mon père est mort en prison, sa fortune a été confisquée et ma mère s'est pendue. A qui veux tu que je m'en prenne? On a perdu. C'est tout.

Harry blêmit.

-Narcissa est morte? Bégaya-t-il.

Draco se tourna vers lui, la mâchoire serrée..

-Elle s'est suicidée. Et ne l'appelle pas Narcissa. Ne fais pas comme si tu la connaissais. Tu ne sais rien Potter, rien. Tu te plains d'être célèbre, tu te plains de ne pas avoir eu le choix, tu te plains d'avoir du fric sans rien faire, tu te plains d'avoir été un pion. Mais qu'est-ce que tu crois? Que tu as eu une vie difficile? T'étais du coté des gentils, je te signale. On t'a aidé, choyé, protégé. Et maintenant, les filles te balancent leurs petites culottes en hurlant. C'est sûr que c'est triste, je crois que je vais pleurer, pauvre Monsieur Tout-le-monde-m'aime. Fulmina-t-il.

Harry lui jeta un regard mauvais.

-C'est sûr que ca a été une partie de plaisir. Savoir qu'on veut me tuer depuis ma naissance, éviter les Doloris, perdre la moitié de mes amis, entrainer la mort autour de moi, tout ca. Non vraiment, une vraie soirée crêpes. Répondit-il, sarcastique.

-Tu veux jouer au plus malheureux Potter? A 27 ans? Je te trouve un peu puéril, pour Celui-Qui-A-Survécu. Se moqua Malfoy.

-Je ne joue à rien du tout. Se renfrogna le Survivant.

Ils se turent à nouveau.

-Je suis désolé pour ta mère, Malfoy. Murmura Harry.

Le silence lui répondit.

Lorsqu'ils arrivèrent dans Stones Street, Malfoy leva la tête pour contempler les immeubles gigantesques qui s'étiraient vers les étoiles. Les appartements de ces gratte-ciels étaient hors de prix et la vue qu'offraient leurs vérandas n'en était que plus prisée.

-Je te laisse ici Potter.

Ce dernier hocha la tête et Malfoy fit demi tour, sa silhouette disparaissant dans la nuit.