Bonsoir à tous ! Voici donc la suite de cette fic :):)

Merci à Alessa et à Passion of Imbattables pour leurs reviews, elles m'ont fait très plaisir. Et je suis tout à fait d'accord avec toi Alessa, c'est sans doute le X-Men le plus triste :'(

Je ne promets, hélas, toujours pas 0 fautes :(

Je rappelle que : en gras, se sont les dialogues télépathiques / en italique se sont les souvenirs / en normal se sont les moments présents.

Bonne lecture :D


D'autres larmes inondèrent le beau visage de Tornade, des larmes de désespoir et de regret. Elle se rendait compte maintenant, qu'elle ne l'avait jamais assez remercié pour ce qu'il avait fait pour elle, et que plus jamais elle ne le pourrait.

Le tonnerre gronda de nouveau et un éclair déchira le ciel, la faisant sursauter. D'autres souvenirs la submergèrent...

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Cela faisait trois semaines qu'Ororo avait intégré l'Institut Xavier. Cette école était encore mieux que dans ses rêves : elle n'avait plus besoin de se cacher, le professeur Xavier était un professeur génial et ses camarades de classe étaient tous gentils avec elle.

Les premiers jours, la peur d'être rejetée l'avait empêchée de prononcer ne serait ce qu'un seul mot. Elle ne discutait qu'avec le professeur X, nom qu'elle trouvait très rigolo, et uniquement par télépathie.

Mais un jour, alors qu'elle était assise dans le parc, seule, comme à son habitude, les 5 autres élèves qui vivaient à l'Institut s'approchèrent d'elle. Elle eu un mouvement de recul et il s'arrêtèrent. Ils se regardèrent pendant un moment puis l'un deux s'approcha et tendit la main vers elle, paume vers le ciel. Alors, devant les yeux émerveillés d'Ororo, une fleur apparut dans sa main. Il la lui donna et lui sourit.

D'abord apeurée, elle fixa la fleur sans osée relever les yeux vers ses camarades. La fleur était une rose blanche. Les délicates pétales étaient magnifiques, d'un blanc neige semblable aux cheveux d'Ororo, elles s'assemblaient parfaitement autour du pistil d'un jaune éclatant. La rose était superbe et la fillette ne put s'empêcher de sourire. Elle releva la tête vers les autres et chuchota un "merci" alors que ses joues s'empourpraient.

Ensuite, les autres s'approchèrent et chacun lui montra son don. Ils étaient tous plus incroyables les uns que les autres et Ororo en fut émerveillée. Elle se prit au jeu et dévoila fièrement le sien en faisant voler des feuilles pour former un cercle autour d'eux. Les autres enfants furent impressionnés et, d'un commun d'accord, décidèrent que son surnom serait Tornade.

Il passèrent tout l'après-midi a joué ensemble et à rire. Pour la première fois depuis longtemps, Tornade apprécia le plaisir d'avoir des amis.

Mais ces moments heureux étaient bien loin à présent et il ne restait plus que la peur dans le cœur d'Ororo.

C'était la nuit, une nuit d'orage. Le tonnerre retentissait violemment et des éclairs zébraient le ciel. Tornade lâcha un petit cri de terreur. Elle s'était cachée sous ses couvertures, protection illusoire face à la puissance des éléments déchainés, et tremblait de frayeur.

C'est alors que la porte s'ouvrit et qu'un faible trait de lumière éclaira la chambre. Mais l'enfant ne voulait pas quitter ses draps rassurants et ne bougea pas. L'intrus referma la porte, plongeant de nouveau la pièce dans le noir complet. Ororo se roula un peu plus en boule, mais était trop effrayée pour regarder qui était là.

-Ororo, c'est moi, calme toi tout va bien.

Le professeur ! Tornade sentit son pouvoir agir sur elle pour la rassurer, mais sa seule présence suffisait à redonner confiance à la fillette qui sortit brutalement de ses draps et se jeta dans les bras de Charles. D'abord étonné, celui-ci ne tarda pas à reprendre contenance et commença à caresser doucement le dos de l'enfant sanglotant sur ses genoux.

- Chut, dit-il doucement. C'est finit. Je suis là, ne t'inquiètes pas.

Étrangement, ces mots rassuraient Ororo. La simple présence du professeur l'apaisait, lui redonnait confiance. Pourtant elle ne le connaissait que depuis quelques semaines. Peut être était-ce grâce à son pouvoir... Tornade en était là dans ses réflexions lorsque le tonnerre retentit de nouveau, faisant crier l'enfant qui se blottit un peu plus dans les bras rassurants de Charles.

- Tu as peur de l'orage, dit celui-ci.

Ce n'était pas une question, il savait. Le professeur X savait toujours tout de toute manière. Elle ne répondit donc pas et essaya de calmer les battements de son cœur affolé. Elle avait un peu honte, honte de montrer au professeur sa faiblesse et sa peur.

- Pourquoi as-tu peur Ororo ?

L'enfant fut surprise qu'il pause une telle question. La réponse était pourtant évidente : le noir cachant toutes choses était effrayant, le vent hurlant également, ainsi que le bruit assourdissant du tonnerre et la lumière aveuglante des éclairs. C'était de ça dont Ororo avait peur, et elle avait espéré que Charles le comprendrait...

- J'ai peur des éclairs, du vent, du noir et du tonnerre, répondit-elle. De quoi d'autres aurais-je peur, ajouta-t-elle en chuchotant.

- Je ne te demande pas de quoi tu as peur Ororo, reprit-il. Je te demande pourquoi.

La fillette releva la tête et regarda le professeur alors que son cerveau travaillait à plein régime. Les éclairs faisaient peur, le tonnerre, le noir et le vent également, mais pourquoi ? L'enfant chercha en vain une réponse, mais n'en trouva aucune. Ça faisait peur c'était tout, il n'y avait pas d'explications.

- Je ne sais pas, avoua-t-elle piteusement.

Charles sourit et Ororo se demanda bien pourquoi.

- C'est parce qu'il n'y a pas de raisons. Ni le vent, ni le tonnerre, ni les éclairs ou le noir ne te feront de mal Ororo. Je pense que tu as peur du noir parce que tu ne peux pas voir à travers, qu'il cache les choses. Ce n'est donc pas du noir dont tu as peur mais de l'inconnu. Pourtant, l'inconnu est une chose merveilleuse. Que serait notre vie si nous connaissions tout, si nous savions et voyions tout ? Le plaisir du mystère, de la découverte et de l'interrogation n'existerait pas sans l'inconnu. Si nous savions tout, nous n'aurions plus rien à apprendre et quel ennui serait alors notre vie. Es que tu comprends ?

Tornade hocha la tête, hésitante.

- Tu es peut être un peu jeune pour comprendre. Retiens juste que le noir ne te fera aucun mal, c'est une couleur, pas un être. Que pourrait-il te faire ?

- Mais le vent, les éclairs et le tonnerre, ils sont dangereux eux. Pourquoi ne devrais-je pas en avoir peur ?

Le ton d'Ororo n'était plus effrayé, ni même fâché, il était juste interrogatif. Elle voulait en savoir plus et espérait que ces connaissances feraient disparaître sa peur.

- Pourquoi aurais-tu peur d'eux Tornade ? Tu as un don, un don qui te permets de contrôler ces éléments. Non seulement ils ne devraient pas te faire peur, mais en plus, ils devraient être tes amis.

- Comment pourraient-ils être mes amis ?! Ils n'ont rien de commun avec moi, nous ne partageons rien et nous ne pourrons jamais rien partager ! Quelle amitié peut-il y avoir sans échanges ?

Charles sourit de nouveau et répondit :

- Vous n'échangez rien, vraiment ? Je t'ai pourtant vu hier après-midi faire danser les feuilles avec le vent, et n'as tu pas fait voler un de tes camarades la semaine dernière grâce lui ? Le vent semble te donner plus que tu ne le penses...

- Et alors ! Moi je ne lui donne rien, ce n'est donc pas un échange !

Ororo commençait à s'énerver. C'était complétement absurde, être amie avec le vent ?! Quelle idée idiote ! Le tonnerre gronda encore plus fort au dehors et le vent augmenta également. Tornade jeta un coup d'œil effrayé vers la fenêtre et la colère qui commençait à monter en elle à l'encontre du professeur Xavier s'évanouit d'un coup alors qu'elle se serrait le plus fort possible contre sa poitrine. Charles enroula ses bras autour d'elle, la berçant doucement jusqu'à ce qu'elle et le vent se calment. Puis, il se pencha et lui chuchota d'une voix douce à l'oreille :

- Tu vois ? Toi et le vent êtes liés.

La fillette releva la tête d'un coup, horrifiée d'avoir un quelconque point commun avec cette chose si effrayante.

- Ce n'est pas mal, Ororo. Le vent reflète tes émotions, il est ta voix, tes cris comme tes rires. Tout ces élément que tu contrôles font partit de toi. La pluie n'est jamais que tes larmes, quelles soient de joie ou de peine, et le tonnerre et les éclairs ne sont que le simple reflet de ta colère. Ho bien sûre, la météo ne dépend pas que de toi, mais si tu le souhaite, tu peux la changer à ta guise. C'est là ton don, ta force et ta chance, ne laisse pas cela devenir ta peur, jamais...


Chapitre un peu étrange par la présence de deux souvenirs à la fois, celui du début de l'amitié de Tornade avec les autres pensionnaires et celui de l'orage. J'espère ne pas vous avoir trop embrouillé et que vous avez tout de même aimé ! :)

Je ne suis pas philosophe et je n'ai pas une très grande expérience de la vie, les discours de Charles sont donc un point de vue personnel et je n'oblige personne à être d'accord avec moi.

Il y a une phrase qui peut être interprétée comme faisant partit du souvenir ou comme un commentaire dans le présent, saurez-vous la trouver ? ;)

En tout cas merci de m'avoir lu et, comme toujours, n'hésitez pas à laisser une review. :D