Bonjour à vous! Je me suis longtemps demandé si je devais faire une suite à cet OS.
Mais après avoir lu vos reviews, je me suis laissée tenter par cette nouvelle aventure
Je remercie celles qui mont mises en alerte story/ favorite story et qui on prit le temps de me laisser ces reviews.
Je remercie aussi Edwardienne100, sans qui je n'aurais pas pu vous poster ce chapitre!
Le concours s'est terminé hier soir à minuit
Il va falloir que vous remerciiez notre cher président pour avoir décidé de venir passer la matinée à Laon bloquant ainsi l'accès à mon lycée.
C'est un peu grâce à lui que je vous poste ce chapitre aujourd'hui aussi! XD
Bien plus long que ce que j'écris pour mon autre story intitulée My Mistake,
j'ai hésité à couper ce chapitre en deux.
Je ne voulais pas risquer de vous perdre après quelques lignes!
Particularité de cette suite: Il y a un lemon (et ce ne sera pas le cas à tous les chapitres mais le prochain en aura aussi surement) J'ai voulu vous donner un aperçut des deux autres saints valentins Jasper pensera lune de celle-ci La partie "lemon" pourra posséder quelques passages au présent puisqu'il s'agit d'un retour en arrière (par la pensée) ayant une incidence sur le présent! (Pas très clair mais vous comprenez l'idée générale, non?)
Je voulais vous prévenir que pour poster, j'ai dû modifier mon chapitre et le mettre en format Htlm... la ponctuation a pu être supprimée. J'ai fait au mieux pour la remettre mais il se peut que j'en oublie, d'avance désolée!
Je crois que j'en ai assez dit pour le moment... On se retrouve en bas!
Bonne lecture!
Chapitre 2
Jasper's Life
Forks, 15 février 2010
Lorsqu'il émergea de ses pensées, le Lord se leva du canapé. L'esprit totalement vidé, il longea le long couloir jusqu'à sa chambre, y entra et pénétra dans la salle de bain. Les mains appuyées de chaque côté du lavabo, il observa longuement son reflet dans le miroir mural. Les cheveux en bataille et le visage neutre, le regard perdu et éteint, des cernes entouraient ses yeux azurs.
Il entra dans la cabine de douche et laissa longuement couler leau sur ses cheveux, glissé sur son torse se relevant au rythme de sa respiration hachée. Il ne pleurait pas, il ne l'avait jamais fait. Pas même lorsque son père était mort, pas même lorsque sa mère l'avait rejetée à ses 5 ans, pas même lorsqu'il avait perdu Irina, la femme qu'il avait aimé à en mourir.
Pourtant, cette fois-ci tout était différent; la situation était différente, la personne était différente. Il n'avait pas le droit de sattacher à elle et c'est ce qu'il c'était passé sans qu'il ne sache trop comment ni pourquoi
Il se savonna le corps après avoir coupé l'eau.
Quant leur relation avait elle changé? Il le savait et ne voulait pas ladmettre. Mais s'il devait être en accord avec lui-même, en accord avec ce tiraillement incessant dans sa poitrine, il devait admettre qu'il avait signé son arrêt de mort le jour où il l'avait rencontrée pour la première fois, il y a de cela trois Saint Valentin
En fermant les yeux, il revécu la scène comme s'il y était à nouveau.
14 février 2008 - San Francisco
Il la revoyait, ses cheveux auburn coiffés en un chignon lâche, remonter lallée de la maison de Supplice, moulée dans une robe verte satinée. Elle attirait chaque rayon de lumière de la pièce, étincelante de beauté.
Elle l'avait fasciné lorsqu'elle avait porté une coupe de champagne à ses lèvres, les laissant s'attarder plus que nécessaire sur ce verre, qu'elle enroulait autour de ses doigts de manière sensuelle. Elle avait capté son regard une seconde avant de lui sourire et de se détourner.
Toute la soirée il ne l'avait pas quittée du regard, observant avec une fascination sans faille le moindre de ses gestes, imprégnant incessamment sa mémoire des courbes de son corps. Il s'amusait à la voir jouer avec la gente masculine, elle savait y faire assurément. Repoussant sans cesse les limites de la séduction avec ses futurs partenaires. Sweety avait capté son regard et, un sourire aux lèvres et une lueur dangereuse dansante dans ses pupilles elle s'était avancée vers lui, l'avait dépassé en laissant s'attarder sa main sur son torse. Elle était venue le chercher et il l'avait suivie aveuglément, sans raison aucune à l'époque.
Il avait admiré ses hanches se balançant au rythme de ses pas, le bruit de ses escarpins noirs percutant le sol se répercutait dans le long couloir vide. Elle monta à l'étage et il la suivit, incapable de résister à cette créature enchanteresse. Sans bien savoir comment, il se retrouva près dune porte fenêtre ouverte sur l'uns des balcons du premier étage. Elle était dos à lui, ses deux mains posées à plat sur la rambarde et admirait le ciel étoilé de la ville de San Francisco. La Lune était pleine ce soir-là. Brillant plus qu'à l'ordinaire, elle éclairait faiblement sa peau, le laissant sans voix face à cette beauté surnaturelle. Il avait passé une main dans ses cheveux et soupiré avant d'avancer vers elle. Elle s'était retournée, gardant appui sur la rambarde et avait immédiatement capturé son regard. Elle l'avait détaillé sans aucune honte les yeux brulant d'un désir non assouvit.
Sans un mot, il avait fait glisser une main de son cou, sattardant à la naissance de ses seins jusqu'à sa hanche. Pendant une demi seconde, elle l'avait regardé comme elle regarderait un inconnu avec qui elle allait s'envoyer en lair et c'était le cas; mais aujourd'hui en y repensant et ce sans qu'il le veuille, il se sentit coupable. Mais à l'époque ce fût bien trop bref pour qu'il sy attarde, alors que son besoin de posséder cette créature augmentait autant que son regard le brûlait. Il avait fixé avec insistance ses pointes durcies par le froid environnant. Et pour la première fois de sa vie, il s'était sentit mis à nu devant une femme, incapable de maintenir cette façade qu'il arborait à chaque Saint Valentin précédente. Parce qu'il devait bien se l'avouer; bien qu'il n'ait pas à être autant renfermé et sur la défensive qu'en règle générale, les automatismes sont des manies bien difficiles à effacer et c'est pourquoi il lui arrivait d'arborer ce masque de salopard, un homme venu ici seulement pour se satisfaire et changer de partenaire comme de chemises.
Il l'avait ramenée contre lui appréciant le doux gémissement échappé des lèvres de son amante d'un soir. Un rictus mauvais aux lèvres, elle avait empoigné son membre au travers de son pantalon kaki. Les mains du Lord s'étaient alors crispées sur sa robe et il en avait profité pour remonter le fin tissu, dévoilant à San Francisco endormi les cuisses galbées de la jeune femme. Elle avait déboutonné le pantalon du blond et arraché d'un coup sec la chemise, lui dévoilant un torse parfaitement musclé. Elle avait passé sa langue sur ses lèvres et n'y pouvant plus, il avait empoigné ses fesses et l'avait installée sur la rambarde. Elle avait encerclé ses jambes autour de lui tout en glissant et griffant le torse du Lord. Il avait entamé de lents mouvements contre lintimité de la jeune femme tout en explorant son corps, vénérant chaque parcelle de peau à sa disposition, ne demandant qu'à entendre indéfiniment les gémissements devenus rauque de la jeune femme.
- Hum
Il se souvenait encore parfaitement de cette voix claire voilée de désir. Cette voix appartenant à cette femme qui lui avait offert la plus merveilleuse nuit de sa vie.
Sa peau s'embrasait à nouveau au souvenir de cette nuit.
- Continues, lui avait-elle demandé.
Il détacha la barrette qui maintenait les deux bouts de tissus lui recouvrant la poitrine et en écarta les pans tout en parsemant sa peau d'un millier de baisers. Elle avait agrippé violemment ses cheveux lorsquil avait mordillé sa pointe durcie. Ramenant son visage vers elle, il n'avait pas comprit ce qu'elle cherchait à faire et ce n'est que lorsqu'il avait sentit ses lèvres fougueuses contre les siennes qu'il avait comprit: elle l'embrassait et ce n'était pas dans ses habitudes de le faire; pour tout dire, il ne l'avait jamais fait et ce, avec la multitude de partenaires qu'il avait eu jusqu'à ce jour.
L'eau ruisselait toujours sur son corps nu alors que sa main entamait une lente descente vers son membre tendu.
Il s'était débarrassé de son boxer d'une main, l'autre la maintenant fermement contre son torse. Lorsqu'il eut fini, il la pénétra d'un coup de rein puissant la faisant hurler son plaisir. Ses ongles s'étaient plantés dans la peau de ses bras sous l'assaut. Il avait imposé dès le début un rythme rapide et soutenu, s'enfonçant à chaque coup de reins plus profondément dans son intimité. Elle se retenait à lui, la tête cachée dans son cou. Il pouvait sentir son souffle chaud buter contre sa peau à intervalles irréguliers. Elle retenait ses gémissements. Mais alors qu'une vague de plaisir faillit l'emporter, elle mordit l'épaule du Lord si fort qu'il fut surprit du plaisir incommensurable qu'il ressentit. Il la fit se basculer en arrière alors qu'elle avait entouré son cou de ses mains. Leurs cris raisonnaient dans la nuit noire, troublant le silence symbolique de la nuit. Elle hurlait -ne se retenant plus- s'agrippant avec plus de force à ses cheveux, les yeux clos. Lui ne pouvait pas s'empêcher de la quitter des yeux comme si elle allait disparaitre dune minute à l'autre. La tête posée entre ses seins, il mordillait sa peau, variant l'intensité de ses coups.
- J'y... suis... presque
- Plus fort... hum... oui! Juste là...
- Je veux... t'entendre... hurler... je veux... que...
Les muscles de Bella avaient commencé à se resserrer autour de lui.
- Je veux que... tout... San Francisco... t'entende... qu'ils comprennent... comment... je te... fais... tu bien...
Encore aujourd'hui résonne dans sa tête le bruit de sa respiration saccadée, les battements désordonnés de son coeur, les suppliques qu'elle ne cessait de répéter, cette odeur si propre à elle-même
Il s'était enfoncé puissamment en elle trois fois, reproduisant à l'identique ce mouvement sur son membre. Comme il le lui avait demandé, elle avait crié sa jouissance comme aucune de ses anciennes amantes ne l'avait fait auparavant. Il avait éjaculé dans sa main comme il avait éjaculé en elle cette nuit là. Comment allait-il faire pour survivre?
*********
15 février 2010 - Aéroport de Seattle
Confortablement installé dans un avion en première classe, Jasper défaisait la cravate de son smoking.
"Mesdames et Messieurs veuillez sil vous plait attacher vos ceintures de sécurité, nous allons décoller dans quelques instants."
Il garda les yeux fermés durant le décollage.
- Monsieur? L'appela une hôtesse de l'air souriante.
Il ouvrit brusquement les yeux vrillant un regard noir sur la jeune femme qui le détaillait sans vergogne.
- Qu'y a-t-il?
Sa voix claqua, sèche.
- Je... vous... hum... pouvez détacher... votre... euh... ceinture...
- Merci.
Jasper sortit son ordinateur portable de sa sacoche, l'alluma et consulta les centaines de mails qu'il avait délibérément mit de côté pendant sa semaine au château. Il avait finalement décidé de le garder, ce lieu étant désormais symbole de bonheur, paix et sérénité pour lui. Il ouvrit un traitement de texte et sortit un dossier de sa sacoche lorsqu'il tomba sur l'éventail en plumes de Bella. Son personnel l'avait retrouvé dans la salle lorsqu'ils l'avaient nettoyée.
Bella.
Tout ce qu'il connaissait d'elle était qu'elle s'appelait Bella, née un 13 septembre, qu'une odeur de freesia la suivait partout où elle allait, qu'elle avait un petit grain de beauté sur son sein droit et une petite cicatrice à son genou, qu'elle possédait une voix merveilleusement claire et enchanteresse, qu'elle aimait par-dessus tout les fraises et détestait le vin. Mais en dehors de ça, il n'y avait rien, pas même un nom de famille, un numéro de téléphone, une ville ou une adresse. Rien. Tout ce qui lui restait d'elle était des souvenirs de leurs trois nuits. Des souvenirs qu'il garderait précieusement dans sa mémoire. Un regard appuyé, un sourire taquin sur ses lèvres, sa douceur, les frissonnements qui la parcouraient lorsqu'il passait sa main sur sa peau; tout ce qui faisait d'elle la femme formidable qu'elle était à ses yeux.
Il finit par se mettre au travail et cela pendant les deux heures que durèrent son vol. Mais cependant, il ne pouvait empêcher son regard de glisser de l'ordinateur à lattaché case ouvert à côté de lui, où trônait en son milieu l'éventail blanc de Bella.
*********
début juin 2010 - Chicago
Les jours s'écoulèrent devenant des semaines puis trois mois passèrent. Trois interminables mois où il s'acharnait à prendre en charge ses anciens dossiers et à avancer le plus possible dans ses nouvelles affaires, trois longs mois où il ne dormait presque plus de ses nuits, le visage de Bella s'immisçant dans chacun de ses rêves. Il carburait à la caféine, devenant encore plus irritable et asocial avec ses collègues et amis.
Après sa course matinale d'une demi-heure, il rentra chez lui et se servit sa troisième tasse de café de la journée. Il se doucha longuement appréciant ce moment de répit avant qu'il ne se rende en enfer. Jasper quitta la douche, se sécha rapidement et délaissa sa serviette dans un coin de la salle de bain. Il n'avait pas de soucis à se faire pour sa nudité, habitant au huitième étage d'un immeuble surplombant les habitations aux alentours.
L'appartement était un symbole de contraste aussi profond que son humeur. Les couleurs sombres et claires se marient avec aisance tout en marquant une réelle différence. Chaque pièce était dans des tons sombres, les meubles noirs de fondaient presque dans le gris foncé de deux murs et ressortaient à certains endroits des deux autres murs blancs. Tout son appartement était battit sur ce modèle de couleurs. Seule sa chambre portait des traces bleu. Un bleu nuit. Triste, morne, sans vie étaient les mots qui qualifieraient ce lieux. Mais Jasper se sentait chez lui entre ces murs, plus que tout, il s'agissait de son refuge et il se moquait éperdument des plaintes de ses amis sur le peu de convivialité de son chez lui. Après tout, il aimait se poster devant les diverses baies vitrées donnant sur le Chicago endormit qu'il contemplait, les yeux perdus dans le vague, en plein milieu de la nuit. Il recherchait cette paix qu'apportait la nuit à chaque habitant, cette paix qu'il n'arrivait pas à trouver au fond de lui-même.
C'est à bord de sa toute nouvelle Mercedes noire aux vitres teintées qu'il se rendit au travail. Après trois quart d'heures de trajet, il passa les portes coulissantes du cabinet d'avocats "Whitlock". Il en avait reprit la gérance partielle une année avant la mort de son père puis l'a dirigé complètement un mois avant que son cancer ne l'emporte.
Il s'élança dans le hall nouvellement modernisé et prit lascenseur. Les couleurs ornant les murs de la société étaient bien différents du gris et blanc de chez lui, ici, il n'y avait que des couleurs lumineuses s'étalant en un dégradé de jaune orangé.
Lorsqu'il en sortit, sa secrétaire se planta devant lui. Un sourire aguicheur sur des lèvres rouge carmin et ses yeux balayant toute la surface de son corps. Elle était séduisante mais il émanait d'elle une certaine vulgarité qui le rebutait. Outre le fait qu'elle portait des tenues plus courtes que la moyenne et que sa poitrine débordait quasiment de son soutient gorge, elle était sympathique tant qu'elle nessayait pas de le draguer.
- Bonjour Maître Whitlock, roucoula-t-elle.
- Bonjour Lauren, quels sont mes rendez vous aujourd'hui? Soupira-t-il rien qu'en pensant à la perspective de cette nouvelle journée de travail éreintante.
Il commença son ascension vers son bureau.
- Mr Barnes sera là dans une demi heure, à 10h vous recevrez Mr Volturi pour les modalités de son divorce et vous n'avez plus d'autre rendez vous pour la matinée; l'après midi...
- Placez la réunion du personnel à 11h et arrangez vous pour que mes nouveaux associés soient parmi nous.
- Mr Cullen? Lui demanda-t-elle surprise.
- Maître Cullen et Hale, oui, lui répondit-il agacé. Apportez-moi mon courrier et un café dans 5 minutes. Dés que Mr Barnes sera arrivé, vous nous rejoindrez dans mon bureau et prendrez des notes sur notre entretient ais-je été clair?
Il ouvrit la porte de son bureau.
- Oui monsieur mais...
- Quel est mon emploi du temps de l'après midi? La coupa-t-il.
- Vous avez rendez vous au palais de justice pour le procès opposant Mme Hunter à son mari pour la garde exclusive de leurs enf...
- Dans ce cas assurez vous que je n'ai plus d'autres rendez vous après le procès.
Il referma la porte au nez de sa secrétaire et soupira longuement. Cette journée est de loin la pire qu'il s'apprêtait à vivre. Il se retourna et observa les deux pans de murs qu'il avait fait refaire il y a de celà deux mois. Du vert. Et c'est tout naturellement qu'il se souvint de Bella dans cette robe satinée de la même couleur.
Mr Barnes arriva suivit de près par sa secrétaire. La scrutant, appréciateur, il fallut à Jasper un long moment pour qu'il obtienne finalement son attention. Après plus dune heure d'échanges inutiles, son client quitta le cabinet. Il s'avait qu'il ne gagnerait jamais son procès avec ce genre de dossier mais Mr Barnes se bornait à vouloir que "justice soit faite". C'était ensuite à lui de savoir quoi dire et quoi faire pour que son client ait gain de cause.
Il passa l'heure suivante à regarder Mr Volturi faire les cents pas dans son bureau, pestant contre sa femme qui le rendait chèvre à force de jérémiades, se plaignant qu'elle naurait droit à presque rien, qu'il la maltraitait psychologiquement et quelle arriverait d'une manière ou d'une autre à lui faire payer tout ce qu'il a pu lui faire. Il lui parla aussi de sa douce fille pour laquelle il avait prévu un avenir brillant et qui avait décidé de n'en faire qu sa tête. De sa société qu'il fallait à tout prix protéger. Ce n'est qu'après un quart d'heure de ces plaintes que Jasper laissa tomber, acquiesçant aux dires de son client lorsqu'il le fallait. Son corps était présent mais son esprit divaguait, ayant pour seul pensée commune: Bella.
- Mr Whitlock? L'appela Mr Volturi.
- Qu'y a-t-il Aro? Lui demanda-t-il en sortant de sa torpeur.
- Pouvez-vous m'assurer que ma future ex-femme n'aura droit qu'au strict minimum?
Les deux mains à plat sur le bureau, Aro l'observait, attendant une réponse. Jasper scruta un moment ses prunelles noisette. Une lueur de folie traversa son regard froid et dénué d'humanité. Comment a-t-il fait pour se marier et plus encore élever un enfant? Le masque d'indifférence qu'arborait Jasper finit par tomber, laissant apparaitre un petit sourire satisfait.
- Nous avons de bonnes chances pour qu'elle nait effectivement droit qu'au minimum, si ce n'est rien, ajouta-t-il sous l'oeil satisfait de son client.
Aro finit par se laisser tomber sur son fauteuil en soupirant.
- Je ne veux pas que la presse soit au courant des difficultés de séparation que nous rencontrons ma femme et moi, du moins pas de notre part. S'ils ont décidé d'en venir à inclure des personnes extérieures à cette histoire nous nous défendrons sur le même terrain de jeux. Il rit. Ma fille devra surement être heureuse d'apprendre que sa mère adoptive et moi nous séparons...
- Pourquoi le serait-elle?
Il soupira avant de vriller ses prunelles dans celles de Jasper.
- Elle m'a dit dès le début que cette femme n'était pas faite pour moi et voilà où j'en suis aujourd'hui... En instance de divorce et sans ma fille...
Il en connaissait déjà beaucoup sur l'homme d'affaire assit face à lui. Il avait un parcours professionnel des plus admirables qu'il soit. Français d'origine, il a obtenu son diplôme et s'est mit à travailler avec une entreprise, qui a finit par devenir l'une des plus connues de l'époque grâce à lui. Son don - qualifié d'inné - pour les affaires lui a valut une renommée d'abord nationale puis mondiale et une gloire qui a finit par retentir sur son patron de l'époque. En ayant marre d'étre utilisé, il a crée sa propre entreprise tout en déjouant les ruses de son ancien employeur pour le mettre au tapis. Il a eu une enfant de son premier mariage et quelques jours après, il avait déploré sa femme, morte d'une infection nosocomiale*. Sa société s'est rapidement fait connaitre faisant passer la concurrence pour des incapables. Elu homme d'affaires de l'année plusieurs années de suite, il avait réussit à allier vie de famille et vie professionnelle. Cinq années après la création de son entreprise, il avait finalement déménagé à Chicago avec sa fille, d'où il dirigeait maintenant d'une main de fer les entreprises "Volturi" et ses diverses annexes dispersées à travers le monde. Ce fût d'ailleurs il y a un peu plus d'un an que Jasper avait été sollicité par Aro pour régler une affaire concernant le rachat d'une entreprise... celle de son ancien employeur. Jasper connaissait l'homme d'affaire implacable mais il ne connaissait pas l'homme derrière cet habit; ainsi, il saisit l'occasion d'en savoir un peu plus sur son client.
- Pourquoi - si ce n'est pas trop indiscret - n'avez-vous pas écouté votre fille? Lui demanda-t-il d'un ton neutre.
- Pour être totalement honnête avec vous, je ne mentendais déjà plus beaucoup avec ma fille à l'époque où ma future ex femme est entrée dans ma vie. Nos relations étaient conflictuelles et je ne voulais pas qu'elle ait l'avenir qu'elle envisageait Elle était et est toujours brillante mais j'avais de plus grandes ambitions pour elle, pas seulement ce quelle est devenue aujourdhui... Une artiste! Foutaises! S'emporta-t-il. Pourtant quand je vois sa renommée, je ne peux m'empêcher de me sentir fier d'elle, je la voie épanouie au possible... je me dis que finalement elle a bien fait de n'en faire qu'à sa tête et de ne pas m'écouter. Vous savez, je suis resté sans lui parler durant des mois et même si nos rapports ne sont pas comme ils l'étaient auparavant, je serais toujours là pour elle.
- Vous avez l'air d'aimer réellement votre fille alors pourquoi ne pas lui dire qu'elle avait raison?
- Tout simplement parce que je suis un homme borné et que ma fille m'en veut de son côté. Je n'ai pas écouté ses mises en gardes à propos de ma compagne. Elle ne cessait de me dire qu'Heidi ne recherchait que l'appa du gain, et j'étais trop fier de me promener au bras de cette femme ayant quasiment l'âge de ma fille
Jasper hocha un sourcil, interrogateur.
- Ma fille a 23 ans et Heidi 26, se contenta d'ajouter Aro.
Un silence fit place à ses derniers mots mais il fût bien vite rompu par Aro à nouveau.
- Vous savez Maître, l'amour est une chose bien trop précieuse aux yeux de l'homme. J'en ai vu tomber pour les yeux d'une femme et d'autres les laisser partir sans même avoir cherché à les retenir. Cette dernière catégorie dhommes est la pire qu'il soit puisqu'ils ne cesseront de repenser à ce jour fatidique où ils l'ont perdue. J'ai par beaucoup d'aspects était en compagnie de femmes plus charmantes les unes des autres mais vous savez quoi? Aucune d'elles n'a su remplacer mon premier véritable amour et j'en prends conscience aujourd'hui en même temps qu'un grand nombre de choses
Il soupira et vrilla son regard dans celui perdu de Jasper.
- Jasper, j'ai rencontré énormément de personnes et j'arrive à savoir précisément ce qu'il peut bien les perturber. Dans votre cas, c'est très difficile mais à en voir vos cernes et ce regard pensif, je devine bien qu'il y a une femme derrière tout cela... Le seul conseil que je vous donnerais, c'est de ne pas trop réfléchir mais surtout d'agir.
Un léger toussotement attira leur attention et ils se retournèrent d'un même homme vers Lauren, venue appeler Jasper.
- Maitre Whitlock, nous vous attendons en salle de réunion.
Jasper hocha la tête et elle quitta son bureau. Mr Volturi se leva, mit son manteau et regarda Jasper d'un oeil compatissant avant de poser sa main gauche sur son épaule, la droite lui donnant une poignée de main.
- Ne la laissez pas s'échapper, lui dit-il en quittant l'antre de Jasper qui resta interdit quelques instants.
*********
- Nous en avons fini pour aujourdhui, annonça la sulfureuse blonde auprès de Jasper.
Il avait fait ses études avec Edward Cullen et Rosalie Hale et, c'est tout naturellement qu'il les prenait comme associés dans son cabinet davocat.
Edward Cullen était un homme aux cheveux cuivrés et aux impressionnants yeux vert émeraude. Dun naturel solitaire, Jasper et Edward s'étaient tout naturellement entendus durant leurs cours communs. Ils avaient les mêmes goûts que ce soit en matière de sport, de vêtements ou de filles. Leur amitié remontait au jardin denfant mais les aléas de la vie ont éloigné les deux hommes l'un de l'autre si bien qu'ils ont finit par se retrouver -par le plus grand des hasards- à l'unes des universités les plus prisées de lIvy League, Harvard. Edward est d'un naturel organisé, détestant les contrariétés et les grands changements même s'il finit par s'y faire à la longue. Il n'a jamais éprouvé le besoin de trouver une femme pour partager sa vie, il se complaisait dans la vie de célibataire et son train-train quotidien le rassurait. Il ne voulait simplement pas que l'on vienne détruire tout ce qu'il avait réussit à construire jusqu'à aujourdhui.
Rosalie Hale était une femme aux yeux d'un bleu si clair qu'ils paraissaient gris. Sa taille fine et élancée, son visage angélique encadré par de beaux cheveux blonds n'aidaient pas cette jeune femme à passer inaperçue. Elle n'aimait pas particulièrement ces hommes qui se permettaient de la juger sur son physique, ne prenant pas la peine de s'intéresser à ce qu'elle était réellement. Malgré l'assurance dont elle faisait preuve, elle avait peur, elle était même terrifiée. Terrifiée à l'idée de finir ses jours seule, terrifiée à l'idée de ne pas trouver cet homme qui la prendra comme elle est. Acceptant tout d'elle, son manque de confiance, ses folies passagères, son passé qui a fait d'elle cette femme en apparence forte et courageuse mais cachant une peur panique. Cet homme qui la rassurerait par un seul contact, un seul regard, elle le recherchait et bien qu'elle ne sache d'où cela venait, elle savait qu'elle le reconnaitrait lorsqu'elle le verra.
*********
- J'ai cru que cette journée ne se terminerait jamais! S'exclama Rosalie en s'asseyant à table.
- Tu ne crois pas si bien dire, ajouta Edward, j'ai dû batailler avec des femmes plus hystériques les unes des autres ce matin, d'ailleurs Jazz je te dois une fière chandelle pour avoir mit la réunion du personnel à 11h. Tu m'as sauvé des griffes de Mrs Clark.
Ils rirent tous trois de bon coeur, heureux de se retrouver entre amis et de décompresser après une journée de travail. C'était devenu uns de leurs rituels.
- Je sais qu'on ne doit pas parler boulot en dehors du cabinet mais il faut qu'on parle de mon prochain départ pour New York, commença Rosalie.
- Edward et moi on se répartira la composition de tes dossiers jusqu'à ton retour. Tu n'as pas à t'inquiéter, Rose, la rassura Jasper.
- Et puis, ce n'est pas comme si tu partais en vacances, loin de là! Rit Edward.
Rosalie lui mit un coup sur l'épaule et ils rirent de plus belle. Les "Trois inséparables", nom qui leur avait été donné à l'université, ont toujours gardé cette même complicité au fil des années. Rosalie soupira.
- Que se passe-t-il? S'enquit Jasper.
- Je me sens seule, lui dit-elle de but en blanc.
Elle ne leur avait jamais rien caché. Ils se disaient tout entre eux. Edward passa un bras autour de ses épaules et lui déposa un baiser sur la tempe.
- Mais tu nous as nous Rose, ajouta Edward tendrement.
- Cest pas pareil, lui répondit-elle tristement.
Jasper lui prit la main et y fit une légère pression. Maintenant il comprenait ce que Rosalie ressentait et il savait que peu importe les mots qu'il utiliserait sa peine n'en serait pas moins douloureuse. Les sphères azur de Jasper se voilèrent de tristesse et Rosalie capta son regard. Elle fût troublée de voir à quel point son ami souffrait, pour elle et pour lui.
- Ed? murmura Rosalie. Regardes Jazz...
Edward croisa le regard mélancolique de son ami et y vit une telle souffrance, un tel sentiment de perte et de défaitisme qu'il ne put sempêcher de se sentir mal pour lui. Jasper se passa une main dans le visage puis les cheveux, sortant de sa torpeur. Ses deux amis le regardaient avec une curiosité et une peine non feinte.
- Et si tu nous racontais, lui dit Rosalie d'une voix douce.
Un sourire triste erra sur les lèvres de Jasper.
- Un autre jour, lui répondit-il en se levant. Je vais rentrer maintenant on se voit demain?
- Oui, on se voit demain, soupirèrent-ils impuissant face à la détresse de leur ami.
Jasper déposa rapidement un baiser sur le front de Rosalie et pressa l'épaule dEdward en signe d'au revoir. Ses deux amis restèrent un moment plongés dans leurs pensées, se demandant ce qu'il avait bien pu arriver à Jasper lors de son voyage au Manoir Whitlock pour qu'il leur revienne ainsi, perdu et plus triste que jamais.
Jasper rentra chez lui, ses gestes étant purement mécaniques. Son regard captait tout ce qui l'entourait mais ne le voyait pas clairement. Il sortit tout aussi automatiquement de sa voiture, prit l'ascenseur et entra dans son appartement. Entre ces murs, il se sentait presque de trop. Il s'avança vers la baie vitrée défaisant sa cravate qu'il laissa tomber au sol, bien vite suivie par sa veste de smoking. Les lumières de Chicago endormit le fascinèrent tellement qu'il se perdit dans leur contemplation. Comme d'habitude lorsqu'il revint à lui, il était près de minuit. Il alla se coucher pour se lever à 5h, réveillé par un terrible cauchemar. Une nouvelle journée commençait...
(*) Infection nosocomiale: infection contractée à l'hôpital et non présente avant l'entrée dans ce lieu
Je dois vous avouer que je stresse un peu là!
Sinon j'ai fait de mon mieux pour reprendre la ponctuation et les mots manquants!
Je ne sais pas si j'ai réussit à combler vos attentes ou si au contraire je vous ai décus(es)
Je ne sais pas non plus quand je vous posterai le prochain chapitre!
Par contre, j'aimerai savoir s'il y a quelque chose à modifier ou non...
Et plus encore, voulez vous que je vous poste un teaser du prochain chapitre?
Je peux d'ors et déjà vous affirmer qu'il y aura un lemon et que l'on s'intéressera au ressentit de Bella.
Voilà, je pense que j'ai enfin fini...
Bonne journée!
Bises.
Mary.
