Merci pour vos commentaires qui m'ont fait super plaisir ! Voila une petite suite puisque certains la réclamait… p

Elle se réveilla, elle n'osa à peine bouger. Elle se trouvait dans les bras de son patron, dans son lit, dans son appartement. Elle ne savait pas si elle devait crier de joie ou bien avoir peur. Car si Allison savait parfaitement que les réveils après une première nuit d'amour sont délicats, celui çi s'annonçait… affreusement gênant. Oh et pourtant dieu sait que cette nuit fut absolument grandiose : même dans ses fantasmes les plus fous qui furent pourtant nombreux, la jeune immunologiste n'avait imaginer cela. Elle aurait pu rester des heures dans ses bras en se foutant de l'hôpital et des patients, elle, pourtant si consciencieuse. Elle aurait pu, oui, si elle n'avait pas craint la réaction de House à son réveil. Il aurait été capable de la chasser, de lui crier dessus… et même… il était si imprévisible qu'il était capable de tout. Elle n'avait qu'une seule pensée en tête : fuir et vite.

Elle tenta de s'extirper mais ce fut une tâche plutôt difficile : ses deux bras encerclaient sa taille. Elle s'arrêta un instant, oubliant toute pensée de fuite, pour le regarder dormir. Il semblait serein, apaisé. Ces deux bras autour d'elle desquels elle avait du mal à se défaire la firent sourire tendrement. Elle effleura ses bras et ses mains, mais ce fut tout ce qu'elle s'autorisa. Il fallait partir.

Elle finit par le quitter sans le réveiller et jeta un regard furtif au réveil : elle avait une heure de retard alors qu'elle n'était jamais en retard. Les retards, c'était bon pour House. Et visiblement, il n'y couperait pas ce matin non plus. Elle retint in extremis un soupir de désolation. Elle devait s'en aller.

Elle se leva, totalement nue – avec un peu de chance, pensa-t-elle pour elle-même il va ouvrir un œil juste à cet instant, et récupéra au pied du lit sa culotte et son jean qu'elle enfila en vitesse. En ouvrant la porte, elle aperçut leurs vêtements éparpillés du canapé à la chambre. Elle ne put s'empêcher de rougir en se remémorant leurs ébats. Elle finit de s'habiller puis se dirigea vers la cuisine où elle constata, sans surprise, que la cafetière était vide. Si il était urgent qu'elle s'en aille, il était encore plus urgent qu'elle avale une tasse de café contenu du visage qu'elle avait aperçu dans un miroir du salon.

Le café fut près en 5 minutes. Elle versa la breuvage dans une tasse puis se dirigea de manière hésitante vers la chambre. Il dormait toujours, dos tourné contre la porte. Elle ne put s'empêcher de l'observer une fois encore pendant que son café refroidissait : elle était submergée d'un mélange de sentiments contradictoires. Mais elle n'avait aucune envie de mettre des mots dessus, de les comprendre ou de les expliquer. Elle était là, à cet instant, à l'observer dormir et elle ne voulait être que cela. Juste cela. Elle s'approcha doucement, monta sur le lit sans bruit ; elle déposa deux baisers sur son dos et un à sa nuque avant de sortir de la chambre. Il était maintenant temps de partir.

La porte de l'appartement de House s'ouvrit puis se referma instantanément.

Cameron arriva à l'hôpital après avoir évité de justesse un cycliste, grillé deux feux rouges et faillit rentrer dans un automobiliste en arrêt.

Elle descendit de sa voiture en vitesse, entra dans l'hôpital puis se rendit au vestiaire. Alors qu'elle enfilait sa blouse, elle s'immobilisa face au reflet que lui rendait le miroir : elle s'observa quelques secondes, passa de l'eau sur son visage puis se mit à sourire avant d'échapper un petit rire. Dans sa tête, une petite voix ne cessait de chuchoter : « Tu as couché avec House… tu as couché avec ton patron, avec le Dr House… ». Tout cela lui semblait bien irréel et pourtant… Elle était finalement arrivé à ce qu'elle voulait. C'était bien. Mais le voulait-il vraiment, lui ? Les questions qui l'avaient poursuivi durant toute la route ressurgirent aussi vite. Un frisson d'angoisse la parcouru malgré elle alors qu'elle éteignit le robinet avec détermination puis se rendit à l'étage.

Quand elle entra dans le bureau, Chase et Forman étaient bien sûr déjà là. Chase… elle avait complètement oublié Chase. Quelle idiote, comment avait elle pu ? Il est vrai qu'il avait été clair dès le départ que leur relation n'était pas exclusive et plutôt sexuel qu'autre chose mais tout de même ! Elle avait toujours été une fille droite, respectable et puis… elle aimait bien Chase. Elle ne l'aimait pas au sens fort certes, mais elle l'appréciait. La dernière chose qu'elle souhaitait était de le faire souffrir. Il savait pertinemment qu'elle avait un faible pour House, d'ailleurs qui pouvait l'ignorer ?, mais qui aurait pu penser un jour qu'il se passerait quelques chose entre eux deux ? Elle-même avait abandonner l'idée. Jusqu'à hier soir. Si cette histoire avec House devait en rester là, elle serait la fille qui avait couché avec deux de ses trois collègues. « Bientôt on m'appellera la petite catin du bureau du diagnostic tiens… il ne manquerait plus que je me fasse Forman et ma réputation sera définitivement… Qu'est-ce que je dis, je n'aurais plus de réputation du tout oui ! ». Un flash d'elle et de Forman enlacés sur le bureau de House lui traversa la tête : elle ferma fort les yeux pour pouvoir l'oublier.

« Oh Cameron, ça va ? »

C'était Forman justement.

« Oui, ca va merci, répondit-elle légèrement gênée, et vous ?

- Ca va, dit-il d'un petit sourire moqueur. »

Elle se tourna vers Chase qui la regardait perplexe.

« Tu as une heure de retard Cameron, continua Forman en tapotant sur sa montre.

- Je sais oui, je m'en excuse. Mon réveil n'a pas sonné.

- Ne t'excuse pas, le boss n'est pas encore là. Le réveil tu dis ? Un réveil avec des jambes, des bras et une tête d'homme oui ! Tu n'arrives jamais en retard d'habitude et en plus tu as les mêmes vêtements qu'hier…

- …

- Comme quoi ça sert de travailler avec House hein ? Tu n'arriveras à tromper personne Cameron, surtout pas moi !

- Je te dis que c'est mon réveil ! S'exclama-t-elle avec agacement, j'ai passé la nuit chez moi, tranquille, ajouta-t-elle à l'intention de Chase qui faisait semblant de regarder ailleurs. »

« Et merde, pensa Cameron pour elle-même, merci pour ton aide Forman ! »

« Il n'est toujours pas arrivé ? »

C'était Cuddy qui avait passé la tête par la porte.

« Non, toujours pas ! Répondit Chase.

- Mais qu'est-ce qu'il a encore fait hier soir… murmura-t-elle énervée.

- Ca… soupira Forman. »

Cameron baissa la tête : il y avait écrit « coupable » sur son front.