Titre : Au placard
Auteur : ylg/malurette
Base : Bleach
Personnages/Couple : Yamada Hanatarō x Rikichi
Genre : lime/choupi
Gradation : R / M
Légalité : propriété de Kubo Tite, je ne cherche ni à tirer profit ni à manquer de respect.

Prompt : "Bleach - Rikichi x Hanataro (ou inversement) - première fois" sur le Grand Kink Mème Anonyme en Français [DW]
Notes :
Nombre de mots : 900+

oOo

Voilà Rikichi et Hanatarō enfermés dans un placard à balai. Plus précisément dans un débarras, un réduit un petit peu plus grand qu'un simple placard et encombré de quantité de trucs. Très important, un réduit dont seuls les Quatrième Division ont la clé, et qui peut se fermer de l'intérieur.
Parce que ces derniers temps ils ont dû admettre que juste se regarder dans les yeux, se tenir la main, s'embrasser un peu, ça ne leur suffit plus à être comblés. Même, ça fait naître de nouveaux désirs. Hanatarō en bon soignant sait à quoi ils sont dus et comment y remédier ; Rikichi a suffisamment entendu de blagues salaces à sa capitainerie pour en avoir une idée approximative mais correcte aussi. ils savent que ça doit être quelque chose de bon, et à peu près comment procéder, et pour le reste, ils se sentent prêts à découvrir et improviser ! Alors pourquoi pas.

Rougissant mais décidé, Hanatarō prend les devants.
- J'ai apporté un onguent pour faciliter les choses. Je suggère que, on va faire ça comme ça ? Je sais comment c'est censé se passer alors je vais te guider pour entrer, et puis…
Surpris et voulant cacher qu'il est un peu perdu, Rikichi essaie de négocier.
- Est-ce que, l'inverse ..?
Hanatarō insiste :
- Je crois qu'il vaut mieux comme ça. C'est plus facile de se rendre compte si ça nous arrive que le voir sur l'autre je crois. Mais tout va bien se passer de toute façon ! N'est-ce pas ?
- Euh, oui.
Pas question d'avouer ses inquiétudes maintenant !
- J'ai confiance en toi. En nous. Et ensuite on pourra essayer dans l'autre sens si tu veux ? Selon…
Rikichi le fait taire, plaçant sur les lèvres de Hanatarō d'abord un doigt, puis ses propres lèvres. Son ami est adorable, mais quand il vainc par moments sa timidité pour se lancer dans des tirades explicatives, on dirait qu'il rattrape des heures, voire des jours entiers de silence en une seule fois.
Et ce qu'il veut rattraper là, ça ne sont pas des paroles mais des gestes.
Avec conviction, Rikichi s'attaque à fouiller le kimono de Hanatarō. S'ils peuvent faire ça sans avoir besoin de se déshabiller complètement ce serait du temps de gagné, croit-il. Alors il part directement à la recherche de ce qui l'intéresse sous les plis du tissu lourd de l'uniforme. Et Hanatarō lui rend la pareille. Est-ce que ça va tourner à la course de qui y arrivera le plus vite ?

Ça ressemble à un jeu. Comme s'ils faisaient une cabane à deux avec un rideau ou un drap et deux piquets de tente… Rikichi étouffe un gloussement nerveux, Hanatarō se remet à rougir.
Ne pas voir ce qu'ils font ne rend pas les choses plus faciles… mais quand même drôlement excitantes. Comme s'ils faisaient quelque chose de presque interdit. (Ce qui est plus ou moins le cas ; ils ne sont pas censés occuper ce placard ainsi, mais ils n'ont pas encore trouvé d'autre endroit retiré où abriter leurs amours.)

Et à force de chercher, on trouve. On trouve bien des choses. Les mains baladeuses partent en découverte. Quelle différence, alors qu'ils croyaient connaître chacun leur propre corps par cœur et que ça suffirait à deviner celui de l'autre. Non, aller à sa rencontre ainsi change beaucoup de choses.
De simple exploration en caresses plus appuyées, les tentatives d'approche entraînent des réactions. Oh, et plus juste un peu d'excitation et beaucoup de nervosité : beaucoup d'excitation et l'approche du plaisir. Et une joie étrange à se dire que là, maintenant, eux deux, ils le font. Ensemble. Déjà. Enfin.

Tout à coup, ce qu'ils croyaient savoir, la préparation, la pénétration, les trucs qu'on est censé faire sinon ça ne compte pas… ça n'a plus tant d'importance. Il y a déjà tant à faire sans avoir besoin d'aller jusque là ! Et en fait, ni l'un ni l'autre ne tiendra jusque là.
Dans leurs souffles mêlés, sans savoir de qui, leur échappent des soupirs, un léger gémissement. De surprise, et contentement. Il faudrait prévenir que,
Je vais finir, là, ça vient ?
Mais le cerveau ne suit pas, et la bouche encore moins.
- Tu sais. Je crois. Que je n'ose toujours pas. Plus loin.
- On peut juste… faire ça. Comme ça.
- Comme ça.
Juste comme ça, se caresser mutuellement, en se regardant toujours, en s'embrassant encore. Ayant pris de l'assurance, retrouvant un geste familier dans ce territoire inconnu, ils ont besoin d'une seule main pour se caresser. Et l'autre peut tenir amoureusement le corps de l'autre, pour se soutenir, se trouver un point d'ancrage physique, et pour s'assurer de la réalité de son corps tout proche. Ou caresser la joue, les lèvres, le cou ; sans voir ce qui se passe, il faut bien qu'ils se touchent. La douceur fait place à une impatience fiévreuse. Ils ressentent, avec une acuité nouvelle, et leur corps et celui de l'autre. Intensément.

Le plaisir fuse sans que leurs mains cessent pour autant leurs attentions. Ils ralentissent simplement. Le plaisir fulgurant fait place à une sensation de bien-être, de bonheur. Ils retrouvent, doucement, leurs attitudes câlines habituelles.
- On fera le reste une autre fois, se promettent-ils.
- C'est pas si pressé…

Ils finiront bien par trouver un endroit où être tranquilles et faire ça dans les formes en prenant leur temps pour tout bien découvrir ? Mais effectivement, rien ne presse. Si finalement cette combinaison de tendresse et de petits jeux rapides leur convient encore un bout de temps…