Chapitre 2 Mystères et révélations
Le lendemain matin, dans la Grande Salle, Harry, Ron et Hermione étudiaient leurs horaires respectifs tout en déjeunant. Un nuage de hiboux apparut, mais Harry ne vit pas sa chère chouette parmi eux. Ils allèrent aux cours de Botanique où ils devaient recueillirent le pus que créait les Bubobulb. Le trio ne remarqua pas que Laurence se trouvait parmi les élèves de leur classe. Elle sentait qu'elle allait bien aimer ce cours.
Par la suite, les Gryffondor se rendirent à la cabane de Hagrid pour leur cours de soins aux créatures magiques avec des Serpentard. Laurence, à l'écart du groupe, était impressionnée devant la grandeur du semi géant qui manifestait, semble-t-il, une grande générosité.
Ils devaient faire face à des Scroutts à pétard. C'étaient des sortes d'homards géants et gluants sans tête ni carapace. Ce fut un autre cours intéressant pour Laurence.
Ils allèrent déjeuner et se rendirent au cours de divination qu'Hermione avait remplacé pour un cours d'Arithmancie. Laurence prit place à une des tables rondes avec un garçon qu'elle ne connaissait pas. Trelawney ne put s'empêcher d'annoncer un mauvais présage à Harry en passant près de lui. Elle se dirigea vers son bureau et se retourna face à ses élèves subitement.
- Je sens une âme, une aura nouvelle parmi nous, dit-elle en cherchant quelqu'un du regard. Ah, c'est vous mademoiselle.
Tous les regards se retournèrent vers la fille brune qui était assise avec Neville. C'était Laurence. Elle sentit tous les regards sur elle ce qui la rendit mal à l'aise. Harry fut surpris de la voir dans sa classe. Il ne pensait pas qu'elle était dans la même année qu'eux. Il la croyait beaucoup plus vieille pour lui avoir porté main forte à la Coupe.
- Euh… Oui, en effet, professeur Trelawney. Je suis nouvelle, dit Laurence finalement.
- Inutile de me le rappeler Miss Dubois, je le sais, je l'ai vu… dit Trelawney, théâtrale.
- Miss Dubois, murmura Harry pour lui-même.
Elle était donc la cadette des Dubois. Enfin, c'était clair dans son esprit.
- Je l'ai vu il y a deux jours dans le mouvement de Vénus passant dans la constellation du Bouvier, continua l'enseignante, captivée par sa découverte sur l'arrivée de Laurence.
Laurence haussa un sourcil.
- Et c'est ce que nous allons étudier ; le mouvement des planètes et les mystérieux présages qu'elles veulent bien nous dévoiler…
Le professeur Trelawney continua ainsi son cours. Quand ils sortirent, Ron maugréa contre le professeur de leur avoir donné un devoir assez difficile par sa faute. Ils allèrent dîner, mais juste avant d'entrer dans la Grande Salle, Maugrey transforma Drago en fouine, car il s'était attaqué à Harry. Ce fut un moment mémorable. Hermione mangea en quatrième vitesse pour aller directement à la bibliothèque.
Le lendemain, ils avaient un cours de Potions en après-midi et Laurence avait extrêmement hâte, ce qui n'était pas le cas de tous les autres. Elle ne connaissait pas encore le professeur Rogue et elle put constater en peu de temps qu'il était aussi froid qu'un glacier arctique. Ils se mirent au travail pour concocter la potion qui se trouvait à la page 12 de leur manuel. Ils sortirent tout le matériel nécessaire et attendirent les instructions de Rogue.
- Alors tout le monde est en place, dit-il en fixant sévèrement Neville qui cherchait encore un ingrédient dans son sac. Vous avec exactement 45 minutes pour produire la potion de Fagilissol Planta-Heztemus. Est-ce que quelqu'un sait à quoi peut bien servir cette potion dans un endroit hostile ?
Deux mains se levèrent précipitamment, celle d'Hermione inévitablement et celle de Laurence également. Rogue se retourna et fut surpris de voir des mains levées pendant une fraction de seconde.
- Oui, miss Dubois… dit-il, las.
- Dans le cas d'un milieu hostile, professeur, cette potion aide à la croissance de certaines plantes qui ne peuvent pas croître que dans des milieux humides et fertiles. Donc peu importe le type de sol et la sorte de plantes que vous désirez mettre dans votre jardin, vous n'avez qu'à mettre cette solution dans le sol et ainsi, elle assouvira les besoins de chaque plant, dit-elle.
- Excellent, miss, avoua Rogue à contre cœur. Dix points pour Gryffondor.
- Ouais ! murmurèrent Dean et Neville qui étaient à côté d'elle. Super !
- Tu n'aurais pas pu dire mieux, murmura Ron à l'oreille d'Hermione un peu ahurit que quelqu'un soit aussi renseigné qu'elle.
Ron était content qu'elle ait un peu de rivalité, cela lui ferait du bien. Hermione, elle, tenta de ne pas se laisser emporter et tenta d'accepter cette nouvelle situation qui s'appelait Laurence Dubois.
Ils commencèrent leurs potions respectives tout en suivant les directives dans leur livre. À la mi-temps, Laurence observa un peu autour d'elle pour voir où en était les autres. Elle remarqua que le blondinet qui se croyait au-dessus de tout le monde, faisait tout à peu près, sans prendre la peine de mesurer exactement chaque précieux ingrédient. Dean, lui, se débrouillait bien, malgré ses quelques petites erreurs, tout comme le noir aux lunettes rondes qui était dos à elle. Puis, Neville, avec qui elle avait fait connaissance en Divination, était en train de paniquer devant son chaudron qui fondait pour la sixième fois. Laurence avait vraiment pitié de lui en le voyant dans cet état.
- Laurence ! murmura Neville au secours.
Toute sa potion jaunâtre était en train de se répandre partout sur son bureau. Sur le coup d'un réflexe, Laurence leva la main vers le bureau de Neville et toute la potion s'éleva dans les airs de quelques centimètres ne salissant rien sur la table.
Presque toute la classe avait vu la réaction de Laurence. Elle avait jeté un sort sans prononcé quoi ce soit et sans baguette ! C'était pratiquement impossible. Le trio était bouche bée comme tous les autres sauf Rogue qui était noir de colère.
- Monsieur Londubat !! dit-il en faisant disparaître la solution d'un coup de baguette, permettant à Laurence d'enlever son enchantement. J'en ai plus qu'assez de vous voir saccagé tous les chaudrons sans faire attention. Cette fois, vous abusez de ma patience, Londubat ! Deux heures de retenue devraient vous faire réfléchir !
Neville avait baissé son regard, honteux, emmagasinant ses reproches. Dès que Rogue partit, il releva la tête doucement et rangea ses ingrédients. Laurence, par pitié, lui tapota l'épaule tout en lui souriant pour l'encourager. Il le lui rendit timidement et retourna dans ses affaires.
- Il vous reste 15 minutes ! annonça froidement Rogue en observant le contenu des chaudrons en passants des commentaires peu encourageants pour la majorité des Gryffondor.
- Eh, Laurence ! dit Hermione non loin d'elle à sa gauche. Tu ne devais pas mettre le sang de crapaud tout en brassant pendant trois tours dans le sens horaire…
- Oui, c'est ce que j'ai fait… affirma Laurence, incertaine. Enfin, je crois…
- Je crois que tu as fait le contraire… dit Hermione, compréhensive face à une telle erreur.
- Euh… D'accord, c'est possible. J'avais la tête ailleurs, dit-elle en remarquant que sa solution devenait de la mauvaise couleur. Merci !
Hermione lui sourit, contente de voir qu'elle ne semblait pas aussi parfaite comme elle l'avait laissé paraître tout à l'heure. À l'abri des regards, Laurence prit une fiole vide et agita son index vers la potion. Hermione, du coin de l'œil, n'en crut pas ses yeux. Le fluide de Laurence fit trois tours en sens inverse tandis que le sang de crapaud dissous revenait dans la fiole. C'était comme si elle venait de faire un petit retour dans le passé, mais seulement dans son geste. Elle refit l'étape qu'elle avait raté, mais en tournant dans le bon sens cette fois-ci.
- C'est terminé ! annonça Rogue, 15 minutes plus tard. Je veux un échantillon de votre potion, qui est sensée être verte forêt, sur mon bureau bien identifié. Ensuite, comme devoir – plusieurs lamentations se firent entendre – je veux 15 centimètres de rouleau de parchemin sur les effets et les propriétés détaillées de cette potion pour le prochain cours sans faute !
La cloche sonna et tous sortirent.
Le soir même, pendant qu'ils faisaient leurs devoirs dans la salle commune, Harry, Ron et Hermione parlèrent de Laurence et de ce qui c'était passé au cours de Potions. Hermione raconta le léger retour en arrière qu'elle avait fait et ce, sans baguette. Elle devait être assez puissante pour ne pas en avoir besoin. Par contre, Harry contesta cette hypothèse, car il l'avait vu avec une baguette lors de la Coupe. Il leur raconta qu'elle lui avait sauvé la peau pendant qu'il était en train de les chercher. Hermione et Ron furent surpris d'apprendre qu'elle maîtrisait ce type de sort d'attaque. Laurence piqua leur curiosité définitivement. Elle était mystérieuse.
Deux jours passèrent sans que Laurence ne ravive la curiosité du trio. Ils allèrent à leur premier cours avec Maugrey Fol Œil. Par chance ou malchance ou par un simple hasard, Laurence dut s'asseoir à la même table qu'Hermione puisqu'il n'y avait plus aucune autre place de libre. Hermione l'accepta volontiers à s'asseoir près d'elle. Elles pourraient faire mieux connaissance et ainsi pouvoir peut-être percer quelques-uns des mystères de Laurence.
Le cours commença sur le sujet des Sortilèges Impardonnables où Maugrey fit une démonstration de chaque sort sur des araignées que Ron répugnait. D'abord celui de l'Imperium… Puis Doloris et enfin l'Avada Kedavra…
- Je ne veux pas voir ça… murmura Laurence pour elle-même en détournant la tête.
Hermione l'avait entendu et la comprenait. Maugrey lança le sort sur la dernière araignée qui s'immobilisa, inerte. La fin du cours sonna et tous sortirent en parlant du cours avec une légèreté aveugle. Laurence sortit en silence et tous allèrent dîner.
Après le repas, Harry et Ron s'installèrent à une table de la salle commune pour tenter de faire leurs devoirs de divination. Laurence entra et prit place sur l'un des fauteuils près du foyer en faisant elle aussi son devoir pour Trelawney.
Harry et Ron tentaient depuis presque une heure d'inventer des malheurs qu'ils leur arriveraient ce mois-ci. Ils s'inspiraient de ce qu'ils voyaient dans leurs manuels et dans la pièce où ils se trouvaient. Harry observa la pièce et vit les jumeaux Weasley en train de parler à voix basse. Il fut surpris de remarquer la présence de quelqu'un d'autre. Cette personne était assise près du feu et rédigeait. C'était Laurence. Harry la remarqua tout de suite avec sa très longue tresse qui pendait par-dessus l'appui bras du fauteuil.
Il devait lui parler, lui dire au moins merci. Ce serait la moindre des choses. De plus, il pourrait oublier un peu son faux devoir dans lequel il était depuis un peu trop longtemps.
- Je reviens, murmura-t-il à Ron en se levant.
- En ? dit Ron, surpris et il comprit qu'il allait faire un peu la conversation avec la mystérieuse sorcière. Ah, d'accord…
Harry prit tout son courage et s'approcha d'elle en se demandant comment il allait aborder la conversation. C'était presque aussi dur que de faire un devoir de divination sans tricher selon lui. Il s'approcha tranquillement. Il avait peur de la déranger, car elle semblait si concentrée. Il s'arrêta à moins d'un mètre d'elle et ouvrit la bouche.
- Il n'est pas réalisable ce devoir de divination, dit-elle sans prévenir et sans quitter sa feuille des yeux.
Harry fut vraiment pris au dépourvu, surpris qu'elle entame la conversation si brusquement.
- Oui, je suis d'accord, mais Ron et moi, on s'est arrangé pour qu'il soit un peu plus facile, dit-il franchement, mais tout en étant tendu.
Pour la première fois, Laurence leva les yeux sur lui.
- Dans mon livre à moi, cela s'appelle tricher…ou l'art de contourner les situations un peu difficiles, dit-elle en lui souriant. Ce sont vos affaires, je ne m'en mêlerai pas…
Harry sourit ne sachant pas quoi répondre.
- Laurence Dubois, pour vous servir ! dit-elle en présentant sa main.
- Harry Potter, enchantez ! dit-il en souriant, car ils savaient parfaitement le nom de l'autre.
- Moi de même ! dit-elle en fermant ses livres.
- Je… Je tenais à te remercier…pour… pour ce que tu as fait à la Coupe du Monde… admit-il difficilement.
Laurence se leva et fixa Harry en se demandant ce qu'elle avait fait. Il le remarqua tout de suite et le mit plus mal à l'aise.
- Ah oui ! C'était toi ! C'était toi qui ne surveillait pas tes arrières ! dit-elle tandis que son visage s'alluma soudainement.
- Euh oui ! dit-il en souriant bêtement.
- Ça m'a fait plaisir de Sauver le Grand Harry Potter, dit-elle, blagueuse, puis plus sérieuse. Ne t'en fais pas, je ne m'en vanterai pas, comme certains feraient avec plaisir… Il n'y a vraiment pas de quoi. Je l'aurais fait pour n'importe qui d'autre qui s'aurait retrouvé sur ma route…
Elle redevint un peu plus timide, dans sa vraie nature, en se dirigeant vers les escaliers du dortoir des filles.
- À demain ! Et bonne chance dans vos PRÉdictions ! dit-elle en jetant un dernier coup d'œil à Harry et Ron qui leva la tête.
Elle monta se coucher et Harry retourna auprès de Ron.
- Très sympathique et elle a un bon sens de l'humour, dit Ron tout en écrivant.
- Ouais, elle semble très bien, dit Harry en s'asseyant.
- Qui semble très bien ? demanda Hermione en entrant avec une boîte sur la hanche.
- C'est Laurence. Harry a fait le premier contact, dit Ron.
- Bien ! Semble-t-elle si mystérieuse que l'on pensait ? demanda Hermione en déposant sa boîte.
- Non, je ne crois pas… Mais il y a toujours un mais… avoua Harry.
- Je vois…
- Qu'est-ce qu'il y a dans cette boîte ? demanda Ron, curieux.
Hermione leur expliqua qu'elle avait fondé la S.A.L.E. et qu'elle recrutait des membres en leur donnant les macarons qu'ils y avaient dans la caisse. Harry et Ron demeurèrent stupéfaits devant l'initiative peine perdue pour aider les elfes de maison.
Ils allèrent tous se coucher peu de temps plus tard.
Deux semaines passèrent et le trio parla de plus en plus avec Laurence. Parfois, il arrivait qu'Hermione l'aide dans certaines notions qu'elle ne comprenait pas parfaitement. Cette dernière l'aida avec plaisir ce qui permit à Laurence de se rapprocher du trio, mais elle tenait à ne pas imposer sa présence comme le faisait Neville parfois.
Un jeudi, au cours DCFM, Maugrey voulait faire subir le sort de l'Imperium à chacun des élèves pour les endurcir.
- Je ne lui fais absolument pas confiance, murmura Laurence à Hermione à côté d'elle, soucieuse. Il n'émane pas une énergie que je qualifierais de saine…
- Tu sens des énergies que l'on projetterait ? dit-elle, surprise.
- Oui… J'y suis très sensible parfois…
Hermione s'opposa au but du professeur, tout comme Laurence qui prit la parole, mais Maugrey imposa de bons arguments. Il appela chaque élève et il n'y eut qu'Harry, pour le moment, qui résista au sortilège. Peu de temps après, ce fut au tour de Laurence.
- Miss Dubois, approchez-vous ! invita Maugrey.
Le cœur de celle-ci s'emballa et sa respiration devint très faible. La crainte l'envahit peu à peu.
- Vous n'avez pas à avoir peur, miss. Je ne vous ferai pas subir quelque chose d'humiliant ou de douloureux…
La mauvaise énergie que Laurence parlait venait d'apparaître dans son regard en une fraction de seconde.
- Ce n'est pas ça qui m'inquiète, professeur…murmura-t-elle. Vous ne savez pas… Vous ignorez ce que ce type de sort peut avoir comme effet sur moi…
- Voyons, miss. Vous êtes comme tout le monde. Vous n'êtes pas plus faible qu'un autre. De plus, tout le monde s'en ait bien tiré… Aller, venez !
- Allez vas-y, Laurence, encouragea Dean.
- N'ait pas peur, Laurence ! dit Lavande.
Harry, Ron et Hermione étaient soucieux de la voir si craintive. Elle avait sûrement de bonnes raisons, mais ils mourraient d'envie de savoir pourquoi une telle réticence. Dean et Parvati la poussèrent jusqu'au centre de la pièce.
- Vous l'aurez voulu, murmura-t-elle pour elle-même, puis plus fortement : Juste avant, professeur, je tiens à précisé que dans un véritable duel, je n'aurai pas cette même réaction, car je ne saurai pas quel sort vous me jetterai contrairement à maintenant…
- D'accord ! dit-il sans trop comprendre. Impero !
Laurence ferma les yeux, mais le rayon du sortilège ne l'atteignit jamais, car subitement une aura de protection apparue autour d'elle d'un blanc lumineux. Une bourrasque de vent souffla et le sort fut absorbé par le globe. Ce dernier devint aussi petit qu'une sphère qu'elle tenait maintenant dans sa main. Elle ouvrit les yeux et sa respiration était soudainement rapide.
- Le sort aurait été supposé vous revenir dessus avec une force quadruplé, mais je ne tiens pas à vous le faire subir, professeur, dit-elle en regardant la boule qui contenant toujours le sort envoyé.
Le petit globe quitta sa main et s'enflamma pour complètement disparaître.
- Désolée, professeur… dit-elle en baissant la tête.
Tous étaient sans voix, ahurit, même Maugrey Fol Œil. La cloche sonna et Laurence sortit la première en quatrième vitesse pour éviter de parler à quiconque qui désirait l'interroger, honteuse.
- Quel cours ! s'exclama Ron, encore surpris.
- Ouais ! Mais Harry tu disais, il y a peu de temps, qu'elle n'était pas si mystérieuse que ça, dit Hermione.
- Oui, mais j'ai dit qu'il y avait un «mais» et ce «mais» vient de se manifester il y a à peine une minute, répondit Harry.
Quelques jours passèrent et toute l'école apprit pour Laurence. Elle devint beaucoup plus distante avec le trio et elle demeurait toujours isolée des autres, même de son frère. Plusieurs la regardaient de travers, car certains, surtout les plus jeunes, avaient peur qu'elle leur jette un mauvais sort. Même les plus vieux se moquaient parfois et il ne faut pas oublier Malefoy et sa bande. Chaque fois qu'il la croisait, il faisait une scène où il la suppliait de l'épargner et de ne pas l'absorber dans son globe maléfique pour y rester prisonnier pour l'éternité. Laurence avait bien du mal au fait qu'elle attirait si facilement l'attention, car elle voulait tout le contraire. Elle voulait être ordinaire, comme les autres.
Harry, Ron et Hermione trouvaient cela désolant qu'elle soit obligée de subir tout ça. Harry était bien placé pour la comprendre, car il avait déjà vécu ça et le subit encore parfois.
Un soir, après le dîner, Harry, Ron et Hermione revinrent à la salle commune et virent Laurence dans ses travaux à une table dans un coin de la pièce. Harry fit un signe au deux autres de le suivre et ils comprirent ce qu'il voulait faire. Ils s'approchèrent de la table de Laurence et s'y assirent. Laurence leva la tête et ils purent constater qu'elle avait les yeux cernés.
- Salut, dit-elle en souriant timidement.
- Laurence, il faut que tu nous expliques… commença Harry. Comment tu fais pour ne pas avoir besoin de baguette magique ? Pourquoi cette aura de protection est apparue sans que tu n'aies rien fait ? Pourquoi risquais-tu ta vie à combattre les Mangemorts à la Coupe ?...
- Ok, ça va ! dit-elle le coupant. Je savais que vous viendriez un jour ou l'autre pour me demander tout ça… Mais puis-je vraiment vous faire confiance, car je ne veux pas que toute l'école le sache, sinon j'aurai de sérieux problèmes…
- Oui, bien entendu, Laurence, dit Hermione en prenant la main de Laurence pour la rassurer.
- On n'est pas de ceux qui vont tout bafouer au premier venu seulement pour faire nos intéressants, dit Ron, sérieux.
- Bon, d'accord…dit-elle. Premièrement, je ne suis pas la cadette des Dubois… J'ai été adoptée par les parents d'Olivier et de David… J'avais environ quatre ans quand ils m'ont accueilli chez eux. Je suis finlandaise de souche…
- Haa… Ça explique pourquoi tu ne ressembles pas du tout à tes frères, comprit Harry. Mais ça n'explique pas encore pourquoi…
- Je sais… continua Laurence. Vers l'âge de dix ans, mes parents d'adoption m'ont envoyé dans une petite école de sorcellerie en Finlande, tout près de Helsinki, pour me permettre de faire mon apprentissage de la magie dans ma langue maternelle. Je sais très bien la parler depuis toujours, même si j'ai grandi dans un milieu anglais… J'étais et je suis encore très rattachée à mes racines, donc mes parents adoptifs ont cru bon que j'aille y faire mes études. J'ai rencontré le directeur de cette école, Paul Hämäläinens…
- Qui ? Paul Hamalahine… tenta de prononcer Ron, surpris par la complexité du nom.
- Paul Hämäläinens ! dit Laurence, en souriant. Moi aussi au début, je trouvais cela bien complexe donc je le surnommais Mr Hamas. Donc, je l'ai rencontré et il a tout de suite sentit quelque chose de très fort en moi… Que je possédais une magie très rare et très ancienne qui remonte à des siècles…
- Comment s'appelle cette magie ? demanda Hermione, curieuse.
- Je n'en sais rien, c'est une magie ancienne finlandaise, tout simplement…répondit Laurence.
- Tu ne sais sans doute pas pourquoi tu la possèdes ? demanda Ron.
- Non, malheureusement, mais je suis certaine que cela a un lien avec mes ancêtres… dit-elle.
- Mais tu ne sais pas qui sont tes parents ? devina Harry.
- Non, tout ce que je sais, c'est qu'ils sont morts quand j'avais trois ans d'une cause que j'ignore…dit-elle en baissant la tête, sur le bord des larmes.
Elle essuya ses yeux et poursuivit.
- Donc, j'ai rencontré M. Hamas, il a vu cette magie et il a décidé de ne pas me mettre dans une classe régulière avec d'autres jeunes de mon âge…Pendant quatre ans, il m'a enseigné, dans des cours privés, cette magie ancienne qu'il connaissait de réputation. Il m'a plus aidé à la développer au maximum au lieu de me l'enseigner, car il ne la connaissait pas beaucoup… Donc après quatre années d'études intensives, j'ai réussi à acquérir l'expérience d'une sorcière ayant plus de vingt ans d'expérience dans cette magie uniquement. Alors, je suis revenue au pays juste à temps pour la Coupe du Monde Quidditch, mon sport préféré…
- Tu le pratiques !? dit Harry.
- Oui ! Je suis meilleure au poste de poursuiveuse et ce fut surtout grâce à mes frères qui m'ont presque obligés à jouer avec eux pendant toute mon enfance pour leur permettre à eux aussi de jouer… Vous connaissez Olivier pour savoir qu'il est un mordu de ce sport… Donc, en arrivant ici, Paul Hamas a envoyé une lettre à Dumbledore pour le solliciter de me prendre dans son école pour que je puisse apprendre ma magie «régulière» britannique… C'était sa dernière volonté avant qu'il parte pour un autre monde, dit-elle en rebaissant la tête. Et je suis très reconnaissante de la compréhension de Dumbledore.
- Quand Mr Hamas est-il décédé ? demanda Hermione, triste pour elle.
- À la mi-juillet, il me l'avait dit qu'il partirait bientôt. Il le sentait et moi aussi, car il se faisait vieux. Il était un grand magicien, dit-elle en laissant tomber une larme.
Hermione vint à côté d'elle et passant son bras autour de ses épaules pour la réconforter.
- Désolée… J'avais pourtant fait mon deuil, mais parfois certaines émotions reviennent subitement, dit-elle.
- Tu n'as pas à t'excuser, c'est normal après avoir passé tant d'années auprès de lui… dit Hermione. Vous aviez sûrement tissé des liens solides…
- Oui, mais maintenant c'est du passé… dit-elle en balayant la tristesse de son visage.
- Mais tu ne nous as pas encore expliqué pourquoi tu n'as pas besoin de baguette, insista Ron.
- C'est simple, avec cette magie, je n'ai pas besoin de baguette qui fait le prolongement de mon bras pour créer un sort…dit-elle en montrant ses paumes. C'est comme si j'avais des baguettes incrustées dans les paumes…
- Mais on ne voit rien ! dit Harry en observant ses mains.
- C'est normal ! dit-elle en souriant. C'est inné, ça fait partie de ma chair…
- Mais je t'ai vu à la Coupe avec une baguette… dit Harry, intrigué.
- Oui, j'en ai une ! dit-elle en la sortant de sa poche. Elle me sert surtout pour les sorts britanniques… Par contre, je n'ai pas besoin de dire à haute voix la plupart des sorts que je maîtrise, car la pratique des Sortilèges Informulées faisait partie des mes quatre années d'études…
- C'est normal, car ça fait seulement un mois que tu étudies en Grande-Bretagne ! dit Hermione en souriant. En plus, tu as manqué trois ans, j'espère que tu es bien préparée pour emmagasiner beaucoup plus d'informations que nous tous…
- Oui, je sais et je suis prête à ça, dit-elle. Par contre, si j'ai de la difficulté, je sais qui aller voir !
Hermione sourit comme les trois autres.
- J'aurais une question, pourrais-tu nous expliquer clairement ce qui c'est passé pendant le cours DCFM ? demanda Ron, curieux.
- Je savais quel sort il allait me jeter donc mon subconscient, ma magie s'est préparée à me protéger en conséquent… Par contre, je me rends compte que certains sorts n'ont pas tous les mêmes effets sur moi que sur une autre personne…
- Que veux-tu dire ? demanda Ron.
- Par exemple, si je prends le sort de l'Expelliarmus qui est supposé projeter l'adversaire tout en le désarmant et bien peut-être, ce n'est qu'une simple hypothèse, que cela me tuerait…
Le trio demeura stupéfait.
- Ne vous en faites pas, ce ne sont sûrement pas tous les sorts qui ont un effet différent, les rassura Laurence.
- Je l'espère, dit Hermione.
Dans les jours qui suivirent, l'école abandonna leurs réflexions sur Laurence Dubois pour porter leur attention sur le Tournoi des Trois Sorciers qui arrivait à grand pas. En plus de la surcharge de travail que leur donnaient les enseignants pour les préparer pour leurs BUSES, ils devaient accueillir les délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang le 30 octobre. Pendant cette journée, toute l'école était fébrile et les élèves ne portaient pas beaucoup d'attention pendant les cours.
- Durmstrang ne serait pas l'établissement dans lequel tu as étudié par hasard ? demanda Ron à Laurence pendant un cours de Divination ennuyant.
- Non, mon école n'était pas réputée comme Poudlard et les deux autres… Durmstrang ne se trouve pas en Finlande, mais dans un autre pays du Nord…Lequel, je l'ignore… murmura-t-elle en souriant.
- Dommage, si tu aurais connu Krum personnellement, j'aurais aimé que tu me le présente ! dit Ron.
Laurence lui sourit, amusée.
Dix-huit heures arrivèrent et tout le monde de Poudlard sortit pour accueillir les délégations qui arrivèrent dans un carrosse volant et dans un navire par le lac Noir. Ron devint surexcité en voyant que Viktor Krum était parmi les élèves de Karkaroff. Tous rentèrent dans la Grande Salle pour le repas de bienvenue.
Tous mangèrent à leur faim en compagnie de la vingtaine de nouveaux élèves qui s'étaient greffés à la table des Serdaigle et des Serpentard. Dumbledore fit son discours sur les règles du Tournoi et le rôle de la Coupe de Feu. Les champions seraient dévoilés le lendemain, le soir de l'Halloween.
Le lendemain après-midi, Harry, Ron et Hermione allèrent rendre visite à Hagrid et ils emmenèrent Laurence avec eux pour qu'elle puisse faire plus ample connaissance avec le semi géant. Hermione ne put s'empêcher de parler de la S.A.L.E., mais ni Hagrid ni Laurence ne voulurent y participer en donnant de bons arguments de façon très courtoise.
Vers cinq heures et demi, ils se rendirent à la Grande Salle, mangèrent et le dévoilement des champions allait commencer. Le nom de Krum sortit de la Coupe sans grande surprise pour tout le monde, celui de Fleur Delacour, celle qui faisait baver plusieurs garçons et finalement Cedric Diggory à la grande déception de Ron et de plusieurs autres Gryffondor.
Mystérieusement, le nom d'Harry Potter sortit de la Coupe. Tous les regards se tournèrent sur lui, aussi surpris que tous ceux qui le regardaient. Il se tourna vers ses amis.
- Je n'ai pas mis mon nom dans la Coupe. Je n'ai rien fait, murmura-t-il.
Ron et Hermione demeurèrent ahurit. Laurence, elle, sentait que quelque chose n'allait pas.
- Moi, je te crois, Harry, dit-elle.
Il lui sourit timidement et se leva sous la pression d'Hermione. Il entra dans la pièce qui se trouvait derrière la table des professeurs où les trois autres champions se trouvaient. Madame Maxime, Dumbledore, Karkaroff, Mr Croupton, Mr Verpey et les professeurs McGonagall et Rogue entrèrent et tentèrent de s'expliquer avec Harry. Ils décidèrent de laisser Harry concourir et tous partirent se coucher.
Une foule accueillit Harry en véritable héros quand il entra dans la salle commune de Gryffondor. Laurence resta à l'écart observant son nouvel ami qui n'était pas écouté et qui semblait contrarié. Tous se fichaient de ce qu'il avait à dire, sauf elle. Elle était plus rationnelle, mature et terre à terre que la plupart de ses camarades. Elle vit bien que quelque chose n'allait pas, ce n'était pas un hasard, quelque chose se préparait dans l'ombre. Elle le sentait. De plus que certaines personnes, des adultes plus précisément, ne lui inspiraient pas confiance.
Harry réussit enfin à se séparer de la foule en fête pour pouvoir aller dormir. Ron était allongé sur son lit et un immense froid le sépara d'Harry. Il croyait qu'il mentait à propos de la coupe.
Le lendemain, Harry prit une marche avec Hermione qui le croyait et elle lui expliqua comment ça se pouvait que Ron soit jaloux de lui. Ensuite, ils allèrent à la volière écrire une lettre à Sirius pour l'informer des évènements mystérieux qui s'étaient déroulés au château.
Le soir même, Laurence lui dit qu'il le croyait et lui conseilla d'ouvrir l'œil, car ce n'était pas normal. Elle compatissait et était prête à le soutenir.
Juste avant le cours de Potions, Malefoy et Potter se confrontèrent à nouveau, tellement qu'ils en ont sorti leur baguette.
- Vas-y, Potter ! provoqua Malefoy sur un ton de défi.
- Arrêtez tout de suite avant que ça dégénère ! dit Laurence en tentant de se mettre entre les deux.
Trop tard, deux sortilèges furent prononcés et l'un atteignit Goyle et l'autre Hermione qui gémit de douleur. Ron et Laurence se porta au secours de leur amie. Rogue arriva et enleva 50 points à Gryffondor et donna une retenue à Harry et Ron. Goyle et Hermione allèrent à l'infirmerie. Laurence prit place à la table d'Harry où se trouvait Ron d'habitude. Tout à coup, Colin Crivey vint chercher Harry pour prendre des photos pour le Tournoi. Il partit laissant Laurence seule malencontreusement.
Harry fit la merveilleuse rencontre de Rita Skeeter et il passa l'examen des baguettes. Ensuite, il y eut les prises de photos interminables. Au dîner, Laurence mangea avec lui et elle lui raconta que c'était elle que Rogue avait décidé d'empoisonner pour tester les antidotes des élèves. Une chance que la dernière antidote fut efficace, car sinon elle aurait été obligée de se servir de sa magie pour se soigner. L'antidote qui l'avait sauvé c'était la sienne. Il lui parla de son prochain rendez-vous avec Sirius qui allait être au courant de la nuit et il en profita pour lui raconter les véritables faits par rapport à son parrain et à son innocence. Laurence promit de garder le secret.
Pendant les 15 jours qui suivirent, Harry vivait un peu mieux avec le fait qu'il était l'un des champions, mais la vie au quotidien devenait de plus en plus difficile. Il se tenait beaucoup avec Hermione et Laurence, ce qui lui permit de beaucoup plus connaître cette dernière et de devenir encore plus complice. La date de la première tâche approchait et Harry devenait de plus en plus anxieux. En plus, la relation entre Harry et Ron n'était pas du tout meilleure depuis leur retenue qui n'a pas aidé à la résolution de leur conflit. Hermione et Laurence étaient vraiment prises entre les deux et leurs efforts pour les réconcilier ne portaient pas fruit.
Harry avait, au travers de tout cela, vraiment de la difficulté avec ses sortilèges d'Attraction, Hermione l'aidait du côté théorique, mais qui était trop sérieux aux yeux de Harry qui avait besoin de rigoler un peu en ces temps difficiles. Alors, il demanda à Laurence qui l'aida au niveau pratique. Elle ne les maîtrisait pas parfaitement, mais elle se débrouillait merveilleusement bien. Ils eurent beaucoup de plaisir en pratiquant un soir dans la salle commune. Ce qui fit un bien fou à Harry pendant ces quelques heures.
Le samedi avant la première tâche, il y avait une sortie à Pré-au-Lard. Laurence y alla avec Hermione et Harry, qui était sous sa cape. Elle ne connaissait pas ce village. Ils allèrent aux Trois Balais sous la condition de Harry qu'il n'irait pas parler à Ron qui était avec ses frères. Hagrid vint les voir et invita Harry à venir le voir ce soir à minuit. C'est ce qu'il fit en mettant inévitablement sa cape. Il vit les dragons que les champions allaient affrontés lors de première tâche, ce qui démonta Harry. Il quitta l'endroit pour ne pas être en retard pour son rendez-vous avec Sirius. Ce dernier le prévint au sujet de Karkaroff et Ron vint l'interrompt dans sa conversation ce qui attisa sa colère.
Le lendemain, Harry avait trop l'estomac noué pour manger quoi que ce soit et il emmena Hermione faire une nouvelle promenade dans le parc, mais cette fois-ci, il invita également Laurence, car il lui faisait assez confiance pour lui parler des dragons et des craintes de Sirius. Il pourrait ainsi bénéficier de ses précieux conseils. Ensuite, ils se réfugièrent à la bibliothèque pour tenter de trouver des sorts permettant de combattre un dragon. Laurence en avait trouvé un ou deux aux meilleurs de ses connaissances, mais ils étaient propres à sa magie, donc Harry pouvait oublier ceux-là. Ils n'en trouvèrent malheureusement pas.
Le lendemain, après le petit-déjeuner, Harry croisa Cedric et décida de l'avertir pour les dragons. Ainsi tous les champions seraient égaux, car les deux autres le savaient certainement. Sans prévenir, Maugrey sortit dans le couloir et demanda à Harry de venir dans son bureau. Il le fit, craintif toutefois.
Fol Oeil savait qu'il le savait pour les dragons et le conseilla d'exploiter ses propres forces pour combattre son dragon. Alors en sortant, il demanda l'aide d'Hermione et de Laurence pour réussir un sortilège d'Attraction pour pouvoir avoir avec son Éclair de Feu lors de la tâche. Ils se mirent au travail sans attendre. Ils pratiquèrent le plus souvent possible durant la journée et ce ne fut qu'à deux heures du matin que Harry réussit à le maîtriser. Ils allèrent dormir, contents.
Le lendemain, Harry retrouva son anxiété qu'il avait perdu la veille au soir. Le professeur McGonagall vint chercher Harry après le déjeuner pour lui permettre de se préparer.
- Bonne chance, Harry ! dit Hermione avec un sourire encourageant.
- Ne t'en fait pas, tout ira bien, l'encouragea Laurence, puis elle murmura. Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à m'appeler par la pensée…
Harry haussa un sourcil, surpris par sa proposition.
« Tu peux me parler par la pensée si tu es vraiment, mais Vraiment dans le pétrin…» dit la voix de Laurence dans sa tête. « J'ai cette faculté également, mais je ne l'ai pas beaucoup exploité…»
- Eille ! Je t'avais dit de ne pas lui en parler ! la disputa Hermione. Il sera trop tenté de le faire maintenant…C'est de la tricherie…
- Mais non voyons, la rassura Miss Dubois. Il sera tellement concentré sur le dragon et avec son stress qu'il n'y pensera même pas…
Hermione allait répliquer, mais Harry prit la parole pour clore le sujet.
- En espérant que je n'ai pas besoin de m'en servir, dit Harry, sombrement en quittant les filles.
- Ça va bien aller et surtout garde la tête froide ! dit Laurence.
- Ouais, murmura-t-il pour lui-même. Plus facile à dire qu'à faire…
Il alla à la lisière de la forêt où il y avait une tente. Il y entra. Mr Verpey, l'organisateur du tournoi, expliqua la tâche aux quatre champions et ils pigèrent chacun un dragon miniature. Chacun des participants allèrent à tour de rôle affronter leur dragon. Lorsque ce fut au tour de Harry, il était sur le bord de la panique, mais il tentait de garde son sang froid. Il sortit de la tente.
Hermione et Laurence le virent sortirent timidement de la tente et pénétrer dans l'enclos. Il «appela» son balai et attendit. Elles souhaitaient intérieurement que ça marche. L'Éclair de Feu apparut enfin, Harry le monta et s'envola, soulagé. Il tenta de faire diversion à plusieurs reprises, mais la dragonne était trop près de son œuf. Soudainement, sa queue érafla son épaule, mais il persévéra malgré la douleur. Enfin, il réussit à saisir l'œuf d'or, ayant assez fait bougé la dragonne. La foule éclata en applaudissements et en cris. Puis il vint se poser et alla voir Madame Pomfresh pour soigner son épaule blessée.
Guéri, il sortit de la tente où Hermione et Laurence, suivit de près par Ron, vinrent à sa rencontre, folles de joie. Ron se fit pardonner et Hermione sortit en larmes accompagnée par Laurence, souriante. Ils allèrent voir le score et il était ex aequo avec Krum. Les champions retournèrent dans la tente où Mr Verpey leurs donna les directives à suivre pour la deuxième tâche. Harry rentra au château en compagnie de Ron, extrêmement content pour l'épreuve réussie, mais aussi parce qu'il avait retrouvé son meilleur ami.
Le soir même, le quatuor alla à la volière porter une lettre à Sirius par l'intermédiaire de Coquecigrue et Harry put raconter à Ron les soupçons de Sirius par rapport à Karkaroff. Lorsqu'ils revinrent à la salle commune de Gryffondor, tous s'étaient mis à la fête avec un tas de nourriture et de Bièraubeurres. Ils mangèrent et Lee Jordan vint supplier Harry, comme plusieurs autres, d'ouvrir l'œuf. Il le fit, mais un horrible bruit en sortit, alors Harry le ferma précipitamment. Tous se demandèrent ce que cela signifiait. Laurence, elle, ne s'était pas bouchée les oreilles, mais elle avait plutôt froncé les sourcils en regardant le vide. Elle songeait. Vers une heure du matin, tous allèrent dormir.
