La version officieuse 2
Allongée dans mon lit, je ne pouvais cesser de repenser à cette soirée surréelle. Edward ne m'aimait pas. J'avais beau repenser à tout ce qui nous avait conduit l'un vers l'autre, je ne comprenais pas ce qui nous était arrivé. Ou était-ce plutôt ce qu'il nous avait fait subir ? Et James, Victoria et Laurent ? Rêve, réalité ? Complices peut-être ? Pourquoi suis-je encore en vie ? Ah oui, Carlisle m'a dit que je ne me souviendrai de rien. Pourtant, j'ai encore toute ma tête avec des souvenirs très vivaces de ce qui s'est passé.
Je repassais ces dernières heures en boucle sans trouver de solution. Au fur et à mesure, je repensai à Carlisle. A sa bouche, à son torse, à ses mains quand elles parcouraient mon corps. Le feu qui m'avait dévoré il y avait une heure à peine, recommençait à crépiter de plus belle. Je ne voyais qu'une solution pour y remédier. Me prendre en main et m'apaiser pour pouvoir continuer à me concentrer. Je laissais ma main droite passer l'élastique de mon vieux jogging, descendre entre mes jambes et s'enfoncer dans ma vallée brulante pendant que l'autre glissait sous mon t-shirt et titillait un téton. C'est à ce moment-là qu'un bruit me tira de ma tentative de relaxation.
J'ouvrais les yeux pour me trouver face à face avec le visage jovial d'Emmett, mon « presque » grand frère, celui dont la carrure rassurante et le sourire sincère m'avaient toujours mis à mon aise.
- E…Emmett.
- Oui, Bella ma douce, me dit-il en me serrant amicalement dans ses grands bras musclés sans que j'aie eu le temps de me relever.
- Emmett, pourquoi es-tu là ? Quelque chose ne va pas ? Demandais-je inquiète.
- Au contraire, maintenant tout va bien. Il releva son buste et je constatai qu'il était torse nu, les vagues de ces abdos, biceps et autre l'habillant de leur roulement aux moindres de ses mouvements. Miam. Étonnée, je continuais mon inspection pour constater qu'il ne s'agissait pas que de son torse qui était nu. Oups.
- Je suis là pour toi Bella. Tu as besoin d'être soulagée. Je suis là pour ça. Tu peux compter sur moi. Il fit mine d'enlever mon drap quand je me repris. Ah non ! Pas encore ! Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ce soir ?
- Mais enfin qu'est-ce qu'il se passe à la fin ? Glapis-je.
- Ce que nous voulons qu'il se passe bien sûr. Me répondit-il sur un ton beaucoup moins sympathique. Mets-toi à quatre pattes, si tu es gentille, je te raconterai tout.
Comme hypnotisée, je me déshabillais et fis ce qu'il me demandait.
- Accroche-toi bien à ta tête de lit, ça va secouer. Je lui obéis à mon corps défendant, cette fois je savais que ce n'était pas ma volonté qui était à l'œuvre. Il caressa mon sexe et ne pus que sentir à quel point j'étais détrempée. Tu es déjà prête, c'est bien. Les préliminaires, ça me barbe. Je le sentis aligner sa queue en faisant pénétrer seulement son gland puis il me pénétra d'un seul mouvement, je ne pus que laisser échapper un cri en priant que mon père ne se réveille pas. Il me caressa le dos et me parla doucement comme avec un animal de compagnie que l'on cherche à rassurer. Tu peux t'exprimer tant que tu veux ma biche, j'ai activé ma bulle de silence. Eh oui, moi aussi j'ai un don, continua-t-il satisfait qu'il était de m'avoir vu tressaillir de surprise. Après il continua à me pénétrer tout en force régulièrement et il ne fallut pas beaucoup de temps pour décoller tout à fait. Il était plus large que Carlisle et la friction qu'il m'apportait à chaque mouvement devint vite insoutenable. Oui, il me fit jouir. Il était finalement comme d'habitude, il ne se posait pas de question quand il voulait une chose, il la prenait. Et il m'avait voulu.
J'étais en âge, les cheveux collés sur les tempes, complètement ébouriffés, le souffle court alors que lui était encore en toute possession de ses moyens, pas essoufflé pour deux sous et toujours au garde à vous. Je réussis à relever la tête, il me souriait l'air tout à fait détendu. Il était visible qu'il prenait du bon temps et qu'il était prêt à continuer.
- Je …peux plus. Articulais-je difficilement.
- Moi je peux encore, donc ce n'est pas terminé. Répondit-il d'un ton qui n'admettait aucune contradiction en me décochant une bonne tape sur ma fesse. Allonge-toi sur le dos. Encore une fois, je lui obéis. Je pensais qu'il allait tout simplement plonger en moi pendant que je resterais à attendre que ça se passe, mais il n'en fit rien. Il se plaça au dessus de moi et commença à me caresser de sa langue en partant du cou jusqu'à mes seins tout d'abord, puis mon nombril, l'intérieur de mes cuisses où je l'entendis grogner et pour finir ma fente où sa langue fit des allers-retours jusqu'à mon clitoris. J'entendais des cris d'extase. Je réalisais alors que c'étaient les miens.
- Ton gout est comme ton odeur : sucré, j'adore. Une idée surgit au milieu de mon esprit embrumé.
- Et Rosalie ? Le menaçais-je. Il rigola, le rire de géant que j'affectionnais tant.
- Rosalie ? Elle est très occupée entre autre avec ton cher Edward.
- Avec Edward ? Je croyais que Carlisle le voulait.
- Ah, ça oui, c'est pas faute de le vouloir. Tu peux me croire. Seulement le petit gars a tellement été vexé, pauvre petit chou, qu'il se soit tapé Esmée et qu'il l'ait transformé, qu'il lui fait la tête. Alors monsieur baise avec tout ce qui bouge, sauf Carlisle. Pour ma part, je baise avec tout ce qui bouge, point. Pas de favoritisme. En tout cas, Edward a vraiment bien fait de te ramener à la maison, je pourrais te lécher toute mon existence et ne pas m'en lasser.
- Qui m'oblige ?
- Comment ? Tenta-t-il innocemment.
- J'accepte de faire des actions qui ne me ressemblent pas. Qui me manipule ?
- Hum, ça dépend.
- Comment ça, ça dépend ? M'énervais-je.
- En ce moment par exemple c'est Jasper.
- Hein ? Sans réfléchir, je tentais de me couvrir. Il m'attrapa la main.
- Ah non pas de ça avec moi ! Cracha-t-il. Sinon je t'attache ! Après tout, c'est peut-être aussi ton truc ? Ricana-t-il. Jasper, tu peux pas mieux t'en occuper ? Grogna-t-il sans se retourner.
Je relevais la tête et constatai à la faible lueur émise par l'extérieur que Jasper était bien dans la chambre, assis dans mon rocking-chair en admiration devant la tête d'Emmett plongée entre mes cuisses. Il avait aussi adopté la tenue d'Adam et se caressait avec délectation à notre vue, jambes écartées.
Une vague de désir me frappa me poussant à attraper les cheveux d'Emmett d'une main et à me caresser les seins de l'autre complètement excitée. Je fixais la main de Jasper qui coulissait sans relâche pendant que l'autre caressait ses testicules. Son corps long et sec me faisait penser à Edward. Il me dévorait du regard et cette fois-ci je savais qu'il n'avait pas envie de sang. Des cris de plus en plus perçants s'échappaient de ma gorge, j'étais au bord de ma jouissance. Cette fois Emmett plongea en moi pour que mes parois clampent autour de son sexe. Il jouit longtemps, très longtemps, comme s'il avait accumulé une tension et qu'il s'en vidait.
- J'avais tellement envie de toi, merci Bella. Il m'embrassa plusieurs fois. Sa voix était à nouveau douce et sympathique. Quand je pense que ce taré d'Edward voulait te laisser intacte, mais quel débile ! Tu es chaude, et pas uniquement parce que tu es humaine. Tu pourrais nous rejoindre, tu sais. Toute la famille a envie de te sauter dessus.
- Emmett, je…je ne sais pas si tu t'en rends compte mais je fais tout cela à mon corps défendant.
- Warf, tu me feras toujours rire. Tu crois vraiment que je pourrais faire ce que nous avons fait sans que tu le veuilles un tant soit peu ? Jasper t'a juste désinhibé, c'est tout. Tu fais ce que tu veux faire vraiment mais n'ose pas. Réfléchis un peu, quand tu nous as vus pour la première fois dans la cafétéria, tu étais attirée par qui ?
- Par vous tous, vous êtes tellement attirant pour les humains.
- Faux chérie. Les humains intelligents nous fuient comme la peste. Toi, tu es différente, tu es faite pour être à nos côtés. Le problème c'est Edward.
- Pourquoi ?
- Le moins que l'on puisse dire, c'est que depuis que tu le connais il a rejoint le côté obscur. Il ne vient plus avec nous, sauf ce soir en fait. Ta goutte de sang a dû complétement le faire disjoncter. Tant mieux. Pour nous. Et aussi pour toi. Avant tu étais convaincu de n'aimer que lui, ce qui est loin d'être vrai. Lui par contre, je soupçonne qu'il est gaga ou vicieux, je ne sais pas.
- Aaaaaah! Jasper venait de finir sa séance de caresses manuelles à grand renfort de grognements, pourquoi avais-je envie d'aller le lécher?
- Jasper a peut-être une théorie qu'il aimerait nous faire partager maintenant qu'il s'est soulagé.
- Je pense que le but d'Edward était effectivement de rendre Carlisle jaloux et faire envie à Esmée. Tu as vu comme elle aime les vierges. Le problème est qu'il est attiré par toi, Bella comme nous tous.
- Et que va-t-il se passer maintenant?
- Nous pouvons te donner quelques conseils, après libre à toi de voir.
