Bonsoir tout le monde ! Joyeuse année 2019 ! J'espère que vous avez été gâté(e)s à Noël et que vous avez pu profiter du Nouvel An.
Voici comme promis le bonus de l'OS pour l'anniversaire d'Akashi, qui justifie par ailleurs le rating M. Comme le reste de cette histoire, j'ai particulièrement apprécié l'écrire et retrouver ces deux bouts de choux ! J'ai vraiment beaucoup apprécié écrire sur cet Akashi, que je voulais montrer plus humain. J'espère avoir réussi cet objectif et je vous souhaite une bonne lecture !
Réponses aux reviews anonymes:
ellie27 : Coucou toi ! Merci beaucoup pour ton commentaire et tu as tout à fait raison ;) Akashi peut compter sur Kuroko pour le chouchouter, quoique... tu verras dans cette partie qui d'entre les deux est réellement le plus choyé xD Et tu as bien raison pour Kasamatsu, c'était bien lui ! Si tu repasses par-là, je te souhaite une bonne lecture !
A : Coucou ! Merci beaucoup pour tous ces beaux compliments que tu me fais, je suis vraiment touchée. Je suis ravie que l'OS t'ais plu et j'espère que cette petite suite te plaira ;) Vive le AkaKuro ! Encore merci pour ton commentaire merveilleux et je te souhaite une bonne lecture si tu repasses par-là ! Bonne année à toi aussi :)
Merci aussi à toutes celles et ceux qui ont ajouté en favori cette histoire ! N'hésitez pas à commenter et à la prochaine ;) Pour de nouvelles aventures AkaKuro !
Bonus
Akashi vit la nouvelle employée aménager son bureau, déposant un cadre photo à côté de son ordinateur ainsi que quelques décorations pour égayer le bois massif. Son nom avait été gravé sur l'écriteau en verre, au-dessus de son titre au sein de l'entreprise. Le regard du rouquin s'y attarda, lisant et relisant ces quelques mots : directrice adjointe. Des mois s'étaient écoulés depuis la mort de sa mère, laissant son poste vacant jusqu'à aujourd'hui. Il avait enfin trouvé la candidate qui saurait reprendre le flambeau et lui rendre honneur.
Un mois s'était écoulé depuis l'émission de radio animée par Kise et l'équipe, dont Kuroko. Un mois durant lequel Akashi était finalement passé sur différentes chaînes télévisées, se faisant à présent entendre et démentant les journaux à scandale le dépeignant comme un animal blessé ne demandant qu'une mise à mort pour soulager ses peines. Un sourire fleurit sur ses lèvres au souvenir du lendemain de l'émission radio, de l'effervescence des réseaux sociaux, de ces citoyens qui le soutenaient, lui souhaitant toutes leurs condoléances. En un mois, il avait pris plus d'assurance et s'était imposé auprès des autres directeurs qui, à présent, l'écoutaient sans remettre en question ses instructions.
Petit à petit, il prenait les rênes de la société et de son poste. Il n'oublia pourtant pas que tout cela était en partie dû grâce à l'aide d'un certain homme, qui aujourd'hui encore occupé ses journées et ses pensées.
Ce ne fut qu'en fin de journée qu'Akashi put finalement se détendre, étirant ses bras avant de jeter un coup d'œil à son téléphone. Il venait de recevoir un message de la part de Kuroko, lui signalant que le scénariste l'attendait en bas de son entreprise. Sans tarder davantage, il regroupa ses affaires, enfila son manteau et partit rejoindre son amant. Le coin de ses lèvres se releva en apercevant la silhouette du bleuté, appuyé contre la rambarde délimitant le trottoir de la route.
En un mois, ils avaient continué à se voir comme Akashi le lui avait demandé, en lui proposant de sortir ensemble. À mainte reprise, Kuroko venait donc le chercher après ses heures de travail ou lui-même venait le rejoindre au studio d'enregistrement. Ils s'arrêtaient parfois pour manger ensemble ou boire un verre. Parfois, ils allaient au cinéma selon l'heure et si une séance les intéressait. Kuroko était déjà venu chez lui et il avait aussi découvert le petit appartement du scénariste, qui avait longuement hésité avant de l'inviter chez lui. Il était étriqué, souvent en désordre et Kuroko n'avait jamais pris le temps de le décorer. L'appartement d'Akashi était l'opposé même : spacieux, décoré avec goût et raffinement et orienté sud, ce qui projetait une lumière continue dans la pièce de vie.
« Bonsoir. »
Ayant fini par rejoindre son amant, Akashi vint déposer un baiser sur ses tempes. Il faisait trop sombre pour que les autres passants prêtent attention à son geste, de sorte que l'homme d'affaires profita de cette proximité pour souffler à l'oreille de Kuroko qu'il lui avait manqué. Son cœur se réchauffa en apercevant le sourire en coin du bleuté, ainsi que ses joues rougies. Ils se mirent alors en route pour rejoindre son appartement, profitant de la fraîcheur de la nuit pour marcher un peu et discuter, leurs mains se frôlant et l'étincelle présente dans leurs regards signifiants que c'était là un geste tout sauf involontaire.
Une fois rentrés et leurs affaires déposées dans un coin, Akashi se dirigea dans la cuisine pour préparer le repas. Il sourit en se rappelant du jour où il avait mis les pieds chez Kuroko, apercevant divers repas tout fait. Ce qui lui avait fait comprendre que son amant cuisinait que très rarement.
« Qu'y a-t-il de drôle ? Vint l'interroger ce dernier après s'être glissé à ses côtés, l'observant en train de découper les légumes.
— Je repensais à ton alimentation avant que l'on ne se voie. » Se moqua-t-il tendrement.
Du coin de l'œil, Akashi put voir Kuroko s'empourprer avant de détourner le regard tout en cherchant une réponse qui le sauverait. Malheureusement, rien ne lui vint à l'esprit et cela amusa un peu plus le rouquin, qui retourna à l'élaboration de son plat.
Après avoir dressé la table et apporté les différentes assiettes, Kuroko put profiter une énième fois de la cuisine de son petit ami et se ravit encore une fois d'avoir mis la main sur un véritable cordon bleu. Son bon appétit et son air, ravi à chaque bouchée, firent plaisir à Akashi qui, à son tour, plongea ses baguettes dans les différents accompagnements.
Bien que cela faisait un mois qu'ils étaient ensemble, Akashi et Kuroko se voyaient que très rarement. Deux fois par semaine étaient une chance pour eux. Les fois où ils arrivaient à se voir, une fois atteint le lit le rouquin tombait immédiatement dans un sommeil profond. Ils en avaient discuté, tout d'abord, car Akashi ne voulait pas laisser naître de malentendus ou des idées farfelues dans la tête du bleuté, qui finalement avait tout à fait compris. Avec l'émission radio, l'arrivée de la nouvelle employée et l'agitation des journalistes, il n'avait pas eu une minute à lui depuis bien longtemps.
Mais ce soir était différent. Il avait posé quelques jours de repos. Se réveiller aux côtés de Kuroko à moitié réveillé, les yeux paresseux et les cheveux en désordre, était une image bien trop attendrissante pour qu'il laisse de nouveau une telle opportunité se reproduire sans en profiter. Leurs baisers ne lui suffisaient plus pour contenir son envie de l'étreindre et de se perdre dans le creux de ses reins.
« Je vais prendre une douche, Akashi-kun. » Le prévint le scénariste alors qu'il débarrassait la table.
Il acquiesça sans ajouter quoi que ce soit, suivant simplement du regard la silhouette de son amant qui s'éloignait, se tournant une fois dans sa direction avant de poursuivre sa route et finir par disparaître après que la porte se soit refermée derrière lui.
Un tas de questions sur la manière de procéder lui traversa dès lors l'esprit. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas entamé de relation amoureuse et il avait peur d'avoir oublié comment faire. Akashi souhaitait que leur première fois reste un bon souvenir et qu'il n'y ait donc aucun faux pas. La vibration de son téléphone le sortit pourtant de ses réflexions, pour ensuite lui faire froncer les sourcils. Le message avait été écrit par Kuroko.
Décontenancé, il lut les quelques mots. Il les relut même à de nombreuses reprises, se demandant si tout cela était bien réel et s'il n'hallucinait pas.
« Rejoins-moi. »
Son attention se porta sur la porte fermée de la salle de bain. Akashi sentit ses mains devenir moite, mais surtout son corps se réchauffer d'une chaleur longtemps mise en second plan. Sans se faire attendre davantage, le rouquin se positionna en face de ce morceau de bois, seul obstacle qui le séparait encore de son amant. Il avait confiance en Kuroko et savait qu'il pouvait compter sur celui-ci pour le guider avec patience et bienveillance. Pendant un court instant, il se remémora le sourire que le scénariste lui avait offert dans ce restaurant de grillades. Ce qui lui donna la force nécessaire pour descendre la poignée et faire son entrée dans la salle d'eau.
Sa salle de bain était typiquement japonaise, avec une cabine de douche sur la gauche et, au fond de la pièce, la baignoire en cet instant illuminée par les derniers rayons de soleil de la journée. Toutefois, Akashi regarda bien autre chose que son mobilier. Sous les jets d'eau et la vapeur qui commençait à rendre opaques les parois de verre, il discernait les courbes de son amant. Sa gorge ne tarda pas à devenir sèche et le fit déglutir pendant que ses yeux observaient de bas en haut son homme à quelques mètres de lui, qui passait ses mains sur son ventre mince avant de remonter au niveau de ses épaules. Il descendit un peu plus bas, son cœur battant un peu plus vite à chaque centimètre de peau découverte, jurant silencieusement contre la vapeur pour camoufler cette partie précise de l'anatomie de Kuroko.
« Je finissais par me dire que tu ne viendrais pas, Akashi-kun.
— Je ne m'attendais pas à recevoir une telle invitation de ta part, pour être tout à fait honnête, répondit-il en continuant de le détailler sous toutes les coutures.
— Tu me dévorais du regard tout au long du repas. J'ai cru que tu avais compris le sous-entendu de ma phrase. »
Ainsi, il n'avait pas été discret sur ses intentions de la soirée. Cette constatation lui décrocha un petit rire alors qu'il dénouait sa cravate, puis déboutonna sa chemise sous le regard intéressé de Kuroko qui n'en perdit pas une miette. Le scénariste avait une envie vorace de son amant et en avait assez de patienter et d'attendre le bon moment. Comme le lui avait dit Kise un jour, il n'existait pas de réel bon timing. Il fallait parfois le créer. C'était pour cela qu'il avait fini par envoyer ce message à Akashi.
La porte de la cabine s'ouvrit sur l'homme d'affaires à présent aussi nu que lui, un sourire complice étiré sur le coin de ses lèvres. Ils prirent le temps de se regarder de la tête aux pieds, leurs regards étant attirés inéluctablement sur le membre de l'autre. Kuroko apporta de l'importance au regard de son petit ami, qui était toujours sorti uniquement avec des femmes. Un souffle d'air frais balaya ses inquiétudes lorsqu'Akashi passa une main sous son oreille et vint l'embrasser avec fougue. La caresse de sa langue contre la sienne le fit chavirer, s'agrippant dès lors à ses épaules pour ne pas tomber. Il laissa son dos s'appuyer contre la cabine et le torse du rouquin s'appuyer contre le sien, le contact de leur peau à elle seule battant l'eau chaude qui continuait de s'écouler au-dessus d'eux. Un courant électrique qui les traversa mutuellement, les rendant un peu plus avides des caresses et des lèvres de l'autre.
Les deux amants durent toutefois se séparer pour reprendre leur souffle, laissant leur front collé l'un à l'autre et le bout de leur nez se frôler. Akashi admira les orbes bleutés de Kuroko, qui ne voyaient que lui en cet instant. Le rouquin aimait ce sentiment, se sentir aimé et apprécié pour sa juste valeur. Ses mains prirent ainsi en coupe le visage de son amant, venant déposer ses lèvres contre ses joues, partout et ailleurs à la fois. Il entendit le scénariste rire de ses attentions, les mains de son amant caressant son dos et ses soupirs se répercutant sur son visage ou sur sa nuque.
« Tu n'imagines pas à quel point j'ai envie de toi, Kuroko, murmura-t-il d'une voix chargée de désir.
— Pourquoi penses-tu que je t'ai envoyé ce message, à ton avis ? »
L'une des mains de Kuroko, qui reposait jusqu'alors sur son torse, se mit à descendre et caresser du bout des doigts sa peau frémissante. Akashi dut placer sa main à plat contre la paroi de douche, pendant que celle de Kuroko migrait de plus en plus bas. Ses yeux observaient cette main qui descendaient vers son sexe qui s'était dressé depuis un certain temps. La friction contre celui de Kuroko avait facilité son état actuel et il ne demandait plus qu'à être soulagé.
Un soupir de bien-être couvrit la salle de bain, suivit par un autre, tandis que Kuroko s'activait à caresser la hampe de son amant. Du coin de l'œil, Kuroko détailla l'expression de l'homme d'affaires et sentit les papillons l'envahir. Quelques rougeurs avaient pris ses joues et il avait fermé les yeux pour mieux ressentir les vagues de plaisir le traverser. Son cœur se gonfla de fierté et de joie de se savoir dans un tel endroit, dans de telles circonstances, avec cet homme rencontré par hasard à l'hôpital.
Il flottait sur un petit nuage.
« Akashi-kun… Touche-moi aussi. »
Les yeux vermeil se rouvrirent pour l'observer et Kuroko y découvrit une flamme jusqu'alors méconnue : une flamme de passion, d'envie et de désir mêlés. Le regard jeté par Akashi se répercuta sur sa turgescence qui frémit.
D'une main tout d'abord hésitante, Akashi effleura l'érection de son petit ami. Ses doigts montèrent et descendirent contre la peau tendue, s'attardant parfois sur les contours du gland, avant de finalement l'empoigner et commencer des mouvements de va-et-vient. Les gémissements de Kuroko à son oreille lui indiquèrent qu'il était sur la bonne voie, imitant alors les gestes de son amant sur son propre sexe dans un effet de mimétisme pour lui procurer les mêmes plaisirs que lui ressentaient.
Les gémissements de Kuroko se firent saccadés, appelant davantage son nom et passant son bras autour de ses épaules pour les rapprocher, mais surtout pour pouvoir s'accrocher à lui. Akashi le sentit trembler contre lui et accéléra le rythme de sa main, ses doigts jouant un peu plus avec le sommet de son érection. Lorsque son pouce caressa son gland, il vit Kuroko se tendre et un jet venir recouvrir son ventre avant de se faire nettoyer par l'eau qui continuait de ruisseler.
Kuroko redescendit petit à petit de son orgasme pour trouver l'expression satisfaite d'Akashi. Un sourire en coin couvrait les lèvres de son amant, le rendant terriblement craquant. Il réalisa pourtant bien rapidement que sa main s'était arrêtée et, par ce fait, qu'il avait été le seul à jouir. La panique sembla se lire sur son visage puisqu'Akashi vint l'embrasser furtivement.
« Nous n'avons pas besoin d'égaliser les scores. Tant qu'on y prend tous les deux du plaisir, c'est tout ce qui compte. »
Kuroko ne renchérit pas, mais il n'en pensa pas moins. Ses mains agrippèrent ainsi les épaules du rouquin et il inversa leur position, laissant Akashi le privilège d'appuyer son dos contre la paroi. Évidemment, il entendit la surprise dans la voix de son amant, mais ne s'en formalisa pas et s'abaissa pour que bientôt ses genoux touchent le sol. Son regard se focalisa sur le sexe dressé d'Akashi et il n'attendit pas plus longtemps.
« Kuroko, je viens de te dire que… »
Mais la fin de la phrase d'Akashi mourut dans un gémissement, Kuroko n'avait pas attendu poliment qu'il termine sa phrase que sa bouche vienne l'engloutir. Un râle de plaisir échappa à Akashi, dont les mains attrapèrent les cheveux sarcelle. Kuroko se recula et relâcha complètement la turgescence pour reprendre son souffle, sa main prenant la relève pendant qu'il levait un regard taquin en direction de son petit ami. Ce dernier avait le visage déformé par le plaisir, la respiration rapide. Il poursuivit donc sans hésiter dans sa gâterie, sa langue goûtant à cette peau frémissante et chaude sur toute sa longueur. Pendant que sa main s'occupait du sommet, Kuroko suçota les bourses avant de remonter le long de la turgescence avec sa langue.
Il engloutit une nouvelle fois l'érection d'Akashi et ferma les yeux, se concentrant sur ses mouvements de va-et-vient et essayant d'aller un peu plus loin à chaque fois. Au-dessus de lui, les gémissements d'Akashi se firent plus rapides, plus puissants. Contre sa tête, Kuroko put sentir la poigne de son amant se resserrer. Il se recula alors et se remit debout, sa main reprenant les mouvements de va-et-vient pendant que sa bouche s'occupait cette fois-ci du cou d'Akashi. Il y déposa quelques baisers papillons et mordilla la peau tendre, avant de lécher les zones qu'il découvrit sensibles.
Ce ne fut qu'une histoire de secondes avant que l'homme d'affaires ne rende les armes, jouissant à son tour.
Kuroko admira son corps qui se détendit au fur et à mesure que le temps s'écoulait, au même titre que l'eau qui s'abattait sur eux et qui était devenu froide. Ou alors ils s'agissaient simplement d'eux, devenus trop chaud par leurs activités et ce besoin de sentir l'autre, de le ressentir même.
« Agir de la sorte alors que je t'avais pourtant dit que ce n'était pas la peine, maugréa Akashi en se passant la main contre son visage.
— Mais c'était agréable, n'est-ce pas ? »
Ne pouvant indéniablement nier ce fait, Akashi plongea son regard dans celui de Kuroko et y vit toute la malice de celui-ci.
Leurs lèvres se retrouvèrent à nouveau, malgré le goût encore amer qui résidait dans la bouche du bleuté. Akashi coupa ensuite l'eau et sortit les peignoirs, sous le regard incertain de Kuroko qui prit tout de même le vêtement. Il releva les yeux lorsqu'une serviette s'abattit sur ses cheveux humides, découvrant alors la silhouette de son amant derrière son dos qui prit soin de les sécher.
« Il serait dommage que nous attrapions froid tous les deux demain. Sachant qu'en plus, j'ai pris des jours de congés. » Précisa le rouquin en lisant l'incompréhension dans son regard.
Kuroko resta silencieux, se laissant choyer sans cesser d'observer les gestes d'Akashi. Son cœur fondait comme la neige aux premiers rayons de soleil, lorsqu'il se rendait compte que l'homme d'affaires avait beaucoup d'amour et de tendresse à offrir. De toute évidence, Akashi aimait prendre soin de ses proches, que ce soit en leur préparent de bons repas ou en cet instant précis. Ainsi sans réfléchir davantage, se laissant porter par cette vague d'émotions qui animait son cœur et son corps, Kuroko l'embrassa.
Sans s'échanger le moindre mot, les deux hommes se dirigèrent vers la chambre en laissant en chemin les peignoirs, échoués au sol. Kuroko retrouva la douceur des draps d'Akashi, mais n'y fit guère attention. Son regard était focalisé sur le corps de son amant au-dessus du sien, le bout de ses doigts caressant l'avant-bras qu'Akashi avait posé à côté de son visage pour se maintenir. Il vit dans ses yeux une part d'hésitation, d'incertitude qui le toucha. Kuroko savait que son petit ami voulait bien faire, trop bien faire la plupart du temps.
Pour le rassurer et le mettre en confiance, il releva une de ses mains pour venir caresser la joue d'Akashi.
« Laisse-toi guider par ce que tu as envie de faire, Akashi-kun. Partageons et découvrons ensemble ce qui nous plaira et ce qui nous plaira pas. On a tout le temps pour ça. »
Le sourire aux lèvres, Akashi plaça sa main sur le dos de la sienne et vint embrasser l'intérieur. Les deux amants s'embrassèrent beaucoup, leurs mains continuant de découvrir le corps de l'autre et d'apprendre les zones sensibles. Une fois l'une d'entre elles découvertes, ils y revenaient et changeaient la manière de procéder pour obtenir le meilleur résultat. Ce fut donc beaucoup de caresses et de soupirs que les deux hommes partagèrent. Des gestes tendres, intimes, qui les mettaient en confiance et qui faisaient grimper leur excitation.
Puis, dans la continuité naturelle des événements, Akashi ouvrit le tiroir de sa table de nuit. Il en ressortit alors le lubrifiant acheté quelques jours plus tôt. Il en induisit ses doigts, sa bouche continuant de jouer avec les mamelons dressés de Kuroko, dont le torse s'arqua pour profiter de ce contact. Le scénariste frissonna en sentant l'index de son amant dessiner des cercles autour de son entrée, le faisant saisir les draps dans le creux de ses mains. Il fit tout son possible pour se détendre, Akashi l'aidant en continuant de l'embrasser et de caresser du bout de sa langue ses tétons, le lobe de son oreille ou encore sa nuque.
Au fur et à mesure des minutes qui s'écoulèrent, Akashi sentit les parois s'élargirent et lui permettre d'insérer lentement un premier doigt. Il s'arrêta dès qu'il sentit Kuroko se resserrer, une grimace venant assombrir son visage. Pour éloigner la douleur, il lui chuchota des mots doux et l'embrassa à plusieurs reprises. Il ne fit progresser son avancée que lorsque Kuroko lui en donna le signal, y ajoutant un deuxième doigt lorsque le bleuté lui fit comprendre être prêt.
À présent, le rouquin accentua ses allées et venues dans le but d'élargir cet endroit qui bientôt l'accueillera. Les halètements de Kuroko commençaient à le rendre fou et son érection devenait douloureuse, mais il pensa en premier au confort du bleuté. Il fit glisser un troisième et dernier doigt alors que sa bouche déposait des baisers papillons sur le ventre de Kuroko, se rapprochant de sa turgescence dont le liquide pré-séminal s'écoulait contre son ventre.
« Oh mon… »
Mais Kuroko se tut instantanément alors qu'Akashi caressait de sa langue son gland. La tête lui tournait et il avait chaud, se sentant aux bords de l'implosion. Si ça c'était les préliminaires, il ne donnait pas cher de sa peau durant l'acte. Il ne put contrôler les mouvements de son bassin, dans un besoin vital de chaleur et de libération. Akashi le remarqua et accéléra le mouvement de ses doigts, le faisant un peu plus gémir.
Des étoiles se mirent à apparaître devant ses yeux, mais alors qu'il se sentit partir vers le septième ciel, les doigts quittèrent son intérieur et il vit Akashi se redresser. Kuroko en profita alors pour reprendre son souffle, observant son amant sortir un préservatif qu'il enfila soigneusement avant de venir l'embrasser et lui chuchoter à l'oreille à quel point il était magnifique. Un frisson le parcourut et l'électrifia un peu plus. Il aimait tellement cet homme.
Au cours d'un baiser remplis d'amour et de tendresse, Kuroko laissa Akashi entrer en lui. Ses mains caressèrent son dos, le griffant lors de l'intrusion brûlante. Comme pour les préliminaires, Akashi y alla doucement et attendit l'accord de son petit ami. Son bassin le démangeait et il ressentait l'envie presque irrépressible de se déhancher, mais à nouveau, il pensa au bien-être du scénariste. Il ferma alors les yeux, se concentrant pour essayer de se calmer, s'enfonçant petit à petit dans cet antre chaud qui l'entourait fermement. Il n'avait jamais connu pareille expérience et sentit qu'il pourrait jouir immédiatement, tellement l'étau était serré et chaud.
« Bon sang… Je suis à court de mots…
— C'est agréable ? S'enquit tout de même Kuroko, le feu aux joues.
— Ce n'est pas juste agréable. C'est… indescriptible. »
La sincérité dans la voix du rouquin amusa Kuroko, qui caressa les omoplates de son amant tout en venant cueillir ses lèvres. Il lui souffla alors qu'il était prêt.
Doucement, Akashi commença ses va-et-vient. Il accéléra la cadence lorsqu'il vit Kuroko enfouir son visage dans l'oreiller et son bassin se soulever pour l'accueillir plus facilement. Son rythme s'accéléra davantage au fur et à mesure des gémissements de son amant, qui ne manqua pas de l'informer lorsqu'il trouva la glande magique. Ses mains ayant empoigné les hanches de Kuroko, Akashi y alla plus profondément à chaque fois, variant l'intensité et la vitesse de ses coups de butoirs.
La jouissance de Kuroko eut finalement raison de la sienne, le faisant frémir de la tête aux pieds avant de se laisser retomber sur le corps humide du bleuté. Le souffle lourd et la tête ailleurs, il ne reprit pieds avec la réalité que bien plus tard, au contact des mains de Kuroko qui caressaient tendrement son dos. Un sourire complice étira les lèvres du couple qui ne tarda pas à venir s'embrasser, profitant ainsi des dernières brides de leur moment charnel. Le premier d'une très grande liste.
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Quelques jours plus tard, la neige avait fait place aux premières fleurs et aux bourgeons. Les animaux sortirent de leur torpeur hivernale et quittèrent leur cachette. La vie reprenait ainsi ses droits et Akashi se tenait là, un bouquet de camélia entre ses mains. C'était la première fois qu'il se tenait face à la tombe de sa mère, n'ayant jamais eu le temps ni la force d'y faire face. C'était trop réel, trop douloureux. Délicatement, il déposa le bouquet après avoir retiré les fleurs fanées.
Du bout des doigts, il caressa la photographie qui représentait sa mère, un discret sourire étiré sur le coin de ses lèvres, encadré par une fabuleuse chevelure rougeoyante.
Après un certain temps à lui raconter ses journées et les derniers événements marquants, Akashi se redressa et salua une dernière fois sa mère. Le monde n'avait pas arrêté de tourner après son décès et il avait appris à en faire de même, bien que la douleur soit toujours présente dans son cœur. La tristesse dans son regard s'atténua lorsqu'il retrouva dans son champ de vision la silhouette de Kuroko, resté en retrait pour lui laisser l'intimité dont il avait besoin.
Marchant côte à côte, leurs doigts se rejoignirent et ils quittèrent le cimetière. À présent, ils devaient avancer vers leur futur.
Fin.
