Les personnages appartiennent à la grande Stephenie Meyer.
L'histoire et son évolution sont de simple transcription de mon esprit.
Chapitre 2 : Oasis
Première journée, il est à peine 6h00. Je me réveille sous ma tente. Je m'étire, fais le chat dans mon lit. Je me sors de sous mes couvertures, je ne pensais pas que les nuits étaient si fraîches. Les couvertures tout compte fait ont été utiles. J'enfile mon short et mon débardeur, j'attache mes cheveux et c'est parti. J'ouvre la porte de ma tente, aération matinale. Je regarde autour de moi. Je mets mes écouteurs et me voilà partis. Je cours autour du camp. Il est quasiment vierge, les couleurs sont déjà montées. Je repère les locaux. Le soleil pointe son nez et apporte la chaleur avec lui. La piste d'atterrissage est là. Je la fais au pas de course à l'aller, je reviens en allongeant les foulées. Je repars en petite foulées et reviens en courant de plus en plus vite. Je refais le tour du campement et rentre sous ma tente. Une heure, que cela fait du bien. Je suis en nage. J'attrape ma serviette, mon nécessaire de toilette et ma tenue, direction les douches.
Au passage je réveille les filles. Elles dorment sous la même tente.
-Debout les filles, bienvenue sous le soleil de Libye. Allez premier jour.
-Bella, tais-toi.
Je me mets devant elle et je me mets à chanter.
-Le matin est là, le matin est là. Il est l'heure de se lever. Le matin est là, le soleil se lève, notre journée commence. Le matin est là !
Rose m'envoie son oreiller, Alice est debout, elle me saute dessus et m'embrasse. C'est bon je sors et me dirige vers les sanitaires.
Après une bonne douche, je me prépare devant les lavabos. Les filles arrivent. Elles sont en pyjama. Je les regarde. Elles me font sourire. Elles se promènent toujours le matin en pyjama. Un de ceux que l'on qualifierait de confortable mais de tue l'amour, avec leur chaussons. De vraies dames de ce monde au milieu du désert.
-Arrête de sourire et va nous préparer notre petit déjeuner.
-À vos ordres mesdames.
Je finis de me coiffer, me lave les dents. Crème, un léger maquillage. Je passe sous ma tente, range mes affaires, fais mon lit et me voilà partis pour le Mess.
Je prépare le petit déjeuner. Café, pain beurre confiture et fruit.
-Mais c'est que tout cela sent très bon.
Je relève la tête, le grand baraqué qui ne sait pas lancer un ballon est devant moi.
-Bonjour à vous sergent chef.
-Bonjour à vous gente dame, puis je me joindre à vous ?
-La table est réservée aux personnes sachant lancer un ballon.
-Oh mais je sais le lancer c'est la direction qui laisse à désirer.
Je le regarde, et lui souris.
-Alors la table est toute à vous.
-Bella, tu es une mère pour nous, me dit Alice en arrivant.
-Une grande sœur devrait suffire.
-Oh arrête, tu as cinq minutes de plus que moi.
-Mais c'est suffisant pour prendre la première place.
-Merci Bella, pour le petit déjeuner.
-Installe-toi ma douce.
Rose et Alice s'approche de moi, elles m'embrassent chacune une joue et s'installent.
Le grand type arrive avec son plateau.
-Bonjour mes dames, votre amie, m'a autorisé à m'installer avec vous.
-Si l'autorisation a été donnée alors, dit Alice.
Je regarde Rose, elle fixe son repas. Cela ne lui ressemble pas, les répliques normalement c'est son truc. Peut-être en mode, je me réveille.
-Je m'appelle Emmett McCarthy.
Il se lève et nous sert la main. Il nous fait un grand sourire.
-Sergent chef McCarthy, voici Alice et Rosalie. Je m'appelle Bella.
-Enchanté mes dames. Alors que pensez-vous du camp ?
-Premier matin on en reparle dans une semaine, lui réplique Rose d'un ton sec.
-D'accord, toi tu es la ronchon, je note, lui réplique le sergent chef.
Elle le regarde et lui lance son regard noir. Il la fixe, même pas peur.
Nous reprenons notre petit déjeuner.
-Bella, quel plaisir de te revoir.
Je me retourne, le pilote de la banane est là devant moi avec son plateau. Il me sourit.
-Bonjour à vous sergent.
-Sergent Mike Newton, Madame.
-Si vous savez lancer un ballon, la table vous appartient.
-Avec plaisir, Bella.
Alice me regarde et sourie. Je lève les yeux au ciel.
Rose avale son café, range son plateau et se lève de table.
-Rose, tu pourrais attendre que l'on ait fini de déjeuner avant de sortir !
-Alice, je ne veux pas être en retard, nous commençons dans moins de dix minutes.
Nous redressons la tête, nous regardons notre montre.
-Merde.
Nous avalons notre café. Je regarde Alice, elle est déjà partie poser son plateau.
Je range ma pomme dans ma poche. Je me lève ramasse mes affaires, attrape mon plateau, me retourne et :
-Merde.
Je viens de caramboler mon plateau avec un autre. Tout est tombé au sol avec un bruit du diable et sur mon uniforme. Je m'accroupis et ramasse les morceaux, lorsque je tombe sur deux rangers impeccablement cirés. Je suis le treillis du regard pour finir par regarder un homme avec des yeux verts. Il a le visage d'un dieu, mâchoire carrée, nez aquilin, des yeux à faire tomber sur le cul. Il me regarde avec un sourire dans les yeux.
Je me redresse et pose mon plateau sur la table.
-Sergent chef, veuillez m'excuser. Je...
J'attrape les serviettes en papier et vais pour commencer à l'essuyer. Il attrape mon poignet. Une décharge se propage en moi. Je le regarde. Il attrape les serviettes et je retire ma main.
Il s'approche de moi et me souffle.
-Vous devriez filer, je crois que vous allez être en retard.
Je sens son souffle dans mon cou. Je le regarde, lui fais un signe de tête, attrape mon plateau et me dirige vers la sortie.
Je pose mon plateau et me retourne vers lui. Il me tourne le dos et s'installe au côté du sergent McCarthy.
Je sors et entame mon sprint pour ne pas arriver en retard le premier jour.
Je pousse les portes, j'enfile ma blouse, pose mes bijoux, mets ma montre dans ma blouse ainsi que mon crayon, vérifie ma coiffure et me poste à côté de mes amies qui me sourient.
Je suis rouge écrevisse. Oh bien sûr, je n'ai pas fini d'en entendre parler. Mais je suis à l'heure.
-Bonjour les filles.
-Bonjour Esmée.
-Parfait vous êtes à l'heure. Parfait. Transmission dans le bureau, puis Bella vous suivrez le Docteur Cullen pour les visites. Alice, les urgences. Rose, les petits soins. Vous roulez comme cela toute la semaine. Semaine prochaine, premier roulement, Alice aux petits soins, Rose avec le Docteur Cullen, Bella aux urgences. Troisième semaine, vous prendrez le poste restant. Bien compris. Nous faisons le point après.
-Oui Madame, répondons-nous en chœur.
Direction les transmissions. L'équipe sur place nous informe de l'état de chaque patient, des soins à poursuivre, ceux déjà administrés, et ainsi de suite. Elles sont trois et elles ont l'air super gentille. La relève arrive dans 8 heures.
Le docteur Cullen arrive.
-Bonjour mes demoiselles, qui viens avec moi.
-Bonjour docteur, je vous suis aujourd'hui.
-Alors en route Bella.
Nous commençons par un tour des hospitalisations. Il n'y a pas beaucoup de patients. Puis il me demande de préparer la trousse, nous sortons.
Je le regarde avec de grands yeux.
-Oh, Esmée ne vous a pas dit. Nous sortons vacciner la population et leur apporter les premiers soins une fois la semaine.
-Bien et que dois-je préparer docteur ?
-Juste prendre ma valise dans mon bureau. Esmée a dû me la préparer, le reste est dans l'hélicoptère.
-Bien j'arrive.
-Oh Bella, il y a une tenue pour vous dans le vestiaire, enfilez-là. Cinq minutes Bella, cinq minutes est une vie de sauvée.
Je cours dans le vestiaire, enfile la tenue que me tend Esmée et prend la valise du Docteur. Je regarde Esmée.
-Ne panique pas, ne réfléchis pas, fais ce que ton cœur te dit et sinon écoute Carlisle.
-Merci Madame.
Elle me tend un casque, je le prends et pars en courant sur le tarmac.
Je cours avec la valise et mon casque, je fais de longue enjambée. Il faut que je libère ce trop plein d'énergie. J'arrive sur le tarmac, un tigre m'attend. L'hélice est en route. Le docteur et le pilote me regarde. Il y a aussi un soldat armé sur le côté. Je baisse ma tête, tends sa valise au docteur et monte dans l'hélico. Le soldat monte au bord du siège. Le docteur me fait signe de mettre mon casque et me montre le branchement radio. J'exécute les manœuvres. Une musique se fait entendre c'est I love Rock and Roll. Le soldat lance un « hélico au complet » et après une autorisation au pilote, le tigre prend son envol. La porte est ouverte. Je prends de l'altitude, le campement se fait de plus en plus petit au milieu du désert. Les dunes à pertes de vue. Je regarde ce paysage, merveilleux, magnifique. Du sable, des reliefs, du bonheur. Le soldat se met à chanter, je souris. On pourrait se croire en vacance, s'il n'avait pas une arme sur le torse. Il a un pied dans le vide. Le docteur me regarde et sourit.
-Alors Bella, pourquoi vous êtes vous engagée ?
-Oh comme tout le monde, pour l'uniforme. Il me sied à merveille.
Le docteur se met à rire et les autres le rejoignent. Je suis rouge tomate. Je me tourne vers le paysage.
-Et sinon pourquoi en tant qu'infirmière ?
-En plus d'un superbe uniforme, j'ai le droit de piquer des fesses. Pourquoi s'en priver.
-Oui vu comme cela, rien ne vaut le métier d'infirmière sous les balles.
-En effet, où allons-nous ?
-Dans un village à un quart d'heure de la base. Les nomades viennent abreuver leurs bêtes et c'est pour nous un bon endroit pour donner des soins.
-Je dois m'attendre à quoi ?
-Oh rien n'est défini à l'avance. Cela va du mal de dents, en passant pas le petit rhum à la balle dans le ventre, voire la mort.
-En effet rien n'est défini.
Sur le désert, je vois une caravane de chameau.
-Merde j'ai oublié mon appareil. Regardez la caravane elle est magnifique.
Tout d'un coup le soldat prend son arme en main. Nous passons au dessus de la caravane. Il repose son arme une fois cette dernière passée. Je regarde le docteur.
-Tout le monde n'est pas pacifiste, me dit-il.
-Nous ne sommes pas là pour les aider ?
-C'est dans le contrat mais comme tout contrat, les clauses ne sont pas toujours respectées.
-Oh !
Dix minutes plus tard, je vois une oasis se dessiner. Le tigre ralentit son allure et commence sa descente. Nous nous posons aux pieds de l'oasis.
Le pilote lance son message d'arrivée. Le docteur Cullen descend. Je l'imite.
Le soldat fait un tour vite fait, nous entrons sous bonne garde dans l'oasis. Il y a des vieux assis sur le sol. Des femmes tenant des enfants. Un rideau s'ouvre devant moi. Un homme en djellaba sort et vient saluer le docteur. Il me présente, je tends ma main. Il la serre et nous fait entrer dans sa demeure. C'est succinct. Le soldat revient avec le matériel.
Les gens forment une file dehors et après nous être installés. Je fais entrer le premier patient.
L'homme qui nous a accueilli nous sert d'interprète. Il me donne le nom de la femme, de son enfant l'âge, le lieu de résidence et le motif de leur venue. J'inscris tout cela sur une feuille et je les conduis au docteur Cullen. Le soldat fait des allers et retours entre l'intérieur et l'extérieur.
Je le regarde faire, la femme a le regarde apeuré.
-Soldat.
-Oui Madame ?
-Y a-t-il une autre issue dans cette pièce ?
-Non Madame.
-Bien et vous avez vérifiez partout ?
-Oui Madame.
-Même sous le lit et dans l'armoire.
Il me sourit.
-Oui Madame.
-Alors ayez l'obligeance de rester sur le devant du rideau, vous terrifiez les patients, merci.
Il regarde le docteur qui lui fait un signe de tête. Il se met donc en poste devant le rideau
Je regarde la femme et pose ma main sur son épaule en lui souriant.
Elle me dévisage et parle au traducteur.
Il rigole. Il traduit.
-Elle n'a jamais vu une femme mettre dehors un homme si vite.
Le docteur rigole. Il commence son auscultation.
-Bella, un vaccin pour l'ensemble des maladies infantile de base.
Je lui prépare, il pique l'enfant pendant que je lui tends un morceau de ma pomme. L'enfant ne pleure pas.
Le traducteur lui dit qu'il faudra qu'elle revienne dans deux semaines pour le rappel. Elle lui explique ensuite que son enfant a des douleurs au ventre. Le docteur ausculte le patient pendant que je rassemble les éléments pour le second patient. Le docteur me demande de donner des laits maternels.
-Il est dans l'hélico, me précise-t-il.
-Je suis déjà revenue.
Je sors et cours à l'hélico, le sergent chef est en poste devant le tigre. Il me regarde arriver, et je lui demande le lait maternel. Il me regarde et sourit. Il me tend un carton. Je le prends et tout en le remerciant, je repars vers le docteur.
Je fournis la femme et reprends mon travail auprès du docteur.
La matinée se passa comme cela. Vers le milieu de la matinée, il fait une chaleur à craquer. Je m'essuie le front avec mon bras et je regarde le docteur. Il est en nage.
Je sors et fonce à l'hélico, j'attrape une bouteille d'eau. Je sers un verre au pilote qui me regarde avec ses beaux yeux verts.
-Voulez-vous bien vous hydrater, s'il vous plaît. Je ne saurais pas conduire cela si vous avez un souci.
Il me sourit.
-Oui Madame., il prend le verre et le boit.
-Merci Bien Sergent chef.
Et je vais servir le soldat en poste. Il me regarde et prend le verre. Je le regarde, il a des yeux bleus clair, des cheveux clairs. Je ne l'avais pas regardé avant.
-Comment vous appelez-vous soldat ?
-Soldat Jasper Whitlock Madame.
-Bien Soldat Whitlock je vous charge de nous apporter de l'eau toutes les deux heures. Ne vous oubliez pas au passage, et le pilote non plus. Merci.
-À votre service, Madame.
-Ne dites pas des choses comme cela à une femme, Soldat.
-Oui Madame, il sourit et reprend son poste avec sérieux.
Je serre le docteur.
-Merci Bella.
-Tout le plaisir est pour moi.
Et nous reprenons encore pendant deux heures les consultations, égratignures, vaccins, lait maternel, pansement à changer, douleur dentaire...
Le médecin se lève, il ouvre le rideau, il y a moins de monde.
-Ok Bella, pause déjeuné.
Je le regarde, il me sourit.
-Nous allons manger, prévenez le soldat de faction.
-Je sors donc prévenir le soldat Whitlock.
Il fait un signe de tête et part chercher le pilote.
Le pilote arrive et il dit au médecin que le tigre est sous contrôle.
Je regarde le médecin, il m'explique que le fils de l'interprète fait le guais.
Je réponds d'un signe de tête.
Dans la cour une femme vient nous chercher, elle parle au médecin, elle lui montre une tente. Il l'a remercie et nous nous dirigeons vers la tente.
Il y a un repas de prêt. Nous entrons sous la tente. Je regarde le pilote.
Il salue le chef de clan et s'assoie en tailleur autour du plat. La femme m'attrape, je me laisse guider.
Elle me conduit sous une autre tente où les femmes sont réunies. Elle me montre une place entre elles. Je la salue et m'y installe.
Je regarde toutes ces femmes. Il y a des enfants qui sont assis autour de nous. La femme qui m'a tirée jusqu'ici pose sa main sur mon épaule. Elle s'assoie à côté de moi et me montre comment faire avec ses doigts pour manger dans le plat central. Je la regarde et goûte le plat.
-C'est délicieux, je la regarde et lui souris.
Les femmes se servent dans le plat, je mange avec elle. C'est un bain dans la culture de ce pays. J'aime cela. C'est extraordinaire. Je regarde ma voisine, je me lève et m'appuie sur mon torse de mon doigt en disant Bella et je la montre du doigt.
Elle me regarde dubitative. OK faisons les choses autrement.
Je regarde les hommes. Ils sont en plein repas tout comme nous.
Je tends mon doigt vers eux, la femme suit mon doigt et me regarde.
-Docteur.
-Docteur KALIL.
-Oui.
Je montre le docteur.
-Carlisle.
Je me montre moi.
-Bella.
Je la montre elle.
Oh et là une discussion dans une langue que je ne comprends pas ce met en place, les femmes parlent de plus en plus fort. Puis tout d'un coup elles s'arrêtent. Je les regarde. Ma voisine me montre le docteur.
-Kalil.
Puis moi.
-Bella.
Puis elle.
-Sofia.
Je lui tends la main et lui serre.
-Bonjour Sofia.
-Sbah ikhir Bella.
-Sbah ikhir Sofia.
Les femmes se mettent à rirent. Je ne dois pas le prononcer correctement.
Une femme se lève et vient devant moi. Elle se montre du doigt.
-Saïda.
Je la regarde et lui réponds.
-Sbah ikhir Saïda.
La femme glousse. Elle retourne s'asseoir et une autre prend sa place. Elles sont toute heureuses de cet échange.
Je mange de temps en temps. Le repas se termine. Il y a une petite fille qui me regarde de loin. Je la regarde, elle s'approche et me touche les cheveux. Je la regarde et la laisse faire.
Elle me caresse la tête, mes cheveux sont différents des siens. Elle les regarde, les sépare et refait ma queue de cheval.
Le repas se termine. L'interprète dit une phrase aux femmes qui se lèvent et débarrassent et nettoient les tentes. Je me lève, les hommes me regardent. Le pilote me sourit en me fixant et repart à son poste. Le soldat reprend son poste devant le rideau et Carlisle me fait signe d'y aller. Je me lève et reprends mon poste.
De nouveau, une file s'est instaurée, l'après midi se passa comme le matin, sauf que les femmes ont l'air plus calme que le matin. Elles parlent entre elles et mon prénom ressort des conversations.
-Tu as un excellent contact avec le public, Bella.
-Merci, docteur, tout compte fait, il n'y a pas que pour piquer des fesses que j'aime ce métier.
Il rigole.
Nous finissons notre journée, le soleil commence à se coucher.
Je suis éreintée, heureuse de cet accueil mais fatiguée.
Nous plions bagage, et nous nous retournons pour saluer les gens de l'oasis.
Sofia est devant moi. Je lui serre la main.
-Au revoir Sofia.
-Mselkhir Bella.
-Mselkhir Sofia.
Je salue aussi l'interprète d'un signe de tête.
Nous remontons dans l'hélico. Le soleil se baisse sur les dunes.
Le voyage de retour est magnifique. Ce coucher de soleil vu du ciel est un régal pour les yeux.
Voir toutes ces nuances de couleurs se projeter sur le sable. Il y a une mer de sable orange avec un ciel noir et une ligne d'horizon jaune. C'est magnifique.
Le pilote met les phares et nous atterrissons sur notre tarmac.
Je remercie pour la journée mes acolytes et descends du tigre. Une fois posé mon pied au sol, je tape sur le tigre comme pour le félicité de m'avoir ramené à bon port. Je rapporte mon casque et mes fiches à l'hôpital. Je donne le tout à Esmée qui nous attendait et après avoir revêtu ma tenue de camp, je rentre sous ma tente. Direction la douche, puis manger et dodo.
Edward Pov
Ce matin je suis de manœuvre pour le docteur Cullen. Destination l'Oasis.
Je prépare mon hélico lorsque je vois une forme courir sur le tarmac. Dans un sens puis dans l'autre. Je regarde cette silhouette. Mais qui fait des longueurs sur la piste. C'est elle, la femme aux yeux chocolat. Oh mon Dieu, il est tout petit son short. Elle se dépense, et dans le soleil levant le réveil est sympa ce matin. Allez on se concentre sur l'hélico.
Elle repart en courant, elle ne me voit pas. On dirait qu'elle chante. Elle a une petite voix fluette mais pleine de sensualité. Il faut vraiment que j'aille en perm, je fantasme sur une poulette en short avec des yeux chocolat. Non mais ce n'est pas possible. Elle sort de mon champ de vision. Je regarde ma montre, on se dépêche de finir l'hélico et petit déjeuner. Mike arrive pour m'aider au chargement.
-Sergent chef.
-Sergent.
-Je vous apporte les munitions pour le docteur Cullen. Le soldat Whitlock vous accompagne pour cette mission.
-Merci Sergent.
Nous chargeons, les cartons, les bouteilles d'eau. Tout est OK.
Je fonce au transmission, donne mon avis de départ, destination.
J'entre dans le Mess.
Je vois Emmett qui est attablé avec les filles, il ne perd pas de temps celui-là. Il me regarde et me salue d'un sourire. Je charge mon plateau, après tout autant profiter de cette opportunité. Mike est là, on dirait un chacal attendant sa pitance. Je ne l'aime pas celui-là. Mon plateau est plein, je me dirige vers la table. La blonde se lève et après réflexion de la brune, elle lui dit qu'elles vont être en retard. La blonde suit son chemin pour poser son plateau, la brune se lève et la suit. Ma créature aux yeux chocolat, avale son bol, rassemble ses affaires et se retourne. Elle me rentre dedans avec son plateau. Moi comme un nul, je la regarde, elle est accroupi au sol ramassant les dégâts. Elle relève son regard sur moi. Elle est toute rouge. Elle pose son plateau et veut m'essuyer. Non mais pas question, elle n'est pas mon esclave. Je lui retiens le poignet. Je sens sa peau douce, son ossature parfaite, son pouls qui bat très vite. Une sensation étrange m'envahit. Je la détaille du regard, lui prends les serviettes des mains. J'ai envie de la couchée sur la table, là au beau milieu du Mess. Je me penche vers elle, doucement. Emmett fait un petit bruit de gorge, il me ramène sur terre. Je me ressaisis et je lui souffle :
-Vous devriez filer, je crois que vous allez être en retard.
Je sens son odeur de fraise m'envahir. Je me redresse et ferme les yeux en inspirant le plus possible. Elle prend son plateau et se dirige vers la sortie. Je m'installe près d'Emmett.
-Ne te retourne pas, elle te regarde Sergent Chef.
Je souris à mon pote. Il est extra ce type.
-Alors, on va se promener ce matin ?
-Ouaip, virée avec le docteur Cullen. J'espère que la bouffe sera bonne. La matinée va être longue.
-Avec un peu de chance, tu seras accompagnée d'une nouveauté.
Je le regarde, je n'avais pas pensé à cela. Bien sûr que cela va tomber sur une nouveauté. Merde. Je me recentre sur mon café.
-Pause clope ?
-Oui mais c'est toi qui paye.
Nous prenons notre plateau et débarrassons notre table. Mike l'a laissé en plan.
-Sergent Newton, Paris n'est pas ici. Veuillez débarrasser votre plateau.
-Oui Sergent chef.
Emmett me regarde, et sourit. C'est fou à partir du moment qu'on n'aime pas une personne, on a tendance à chercher le moindre de ses faux pas. Il faut que je me concentre sur autre chose.
Nous sortons et nous allons à l'entrepôt. Emmett me montre deux sièges pilotes.
-Des places de choix.
-Tu m'étonnes, tu as toujours le côté pratique toi, une fois installé, je vois l'hôpital. Une fenêtre donne sur les vestiaires.
Nous fumons notre cigarette matinale. Mon Dieu qu'elle est bonne.
-Alors ton approche avec les nouveautés ?
-Oh, Bella a de la repartie, Alice est un bâton de dynamite et Rose est ronchon le matin. RAS Sergent chef.
-De vrais petits soldats.
Un instant plus tard Emmett se lève. Il me tend la main pour que je me lève aussi.
-Allez sauver des vies soldat.
-À vos ordres, Sergent chef mécano.
Je me dirige vers mon bébé. Mon tigre, une vraie terreur cet engin. Je le tapote en montant dedans. Je le démarre. Le soldat Whitlock est présent. Il a son arme. Rien de plus normal. Je vérifie la mienne. Le médecin arrive. Il nous salue et s'installe. Branche son casque. Je fais l'annonce radio de notre prochain départ. On attend l'assistante du jour. Je la vois que s'approche, elle court avec valise et casque sous le bras. Oh mon Dieu, voilà ma fraise qui va poser ses fesses dans mon tigre. Elle se penche pour monter dans mon antre. Je la perds de vue. Je vérifie mes horloges, mets la musique du jour.
« Hélico au complet » me lance le soldat.
Je demande l'autorisation de décoller une fois OK, allez on va s'amuser.
Je tire sur mon manche, le tigre décolle. J'adore cette sensation. Je contrôle le monde ou tout du moins ces trois mètres carré de ferraille.
Le soldat commence à chanter, il me signale que tout le monde va bien. Je l'aime bien ce soldat. Il est retiré par rapport aux autres mais lorsqu'on discute avec, il a un putain de cerveau.
-Alors Bella, pourquoi vous êtes-vous engagée ?
-Oh comme tout le monde, pour l'uniforme. Il me sied à merveille.
Elle a une superbe voix et en effet la répartie ne manque pas dans ce petit corps. Vas-y docteur questionne là encore. N'importe quoi, je suis preneur.
-Et sinon pourquoi en tant qu'infirmière ? merci doc.
-En plus d'un superbe uniforme, j'ai le droit de piquer des fesses. Pourquoi s'en priver.
Elle aime son métier, cela se sent. Malgré la légèreté de ses réponses, elle se soucie des autres. Je l'ai remarqué ce matin avec ses amies.
Elle le questionne sur la destination et sur ce qu'elle va y trouver.
Le docteur lui répond le plus vaguement possible, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Une journée normale, une embuscade, des victimes… Une oasis regorgeant de morts pour nous avoir aidé. La guerre n'est pas jolie, ma belle, ce n'est pas la place d'une jolie créature qui sent la fraise.
-Merde j'ai oublié mon appareil. Regardez la caravane elle est magnifique.
Elle me sort de mon auto connerie. Pour elle c'est magnifique, pour moi c'est un guet apens sur patte. Le soldat grogne dans le micro. Nous continuons, je fixe l'horizon en attente de bruit sur la carlingue, le soldat fredonne. Danger passé. Tout compte fait la caravane était jolie.
Carlisle la confronte à notre monde, c'est comme un nouveau né ici. Elle arrive avec ses grandes idées et elle repartira pleine de déception. Comme toutes les autres.
L'oasis est en vue. Je commence mon atterrissage. Une fois posé au sol, je lance le message radio.
Le soldat saute du tigre et commence son inspection. Je regarde autour de nous. RAS.
Le doc et sa belle descendent et se dirigent vers l'oasis.
Je suis en alerte dehors. Je mets ma musique, la matinée va être longue. Un jeune s'approche de moi. Je le connais. C'est Moussa.
-Sbah ikhir Moussa.
-Sbah ikhir Segen.
Il s'approche de l'hélico. Je le porte et l'installe au manche.
-Don't touch Moussa.
Il me sourit. Il est heureux, il joue avec un engin de trois millions de dollars alors qu'il n'a pas de lit convenable. Que le monde est étrange.
Je vérifie les armes, profite du paysage, reprends mon poste de guet.
J'entends quelqu'un arriver. C'est elle.
-Le lait maternel ?
Je la regarde, elle est toute décoiffée et en nage. Son tee-shirt lui colle à la peau faisant ressortir ses courbes. Je la regarde, un sourire nait sur mon visage. Je lui tends le colis. Elle me remercie et repart au pas de course.
Tiens j'y pense, elle ne m'a pas encore reparlé de ce matin. D'habitude les filles cherchent à me parler sous n'importe quel prétexte. Elle non, elle m'a dévisagé ce matin. Mais plutôt parce qu'elle avait renversé le plateau. Il n'y avait rien de gênant. Rien de surplus. Étonnant, mais bon je ne lui plais peut-être pas. Mais en y réfléchissant, elle n'a pas fixé Mike, ni Emmett non plus. Elle doit être mariée. Je ne pense pas qu'une créature comme cela soit seule sur terre. Non tout homme marié à une telle fraise au couleur chocolat, ne la laisserait pas partir sans lui. Moi je m'engage à ses côtés afin de marquer mon territoire.
Je la vois devant moi, mais qu'est-ce qu'elle fait là ? Elle vient de partir, à l'instant avec son colis de lait. Je la fixe, elle me tend un verre d'eau. Elle me regarde dans les yeux.
-Voulez-vous bien vous hydrater, s'il vous plaît. Je ne saurais pas conduire cela si vous avez un souci.
Je la regarde et souris. Elle vient de penser à mon confort. Je lui plais tout compte fait.
-Oui Madame, je ne vais pas la vexée en plus la chaleur est prenante ici.
-Merci Bien Sergent chef.
Elle repart en direction de l'oasis. Je la suis du regard, elle ne se retourne pas. Allez juste un regard. Et bien non, je me suis planté. Je ne lui plais pas. Non elle a une conscience professionnelle incroyable.
Je me ré-appuie sur mon tigre. Je fixe l'horizon et repars dans mes rêves. Ici, on ne dort jamais pleinement. On nous croise avec les crocodiles, nous ne dormons que d'un œil. Alors un peu de calme est bon à prendre.
Le soldat Whitlock vient me chercher pour manger.
-Merci Soldat.
Moussa se met au commande, je lui prête un casque de l'hélico. Il est au ange. Sa mère le fera manger après. Moi j'ai l'estomac dans les talons.
Je m'approche du docteur, elle est à ses côtés. Elle regarde tout autour. Une femme nous montre notre tente. Elle vient la chercher pour l'emmener avec ses semblables.
Je salue le chef de l'oasis, le remercie pour son accueil et pour le repas.
Nous nous installons au sol. Jambes croisées. Un plat commun. Cela nous change du Mess. Ici je n'ai jamais été déçu et aujourd'hui ne déroge pas à la règle les hommes parlent entre eux.
-Docteur, vous avez une nouvelle femme.
-Toujours fidèle à la mienne, Bella est une nouvelle arrivante. J'avoue qu'elle a sorti le Jasper avec brio. La dernière qui a fait cela, je l'ai épousé.
Je regarde le soldat Whitlock, il ne dit rien et mange dans le calme.
-Soldat, repos.
Il relève la tête et me sourit.
-Merci Edward.
-Tout est sous contrôle alors mange et raconte-moi.
-Oh je comprends mieux la manœuvre, on vient aux nouvelles style de rien.
-Je suis découvert.
-Transparent, limpide, prévisible.
-Jasper ne me force pas à te remettre au boulot.
Il sourit.
-La vérité est toujours bonne à dire.
Il me fait un signe de tête, je me retourne, elle est assise avec les femmes, un sourire éblouit son visage. Elle entre en communication avec les femmes. Elle est magnifique.
-Edward, des soucis ?
-Elle est différente des autres.
-Oui je pense que les trois sont une couvée particulière.
-Comme tu le dis, il va falloir se montrer des plus inventifs.
-Et limité l'accès aux autres qui se bousculent aux portillons.
Je souffle et me reconcentre sur mon repas. Carlisle est en train de refuser l'offre du chef pour garder Bella avec eux. À chaque nouveauté, il nous fait le coup. Il veut nous les échanger contre des chameaux. Pour certaine, je lui donnerai et en plus je lui achète des chameaux, pour ne pas qu'il nous les rende. Mais là, je suis d'accord avec Carlisle, aucun chameau ne vaut Bella.
Nous avons fini notre repas, Tout le monde à son poste Bella a une coiffure étrange, mais elle ne dit rien. Elle reprend son poste et moi je retourne à mon tigre. Je fais le guet. Écoute ma musique tout en étant dans mes pensées.
La troupe arrive, la journée est finie. Tout le monde en piste.
« Hélico au complet ». Je demande l'autorisation de rentrer. Et c'est parti. Le soleil se confond avec la terre. J'aime le crépuscule. Ce moment éphémère qui montre la terre de la plus belle façon qui soit. Je profite du paysage, Jazz chantonne. Tout est OK. La visibilité se tarit, j'allume les spots. La piste du tarmac est en vue. J'annonce notre arrivée. Je me pose. Éteins les boutons. J'entends les remerciements de ma fraise au chocolat. Je me retourne elle saute au sol. Elle tapote on tigre, comme pour le remercier lui aussi. Elle court encore à l'hôpital. Je salue le docteur. Je contrôle l'hélico.
-Alors tout est OK ?
-Emmett, fais le plein, et Moussa est passé par là, alors...
-Je te fais le plein de chewing gum.
-Merci.
Je fume ma cigarette en regardant les premiers rayons de lune. Je passe ma main dans mes cheveux. Ils sont toujours aussi incontrôlables et pourtant ils sont cours.
Je vais aux transmissions, remplis mon rapport. Range mes affaires dans mon casier et je vérifie ma destination de demain.
Je cours dans mon boxe, prends mes affaires et file aux douches.
J'entre, une odeur de fraise remplit la salle. L'aération doit être liée avec celles des femmes. Je me déshabille, prends mon gel et entre dans la salle de douche. Il y a un brouillard à couper aux couteaux. Je regarde plus précisément, il y a une forme au fond de la salle. Je m'approche, et je la vois sous la douche, elle a les yeux fermés, se lave la tête. Je vois toutes ces gouttes sur son corps, et quel corps. Mon entre-jambe réagit, moi aussi, je suis nu devant elle. Je me recule, retourne dans la première salle. J'enfile mon pantalon et mon tee-shirt. J'ai dans les yeux ma vison de la douche. Oh mon Dieu elle est magnifique. Je ressors et me poste devant la porte.
-Tu as peur de la douche maintenant ? me lance Jasper.
-Oh non, mais une demoiselle s'est trompée de douche, je lui fais un signe du doigt.
-Oh ! il s'assoit à mes côtés et nous attendons que la belle ait fini.
Tout d'un coup on entend un grand bruit venant de l'intérieur.
Je saute sur mes pieds et entre sans sommation dans la première salle.
Elle est au sol, sur les fesses. Elle relève la tête et attrape la serviette en me voyant. Elle cache son corps du bout de coton.
-Sortez Sergent Chef.
Je ferme les yeux et appuie mon geste en mettant ma main devant.
-Allez-vous bien Bella ? Je vous ai entendu tomber et...
-Merci, mais si les gens pouvaient ramasser leurs affaires plutôt que de laisser leur gel douche couler sur le carrelage, mais que faites-vous ici ? les hommes sont de l'autre côté du bâtiment.
-Euh pas tout à fait, en fait ce sont les femmes de l'autre côté du bâtiment.
-Pas du tout, je l'entends qui se déplace, elle ouvre la porte.
-Soldat Whitlock.
-Madame.
J'enlève ma main et ouvre mes yeux, elle est entourée dans sa serviette sur la première marche du bâtiment, Jasper devant elle. Elle regarde le mur, puis nous regarde chacun notre tour.
Elle est rouge fraise bien mûre.
-Bon OK, le coucher de soleil a dû m'éblouir. Je vous serais gré de garder cette porte fermée le temps que je me rince et que je m'habille, messieurs, s'il vous plaît.
-Oui Madame, répondons-nous en chœur.
Elle entre et ferme la porte. Nous sommes comme deux cons à regarder l'horizon que n'existe plus dans le silence.
-Décidément, les nouveautés ont de l'aplomb !
-Tout à fait Soldat, je fixe devant moi en laissant mon esprit sur ce qu'il se passe dans cette douche.
Je veux être une goutte d'eau ou mieux son gel douche pour la toucher, caresser son corps. STOP Edward on pense à autre chose.
La porte s'ouvre quelques minutes plus tard. Nous nous retournons. Elle descend les marches et se fixe devant nous. Elle nous tend le gel douche.
-Je propose un compromis, vous gardez le silence et je rends ce gel douche à son propriétaire.
Nous hochons la tête, je tends la main pour récupérer mon gel douche.
Elle me fixe et se penche sur moi.
-Je vous conseille de garder pour vous la vision de la douche, me dit-elle tout bas. Son odeur me prend tout entier.
-Tout à fait Madame.
-Merci Edward.
Je la dévisage, je ne me suis jamais présenté. Elle salue Jasper et repart en direction de ses quartiers.
Nous nous regardons et sans rien dire, nous entrons prendre notre douche. Son odeur est présente partout. Cette odeur fruitée qui me rappelle la vision de la douche. Quelques instants plus tard, sans plus un mot, nous sortons des sanitaires. Je rejoins mes quartiers, dépose mes affaires et rejoins le Mess.
À mon arrivée, elle est seule à table. Je prends mon plateau, Jasper est avec moi. Il me regarde et avec un grand sourire ce dirige vers Bella, je le suis.
-Nous pouvons manger ensemble.
-Je vous en prie soldat, elle me regarde et me fait un signe de tête.
Je m'installe en face d'elle.
-Alors cette première journée ?
-Oh incroyable, ces gens ont le cœur sur la main. Ils n'ont rien et ils nous invitent à manger un festin. C'est admirable. Je ne pensais pas découvrir cette sensation en venant ici.
-J'ai pu remarquer que vous aviez eu un grand succès auprès de la population.
-Merci, mais je pense que sans relation de confiance, les soins ne sont pas totalement bons. Si les gens n'ont pas confiance, ils ne reviendront pas pour un suivi. Et donc, les soins en pâtissent.
-En tout cas personne n'a valu six chameaux et trois dromadaires, dit Jasper
-Pardon ?
-Le chef de clan a voulu vous acheter pour cette richesse.
-Oh et bien, je suppose que le record ne va pas durer longtemps, Rose prend ma place la semaine prochaine. Elle va exploser le record. J'en suis certaine.
-Je ne pense pas, répondis-je tout bas. Elle me dévisage.
-Rose est laquelle de vos collègues ? lui lance Jasper.
-Oh pardon, je n'ai pas fait les présentations. Rose est la femme blonde. Nous sommes des amies d'enfance. Alice est ma jumelle.
-Vous ne vous ressemblez pas autant que cela.
-Non, c'est la joie d'avoir eu chacune son chez soi. Mais dites-moi depuis combien de temps pilotez-vous cette merveille ?
-Je suis en poste ici depuis onze mois. C'est ma première mission en tant que pilote.
-Bien et donc il ne vous reste qu'un mois à faire.
-Pas tout à fait, j'ai prolongé mon temps de mission.
Elle me regarde et n'insiste pas.
-Et pour vous soldat ?
-Moi je suis arrivé depuis deux mois. Et je ne pars pas tout de suite.
-Bien nous avons donc du temps pour faire connaissance.
-Et si nous commencions par ne plus nous vouvoyez.
-En effet se serait un bon début.
Elle se lève et lui tend sa main.
-Bella.
-Jasper, lui répond-il en lui serrant la main.
Elle me regarde et me tend sa main. Je me lève et lui souris.
-Bella.
-Edward.
Elle rougit sous mon regard et reprend son repas.
-Sergent chef, Big love. J'ai vu que tu es de perm ce week end, donc virer tous les deux, dit Emmett en arrivant au Mess.
Il me regarde et s'arête dans son élan. Il dévisage Bella.
-Bonsoir, Madame. Je peux me joindre à vous ?
-Bella.
-Emmett, il se penche vers elle et la serre dans ses bras. Elle me regarde avec des yeux ronds qui nous font exploser de rire.
Elle a encore cette couleur de fraise que j'aime tant.
Emmett se détache d'elle et s'installe à ces côtés avec un café.
-Je t'interdis de recommencer.
-Jusqu'à la prochaine fois.
Ils se confrontent du regard.
-Bella ne me confronte pas tu ne fais pas le poids.
-Peut-être pas pour arroser un mur, mais pour le reste, je t'écrase.
-OOOOOOh, ne me cherche pas microbe.
-À bon et pourquoi cela ? elle se lève et le regarde de haut.
Il se lève à son tour, il est deux fois plus grand qu'elle mais elle ne se démonte pas. Elle monte sur la table et le dévisage. Il la suit et monte aussi sur la table.
Elle descend et lui dit :
-Tu vois je peux déjà te faire faire ce que je veux et sans me forcer, allez l'ours descend de là, tu me fais de l'ombre.
J'explose de rire, Jasper me suit. Emmett, lui descend en faisant la moue.
-Je me vengerais.
-Je t'attendrais, elle se lève et va porter son plateau.
-Bonne soirée messieurs.
-Bonne soirée Bella, répondons-nous en chœur.
