Bonjour mes petits amis !
Voici le premier chapitre de cette deuxième partie d'histoire ! Aujourd'hui on fait un peu connaissance avec de nouveaux personnages, Théobald et sa mère ! Pour ceux que ça intéresse, les anciens personnages ne mettront pas longtemps à arriver je veux juste installer quelques petites choses avant ;)
J'espère de tout cœur que la suite vous plaira ^^
Bonne lecture !
Chapitre premier
Lorsque Fridha se réveilla, il lui fallut quelques minutes avant de pouvoir s'asseoir sur le bord du lit, sa tête lui lançait fortement et son ventre criait famine. Quand elle se leva, elle se mit à explorer la chambre où elle avait dormi.
Tous les murs étaient en torchis, et bois comme le sol, la chambre n'était pas bien grande composée d'un lit une personne, une armoire bancale qui devait avoir le même âge que la naine, un pot de chambre aux motifs floraux et deux bassines dans un coin, l'une remplie d'eau. La pièce dégageait une atmosphère de sécurité et de chaleur malgré un manque certain d'entretien.
Fridha porta son regard sur la bassine remplie d'eau et elle s'avança vers la bassine pour observer son reflet, elle se pencha tentant de l'apercevoir. Ses yeux s'élargirent en ce voyant, son visage déjà fin était devenu osseux, et cela ne l'étonnait pas elle mangeait très peu ses derniers temps, essayant d'économiser le peu d'argent qu'il lui restait. Ses yeux vairons, bleus et verts, étaient rouges et gonflés et ses cheveux étaient collés les uns aux autres à cause de la crasse et de la pluie et il était impossible de deviner la couleur de ses reflets.
Son nez droit et fin avait doublé de volume et ses lèvres étaient gercées. Elle se faisait peur à elle-même, mais elle ne s'en plaignit pas elle savait quels serait les risques en s'enfuyant et il fallait qu'elle assume à présent.
Tout à coup la porte s'ouvrit brutalement dans un bruit sourd, la naine fit un bon en arrière, surprise. Devant elle se trouvait une femme d'âge mur qui devait bien faire une vingtaine de centimètres en plus qu'elle, plutôt ronde, au regard joyeux avec ses cheveux blonds tirés en chignon. Elle semblait fatigué et avait des bras musclés qui montrait qu'elle avait dû exercer un travail physique, à l'extérieur, car elle avait une peau légèrement bronzé. Elle tenait plusieurs linges dans ses mains de toutes sortes.
-Oh ! Il ne semblait bien que j'avais entendu du bruit ! Dit-elle joyeusement en déposant les linges sur le lit, Comment vous sentez-vous ?
Elle dit cela en séparant les différents lingues selon leur utilisation, les vêtements d'un côté et les serviettes de bains de l'autre... Elle s'approcha de la naine et plaça sa main sur son front pour vérifier sa température.
-Pas de fièvre, parfait ! S'exclama-t-elle. Vous avez eu de la chance, encore un peu et vous auriez chopé une sale maladie sous cette pluie ! Je suis Meryl, la mère du jeune homme qui vous a ramené ici.
Fridha déconcerté, ne s'attendait pas à tant de familiarité d'un coup. La blonde lui parlait comme si elle était déjà de proches amies. Ce qui ne gênait pas la jeune fille, au contraire, mais là d'où elle venait les gens étaient beaucoup plus sur leur réserve avec les inconnus. C'était comme une bouffé d'air frais ici. Elle mit plusieurs secondes avant de revenir à elle et de comprendre qu'elle devait répondre.
-Oh oui, je me nomme Fridha. Merci pour votre hospitalité !
-Je commençais à croire que vous étiez muette. Rit la blonde.
La naine sourit timidement à la remarque, elle n'était décidément, pas du tout habituée à ça ! La dame Blonde s'avança vers la bassine et trempa deux doigts dedans, elle murmura quelque chose sur l'eau qui était trop froide puis repartit vers la porte.
-Vous avez dû en traverser des épreuves pour être dans cet état. Allez, déshabillez-vous, vous avez vraiment besoin d'un bain. Je vais chercher de l'eau chaude ! Continua-t-elle.
La Dame fit une grimace en disant cela puis quitta la pièce. La naine intriguée porta son nez à une de ses aisselles et là elle comprit la grimace de la femme. Bon dieu, quelle odeur ! Elle se sentit honteuse de s'être présentée ainsi, couverte d'un couche de crasse puante.
Elle entreprit de se déshabiller et remarqua qu'elle n'était vêtue que de sa longue chemise de voyage. Elle rougit en espérant que ce soit bien Meryl qui l'ai mise dans cette tenue où elle-même. La fin de la soirée était assez floue dans son esprit.
La Dame revint peu après et aida la jeune fille à se préparer. Elle entra dans l'eau froide avec claquant des dents et remercia le ciel quand Meryl rajouta l'eau chaude. Fridha n'était pas très alaise nue devant cette femme mais, elle montrait un tel enthousiasme à vouloir l'aider prétextant qu'elle était encore faible, qu'elle ne trouva pas la force de lui demander de sortir. Elle émit quelques grognements quand elle s'attaqua au démêlage de ses cheveux. Puis, lorsqu'elle sortit de l'eau et qu'elle se sécha, elle revêtit une robe brune et un châle ayant appartenu à la fille de Meryl quand celle-ci était petite.
-Le bain vous a fait du bien, vous avez meilleure mine ! Dit-elle en observant son œuvre.
Fridha la remercia encore pour tout en touchant la tresse que venait de lui faire la mère de Théobald. Elle demanda à la femme pourquoi être si gentille avec elle et elle lui répondit que ce n'était pas souvent qu'ils recevaient de la visite et que quand c'était le cas, ils aiment en profiter.
Elles descendirent ensuite dans la cuisine, salle à manger, une pièce bien plus grande que là où elle avait dormi. Les murs étaient ici en pierre, une grande table siégeait au milieu de la pièce et sur chaque meubles qui remplissaient l'endroit il y avait des pots remplis de fleurs en tout genre et nombreuses étaient les peintures de membres de la famille. Seul la cheminée semblait être lavée régulièrement, le reste était un peu en désordre et poussiéreux. Mais l'avantage était que la pièce était très spacieuse et très bien éclairée. Il y avait aussi une grande cheminée où un feu réchauffait une marmite de ragoût qui dégageait une délicieuse odeur.
La mère de Théobald lui donna ensuite une assiette de ragoût, ils étaient déjà en plein milieu de l'après-midi et elle n'avait pas mangé depuis longtemps. Elle lui donna aussi un plat à aller donner à son fils qui n'avait pas mangé non plus. Elle avait hâte de gouter à la préparation même si son esprit lui disait de rendre le plat et de ne pas abuser de l'hospitalité de la femme. Mais son estomac eut le dernier mot.
-Merci pour votre hospitalité. Commença-t-elle. Je vous dois beaucoup.
-Ne dites pas de sottises ! Répondit la blonde. Mon fils est sur le côté de la maison dans les écuries, vous ne pouvez pas vous tromper.
Il faisait beau dehors, le soleil venait caresser la peau et il était plutôt difficile de se dire qu'il y avait eu une tempête monstre la veille, sauf peut-être les nombreuses branches arrachées sur le sol. Elle se dit aussi que le coin était plutôt agréable et qu'elle aurait aimé vivre par ici, loin des rues beaucoup plus sales et pauvres de sa ville natale.
Elle arriva dans les écuries où se trouvait Théobald. Celle-ci étaient immenses et contenait toutes sortes de chevaux aux robes diverses... Elle dut longtemps chercher avant de trouver le jeune homme au fond de celle-ci.
Pour la première fois, elle put voir à quoi il ressemblait, du moins de dos. Il était plutôt musclé, et il avait des cheveux mi-longs bouclés d'un roux foncés. Il portait une chemise aux manches retroussées qui un jour avait dû être blanche, un pantalon brun et des bottes noirs en cuirs.
Il semblait ne pas avoir remarqué la présence de la jeune fille car il était très concentré sur le ventre de l'animal, il appuyait à divers endroits pour essayer de sentir la présence d'un petit, sans doute, et avec son oreille posée sur celui-ci écoutait ce qui s'y passait. Intriguée, elle demanda :
-Elle est enceinte ?
Le jeune homme se retourna surpris vers la jeune fille. Et là, elle put voir son visage, des yeux bleus, une jeune barbe de quelques jours, une mâchoire carrée, un beau nez et quelques mèches qui retombaient avec désinvolture sur son front ...Un très beau jeune homme ça il n'y avait aucun doute.
-Oui m'dame ! Vous vous y connaissez ?
-Pas vraiment...Il n'y a pas de chevaux de là d'où je viens.
Le jeune homme ouvrit de grands yeux surpris.
-Je vous ai apporté à manger ! Continua-t-elle.
-Oh merci ! Je meurs de faim ! S'exclama-t-il.
Il prit le plat et ils s'assirent pour manger dans la paille à coté du box de la jument. Ils mangèrent goulument comme deux affamés, ce qu'ils étaient. Elle sentit quelque chose de dur sous ses fesses, elle se leva, ce qui lui valu un regard interrogateur de la part du garçon. Elle plongea sa main dans la paille et en sortit une épée. Une vieille épée qui avait surement déjà bien servie mais elle était très belle et la jeune fille la retourna sous toutes les coutures.
Théobald était devenu tout rouge et prit des mains de la jeune fille l'épée. Elle lui lança un regard étonné.
-Je suis désolé mais si ma mère voit ça, je vais passer un sale quart d'heure...Elle a un sacré caractère tu sais ! Dit-il en la remettant dans la paille.
La jeune fille se rassit à côté de Théobald et lui demanda timidement :
-Tu sais t'en servir ?
-Oui, mon père m'a appris à m'en servir, avant de mourir en l'utilisant. Ma mère m'a interdit d'y toucher après ça mais je n'ai pas pu... Dit-il avec un sourire triste.
-Moi aussi mon père est mort. C'était il y a fort longtemps.
Le jeune homme regarda la jeune fille, il avait un regard indéchiffrable pour la jeune fille.
-Tu sais où tu vas en fait ? Demanda-t-il.
-Non pas vraiment...Je n'ai pas vraiment réfléchi avant de...
Elle ne termina pas sa phrase car il s'empressa de la couper.
-Il y a beaucoup de travail à faire ici, ma mère n'est plus en état de s'occuper seule de cette maison. Tu serais logée, nourrie...Et si tu le souhaites je t'apprendrais à te battre. Ça t'intéresse ?
Il sourit en voyant la jeune fille ouvrit des grands yeux pleins d'espoir et de joie. Elle se mit à rire et à sautiller dans tous les sens attrapant les mains du jeune homme et les secouant de haut en bas.
- Avec joie ! Cria-t-elle.
Alors ? Reviews ?
