Note : Bonjour à tous ! Voici la suite, bonne lecture ^^ !


Le château était désormais calme et silencieux. Les élèves avaient regagné leurs dortoirs depuis un moment et la plupart des enseignants s'étaient également retirés dans leurs appartements. Le bruit et l'agitation qui avaient envahi les couloirs quelques heures plus tôt avaient enfin disparu.
Mais si beaucoup s'étaient déjà endormis, quelque part dans le château, au sommet d'un escalier circulaire, un fin rai de lumière filtrant sous une lourde porte en chêne massif indiquait que d'autres veillaient toujours.

Dans le grand bureau directorial, posé au sommet d'une étagère, entouré de livres millénaires, apparaissait le Choixpeau Magique. Immobile et l'air endormi, le vieux chapeau demeurait à cet endroit durant toute l'année. Il n'abandonnait finalement sa place que pour participer à la cérémonie de la Répartition ou à d'autres évènements exceptionnels. Et il se trouva que d'ici quelques instants, on aurait justement encore besoin de lui...
De l'autre côté de la pièce, posé en équilibre sur son perchoir, somnolait Fumseck. L'oiseau fabuleux ne quittait presque jamais cette pièce. Fidèle à son maître, à son ami, il se retrouvait bien souvent le témoin muet de tout ce qui se déroulait en ces lieux.

C'est ainsi que ces deux êtres magiques assistèrent cette nuit-là, à une conversation qui aborda une nouvelle fois un sujet aussi grave que troublant.


Dumbledore avait pris place derrière son bureau. L'air légèrement fatigué, mais néanmoins soulagé, il attendait à présent patiemment que l'un de ses collègues se manifeste.
Face à lui se trouvaient en effet ceux que le directeur de Poudlard aimait avoir comme conseils et soutiens. Le professeur McGonagall, qui pour le moment demeurait droite et silencieuse derrière l'un des fauteuils destinés à l'accueil des visiteurs et le professeur Rogue qui, de son côté, observait d'un œil distrait le contenu d'une armoire vitrée. Celui-ci eut toutefois la politesse de se retourner vers Dumbledore lorsqu'il lui fit part de ses premières impressions sur la soirée, initiant par là même la conversation que le vieux sorcier espérait.

- Très honnêtement, monsieur le directeur, commença-t-il de sa voix traditionnellement basse, je ne comprends toujours pas en quoi faire travailler nos élèves ensemble pourrait nous permettre de démasquer ceux que nous recherchons infructueusement depuis déjà six années.

Sur ces mots, Rogue vint se placer aux côtés de McGonagall et observa Dumbledore. Mais comprenant rapidement que ce dernier ne lui répondrait pas de suite, il en profita pour terminer sa tirade.

- Dans une période aussi critique, je ne vois pas l'intérêt d'aller nous compliquer la tâche à superviser ce genre d'activité. D'autant plus que, pardonnez-moi si je me trompe, aux vues des premières réactions que nous avons eu ce soir, ce genre d'initiative apparaît plutôt comme...impopulaire. Ainsi, en plus des dommages que cette affaire occasionne déjà, nous risquons fort d'en avoir d'autres liés aux seules animosités existantes et qui risqueraient fort de nous induire en erreur de jugement.
- Voyons Séverus !, intervint contre toute attente McGonagall en dévisageant son voisin avec un air pincé. Que vous ne compreniez rien est une chose, mais aller sous-entendre que Dumbledore agirait inconsidérément en est une autre !

Les deux enseignants s'observèrent un petit moment dans une atmosphère soudain plus tendue – un peu comme c'était habituellement le cas à la veille d'un match de quidditch où leur maison respective devaient s'affronter.

- Allons, allons, temporisa aussitôt Dumbledore en affichant un petit sourire. Ne vous mettez pas dans de pareils états Minerva. Après tout, il est bien légitime que Séverus s'interroge sur la question.

Propos qui furent suivis d'un petit rictus triomphant du maître des potions qui exaspéra au possible le professeur de métamorphose.

- Cela dit, poursuivit Dumbledore, j'ai bien entendu longuement réfléchi avant de prendre cette décision. J'ose ainsi espérer qu'elle portera un tant soit peu ses fruits. Tout ce que nous pourrons gagner durant cette année sera un précieux avantage – car comme vous l'avez si justement dit : « Il s'agit d'une période critique ».
- En quoi cela ?, demanda McGonagall, les sourcils relevés, en contournant le fauteuil sur lequel elle était appuyée pour venir y prendre place.
- S'agissant de leur septième et dernière année, ils n'ont plus que celle-ci pour agir, expliqua aimablement Dumbledore. Et malheureusement, je crains fort que tout ait été prévu pour que leur plan soit prêt à ce moment-là – et pas à un autre. Si, comme je le pense, ils attendent le printemps prochain pour passer à l'action, ils auront alors eu plus de six ans pour définir et apprendre à contourner les maléfices qui entravent le passage...mais également plus de six ans pour s'être parfaitement habitués à notre magie.
- Pourquoi attendraient-ils le printemps prochain ? Et pourquoi auraient-ils eu besoin de s'habituer à notre magie ?, questionna à nouveau McGonagall qui pensait tout savoir sur le sujet mais qui constata, une fois encore, qu'elle aurait besoin de quelques explications de la part de ses collègues. Vous parlez comme si, à la base, leur magie était différente de la notre...
- « Au printemps », car il s'agit de la période où leur pouvoir est le plus éveillé, répondit cette fois-ci Rogue qui resta stoïque derrière son dossier. Et « oui » en effet, leur magie originelle est différente de la notre – bien que la plupart d'entre eux parviennent à la pratiquer, hormis dans certains domaines où ils demeurent, à ma connaissance, médiocres. Ainsi, la masquer – tout comme les différents pouvoirs qui en découlent et sont, pour nous par contre, inaccessibles – peut leur demander un certain temps. Mais il y a fort à parier qu'au bout de six ans, ce travail n'est plus qu'un exercice de routine pour eux.

McGonagall accusait le coup. Elle resta muette quelques secondes, observant à tour de rôle Dumbledore et Rogue avec des yeux ronds.

- Il y a néanmoins du bon dans tout ça, dit soudain Dumbledore. Car malgré la puissance de leur pouvoir, lorsqu'ils décideront de le révéler, nous ne pourrons que nous en rendre compte. Les identifier sera alors plus facile pour nous.

Le professeur de métamorphose puisa dans ces paroles un instant de réconfort, tandis que son confrère lui, ne partagea pas cette émotion.

- Vous croyez ?, répliqua Rogue, sceptique. Ils sont déjà intervenus à plusieurs reprises depuis leur arrivée. Pourtant, mis à part une trace de leur passage, nous n'avons rien pu obtenir – en dehors de la confirmation qu'ils étaient là, bien entendu. Bien que par rapport à ce point, vous vous en étiez déjà fort heureusement rendu compte tout seul il y a six ans, monsieur le directeur.

Et là, à la surprise de Rogue, Dumbledore afficha un sourire désabusé.

- Si cela pouvait seulement être à moitié vrai, Séverus...
- Que voulez-vous dire, Albus ?, demanda McGonagall, soudain inquiète.
- Que malheureusement, soupira le sorcier en s'enfonçant un peu plus dans son fauteuil, je suis à présent convaincu que toutes ces traces et autres manifestations que nous pensions avoir trouvé à leur insu, ont en vérité sciemment été laissées à notre intention...

Rogue et McGonagall se regardèrent brièvement, affichant la même incrédulité. Mais pour un peu changer, en matière de réaction explosive, le professeur de métamorphose fut le plus rapide à réagir.

- Mais enfin Albus, de quoi parlez-vous... ?, fit McGonagall, les sourcils en accent circonflexe. Enfin, n'ont-ils pas au contraire tout intérêt à agir dans le plus grand secret ?...et rester dans la clandestinité. Nous montrer qu'ils sont là ne peut qu'attirer l'attention sur eux et les mettre dans une situation qui pourrait leur être désavantageuse.

Dumbledore eut alors une expression indulgente qui déstabilisa un peu plus les deux autres.

- Et pourtant..., dit-il doucement. Deux éléments incontestables me permettent d'avancer ceci, Minerva. D'abord, le fait que tous les élèves ayant disparu ces dernières années – malgré que tout ait été fait avec une discrétion et une efficacité qui m'impressionnent - étaient tous des descendants d'Inopportun ou des Inopportun eux-mêmes...
- Mais enfin, ne put se retenir d'intervenir McGonagall, n'y a-t-il pas eu qu'un seul cas de disparition dans l'enceinte du château ?
- Officiellement et « dans l'enceinte », effectivement, souligna aussitôt Rogue. Mais combien d'élèves ont manqué à l'appel au moment de la rentrée, ces dernières années ?

McGonagall dévisagea son collègue avec horreur.

- Ils n'ont pas simplement déménagé, fit remarquer le maître des potions avec son humour bien à lui. Et croyez-moi, dans la mesure où il s'agit de leur dernière année ici, la liste de ceux qui disparaîtront en ces lieux risque fort de s'allonger.
- Mais nous allons empêcher ça, n'est-ce pas ?, se redressa McGonagall, affolée.
- Nous ferons tout pour, en tout cas, assura doucement Dumbledore avant de continuer son explication. Comprenez donc que par rapport à ces disparitions, même en se cachant eux, ils savaient pertinemment que nous ne mettrions pas longtemps à faire le recoupement avec leur présence.
- Et c'est la raison pour laquelle ils nous laisseraient volontairement des preuves de leur activités ?
- Pas seulement. Il y a aussi le fait qu'ils soient parfaitement conscients que leur magie est plus efficace que la notre. Je suppose que ça leur donne parfois envie de s'amuser un peu avec nous...
- « S'amuser un peu... » ?, s'étrangla McGonagall qui se laissa tomber dans le fauteuil sans même s'en rendre compte. Je ne vois vraiment pas en quoi il y aurait matière à jouer dans tout cela ! Il me semble qu'il y a déjà eu suffisamment de victimes durant « La guerre des Deux Rois » pour ne pas s'amuser à renouveler l'expérience !
- Je ne pense pas que tel soit leur but, insista Dumbledore. Même si...
- « Même si » il leur serait tellement facile, si l'envie leur prenait, de semer la ruine et le chaos sur leur passage, ironisa Rogue.
- Comment être certains qu'ils ne le feront pas alors ?, s'inquiéta McGonagall.
- Simplement parce que les temps ont changé, assura le directeur du château dont l'adjointe était loin de présenter la même confiance naturelle. Les intentions des uns et des autres ne sont plus les mêmes - nous ne sommes plus dans une époque de domination mais plutôt dans une de sauvegarde. Si, comme je le pense, ils ne sont pas encore prêts, ils n'ont aucun intérêt à se manifester maintenant et tout détruire – ça reviendrait alors à anéantir leur travail et n'aurait aucun sens.

Rogue et McGonagall ne trouvèrent rien à objecter, mais ils n'étaient pas totalement rassurés pour autant. Dumbledore poursuivit alors son exposé.

- Il y a aussi ce point important que s'ils avaient à la tête de leur groupe la personne à laquelle je pense, il y aurait alors un espoir pour que l'effondrement de tout ce qui nous entoure n'ait pas lieu, du simple fait des croyances dont elle aurait hérité...
- Et à qui faites-vous allusion, monsieur le directeur ?, s'intéressa aussitôt Rogue – fixant Dumbledore de son air calculateur.
- Oh...A la seule personne qui me semblerait désormais à même de mener à bien une mission aussi délicate, répondit le sorcier d'un ton soudain songeur. Mais sans preuve, il est inutile de vous en dire davantage. Je pourrais alors vous influencer de manière préjudiciable.
- Et ces preuves, quand comptez-vous vous les procurer ?, poursuivit le maître des potions, avec un petit rictus éloquent.

Rogue connaissait suffisamment Dumbledore pour savoir que lorsqu'il parlait ainsi, il était déjà quasi-certain d'avoir raison. Mais il songea que s'il agissait de la sorte, c'est que la situation était trop sérieuse et imposait une telle prudence.

- Dans un avenir proche, j'espère, dit simplement le sorcier. Quoi qu'il en soit, poursuivit-il plus alerte, « semer la ruine et le chaos », comme vous le dites si bien Séverus, leur demanderait une dépense d'énergie telle qu'elle leur ferait certainement défaut par la suite - et c'est un risque qu'ils ne peuvent pas se permettre de prendre. Entre rester discrets jusqu'au bon moment en espérant ainsi atteindre leur but ou se dévoiler en perdant toute chance de réussite – même si leur protection serait assurée le temps de leur fuite – le choix est vite fait, il me semble. Et c'est là d'ailleurs un autre point qui joue en notre faveur – et doublement peut-être.
- Comment cela : « une dépense d'énergie qui leur ferait ensuite défaut » ?, s'interrogea un peu plus McGonagall. Ils ont donc un pouvoir limité ?
- Dans la mesure où ils sont actuellement dans un monde régit par des lois différentes du leur, on pourrait présenter leur situation comme telle, oui, dit Rogue négligemment avant de se tourner vers Dumbledore, les sourcils froncés. Que voulez-vous dire par : « doublement en notre faveur » ?
- Eh bien, prit son temps pour répondre Dumbledore. Je suis convaincu que même en mettant tout leur pouvoir en commun, ils ne sont actuellement pas capables de forcer la dernière capsule de protection.

Le regard du sorcier se fit soudain lointain - il murmura ensuite, tel dans un songe :

- Un seul être aurait eu le pouvoir de le faire...Mais malheureusement, il n'est plus depuis déjà bien longtemps...C'est d'ailleurs la raison pour laquelle...

Et au grand étonnement de Rogue et McGonagall, cette phrase se termina par un long soupir. Un soupir qui laissa deviner une tristesse profonde et cachée. Rogue hésita alors un instant, puis :

- Qu'il y a-t-il, monsieur le directeur ?
- Oh rien, rien..., tenta en vain d'éluder le sorcier.

Cependant, même s'ils n'étaient pas convaincus, les deux autres savaient qu'il était inutile d'essayer d'en savoir davantage. Rogue préféra donc revenir à leur conversation précédente.

- Donc vous pensez qu'ils n'auront pas assez de pouvoir pour éliminer le dernier obstacle...Que feront-ils dans ce cas, selon vous ?
- Tout simplement attendre du renfort, répondit Dumbledore – dont le regard était à nouveau clair et lucide. Mais contrairement à « eux », qui ont appris à se dissimuler parmi nous, les nouveaux arrivants auront beaucoup plus de difficultés à le faire...
- Je comprends, dit alors Rogue qui perçut aussitôt tout l'intérêt qu'il y avait à pouvoir découvrir des personnes que l'on recherche âprement. Non-seulement ils seront repérables, mais en plus, du fait de leur manque « d'entraînement », ils supporteront moins bien nos conditions et s'affaibliront rapidement.

Un moment de silence suivit ensuite. Peu après, Dumbledore proposa de partager une tasse de thé. Il fit alors tournoyer sa baguette magique trois fois et aussitôt, trois tasses fumantes ainsi qu'une petite assiette de biscuits secs apparurent sur un plateau d'argent, flottant dans les airs à quelques centimètres de McGonagall qui se servit la première, avant que le plateau ne se déplace tout seul vers Rogue, puis vers Dumbledore.

Ce petit entracte fit du bien à tout le monde. Le professeur de métamorphose en profita pour essayer de ranger et classer toutes les informations nouvellement acquises ; celui des potions réévalua leurs chances de succès dans cette singulière affaire ; quant au directeur du château, il se contenta de siroter paisiblement sa boisson chaude, profitant de ce moment de calme.

Une fois les tasses vidées de leur contenu et reposées sur le plateau – qui disparut instantanément – Dumbledore se leva et fit le tour de son bureau. Il s'approcha des étagères sur lesquelles reposaient toutes sortes de livres et d'instruments tous plus étranges les uns que les autres, puis se saisit précautionneusement du Choixpeau Magique qu'il posa par la suite sur un espace dégagé de son bureau - le tout sous le regard attentif des deux autres professeurs.

- Bien, dit-il enfin avec un petit sourire satisfait, je pense qu'il ne nous reste maintenant plus qu'à définir quelles seront nos paires d'étudiant. Nous pourrons ensuite nous en retourner chacun vers notre lit.

Mais alors qu'il allait s'adresser au chapeau afin de lui demander son concours, Dumbledore remarqua le regard perplexe de Rogue et formula plutôt une question à son intention.

- Séverus ? Quelque chose vous tracasse ?
- Eh bien, à vrai dire, monsieur le directeur, s'exprima l'homme avec délicatesse, je crois bien que nous voilà revenus au point de départ de notre conversation.

McGonagall tourna vers lui un regard incertain alors que Dumbledore sourit, attestant qu'il avait déjà compris où Rogue voulait en venir. Cependant :

- A quoi faites-vous allusion ?, demanda le sorcier avec amusement.
- Tout simplement au fait que je ne vois toujours pas en quoi ce nouveau travail va nous aider à régler nos problèmes...

McGonagall se détourna aussitôt de son collègue pour regarder à présent fixement son directeur. Face à ces deux paires d'yeux qui le dévisageaient, Dumbledore ne se départit pas de son sourire – qui eut même plutôt tendance à s'agrandir.

- Ah Séverus...!, dit l'homme dans un souffle nostalgique. Depuis ces six années où j'essaie désespérément de mettre un terme à cette inquiétude permanente, je dois avouer qu'aujourd'hui je n'ai malheureusement plus beaucoup de cartes maître dans mon jeu. La ruse, la surveillance, les sorts ou tout autres moyens dont nous disposons n'ont jamais rien donné. Il a donc fallu que j'envisage une autre approche de ce problème...Une approche différente, qui j'espère, saura frapper là où il faut, de la manière et avec la force qu'il faut. Mais, je reconnais également que pour que cette tentative nous apporte un minimum de réussite, il est impératif que deux éléments soient réunis : que la personne que je pense être à la tête de ce groupe soit bien celle à laquelle je pense et qu'en faisant intervenir le Choixpeau, dit le sorcier en regardant le vieux chapeau avec affection, celui-ci saura choisir la bonne personne.

Face à ces paroles pour le moins vagues, Rogue et McGonagall ne purent que rester silencieux et espérer quelques éclaircissements supplémentaires.

- La force des sentiments est une chose incommensurable, soupira Dumbledore. C'est une force face à laquelle personne ne peut lutter et qui a cette capacité extraordinaire de pouvoir changer le cours du temps...et le monde.

Les deux professeurs comprirent simultanément et instantanément où Dumbledore voulait en venir. Rogue manqua de s'étouffer tandis que McGonagall resta un instant abasourdie avant de réagir plus intensément.

- Albus !, s'écria-t-elle à court de souffle, en plaquant une main sur sa poitrine. Ne nous dites pas que votre ultime stratégie pour éviter notre ruine à tous, c'est...c'est...c'est...!

Elle n'arrivait même pas à prononcer le mot tellement c'était énorme à ses yeux. Et histoire de l'achever, elle vit Dumbledore assurer son sourire et les regarder, elle et Rogue, avec une bienveillance déstabilisante. Mais que faire ? Quoi dire ? Tous deux savaient trop bien que lorsqu'il s'agissait de vanter le pouvoir des sentiments, Dumbledore était le plus redoutable des argumenteurs.

- Et...si ces deux éléments ne sont pas réunis ?, murmura finalement Rogue au bout d'un lourd et long silence – affichant alors la tête de quelqu'un qu'on venait de forcer à avaler un litre de potion dépurative.

Question qui reçut alors la plus dumbledoresquienne des réponses :

- J'ai confiance, Séverus...

Face à cela, à bout d'argument - et de force - Rogue et McGonagall déposèrent les armes et se contentèrent d'assister ensuite à la formation des binômes dont les élèves prendraient connaissance quelques heures plus tard.


Note : Et voilà pour celui-ci - en espérant qu'il vous aura plus...et pas trop embrouillés ^^'. Mais rassurez-vous, l'épisode "explicatif" est terminé. Place aux jeunes et à leurs histoires maintenant ! Merci pour vos lectures - surtout, n'hésitez pas à me laisser un p'tit comm, c'est toujours encourageant. Bonne continuation à tous et à bientôt !