Bonsoir! alors, d'après vos reviews,je ne m'en suis pas trop mal sortie! vous ne pouvez pas savoir à quelle point ça peut me faire plaisir! comme toujours, je m'excuse d'avance pour les fautes qui auraient pue m'échapper... et attends avec impatience votre avis!

Chapitre 2 :

Cela faisait quelques minutes déjà qu'il était assis à cette table en formica, cette matière qui avec les années 60, avait envahis les maisons. Nombreuses couleurs, facile à nettoyer…

Les gens s'étaient mis à vendre leurs vieilles armoires, pour s'acheter du mobilier « moderne ». Fini les vieux salons aux meubles dépareiller. Plus de vieille commode datant de mathusalem qu'on se passe de génération en génération. Maintenant, tout était accordé, identique. Dans toute les maisons.

Draco voyait encore son père pester contre ses incapables de concitoyens, qui vendaient parfois des pièces d'une certaine valeur historique, afin de pouvoir s'acheter un vulgaire assemblage de panneau, à base de bois, recouvert à chaud et sous pression d'une feuille de papier imprégnée de mélamine.

Voilà comment une magnifique commode baroque du 17ème siècle avait failli lui passer sous le nez aux dernières enchères donner par le comte Greengrass. Lui ne vendrait jamais le moindre objet de sa somptueuse demeure ! Il rendrait à ses héritiers tout le patrimoine Malfoy, dans l'état où il l'avait reçu ! Quelques aménagements et richesses en plus.

Bien sûr, Lucius Malfoy avait obtenu ce qu'il voulait. Un Malfoy obtient toujours ce qu'il veut ! Mais le fait d'avoir été poussé dans ses derniers retranchements par un petit parvenu australien l'avait mis hors de lui durant de nombreuses semaines. C'est pourquoi il avait décidé d'envoyer Draco à sa place pour représenter l'entreprise et finir de signer les formalités, jugeant qu'un mécréant incapable de voir que les œuvres anglaises devaient revenir aux anglais ne méritait pas son auguste présence.

Draco quand à lui ne s'en serait surement pas plaint ! À 27 ans, il était déjà vice-président du conseil d'administration de la grande multinational Serpentard corporation. Et si certain mauvaises langues avait d'abord clamé que son poste n'était dû qu'a son statut de fils du grand patron, il avait vite fait de faire taire les médisants : il avait des diplômes, et ce n'était pas pour cacher les trous du papier-peint !

Ces capacités lui avaient finalement accordé le respect de ses employés. Mais pour de gros contrat comme celui-ci, s'était toujours son père qui s'en occupait ou il l'accompagnait. C'était l'occasion de prouver à son père sa valeur ! S'il y allait s'était surtout pour le travail. Quelle ne fut pas sa surprise quand Harry lui affirma que s'était aussi son cas !

« -vraiment !? Je t'aurais plutôt vu étudiant prenant une année sabbatique pour surfer sur les vagues australiennes !

-j'ai l'air si gamin que ça ? fit Harry avec un sourire désabusé.

-eh bien, pour rester politiquement correcte, j'aurais plutôt dit «négligé ».

Harry partit alors dans un grand éclat de rire. Pendant ce temps, Draco leur commanda deux cafés et un assortiment de mini-viennoiseries, un léger sourire aux lèvres. D' habitude, les gens faisant montre d'aussi peu de retenues dans les lieux publiques l'insupportaient. Mais Harry avait un rire particulier. Pas vulgaire, bruyant, juste… joyeux. C'était possible d'avoir un rire chaleureux ? il ne poussa pas plus loin ses réflexions et revint au brun.

« -t'es dur ! Ce n'est pas ma faute si je ne suis pas à l'aise en costume ! Et puis, il fait trop chaud pour ce genre de connerie !ha ! Je ne dis pas sa pour toi ! ajouta-t-il avec un regard d'excuse vers la tenue du blond !

Draco éluda la remarque d'un mouvement de la main.

-alors comme ça, tu travail en costume ? dit-il en haussant un sourcil interrogateur.

-Yep! Pour mon plus grand malheur, ma meilleure amie est persuadée que ça fait plus sérieux… grimaça-t-il.

-que viens-t-elle faire là ?

-en fait, il y'a quatre ans, j'ai ouvert une petite entreprise. Hermione est un peu mon bras droit ! D'ailleurs, elle est déjà sur-place. On espère bien décrocher un gros contrat !

-pour t'être déplacé jusqu'en Australie, le contrat doit être vraiment juteux.

-pas vraiment en fait ! Disons que j'ai des raisons… personnelles de vouloir implanter une filière là-bas…

-une filière ? Ce doit être une grande entreprise !

-c'est sûr que je n'ai pas eu à me plaindre de sa croissance, ces deux dernières années.

Ils discutèrent ainsi un bon moment, tellement pris dans leur conversation qu'ils en oublièrent de boire leur café. Draco appris beaucoup de choses sur Harry : que comme lui, il aimait la pluie et préférait l'automne. Qu'il adorait les pains aux raisins sans raisins, qu'il avait laissés sur le bord de sa sous-tasse, buvais du café par politesse mais préférais le chocolat chaud, savais piloter un hélico, et parler français, allemand et chinois.

Qu'il pouvait être aussi enfantin que mortellement sérieux, aussi fascinant à écouter qu'à regarder. Un appel au micro retentit alors, les priants d'embarquer. Et tandis que Draco promenait son regard sur la silhouette de son compatriote qui le devançais légèrement, plus particulièrement sur une zone à l'air particulièrement ferme et rebondie, il se dit qu'il pourrait peut-être profiter de cette semaine de congé pour prendre un peu de bon temps…

« Ah ! Les joies de la bisexualité ! pensa-t-il avant de rejoindre Harry de l'autre côté de la douane, un sourire séducteur aux lèvres »

« -et sinon, tu descends dans quel hôtel ?

-au "Oaks Goldsbrough Apartments Darling Harbour", "Donnant sur le port Darling Harbour, la résidence Oaks Goldsbrough vous propose des appartements élégants avec cuisine et blanchisserie. " ajouta le blond sur un ton de publicitaire. Et toi ?

-je serais au Maze Backpackers. C'est dans le centre-ville de Sydney, à 5minutes de la gare ! 15 nuits pour moins de 800 euros ! Il n'y a pas à dire, les auberges de jeunesse sont les meilleures !

Draco s'abstint de tout commentaire… à ses yeux, ce genre d'établissement n'était même pas une option…

Le blond étant en première classe économique et le brun en économique, ils ne voyagèrent pas ensemble. Le vol dura un peu plus de 22 heures. 22 heures durant lequel ils pensèrent l'un à l'autre…

Bon. N'exagérons rien :

10 heures, ou Draco dormis, 6 durant lequel il bossa sur ses dossiers, 3 durant lequel il lut et les 3heures restantes, il mangea et réfléchis à ce qu'il ferait une fois sur place. Il n'était sûr que de deux choses : il verrait Harry et irait à la plage. Qui sait, peut-être iraient-ils ensembles. Harry était surement sexy en maillot…

Harry, lui, dormis quasiment tout le trajet, ne daignant ouvrir ses yeux sur le monde que le temps de manger ou d'aller aux commodités.

Ils se retrouvèrent près des tapis roulants, afin de récupérer leurs bagages. En attendant leurs valises, ils échangèrent leurs coordonnées. Ils continuèrent à converser tout le temps que durèrent les formalités, et, si à Londres, le jeune aristocrate était resté somme toute assez réservé, depuis qu'ils étaient à Sydney, il se montrait plus charment encore…

Séducteur, aurais dit Harry s'il n'avait intercepté un regard brulant entre lui et une hôtesse de l'air. Bon sang ! C'était tellement cliché que ce n'en était même plus drôle!

Une fois dehors, Draco proposait au brun de le déposer à son hôtel quand son téléphone sonna. Harry s'éloigna un peu, décrochant à l'appel. Quelques secondes plus tard, il éloigna l'appareil de son oreille, un grimace sur le visage. Il était mignon…

Draco se repris soudainement, mortifié de la niaiserie de ses pensées…

Le temps de ses fustigeassions mentales, Harry avait fini son appel. Il lui dit que c'était la fameuse Hermione, et quelle l'attendais 200 mètres plus loin. Cette fois, c'est lui qui proposa au blond de le déposer. Mais celui-ci avait déjà loué une voiture qui devait sagement l'attendre dans le parking de l'aéroport.

Ils se séparèrent donc d'une poignée de main, peut-être un peu trop longue, surement pas assez…

alors? reviews? question? ... tomates?