Voilà la suite.
Bonne lecture !
Une légère brise glacée caressa sa joue. Au plus profond de ses pensées, il sa remémora le jour où ils s'étaient connus, il y a bien longtemps déjà.
Seeley Booth déambulait dans les couloirs du FBI comme à son habitude. Mais il était d'une humeur pour ainsi dire, massacrante. Son patron lui avait annoncé qu'il allait travailler en collaboration avec une certaine anthropologue. Il n'aimait pas bosser avec d'autres, il n'avait besoin de personne, c'était un excellent agent. Avec une fouine en plus ? Il en était hors de question. Lorsque le directeur lui a annoncé, il n'a pas caché son mécontentement mais cela n'eut aucun effet, il en était obligé, il n'avait définitivement pas le choix.
Il s'assit face à son bureau lorsque quelqu'un entra dans son bureau.
- Bonjour, je suis le docteur Tempérance Brennan, anthropologue judiciaire de renommée mondiale, je suis la meilleur dans mon domaine.
Il fut surprit. Pour qui se prenait-elle ? Elle avait l'air sûre d'elle voir prétentieuse. Il tendit à son tour la main pour serrer la sienne.
- Seeley Booth.
Il ne se donna guère la peine d'en dire plus.
- Nous allons travailler ensemble à présent.
- Vous êtes sérieuse là ?
- Oui, pourquoi ne le serai-je pas ?
Il roula des yeux. Super ! Il allait devoir travailler en collaboration avec une fouine qui ne se prenait pour rien, autant dire que pour l'instant il ne l'aimait pas trop, pas du tout même. Mais elle avait quelque chose, quelque chose qu'il ne saurait exprimer, quelque chose d'unique qui avait attiser sa curiosité. Ce n'était pas qu'elle était belle. Bien sûr elle l'était, magnifique même, c'était une des plus belle femme qu'il avait rencontré, mais ce n'était pas ça. Elle avait quelque chose, tout simplement.
Leur première enquête ensemble ne s'était pas très bien passée sur le plan relationnel. Ils avaient résolu l'affaire, mais difficilement. Ils n'avaient cessés de se titiller, tout était bon pour mettre l'autre hors de lui.
Booth ne supportait pas son manque d'empathie ni sa façon de tout rationaliser. Brennan ne supportait pas son manque d'intelligence face à elle.
Mais malgré tout, ils ne se connaissaient que depuis une journée, mais ils avaient déjà créer un lien. Un lien particulier et qui deviendrait puissant au fil du temps. Il lui avait même donné un surnom « Bones » en rapport avec sa passion pour son métier. Elle avait horreur de ce nom ridicule, elle lui avait répété de nombreuses fois, mais en vain. Il était têtu.
A la fin de l'affaire, ils étaient allés dîner dans un restaurant non loin de là nommé le Royal Diner. Même si Brennan était contre au début, Booth avait insisté.
- Comment pouvez-vous manger cette infâme nourriture ?
- Je peux vous posez la même question vous savez ?
- Ce n'est pas comparable, cette chose, dit-elle en désignant une frite du doigt, est dégoulinante d'huile et doit être extrêmement salée. Ma soupe est bien meilleur, ..
Et voilà qu'elle recommençait. Qu'est-ce que ça pouvait l'agacer. Il la coupa :
- Moi j'aime ça, alors j'en mange. C'est logique non ?
- Assez, oui. Mais votre corps lui ne risque pas d'aimer ça encore longtemps.
- Stop, je n'ai aucune envie de vous entendre discourir sur la nourriture que je dois manger Bones.
- Ne m'appelez pas Bones !
Il sourit. Il adorait lorsqu'elle prenait cette mine renfrognée et qu'elle lui disait cela.
- Pourquoi riez-vous ?
- Je ne ris pas, je souris.
- Pourquoi souriez-vous ?
- Pourquoi ne sourirai-je pas ?
- Parce qu'il n'y a rien d'amusant qui puisse vous faire sourire.
- Laissez tomber.
- Laisser tomber quoi ?
Elle prenait tout au pied de la lettre, ça avait le don de l'énerver. Il se contenta de lui lancer un regard lassé puis repiqua une frite dans son assiette.
La soirée se déroula dans la même ambiance.
Les enquêtes s'enchaînèrent, ils apprenaient à se connaître un peu plus à chaque fois. Prenant l'habitude de venir dîner au Royal Diner tous les soirs, en discutant généralement de l'enquête précédente, pour éviter tout conflits possibles. Aucuns des deux n'aimaient se confier.
Avec le temps Booth apprit de Brennan son enfance difficile ; ses deux parents qui l'ont abandonné, son frère qui est partit, son passage dans de nombreuses familles d'accueil pas toujours si accueillante. Brennan apprit de Booth son passé douloureux en tant que militaire. Il avait tué beaucoup de gens et le regrettait tous les jours. Cela l'empêcher parfois même de dormir la nuit.
Il prenait petit à petit confiance. Bien que Brennan n'aimait pas ce mot, pour elle la confiance et la croyance irrationnelle en quelque chose d'irréaliste.
Il avait comprit que c'était son mode de fonctionnement. Et même si il détestait ça, il l'acceptait. Il lui répétait souvent qu'il fallait qu'elle agisse avec son cœur, elle lui répondait alors que le cœur est un muscle qui assure la circulation du sang et qu'elle ne pouvait donc pas par conséquent agir avec. Elle ne comprenait pas non plus l'humour, mais essayait depuis qu'elle le connaissait.
Ils avaient, rien qu'en quelques semaines, déjà appris beaucoup de l'autre. Il devenait plus ou moins proche. Booth fut même surprit de se sentir jaloux lorsqu'un homme s'approchait d'elle un peu trop près. Il avait développé un caractère protecteur avec elle. Il ne savait pourquoi, c'était comme ça, c'est tout.
Ils avaient des sentiments confus. Cette façon de ne pas se supporter lorsqu'ils étaient ensemble mêlé à ce bien être intérieur. Et cet étrange manque lorsqu'ils étaient éloignés...
Booth sourit à ce souvenir. Ce tout premier souvenir qu'il n'oublierait jamais. Le jour de leur rencontre. Un jour de printemps. Marquant le début d'une nouvelle période, un nouveau commencement. Le temps s'était radoucit à l'extérieur, les arbres redevenaient progressivement verts. Le retour des animaux hibernants et des oiseaux migrateurs. Cette saison était la parfaite représentation de la rencontre entre Seeley Booth et Tempérance Brennan. Cela ne faisait que commencer à cette époque.
C'est vrai ils ne s'appréciaient pas beaucoup au début. Mais ça avait changé tellement vite. Cette rencontre, ils n'en avaient aucune idée, à bouleversée leur vie respective. Car l'un sans l'autre, tout aurait été totalement différent. L'un sans l'autre ils n'auraient pas connu, ils n'auraient pas vécu les mêmes sentiments, les mêmes émotions. Ce sentiment de parfaite sécurité, une confiance immuable, un bonheur profond. Parce que leur vie aurait été totalement différente l'un sans l'autre, qu'une existence sans vivacité, plate et monotone. Sans joie, sans désir, sans amour véritable.
Une boule se serra dans sa gorge. Il ne voulait pas croire qu'elle était partie, qu'elle n'était plus avec lui et qu'elle ne le serait plus jamais. Elle était devenue sa vie. Il aurait dû être à sa place, il aurait dû mourir et pas elle. Elle aurait su gérer sa mort, elle en était capable, elle se venter souvent de sa capacité à compartimenter. Mais il en était incapable. Pas sans elle. Pas sans sa « Bones ». Elle lui manquait déjà horriblement. Il ne parvenait qu'à ressentir qu'une peine atroce envahissante.
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