Auteur: Lady Ange Shadow
Disclaimer: petit pote Potter n'est pas à moi, pas plus que son monde et ses copains. Par contre, cette histoire l'est, tout comme les nouveaux personnages et lieux qui vous sont inconnus.
Note: trop fière de moi, je sais faire un "ç" en majuscule!
Note 2: c'est mon annif' dans 2 jours xDDDD
Note 3: MERCI À TOUS LES GENTILS (ET COMPRÉHENSIFS) LECTEURS QUI LAISSENT DES COMMENTAIRES! Ça me fait super plaisir! Z'vous z'aime! X3
Note 4: et un bisou spécial pour les lecteurs anonymes, un! x) (et aussi une petite pensée pour malfoy44 qui a paumé son mot de passe...)
Note 2: fic dédiée à Lady Shadow Cassandra ^ ^
Bonne lecture!
Green Eyes Demons
Princesse
Chapitre un :
Ç'aurait pu être un jour comme les autres, seulement voilà : ni Adrian, ni ses soeurs n'étaient à Poudlard en cette belle matinée du 12 janvier 2015, car un imbécile de demi-géant, couramment nommé Hagrid, avait tenté à nouveau l'une de ses manipulations inter-espèces malgré sa vue déclinante, et avait libéré sur l'école une armée de scroutts à pétards mutants, dotés d'une carapace plus résistante que du cuir de dragon à la magie, et pourvus d'un appétit gigantesque uniquement assouvi par leur régime anthropophage. En gros, il faudrait attendre mars (au moins !) pour une dé-scrouttarisation totale de l'établissement et de son parc (heureusement, ils avaient pu contenir les monstres derrière les barrières de Poudlard, et les bestioles n'avaient pu envahir les contrées alentour).
C'était le début de la matinée, il devait être environ neuf heures. Adrian lisait un pavé dans le salon, Jack dormait encore, et Lyca en mode « zombie » était présentement occupée à verser ses céréales dans sa tasse et son chocolat chaud dans son bol.
Une matinée parfaitement normale, somme toute, si ce n'était... ce bruit, à l'étage. Comme des pas, et des tiroirs qui s'ouvraient... hors, il était beaucoup trop tôt pour que Jack soit réveillée. Le temps que le frère et la soeur sortent de leurs mondes respectifs pour se rendre compte que quelque chose clochait, une dizaine de minutes s'étaient déjà écoulées.
-Lyca, ton chat doit encore faire des siennes...
-Canelle n'est pas encore capable d'ouvrir des tiroirs.
Silencieux, les deux adolescents se levèrent et montèrent à l'étage. Arrivés devant la pièce d'où provenaient les bruits, ils ouvrirent violement la porte, pour tomber nez-à-nez avec une personne qu'ils n'avaient plus vue depuis longtemps...
OoO
-Pa... pa ?
Arsenic Thanatos J'ai-un-nom-à-coucher-dehors, Prince de son état, couramment appellé Harry Potter dans la dimension humaine, se releva et fit face à ses enfants.
-Lyca. Adrian. C'est quoi ces têtes ? On croirait que vous vous attendiez à tomber sur un voleur... j'habite ici, non ?
Moment de flottement. Lyca n'arrive à articuler qu'une seule chose, face à la pagaille dans laquelle son père a mis la chambre qui lui est attribuée :
-Mais, qu'est-ce que tu fais ?
-Moi ? Je cherche ma chausette manquante, bien sûr.
Il désigne ses pieds, dont l'un est dénudé.
-Ici, complète Lyca, qu'est-ce que tu fais ici ?
-Comme je viens de le dire, c'est ma maison, non ? Et puis, Drago me fais chier avec Perseus, Astoria refuse de le garder en compagnie de Scorpius, arguant que ce n'est qu'un bâtard.
-Donc, tu reviens après huit ans d'absence parce que ton concubin veut que tu prennes tes responsabilités sur le bâtard que tu as engendré ? (1)(NdA: 'me suis laissée avoir après avoir lu trop de mpreg -' au fait c'est Drago qui l'a porté)
Harry fit un geste déinvolte de la main, comme si ce que venait de dire sa fille n'avait pas d'importance, et reprit :
-Tu vas être majeure dans pas longtemps, hm ? Et Jack aussi ? Je suis venu pour... préparer le cadeau que je vais t'offrir. Ça demande quelques jours de préparation... et puis, je dois avoir une petite discussion avec toi... tout comme nous allons devoir avoir une petite conversation entre hommes, Adrian.
-Tu te barres pendant plus de la moitié de ma vie et tu aimerais qu'on t'accueille comme une fleur ?
La voix de Lyca était calme, trop calme sans doute. La fureur défomait ses traits.
-Va te faire foutre.
Elle sortit de la chambre en claquant la porte derrière elle.
-Les filles, toujours à se plaindre... soupira Harry.
Il regarda son fils dans les yeux et, après huit ans qu'ils ne s'étaient plus parlés, il lui demanda :
-Alors, tu as une petite copine ?
OoO
Oh le salaud ! Jamais, jamais elle ne le laisserait faire !
Il lui avait avoué le lien qui existait entre eux, avant même qu'ils ne se rencontrent, et elle aurait dû le laisser gentiment retisser ce lien entre lui et Jack ? (2)
Qu'il aille au Diable ! Se faire foutre ! Euh, qu'il aille faire abstinence au Paradis ! Salopard !
Déjà qu'elle devait le supporter, chaque année pour une réunion annuelle au Palais, et voilà qu'elle lisait cette infâme pensée dans son esprit ?
Non, elle préférait encore tuer sa fille de sa main plutôt qu'elle ne subisse ce à quoi avait penser son père...
OoO
-Jack... Jack, ma douce Jack, il est l'heure pour toi de te lever...
La brune se releva lentement, l'esprit encore embrumé par son voyage dans les limbes du sommeil. Une voix d'homme. Une chaude voix d'homme, profonde, et puissante.
Elle se mit sur son séant et contempla l'homme qui s'était assis sur son lit, elle le reconnut de suite malgré la pénombre de la pièce.
-Papa.
-Content de voir que tu me reconnais, Jack. Tu as bien grandis. Tu es devenue une femme. La dernière fois que je t'ai vue, tu étais encore une fille.
-Papa, mon petit Papa... quelle est la raison de ta présence dans cette maison ? En avais-tu assez de voir grandir les bâtards que tu as engendré pour constater à quel point tes enfants légitimes ont grandi ? Ou peut-être fuis-tu leurs mères en colère ? Qui sait, mon petit Papa ? Ou alors tu prends du repos avant de repartir séduire d'autres conquêtes ?
-Toujours aussi charmante, ma petite Jack, avec ton venin et ton fiel... prends garde, ou ton petit Papa se verra contraint de te donner la fessée.
Ils restèrent un moment silencieux, puis la brune reprit la parole :
-Alors Papa ? Pour qui es-tu là ? Pour moi, ta petite Jack ? Ou pour la douce et fade Lyca ? Peut-être pour le misanthrope Adrian ? Ou, mieux, pour le violent Julius, mon seul vrai frère ?
-Je suis ici pour vous tous, Jack. Dans sept jours, tu seras majeure... il serait inconvénant que je n'assiste pas à cet événement, n'est-ce pas ?
-N'as-tu pas une femme, ou un homme, à retrouver ? Mon anniversaire ne devrait pas être si important pour toi que ça, après tout, combien en as-tu fêté ?
Arsenic haussa les épaules, et répliqua :
-Je suis jeune, ma toute belle, je n'ai pas 35 ans. Je profite simplement de la vie, telle qu'on me l'offre. De plus, j'ai crû comprendre que tu suivais mes pas, ma jolie, combien d'hommes as-tu déjà mis dans ton lit ? Les rumeurs sont parvenues à mes oreilles... d'aucuns disent que Jack Potter, la plus belle des Serpentardes, aurait mis à ses pieds presque toute la gent masculine de Poudlard, y compris ses professeurs... On affirme même qu'elle s'en sort dans toutes les matières alors qu'elle n'ouvre jamais un livre... et que même le plus revêche et le plus ronchon des professeurs sourit comme un bienheureux à sa venue...
-C'est sûr, je suis tes traces, persifla Jack. Mais que dire alors Perseus Malefoy, le légendaire fils de Drago Malefoy aux yeux vert émeraude, se balade à Poudlard pour faire sa cinquième année ? Que dire lorsque l'on sait que Harry Weasley, le rouquin de père inconnu, y fait sa troisième année ? Attention, Poudlard n'a qu'à bien se tenir : la progéniture d'Harry Potter l'envahit, et ça ne fait encore que commençer ! Après tout, il reste encore James Weasley, la fille Zabini lorsqu'elle aura l'âge, les ai-je tous cité ?
-Non. Tu as oublié quelques autres enfants de moins de onze ans, comme ceux de Romilda Vane, de Susan Bones ou de Rafael Lanvin.
-Tu es immonde.
-Mais toi aussi, ma toute belle, mais toi aussi...
Ils se jaugèrent du regard, ils étaient pareils, tous les deux. À se jouer de leur monde.
-Laisse-moi maintenant, mon petit Papa. Je vais m'habiller.
Il eut une étincelle dans le regard, dont elle ne comprit pas la signification, mais au bout de quelques instants de flottement, il se leva et sortit de la chambre.
OoO
Bon, ce ne devait être la mort que de les revoir... elle les avait abandonnée il y avait plus de dix ans de cela. Mais pouvait-on lui en vouloir ?
Arsenic le lui avait dit : à partir du moment où un enfant-démon naissait de leurs ébats, elle était libre de partir ou de rester, de s'occuper de leurs enfants ou de fonder une autre famille ailleurs...
Au début, elle était restée à sa demande. Il l'avait prévenue qu'il ne s'occuperait que de l'enfant-démon, sa jumelle lui importait peu. Et puis, Adrian était arrivé...
Mais elle était tombée amoureuse. Pouvait-on lui en vouloir ? Alors elle était partie, elle était retournée dans son pays natal, la France, et avait épousé cet homme. Elle avait eu des enfants avec lui. Et maintenant, après presque quinze ans d'absence, elle revenait dans ce pays où se trouvaient les premiers-nés de sa chair...
Elle avait prévenu son mari actuel juste avant leur union devant les hommes (car cette union était caduque devant les démons et les anges, pour tous elle était la Première Épouse, la Grande Épouse du 666ième Prince des Incubes et des Succubes) que c'était son second mariage, et qu'elle avait trois autres enfants qui vivaient au-delà de la Manche. Il l'avait accepté, et aujourd'hui... aujourd'hui elle se retrouvait de nouveau en Albion, pour retrouver ces enfants qu'elle avait abandonné, accompagné de l'aîné de ses enfants avec David.
Ils parcouraient la ville, bientôt elle retrouverai la maison, cette maison où elle s'était occupée des enfants, cette maison où elle avait joué le rôle de Madame Potter. Elle n'avait plus de nouvelles depuis près de quinze ans, et réciproquement. Elle s'attendait à ce qu'Arsenic en ait épousée un(e) autre, mais non ! À la dernière réunion, elle avait vu l'intérêt qu'il portait à la jumelle humaine... il était hors de question qu'elle le laisse faire.
Son fils Tom sur les talons, elle essayait désespérément de remettre la main sur cette fichue maison...
OoO
Depuis que toute la fratrie était au courant du retour de leur père, Lyca boudait dans sa chambre, Adrian s'était replongé dans un bouquin et Jack avait décommandé tous ses rendez-vous pour la journée.
À deux heures de l'après-midi, Arsenic rassembla ses enfants dans le salon. Et il leur raconta une histoire. Son histoire.
Si au début ses enfants étaient plus occupés à se chicaner entre-eux (Jack lançait des piques à sa jumelle, qui répondait avec hargne, et Adrian faisait de son mieux pour défendre Lyca et essayer de les calmer mais n'obtenait aucuns résultats probants) à la fin ils restèrent interdits quand il se transforma devant eux.
-Alors... si j'ai bien compris, l'une de nous deux est aussi un... démon, comme toi ? demanda Jack.
-Une Succube, précisa Arsenic. Mais oui, l'une de vous est destinée à prendre ma relève.
Un silence quelque peu tendu s'installa. Les deux soeurs se jaugeaient du regard, mais aucune des deux ne doutait que Jack était la digne successeuse (3) de son père. Elle eut un sourire vainqueur, et quitta la pièce pour regagner sa chambre. Lyca la suivit peu après, traînant des pieds.
-Reste ici encore un peu, Adrian, intima Arsenic en reprenant forme humaine alors que son fils se levait à son tour.
-Pourquoi m'avoir fait assister à cette conversation, Père ?
-... il est temps que tu comprennes pourquoi Lyca te fuit, pourquoi Jack t'observe, semblant attendre quelque chose... tu dois savoir que...
Arsenic fut interrompu dans ses explications par de violents coups frappés à la porte. Il eut un sourire désabusé.
-Je ne pensais pas qu'elle serait là si tôt... va ouvrir, Adrian.
L'adolescent courut jusqu'à la porte. Lorsqu'il l'ouvrit, trois personnes se trouvaient sur le seuil, qu'il n'avait jamais vues.
-Vous désirez ?
Il entendit un bruit de pas derrière lui, et son père salua les personnes :
-Ça faisait longtemps. Aube, Cass...
La femme blonde ne lui laissait pas le temps de continuer et s'élança sur lui, écartant Adrian pour passer :
-CONNARD ! JE TE DÉTESTE, JE TE HAÏS !
Elle continua à l'insulter en frappant son torse de coups de poing au bout d'un moment il lui saisit les mains et l'embrassa de force, se moquant qu'elle essaye de le mordre, jusqu'à ce qu'elle arrête de se débattre.
-Cela faisait longtemps, ma mie... ricana-t-il.
-Connard, grommela-t-elle encore une fois. Lâche-moi !
Il l'ignora et l'enlaça, l'empêchant de fuir son étreinte. Il se tourna vers son fils et les jumelles qui venaient d'arriver, suite au vacarme :
-Jack, Lyca, Adrian. Je vous présente votre mère, ma femme, Cassandra.
(1) ...ton concubin veut que tu prennes tes responsabilités sur le bâtard que tu as engendré: 'me suis laissée avoir après avoir lu trop de mpreg -' au fait c'est Drago qui a porté Perseus, et il a été conçu lors de la naissance de Jack et Lyca
(2) ...le lien qui existait entre eux, avant même qu'ils ne se rencontrent, et elle aurait dû le laisser gentiment retisser ce lien entre lui et Jack : Cassandra parle de son lien de parenté avec Arsenic et de l'inceste entre eux
(3) successeuse : j'ai un doute, est-ce que le mot existe? Oo
A propos de ce chapitre... je trouve la scène entre Arsenic et Jack passablement bizarre voire malsaine à chaque fois que je la lis, pas vous?
