Salut ! Alors déjà merci pour vos reviews, 4 en 2 jours, pour un premier chapitre, je ne m'y attendais vraiment pas. Je vais juste répondre aux reviews anonymes :
Nana : premier reviewer, merci beaucoup ! Je comprends très bien ce que tu veux dire, mais je te rappelle qu'Elena n'est pas allée se jeter dans les bras de Damon, elle est juste allée voir un ami. J'espère que la Elena de ce chapitre te plaira plus. Quant au passé de Stefan, même si Elena a compris pourquoi il avait fait cela, ça l'a quand même choquée : le fait d'apprendre que Damon a promis une éternité de souffrance à son frère par vengeance justifie son comportement, et elle a désormais un tout autre point de vue sur lui. Bien sûr, cela n'efface pas tous les crimes qu'il a commis, mais Stefan en est en partie responsable.
Rebecca Alledra : merci beaucoup, ça m'encourage =) j'espère que je ne te décevrai pas – à vrai dire, je n'ai rien planifié quant à la suite de l'intrigue, ça va vraiment venir au fil de la plume...
Zod'a : merci de me laisser une chance, je vais essayer de te garder jusqu'au bout ^^
Il n'y a encore pas énormément d'action de type vampirique/sordide/katherinesque dans ce chapitre, mais ne vous en faites pas, je vais vite mettre quelque chose en place pour rejoindre le style de la série.
Bonne lecture !
Chapitre II – A consommer avec modération
POV Elena
« Mais qu'est-ce que je fais ici ? »
Je regardai ma montre. Deux heures et demie du matin. Je me redressai sur fauteuil dans lequel je m'étais assoupie. J'étais chez Stefan. Mais qu'est-ce que je foutais ici ?
En face de moi, Damon dormait sur le canapé. Une écœurante odeur de whisky flottait dans l'air. Ah, c'était pour ça que ma tête tournait autant... Je me levai aussi silencieusement que possible. Il fallait que je m'en aille avant que le vampire ne se réveille. Et ce n'était pas une mince affaire. Premièrement, parce qu'il avait une ouïe surdéveloppée, et ensuite parce que le parquet était lambrissé de vieilles lattes qui craquaient au moindre pas. Précautionneusement, je m'éloignai à pas furtifs. Arrivée dans le hall d'entrée, je pus enfin souffler. Un peu trop fort, d'ailleurs.
- Tu bois une demi-bouteille de mon meilleur bourbon, et tu pars sans dire au revoir ? Ce n'est pas très poli, ça...
Je me retournai brusquement, pour trouver Damon à tout juste deux mètres en face de moi. Sans trop savoir pourquoi, la peur me broyait l'estomac, comme si j'étais une prisonnière surprise en plein tentative d'évasion.
Ces dernières semaines, Damon et moi nous étions rapprochés, et je pouvais désormais l'appeler « ami ». Mais le vampire n'était pas un ami comme les autres... J'avais encore à ce jour du mal à lui faire pleinement confiance, et je devais bien avouer que ses perpétuels sarcasmes me tapaient parfois un peu sur les nerfs. Enfin, je m'efforçais jour après jour de prendre sur moi et de tolérer son humour un peu particulier. Depuis le jour où je l'avais rencontré, quelques mois auparavant, Damon avait évolué de façon remarquable, passant du sadique assoiffé de sang et manipulateur à un quasi-humain...manipulateur. Enfin, c'était mieux que rien.
J'ignorai sa remarque, et lui demandai d'une voix fatiguée, évitant délibérément de prononcer le prénom de mon désormais ex-petit-ami :
- Il est rentré ?
Il me dévisagea un bref instant, avant de répondre, un sourire ironique au coin des lèvres :
- Non, Stefan n'est pas rentré cette nuit. Il est sans doute quelque part en train de pleurnicher sur sa stupidité, de se maudire en disant qu'il mériterait de mourir, bla, bla, bla... Ça lui passera.
Il haussa les épaules, l'air complètement indifférent.
Je réalisais peu à peu que je n'avais absolument aucun souvenir de la soirée que j'avais passée ici avec Damon. A vrai dire, je ne me rappelais même pas être venue ici. C'était sans doute une conséquence du choc que j'avais eu, j'allais vite retrouver la mémoire...non ?
Je devais avoir l'air particulièrement songeur car Damon s'enquit :
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Heu... qu'est-ce que... comment... qu'est-ce que je fous ici ? parvins-je enfin à formuler, d'un ton plus sec que je ne l'aurais voulu.
Le visage du vampire se peignit d'incompréhension, et je crus voir passer une lueur malicieuse dans ses prunelles claires.
- A quoi est-ce que tu joues, Elena ?
- Pardon ? m'exclamai-je en fronçant les sourcils.
- Attends... ne me dis pas que tu ne te souviens de rien ! s'écria-t-il, les sourcils discrètement froncés.
- Bah... non, je ne me rappelle pas comment je suis arrivée ici.
Il se matérialisa brusquement très, très près de moi. Il pencha un peu trop son visage vers moi, pour dire dans un souffle :
- Tu essaies de me faire croire que tu as tout, tout oublié ?
Je me figeai et retins ma respiration. Qu'est-ce qu'il sous-entendait ? Qu'est-ce qu'il s'était passé, à peine quelques heures plus tôt ?
Je hochai imperceptiblement la tête en guise d'acquiescement, et il en profita pour se pencher encore un peu plus vers moi, à tel point que je pouvais sentir son souffle chaud me caresser la peau. Un rire inaudible s'échappa de ses lèvres, et il murmura :
- Je peux te rendre la mémoire, si tu y tiens...
Je le repoussai violemment, les deux mains sur son torse – ou plutôt essayai. Comment voulez-vous repousser un vampire, qui a au moins cent fois votre force physique ? Il ne bougea donc pas d'un iota, et m'adressa un sourire moqueur, alors que je reculai de quelques pas. La situation prenait une tournure qui ne me plaisait pas. Pas du tout.
- Je ne sais pas à quoi toi tu joues, Damon, mais ça ne m'amuse pas.
Son visage se ferma ostensiblement, et il rétorqua :
- Ne me prends pas pour un imbécile, Elena. Tu veux peut-être te voiler la face, mais ce n'est pas mon cas. Bon sang, tu n'es plus une adolescente !
J'écarquillai les yeux, offusquée. Il ne me croyait vraiment pas !
- On est amis, Damon, tu peux quand même me faire confiance ! Je te dis que je ne me souviens de rien ! Maintenant je veux juste que tu m'expliques ce qu'il s'est passé hier soir, pour que je puisse enfin rentrer chez moi.
- Ça n'a pas d'importance, si tu l'as oublié, lâcha-t-il d'un ton glacial.
Surprise de son brusque changement de comportement, j'adoptai un ton doux pour dire :
- Pour moi, ça a de l'importance...
Il me fixa un instant qui prit des airs d'éternité, puis murmura :
- Je vais te raccompagner chez toi.
Je savais qu'il était inutile d'insister davantage. Pour l'instant du moins. Je soupirai silencieusement, et un bon quart d'heure plus tard, j'étais sur le pas de ma porte.
Je sortis de la voiture, et avant de claquer la portière, je lui dis :
- Est-ce que... est-ce qu'il s'est passé...ce que je crois ?
Damon me regarda quelques secondes, silencieux, avant de lâcher :
- Tu crois ce que tu veux, Elena. De toute façon, tu n'écoutes jamais que toi-même.
Il braqua ensuite son regard droit devant lui, et je compris que c'était le signal du départ. Je fermai la portière et rentrai chez moi.
Impossible de dormir. J'avais bien trop mal à la tête (je préférais ne pas imaginer combien de verres d'alcool j'avais consommés) et, surtout, les événements de la soirée me perturbaient. Une indicible angoisse me nouait l'estomac. J'avais embrassé Damon. J'en étais sûre et certaine. Sinon, il n'aurait pas réagi ainsi aujourd'hui. J'avais vainement essayé de repousser cette possibilité, mais le comportement du vampire était une preuve écrasante de ma culpabilité. J'avais trahi Stefan, à mon tour. Oh, bien sûr, nous n'étions plus ensemble à proprement parler, mais quand même... Cela méritait d'ailleurs réflexion. Je ne pouvais juste pas renoncer à Stefan comme ça.
Quelque chose me troublait. La certitude que Stefan ne m'aurait jamais trahie. Qu'il ne m'aurait jamais frappée. Cela ne lui ressemblait pas. Bien sûr, le sang humain avait très bien pu causer cette attitude violente. Mais une part de moi était persuadée – ou en tout cas voulait l'être – qu'autre chose était à l'origine d'un tel revirement d'attitude.
Je m'endormis malgré moi, d'un sommeil mouvementé.
Cher journal,
Je me souviens enfin. Après ce qu'il s'est passé avec Stefan, je suis allée chez Damon. C'est un ami que je suis venue chercher. Tout simplement parce que je ne voulais pas tirer un trait sur notre histoire, et que Damon reste celui qui ressemble le plus à Stefan. Et en même temps, j'avais besoin de trouver l'opposé exact de Stefan, pour me détacher de cette image qu'il m'a donnée de lui. Comme si... comme si Damon pouvait rétablir l'équilibre : il y avait Stefan d'un côté, lui de l'autre, et moi au milieu. Sauf que cette situation ressemble un peu trop à un triangle amoureux à mon goût. Enfin, de toute façon, je ne suis pas amoureuse de Damon, et je continuerai à rejeter ses avances. Quant à Stefan... je vais discuter franchement avec lui. Je suis sûre qu'il y a une explication rationnelle à tout cela. Il ne peut en être autrement.
Et en ce qui concerne les événements d'hier... je mets cela sur le compte de l'alcool. D'ailleurs, je ne me rappelle rien à part les différents verres de whisky. Ça veut dire que je n'étais pas consciente de mes actes, non ?
Je fermai brusquement mon journal et le fourrai dans un tiroir de mon bureau en entendant Jérémy avancer vers ma chambre.
Il frappa à la porte.
- Elena ? Je peux entrer ?
- Mmm mm...
Il poussa doucement le battant de la porte.
- Je voulais juste te prévenir que t'allais passer un sale quart d'heure... Jenna a remarqué que t'avais découché... on peut pas dire que ça l'enchante. Bonne chance !
Il m'offrit un sourire chaleureux avant de refermer la porte.
« Manquait plus que ça... » songeai-je en soupirant bruyamment. Il était temps pour moi de disparaître.
Lorsque j'arrivai à notre point de rendez-vous (un petit café dans une ruelle de Mystic Falls), Stefan était déjà assis, à m'attendre. Je ne parvins pas à lui sourire et pris place à mon tour. L'appeler avait été très difficile pour moi. Au téléphone, il avait semblé reconnaissant.
- Avant que tu me dises ce que tu as à me dire, je voulais juste de présenter mes excuses pour ce qu'il s'est passé hier... je ne sais pas ce qui m'a pris...je ne me rendais pas compte de ce que je faisais... le sang m'avait complètement tourné la tête... si tu savais ce que je m'en veux...
A ma grande surprise, des larmes vinrent perler aux yeux du vampire, qui maîtrisait difficilement les tremblements de sa voix. Il était sincère. Et moi j'étais une idiote.
- Je... je ne peux pas oublier ce que tu as fait, Stefan...
Son visage s'empreignit de douleur.
- Mais je suis prête à te laisser une deuxième chance. Je... j'avais promis que je t'aiderais à te sortir de ton...addiction au sang humain. Je ne veux pas y faillir.
Je ne mentais pas, mais je voulais d'autant plus l'aider que je me sentais coupable d'avoir embrassé Damon. J'essayais ainsi d'avoir meilleure conscience. Et je sentais que c'était la chose à faire. Car je ne pouvais pas douter de mon amour pour Stefan. Il avait absolument toutes les qualités que je cherchais : humour, galanterie, générosité, et un désir de me protéger supérieur à toutes mes attentes. Jamais il ne m'avait voulu du mal. De même que je n'avais pas été consciente lorsque j'avais embrassé Damon, Stefan n'avait pas été totalement lucide quand il m'avait frappée. On était quitte. Mais alors il fallait que je lui dise la vérité...
Un sourire illuminait à présent son visage, et, voyant qu'il allait parler, je le coupai net :
- Mais il faut que je t'avoue quelque chose.
- Je peux tout entendre, m'affirma-t-il.
« S'il savait... » pensai-je, le cœur serré.
- Hier soir, après notre... dispute, je suis...je suis allée voir Damon.
Je restai silencieuse un bref instant, et Stefan crut que j'avais fini.
- Je ne t'en veux pas. Je t'avouerais que cela m'étonne que tu aies choisi Damon plutôt que Bonnie, mais je ne peux pas te juger pour cela.
- Attends, je n'ai pas fini.
Ses yeux sombres devinrent brusquement inquiets. Il voyait très bien où je voulais en venir.
- Je ne me souviens pas... j'avais...j'avais bu... pour oublier, tu comprends ? J'ai... je crois que je... qu'on s'est embrassé.
Les larmes coulaient déjà sur mes joues, irrépressibles, inexorablement. Je les essuyai au fur et à mesure, mais maintenant que les vannes étaient ouvertes, impossible de les refermer.
- Je m'en veux tellement, Stefan... sanglotai-je.
J'avais l'impression d'avoir plus pleuré en deux jours que ces deux derniers mois. Si Stefan ne semblait pas enchanté de ma révélation, mes larmes le touchèrent. Il me caressa le visage d'une main, et esquissa un sourire rassurant.
- Comment pourrais-je t'en vouloir ? Tu as voulu te venger, et c'est tout à fait normal. Je te jure de tout faire pour que tout revienne à la normale.
Je lui adressai un sourire baigné de larmes, et avançai vers lui alors qu'il se penchait vers moi pour m'embrasser. Nos lèvres se trouvèrent.
POV Damon
Ma foi, je ne suis pas mécontent de moi. Pas du tout, même.
Je suis tiré de mes pensées par le bruit de la porte d'entrée, ouverte sans ménagement. Je grimace ; je déteste les gens qui font passer toutes leurs émotions dans de pauvres portes. Les claquer ne règle rien, et ça crève les tympans, surtout quand on a une ouïe aussi développée que la mienne.
Je ne prends pas la peine de me lever, pendant que Stefan traverse le salon et se campe devant mon fauteuil.
Je lui lance une petite boutade :
- Frérot, il faudrait que tu songes sérieusement à aller chez le coiffeur. Sinon, dans une semaine, tu ressembles à Elvis.
- T'es content de toi, hein ?
- Mmm... je dois dire que je suis assez drôle, c'est vrai...
- Damon, tu sais très bien de quoi je parle, répond-il en tentant de maîtriser sa colère.
Je hausse les épaules. Il m'agace, à tourner autour du pot. Pourquoi est-ce qu'il ne me dit pas directement ce qu'il veut ?
- Vas-y, raconte-moi ce que tu as sur le cœur, je t'écoute, dis-je en croisant les bras.
- Tu as profité de la faiblesse d'Elena... tu es ...lâche et abject.
- Ah, c'est donc ça le problème ?
Je me lève et marche tranquillement, mon verre de whisky à la main.
- Mmmoui, c'est vrai que tu l'as plutôt mise dans de bonnes dispositions pour...
Je suis interrompu par un bras qui me bloque le cou contre le mur. T-t-t... il se croit vraiment assez fort pour me battre?
J'éloigne son bras d'une pichenette.
- Mec, c'est à toi que tu dois t'en prendre. Tu l'as quand même frapp...
- Je sais ce que j'ai fait, me coupe-t-il dans un grondement.
Je hausse les épaules.
- Allez, un bouquet de fleurs et tout rentrera dans l'ordre. Je tiendrai la chandelle, si tu veux...
- Pourquoi est-ce que tu l'as embrassée ?
- Aaah, elle t'a tout raconté en détail, en plus ? Ça me gêne un peu que la fin ne soit pas restée plus secrète mais...
- QUELLE FIN ?
- Ah, apparemment la fin est bien restée secrète.
Il pousse un hurlement en me sautant à nouveau au cou.
- Tu m'ennuies.
J'arrache un pied de la chaise à côté de moi et le lui plante dans la jambe. Il me lâche immédiatement. Je préfère ça.
- T'en fais donc pas autant... maintenant qu'elle a satisfait ses pulsions avec moi, tout ira mieux dans ton couple. J'ai cru comprendre que ça manquait un peu de sex...
- TAIS-TOI !
- Ah, sujet tabou à ce que je vois. C'est bien ce que je pensais. Si tu veux, je te donnerai quelques conseils. Je te dois bien ça, en tant que frèr...
- Je t'ai dit de te la FERMER !
Cette manie de me couper la parole devient vraiment lassante.
- Non, tu m'as dit de me taire, ce qui est nettement plus poli. Pas étonnant que les filles te quittent toutes, tu es d'une vulgarité innommable.
Il respire bruyamment, tentant en vain d'apaiser sa respiration. Si j'avais su qu'il serait aussi divertissant à regarder, j'aurais apporté du pop-corn.
- Bon, c'est pas tout, mais j'ai une lessive à faire. Des draps à laver...
Cette fois-ci, je n'arrive pas à esquiver le coup de poing qui m'arrive en plein dans le nez. Ouch. Il s'en est fallu de peu qu'il me le casse.
Brusquement refroidi, c'est d'un ton glacial que je persifle :
- Je vais reformuler, puisque tu n'as visiblement pas compris : si tu ne déguerpis pas dans le millième de seconde qui suit, je t'arrache la tête et je draine Elena de tout son sang. Pigé ?
- N'essaie même pas de l'approcher, articule-t-il en me lançant un regard froid.
- C'est une menace ?
- Un avertissement.
- Une invitation, je rectifie.
Je lui lance un sourire enjoué, et utilise ma super-powerful-vitesse-vampirique pour disparaître de sa vue.
POV Elena
- Il est parti, on peut parler tranquillement, me dit Stefan.
Je lui souris, et ôtai mon manteau. Il le saisit galamment et le posa délicatement sur le dossier d'une chaise.
- J'ai parlé à Damon, m'expliqua-t-il. Il a dû te faire boire beaucoup d'alcool, pour te contraindre à ...faire tout ce que vous avez fait, poursuivit-il d'un ton affreusement embarrassé.
- Qu'est-ce qu'il t'a raconté exactement ? m'enquis-je, espérant savoir enfin précisément ce que j'avais fait avec lui.
Il se méprit sur le sens de ma question, et, y lisant de la crainte, répondit :
- Tout.
Son visage était fermé, et je voyais qu'il prenait sur lui.
- Tu ne veux pas me raconter ?
- Elena, je crois que tu sais mieux que moi ce que « tout » veut dire, en ce qui vous concerne !
Déconcertée, je lui lançai un regard perdu, et il se calma.
- Excuse-moi... je ne te juge pas...
Puis, estimant que les mots n'avaient pas assez de valeur, il m'embrassa. Je répondis tendrement à son baiser, désireuse d'éloigner toutes les pensées parasites de mon esprit. Je sentais son bras serrer ma taille contre lui, son autre main tenir ma nuque, tandis que je passais les miennes dans ses cheveux. Son baiser se fit plus intense, et il y mit une fougue à laquelle il ne m'avait pas habituée avant. Je me laissai volontiers faire, et son étreinte devint plus passionnée, plus ardente, alors qu'il passait sa main sous mon chemisier.
Ce n'était pas le genre de relation que j'avais avec lui. Stefan avait toujours peur de n'être pas capable de se retenir de me mordre, aussi arrêtions-nous toujours nos élans avant qu'ils n'aillent trop loin. Mais s'il était prêt à prendre le risque ce jour-là, je n'allais certainement pas l'en empêcher.
Nos langues se rencontrèrent, et il commença à déboutonner mon chemisier.
- Oh, pitié, je vais vomir...
Damon.
POV Damon
Elena rougit jusqu'aux oreilles et reboutonne fébrilement son chemisier, avant d'arranger ses cheveux comme elle peut. Elle est tellement sexy quand elle rougit... Pour m'amuser, je lui lance un sourire ironique qui ne fait qu'accentuer sa gêne.
Je reporte ensuite mon attention sur mon frère.
- Je vois que tu as suivi mes conseils...Mais tu manques cruellement de tact. Et d'expérience, btw. Tu veux que je te montre ?
Comme s'il pense vraiment que je vais le faire, il s'interpose entre Elena et moi. Je laisse s'échapper un éclat de rire de ma gorge, et il me demande :
- Qu'est-ce que tu veux, Damon ?
- Depuis quand est-ce que je dois me justifier de marcher dans mon salon ? Il y a des chambres pour faire ce que vous faisiez... Enfin, c'est vrai que les canapés sont aussi très confortables, hein Elena ?
Je la fixe, et elle détourne le regard. Je m'amuse comme un petit fou.
- Je croyais que tu avais des draps à laver, Damon ? rétorque Stefan.
Oups. Grillé.
POV Elena
Je lui collai une gifle sonore. Je me fis sans doute plus mal qu'à lui, mais au moins le message passa. Je n'en revenais pas : il nous avait fait croire que j'avais couché avec lui, alors que je m'étais juste endormie au bout de quelques verres d'alcool ?
Un poids énorme venait de libérer mon cœur. Ma dignité était intacte.
- Tu n'as aucun sens de l'humour, Elena.
- Tu n'as aucun sens de l'amitié, Damon.
Sur ces mots, je m'en allai en claquant la porte.
Et voilà pour ce second chapitre =) Merci de laisser une petite review, même si vous n'avez pas aimé ; ça me permettra de m'améliorer, c'est aussi à ça que ça sert !
Je rappelle que les reviews anonymes sont autorisées, donc même si vous n'avez pas de compte, vous pouvez laisser un message.
J'essayerai de poster le prochain chapitre très prochainement, et de me mettre sérieusement à la traduction.
