Bonjour :)

Ok. Je ne sais pas quoi dire. Je ne m'attendais pas à autant de reviews pour un premier chapitre (sérieusement, 15 ?), ni à autant de follows, donc je vous remercie énormément pour l'excellente réponse que j'ai reçue ! Wow. Vous êtes géniaux ;) J'espère ne pas vous décevoir avec la suite, donc.

Certaines personnes ont noté la ressemblance avec Queer As Folk, et il est vrai que je me suis inspirée de l'ambiance de la série. Rassurez-vous, Kurt, Sebastian et Blaine ne seront pas un remake de Brian, Michael et Justin, ça ne serait pas intéressant sinon ;)

Je me rendu compte que c'était idiot de donner les infos de la chanson du chapitre à la fin si vous êtes censé l'écouter en même temps alors...
Just One Last Time - David Guetta ft. Taped Rai.

Bonne lecture :)


Chapitre 2
Just One Last Time

« There comes a time for us to part,
Then right back to the start.
And I know what I'm supposed to do
To get myself away from you
Oh you drain my soul and
[…]
This is the end, Sasha
But I can't move away from you »


Un léger coup sur la porte de son bureau fit lever les yeux de Blaine, l'arrachant à sa lecture minutieuse du dossier sur lequel il devait travailler aujourd'hui. Tina, son assistante, ouvrit la porte et entra, portant dans ses bras deux lourdes pochettes bien trop petites pour le nombre de papiers qu'elles contenaient.

– Bonjour, Blaine ! Désolée, je suis arrivée un peu juste aujourd'hui, mais mes nausées matinales ont repris, salua Tina avec un sourire d'excuse, posant aussi doucement que possible les deux énormes dossiers sur le bureau en chêne.

– Salut, Tina. Ne t'inquiète pas pour ça, je n'étais pas vraiment en avance non plus, répondit Blaine avec un sourire, se levant pour embrasser sa meilleure amie sur la joue. Comment vas-tu, mis à part tes nausées ?

– Ça va, ça va… Un peu fatiguée, mais ça va. Entre le boulot, le bébé, et Mike qui ne sait pas s'occuper de lui tout seul, je ne sais pas combien de temps je vais tenir ! rit-elle.

– N'en fais pas trop, hein. Je ne voudrais pas finir par être une des causes de ta mort !

Blaine rigola avec elle et tapota son épaule amicalement avant de se rasseoir et de mettre ses lunettes sur ses yeux pour se replonger dans son dossier.

– Oh non, non, non, Blaine Anderson, s'écria Tina en refermant d'un coup sec le classeur. Il est hors de question que tu évites l'interrogatoire que tu me dois en travaillant. Il est à peine neuf heures !

Blaine leva les yeux vers elle et haussa les sourcils, se demandant de quoi elle parlait. Tina s'assit sur la chaise en face de lui, caressant distraitement d'une main son ventre encore plat, et arracha les dossiers des mains de Blaine, les mettant hors de portée.

– Tu me dois un compte rendu détaillé de ton week-end. Est-ce que tu as suivi mon conseil ? Tu es allé t'amuser ? demanda-t-elle avec un doux sourire.

Oh. Ça.

Blaine allait sûrement devoir censurer une partie de son compte rendu, si elle voulait tout savoir dans les moindres détails. Pas sûr que Tina, bien qu'elle soit sa meilleure amie et qu'ils partagent tout ou presque, voulait entendre les détails sur ce qui s'était passé dans le lit de Blaine.

– Oui, oui, j'ai suivi ton conseil, Tina.

– Alors ? l'interrompit-elle d'une voix excitée. C'était comment ?

– C'était sympa. Je suis allé au Satellite, c'est, genre, l'un des bars gays les plus branchés de la ville. J'ai pas mal bu donc je ne me souviens pas de tout mais…

Ainsi, Blaine raconta à Tina sa rencontre avec Kurt et comment celui-ci avait réussi à le déstabiliser en moins de deux secondes. A quel point le jeune homme avait été entreprenant avec lui, combien ses baisers étaient tout de ce qu'il y avait de plus fabuleux, et ses yeux, sa bouche, ses hanches, ses jambes, tout son corps était magnifique. Blaine fit cependant l'impasse sur le fait de s'être retrouvé à quatre pattes sur son matelas, le dos couvert du torse en sueur de Kurt. Tina n'avait vraiment pas besoin de savoir cela.

– Dis-moi, il ne te plairait pas un peu beaucoup, ce Kurt ? le taquina-t-elle.

– Quoi ? Non, pas du tout, balbutia Blaine à toute vitesse. Je veux dire, si, bien sûr, il était très mignon… Sexy. Définitivement sexy, se corrigea-t-il en laissant échapper un rire gêné. Mais… C'est tout, Tina. Il n'y a pas de mal à trouver un homme attirant. Qu'est-ce que je raconte ? Kurt n'est même pas un homme, encore. Il fait tellement jeune, ce n'est qu'un garçon. J'ai l'impression d'avoir eu une relation avec un mineur, maintenant.

– Quel âge il a ?

– Vingt ans… je crois. Mais il paraissait beaucoup moins. Ça ne m'aurait pas surpris qu'il ait moins de dix-huit ans, il fait tellement jeune et tu pourrais presque voir de l'innocence dans les traces de l'enfance sur son visage. Sauf que quand il te met le grappin dessus, tu vois tout de suite qu'il n'est pas si innocent que ça.

– Ooh. Quelque chose à partager, Blaine ? plaisanta Tina en lui lançant un regard amusé.

– Rien qui ne te concerne, répondit précipitamment Blaine en rougissant comme une pivoine.

– Je vois, dit-elle d'une voix non convaincue. Donc, un petit jeune t'a pris pour sa proie de la soirée, et tu as décidé de jouer avec lui. Ça ne te ressemble pas vraiment, Blaine, mais si tu t'es amusé avec lui, tant mieux, ajouta-t-elle avec un sourire.

– C'était juste un coup d'un soir. Tu étais la première à me dire que je devais me trouver un garçon mignon et prendre du bon temps, rétorqua Blaine avec un regard plein de sous-entendus.

– Je l'admets, c'est vrai.

Tina se leva et prit la tasse de café vide sur le bureau de Blaine.

– Bien, quand je vais revenir avec ton café, je veux que tu me dises qui était au-dessus ! lança-t-elle par-dessus son épaule en sortant du bureau.

Blaine s'étouffa sur sa propre salive, son visage s'empourprant jusqu'à la racine des cheveux.

– Tina Cohen-Chang, je vais te virer si tu continues ! cria-t-il d'une voix indignée.

– Et ne t'avises pas d'essayer de me faire changer de sujet !


Sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, Blaine revint au Satellite le vendredi soir suivant. Une envie de sortir, une envie de danser, une envie de boire… Il ne savait pas vraiment ce qui l'avait conduit jusqu'ici. Peut-être était une seule de ces envies, peut-être un mélange des trois, peut-être une autre qu'il ignorait, consciemment ou inconsciemment.

Vêtu d'une chemise blanche légère, compte tenu des températures très douces des soirées de Mai et de la fournaise qu'était le Satellite, ainsi que d'un slim rouge effet huilé, Blaine franchit les portes du bar après avoir montré sa carte d'identité au videur, s'engouffrant dans l'antre aux projecteurs multicolores et à la musique à s'en percer les tympans. Il vit sur son chemin jusqu'au bar des hommes se retourner lorsqu'ils le voyaient, comme la semaine dernière, mais Blaine n'y prêta pas attention. Il devait d'abord boire pour se détendre.

– Je peux avoir un Singapore Sling, s'il-vous-plaît ? demanda-t-il au barman.

Blaine s'adossa contre le comptoir du bar, prenant son verre en main, et observa la foule déjà importante en ce début de soirée. Cela n'avait pas empêché certains, remarqua Blaine, d'être déjà dans un état d'ébriété avancé. Certaines personnes dansaient bien trop bizarrement pour être sobre. Les spots lumineux décomposaient l'image devant les yeux de Blaine, comme s'il regardait un film au ralenti, et cela le rendait légèrement étourdi.

Puis soudain, il le vit en compagnie d'un autre garçon châtain, plus grand que lui. Kurt et son compagnon rasèrent le contour du cercle de danseurs, bras dessus bras dessous, jetant un œil appréciateur aux gogo-danseurs se déhanchant sur les podiums. Il était aussi magnifique que la semaine dernière, voire même plus. Ses cheveux étaient toujours aussi bien coiffés, et sa chemise semblait trop petite pour lui, moulant son torse, tout comme son jean, encore plus près du corps que la dernière fois. Comme s'il avait senti son regard sur lui, Kurt se tourna vers Blaine et il donna ce qui ressemblait à un coup de coude dans les côtes de son partenaire, et celui-ci se retourna pour regarder Blaine. Les deux hommes s'approchèrent de lui et s'installèrent sur les tabourets du bar de chaque côté de Blaine.

– Comme on se retrouve ! lança Kurt d'une voix forte, bien trop forte. Blaine, c'est ça ?

Blaine hocha la tête, offrant un sourire au jeune garçon qui était visiblement déjà saoul.

– Blaine, laisse-moi te présenter Sebastian, mon meilleur ami, et accessoirement le plus beau gay de New York ! s'écria Kurt en se levant, et il se pencha sur Blaine, le tournant vers l'autre jeune homme et approchant ses lèvres de son oreille. Sebastian rêverait de faire plus ample connaissance avec toi, je crois, susurra-t-il dans son oreille après avoir mordillé son lobe.

Blaine sentit la main de Kurt se poser sur sa cuisse, déjà bien trop proche de son entrejambe, tandis qu'il adressait un sourire au dénommé Sebastian, qui n'avait rien à envier à Kurt d'après lui, mais il admira tout de même ses beaux yeux verts. Il y avait quelque chose qui clochait, cependant. Même dans l'obscurité du club, les pupilles du jeune homme étaient beaucoup trop dilatées pour n'être que le résultat du manque de lumière, et Blaine n'était pas encore assez saoul pour ne pas s'en apercevoir.

– Kurt, qu'est-ce que je t'aie dit, samedi ? lança Sebastian d'une voix ennuyée et pâteuse sans quitter Blaine des yeux.

– Peut-être que Blaine veut un plan à trois avec nous deux, susurra Kurt en continuant de mordiller l'oreille de l'avocat, le bruit de sa respiration chaude faisant écho sans son pavillon.

Blaine eut soudain l'impression d'être un morceau de viande que les deux garçons se disputaient. Cette impression aurait pu amuser des tas d'hommes, mais Blaine se sentit soudainement extrêmement mal à l'aise à être déshabiller du regard de cette façon. Sebastian ne cachait vraiment pas ses intentions à son égard. Tout comme Kurt la semaine dernière, mais celui-ci avait semblé tellement innocent que Blaine ne s'était pas formalisé des regards lubriques que le jeune garçon lui avait lancé toute la soirée.

Sans attendre une réponse de Sebastian, ni même de l'avocat, Kurt entoura les épaules de Blaine de ses bras, croisant ses mains sur le haut de sa poitrine, pressant son torse contre son dos, et émit un petit ronronnement de contentement dans son oreille. Surpris par la soudaine proximité du châtain contre lui (et renforçant son impression d'être un bout de viande), Blaine détacha son regard de Sebastian qui fixait son ami avec une expression qui en disait long sur le fait que Kurt l'ennuyait dans son attitude et tourna la tête vers le jeune garçon pour trouver ses beaux yeux bleus. Ou plutôt, ses yeux où l'iris n'apparaissait presque plus tellement ses pupilles étaient dilatées. Les deux garçons autour de lui n'étaient pas seulement bourrés, mais aussi complètement drogués.

Blaine ignora Sebastian et finit son verre d'une traite, puis attrapa les bras de Kurt et les détacha de son torse, avant de l'entraîner sur la piste de danse. Il vit du coin de l'œil le châtain adresser un haussement d'épaules à son ami, accompagné d'un sourire plus que satisfait.

– Je ne pensais pas te revoir, Blaine, avoua Kurt en prenant sa main pour l'emmener dans un coin plus tranquille et moins bondé que le centre de la piste de danse. Mais ce n'est pas si mal, d'un côté. Si on n'avait pas ces foutues règles avec Seb, je te baiserai bien une nouvelle fois, parce que t'étais un sacré coup.

– Les règles ? Quelles règles ? demanda Blaine d'un air intrigué, ignorant la dernière remarque du jeune homme.

– Pas deux fois le même mec, pas de sexe entre amis… Et d'autres, marmonna Kurt dans son oreille et il se rapprocha de lui, collant son torse contre le sien. Il y en a trop.

Kurt sembla triste quand il lui expliqua cela, alors Blaine entoura le garçon de ses bras, comme s'il voulait lui offrir un certain réconfort, mais surtout pour éviter qu'un type ne s'immisce entre eux. Kurt passa ses bras derrière la nuque de Blaine et posa sa tête sur son épaule, respirant profondément. C'était tellement étrange de le voir soudainement si dépendant, s'accrochant presque avec désespoir à Blaine comme s'il s'agissait d'une bouée de sauvetage.

Blaine s'en doutait, il en était même quasiment sûr, mais il se devait de poser la question pour avoir une confirmation :

– Kurt ? – Blaine attendit que le garçon lui indique qu'il l'avait entendu, puis poursuivit en l'entendant marmonner un léger « Hm ? » – Est-ce que tu as pris de la drogue ? demanda-t-il d'une voix inquiète.

– Hm, oui, répondit Kurt en expirant profondément. Comme souvent d'ailleurs. C'est Seb qui la ramène.

Blaine avait beau être avocat, il ne pouvait pas se résoudre à dénoncer les deux jeunes hommes pour consommation et détention d'une substance illicite. Il n'en avait pas envie et, surtout, il n'était pas venu pour ça. Il ne savait toujours pas pourquoi il était venu au Satellite, mais si une chose était sûre, c'est que ce n'était pas pour dénicher des délinquants juvéniles. Ce n'était pas son travail.

Puis, soudain, les lèvres de Kurt se posèrent sur les siennes, et la façon dont il l'embrassa surprit Blaine qui mit un moment avant de répondre au baiser. C'était tellement différent de la semaine dernière, où ses baisers n'avaient été que chaleur, humidité, presque désespoir, dans l'empressement de passer à l'étape supérieure. Ce baiser était certes sensuel, mais tellement doux, lent, comme si Kurt prenait cette fois le temps de connaître correctement ses lèvres. Il n'y avait pas de langues, peu de salive échangée, simplement la pression d'une bouche contre une autre, bougeant doucement ensemble. Et même si Kurt était complètement shooté et ne semblait pas vraiment se rendre compte de ce qu'il faisait, Blaine préférait cette version du garçon par rapport à celle qui l'avait attaqué il y a une semaine. Cela lui ressemblait déjà plus, comme comportement.

Blaine pouvait sentir le goût de l'alcool sur les lèvres de Kurt, et la même odeur de cigarette à la menthe qui avait régné dans sa chambre quand il s'était réveillé. Blaine n'aimait pas l'odeur de la cigarette, il ne fumait pas, et n'avait jamais eu envie de commencer. Et même s'il inhalait cette odeur désagréable de tabac froid sur les lèvres de Kurt, il ne pouvait pas se résoudre à détacher sa bouche de la sienne. La sensation était suffisamment agréable pour mettre de côté l'odeur et le goût.

Les lèvres de Kurt s'éloignèrent aussi brusquement qu'elles ne s'étaient posées sur les siennes, et Blaine se surprit à essayer de les rattraper.

– N-non, bafouilla Kurt en s'écartant vivement de Blaine. Pas deux fois le même, hein ?

Kurt essaya de s'éloigner de lui, titubant légèrement, mais son état d'ébriété l'empêcha d'aller bien loin et Blaine le rattrapa rapidement et l'emprisonna dans ses bras, collant son dos contre son torse dans une étreinte protectrice.

– Hey, hey, Kurt, dit-il d'une voix rassurante. Tout va bien.

Blaine n'avait pas envie de laisser Kurt s'aventurer dans ce bar dans son état, même s'il se doutait bien que ce n'était pas la première fois que le jeune homme se retrouvait à la fois saoul et shooté. D'un côté, il avait peur qu'il ne rencontre quelqu'un aux mauvaises intentions et se retrouve avec un pervers ou une autre personne dans le genre. Après tout, on ne savait jamais sur qui on pouvait tomber dans ce genre d'endroit. Blaine ne savait pas vraiment pourquoi il tenait tellement à protéger Kurt. Celui-ci semblait connaître cet endroit comme s'il y avait toujours vécu, il semblait même carrément régner sur cet endroit. Blaine voyait les regards que les autres hommes jetaient sur lui, comment certains se faisaient soudainement plus petits quand Kurt passait près d'eux. Kurt ne semblait avoir besoin de personne, et, pourtant, Blaine ne pouvait s'empêcher de vouloir le protéger de ces hommes tous plus vieux que lui.

Kurt ne fit aucun mouvement pour essayer d'échapper à l'étreinte de Blaine, et le bouclé fut presque certain de l'avoir senti se relaxer dans ses bras, appuyant son dos contre son torse. Instinctivement, ses bras se refermèrent sur son ventre et il le tint plus près de lui. Kurt rejeta sa tête en arrière, logeant sa nuque dans le creux du cou de Blaine. Ce dernier le vit sourire du coin des yeux, les yeux clos, et Kurt semblait tellement euphorique en ce moment que Blaine ne put s'empêcher de sourire à son tour, même s'il savait pertinemment que c'était à cause de la drogue.

– Kurt ? appela Blaine. Tu as pris quoi ?

Kurt releva la tête et se retourna dans les bras de Blaine, lui faisant face. Il sembla réfléchir un moment, avant de sourire et de passer ses bras derrière les épaules du bouclé.

– De l'ecstasy. Je crois. Pourquoi, tu en veux ? Seb m'a refilé un doseur, je peux t'en passer…

Kurt commença à fouiller dans les poches de son jean et en sortit un tout petit flacon de verre. Blaine écarquilla les yeux et prit les mains de Kurt pour l'arrêter dans son geste.

– Euh, non, merci, dit-il avec un rire gêné. Range ça, d'accord ?

Kurt le regarda avec de grands yeux interrogateurs et presque innocents, comme s'il ne se rendait pas compte de ce qu'il faisait. Bien sûr qu'il ne se rendait pas compte. Il soupira cependant et remit le flacon dans la poche arrière de son jean et se pressa contre Blaine, le plaquant contre une barre. Blaine soutint son regard, ne disant rien, tandis que Kurt approchait son visage du sien.

–J'aime cette chanson, souffla-t-il contre les lèvres de Blaine lorsque la chanson changea pour diffuser Just One Last Time.

Blaine ne répondit rien, ne détachant pas ses yeux de ceux de Kurt. Pressé contre la barre de métal, son dos lui faisait mal, mais il ne broncha pas, attendant toujours que quelque chose, n'importe quoi se passe.

– S'il n'y avait pas cette foutue règle, j'aurai déjà ta bite dans ma bouche dans les toilettes, bébé, marmonna Kurt, assez fort pour que Blaine l'entende.

Blaine se mordit la lèvre à l'entente des paroles de Kurt et entrouvrit la bouche quand il sentit sa cuisse se frotter contre son entrejambe, laissant échapper un petit gémissement.

– Tu sais, Sebastian voulait vraiment te baiser, soupira Kurt d'une voix ennuyée, comme si les intentions de son meilleur ami ne lui plaisaient pas. Je ne dis pas qu'il n'a pas raison, après tout, tu as été une de mes meilleures baises, Blaine. Ce serait bête de gâcher tes performances au lit en ne les montrant qu'à une seule personne.

– Mais… ? glissa Blaine, attendant le mot qui semblait tarder à sortir de la bouche de Kurt.

– D'habitude, je me tiens à notre règle, continua Kurt en l'ignorant. Du moins, tant que je reconnais le type. Mais là… J'ai envie de te rendre cette pipe que tu m'as faite la semaine dernière.

– Et Sebastian qui voulait me baiser ? lança Blaine en remuant un peu pour diminuer la douleur dans son dos.

– Qu'il aille se faire foutre. S'il veut vraiment te baiser, il n'a qu'à t'arracher à moi, répondit le garçon en posant ses mains sur le torse de Blaine.

Kurt commença à défaire un à un les boutons de la chemise de Blaine, qui se laissa faire, et glissa ses mains sur son ventre, agrippant doucement la peau sur ses hanches.

– Comme ça, tu as moins chaud, bébé, expliqua-t-il avec un sourire lubrique.

A nouveau, Blaine ne répondit rien. Il laissa Kurt promener ses mains sur son torse, frissonnant en sentant son regard brûlant sur sa peau. Le châtain perdit soudainement son sourire et releva la tête, plongeant ses yeux dans ceux de Blaine. Ils se dévisagèrent pendant quelques secondes qui parurent interminables au bouclé, puis Kurt leva les yeux au ciel en lançant une exclamation d'exaspération.

– Oh, et puis, merde.

Sa bouche s'écrasa sur celle de Blaine qui retrouva le Kurt de la semaine dernière, celui qui dévorait son corps et qui se nourrissait de ses lèvres. Instinctivement, Blaine entoura la taille de Kurt de ses bras et le rapprocha de lui, pressant violemment leurs torses l'un contre l'autre, et il gémit de plaisir quand la langue du jeune garçon s'introduisit dans sa bouche et s'enroula autour de la sienne. Il sentit la main droite de Kurt se poser à l'arrière de son crâne et presser son visage plus fermement contre le sien, ses doigts s'infiltrant dans ses cheveux et détruisant sa coiffure parfaitement gelée, tandis que la gauche se posait sur sa hanche et descendait sur sa cuisse, avant d'en caresser l'intérieur et de presser sa paume contre son entrejambe. Blaine gémit de plus belle et passa ses mains dans les cheveux de Kurt, agrippant quelques mèches entre ses doigts.

Blaine savait pertinemment qu'il n'était pas encore saoul, ou, du moins, beaucoup moins que Kurt. Il n'avait bu qu'un verre, après tout. Peut-être un peu pompette, mais certainement pas bourré. Peut-être était-ce mieux. Il avait eu la gueule de bois tout le week-end dernier et avait bien regretté s'être autant laissé aller. Il n'avait pas eu l'occasion de parler avec Kurt après leurs ébats, trop épuisé et ivre pour former des propos cohérents ou rester éveillé. Et cette fois, il ne voulait pas le laisser s'échapper. Il ne voulait pas se réveiller à nouveau seul. Si Kurt se retrouvait chez lui à nouveau, bien sûr, mais cela, Blaine n'en doutait pas vraiment.

La main gauche de Kurt appuya une dernière fois contre l'érection de Blaine avant de remonter sur son torse, et il agrippa l'un des pans de sa chemise, le tirant vers lui et l'arrachant à la barre de métal. Il brisa leur baiser et adressa un léger sourire satisfait à Blaine, avant de l'entraîner avec lui dans un autre endroit du club. Le bouclé le suivit docilement, se demandant où Kurt l'emmenait, avant de freiner lorsqu'il vit le petit panneau lumineux indiquant les toilettes. Cependant, Kurt le força à entrer à l'intérieur et avant que Blaine ne puisse essayer de le repousser, ils se retrouvèrent tous les deux enfermés dans une des cabines. Kurt plaqua Blaine contre la porte et déposa un baiser chaud et humide sur ses lèvres, puis déboutonna le jean de l'homme plus âgé, sortant son membre dur de son boxer.

– Kurt, non, arrête, pas ici…, s'affola Blaine en posant ses mains sur le torse de Kurt pour le repousser.

– Ne t'inquiète pas, bébé, ça va te faire du bien, dit simplement Kurt en le masturbant avec sa main, déposant un baiser sur sa joue et descendant jusqu'à sa poitrine.

Blaine essaya de le repousser une nouvelle fois, sans succès. Merde, non, Kurt ne pouvait pas faire ça ici, pas avec tous ces types autour qui l'entendraient à coup sûr. Il entendait déjà un gars gémir dans la cabine d'à côté. Les toilettes empestaient l'odeur du tabac, de la drogue que tout le monde fume en cachette, et ces immondes odeurs se mêlaient à celle du sexe et du sperme, et Blaine n'aimait pas ce mélange. Il vit Kurt sortir son portefeuille de sa poche et en extraire un préservatif dont il déchira l'emballage d'un coup de dents, recrachant le morceau de plastique sur le côté.

Blaine tenta de l'empêcher de faire autre chose, mais Kurt balaya ses mains d'un geste agacé et s'agenouilla devant Blaine, lui offrant un sourire innocent et naïf avant de placer le préservatif dans le rond parfait de sa bouche, et le bouclé eut la soudaine impression de voir un véritable adolescent de quinze ans devant lui, et tout lui parut si mal. Mais la bouche de Kurt remplaça sa main, déroulant le préservatif sur son érection, et Blaine fut incapable de le repousser à nouveau. Ses jambes se firent soudainement tremblantes et il se mordit la lèvre pour ravaler un gémissement, ses yeux se révulsant dans leurs orbites quand il toucha le fond de la gorge de Kurt.

Les bruits de succion de Kurt résonnaient dans l'espace étroit de la cabine, obscènes et en même temps tellement délicieux. La tête rejetée en arrière, les yeux mi-clos, Blaine enfouit une main dans les cheveux de Kurt, agrippant quelques mèches, et il ne savait pas vraiment si c'était pour éloigner sa bouche de son sexe ou pour le forcer à continuer. Une partie de lui voulait que le garçon ne s'arrête jamais, parce que, merde, c'était de loin la meilleure fellation qu'il avait reçue de toute sa vie, et une autre ne cessait de lui crier qu'il ne pouvait tout simplement pas se faire sucer dans les toilettes d'un bar gay.

Oh, et puis, tout pouvait bien aller se faire foutre. La langue de Kurt était pressée contre le dessous de son pénis et le rythme qu'il exerçait était absolument parfait. Kurt semblait savoir exactement où Blaine était le plus sensible et s'attardait particulièrement à tous ces endroits qui lui faisaient pousser des gémissements plus fort. Sa langue s'enroulait et dansait autour de lui joyeusement, et les petits bruits qui sortaient de sa gorge faisaient vibrer ses lèvres, envoyant des frissons de plaisir le long de la colonne vertébrale de Blaine. Lorsqu'il sentit Kurt détendre sa mâchoire pour le prendre encore plus loin, Blaine ne put retenir son coup de rein, mais le châtain ne s'en formalisa et l'accompagna dans son mouvement sans même ciller.

– Kurt, je…

Blaine sentait qu'il n'en avait plus pour longtemps, il pouvait sentir la chaleur familière inonder son bas-ventre et se répandre dans tout son corps. A chaque va-et-vient, il avait l'impression qu'il allait de plus en plus loin dans la gorge de Kurt, sans que celui-ci ne proteste une seule fois, se contentant seulement de faire vibrer sa bouche pour l'amener plus près de l'orgasme. Blaine baissa difficilement les yeux sur Kurt et leurs regards se croisèrent, et celui du garçon était trop innocent, trop naïf, trop juvénile pour lui. Il savait que rien n'était illégal dans ce qu'ils faisaient : Kurt était adulte aux yeux de la loi et tous les deux étaient pleinement consentants. Cela n'empêchait pas Blaine d'éprouver un soupçon de remord car, à ses yeux, Kurt n'était qu'un garçon qui s'était retrouvé trop vite dans un monde d'adultes.

Kurt gémit doucement, envoyant des vibrations le long du sexe de Blaine, et celui-ci se rendit finalement compte que le châtain avait la main dans son sous-vêtement, caressant son propre membre. Et c'est tout ce qu'il suffit à Blaine.

Son orgasme sembla durer plusieurs minutes et il dut s'accrocher de toutes ses forces aux parois de la cabine pour tenir sur ses jambes qui risquaient de s'effondrer sous lui. Kurt relâcha son membre dans un « pop » bruyant et mouillé et lui adressa un sourire avant de recommencer à se masturber pour jouir à son tour.

Hébété, Blaine se laissa glisser à terre et retira le préservatif, le jetant à terre, avant d'alterner son regard sur le visage et la main de Kurt, l'observant rejeter sa tête en arrière et semblant presque hypnotisé par le mouvement de pompage que sa main faisait. Cette simple vision aurait pu suffire à le faire bander à nouveau s'il le pouvait.

Quelques minutes plus tard, Blaine n'avait strictement aucune idée de combien, les yeux de Kurt roulèrent dans leurs orbites alors qu'il jouit dans sa main, sous les yeux du bouclé qui n'arrivait pas à détacher ses yeux du spectacle que lui offrait le garçon. Kurt plongea son regard dans les yeux de Blaine et sourit paresseusement avant d'attraper du papier toilette et de se nettoyer sommairement avec.

Après s'être prestement rhabillé, Kurt rampa jusqu'à Blaine et referma son pantalon. Sa main se faufila dans ses cheveux décoiffés et il l'attira dans un vague baiser humide. Blaine prit le visage de Kurt entre ses mains, pressant ses lèvres plus fermement contre les siennes, et laissa échapper une longue expiration par le nez. Kurt rompit vite le baiser et s'écarta de lui, ramassant le préservatif usagé et le jetant dans la petite poubelle de la cabine. Il se leva et tendit la main à Blaine pour qu'il en fasse de même. Ce dernier épousseta son jean, se promettant de l'emmener le plus vite possible à la blanchisserie pour un lavage bien désinfectant. Le sol de ces toilettes était vraiment dégoûtant.

Kurt déposa un nouveau baiser au coin de ses lèvres et lui prit la main, déverrouillant la porte de la cabine et en sortant rapidement. Blaine ne put ignorer les regards plein de sous-entendus, les sourires lubriques des autres hommes dans la minuscule pièce confinée, qu'ils soient en train de priser de la drogue, de s'embrasser à pleine bouche dans un coin, ou tout simplement venu soulager leur vessie. Kurt, en revanche, ne sembla pas s'en préoccuper et fronça le nez quand un râle de plaisir particulièrement fort s'éleva d'une des cabines. Blaine échangea un regard avec lui et les deux hommes se mirent à éclater de rire sans raison apparente. Les doigts de Kurt se refermèrent sur la main de Blaine et il l'entraîna à l'extérieur des toilettes, un sourire heureux sur le visage. Dès qu'ils se retrouvèrent de l'autre côté de la porte, la musique à pleine puissance éclata les tympans de Blaine qui se couvrit les oreilles par réflexe.

– Je vais nous chercher à boire, ne bouges pas ! hurla Kurt par-dessus la musique.

Blaine hocha la tête et le regarda s'éloigner avec une pointe de regret, son corps disparaissant dans la foule dansante. Le club était encore plus noir de monde que tout à l'heure.

C'était bizarre. De toutes les choses peu communes que Blaine pensait avoir à expérimenter dans sa vie, recevoir une fellation dans les toilettes d'un bar gay et regarder ensuite l'homme qui l'avait fait jouir se masturber devant lui n'était même pas sur la liste. C'était définitivement bizarre, et sûrement très sale, mais, sur le coup, Blaine ne pensa pas à l'hygiène de l'endroit ni à la bizarrerie de la situation. Néanmoins, il s'assurerait de se laver soigneusement en rentrant chez lui. Deux fois, pour être sûr de ne plus avoir une seule trace de germes indésirables sur lui.

– Alors, il suce bien, Porcelaine ?

Blaine tourna la tête si violemment que sa nuque craqua et lui fit mal. Le meilleur ami de Kurt, Sebastian, se tenait à côté de lui, un verre rempli d'un liquide vert anis dans la main, scrutant la piste de danse de ses yeux, comme s'il était à la recherche d'une proie.

– Porcelaine ? répéta Blaine, surpris et confus.

– Kurt Hummel, le seul et l'unique ! Tu dois vraiment être une de ses meilleures baises s'il t'a sucé dans les toilettes, dis donc. Ou s'il a même considéré te baiser à nouveau.

Kurt Hummel. C'était donc ça, le nom complet de Kurt. Blaine dévisagea Sebastian, se demandant où il voulait en venir.

– Qu'est-ce qui te fait dire ça ? s'enquit-il d'un ton détaché, comme si rien ne venait de se produire.

– T'as la tête de quelqu'un qui vient de se faire sucer, bébé. Je t'assure, tu devrais te regarder dans un miroir. Il y a écrit en gros sur ton front : « Je viens de recevoir la meilleure pipe de ma vie. »

Blaine le fixa avec un regard dérouté. Ce type était complètement fou. Sebastian but une gorgée de sa boisson et poursuivit.

– Alors, je vais te reposer ma question. Il suce bien ?

Sebastian se tourna enfin vers Blaine, lui lançant un regard lubrique. Il semblait moins saoul que Kurt, mais toujours autant sous l'emprise de la drogue. Ses mouvements étaient lents et hésitants, sa voix pâteuse comme si sa langue était lourde dans sa bouche, et son visage exhalait une euphorie factice.

– Quoi, tu n'as pas eu le droit à ta pipe, toi ? demanda Blaine d'un ton moqueur en haussant un sourcil.

– On baise pas entre potes. C'est la règle numéro un, dit Sebastian d'un ton ennuyé.

Blaine s'autorisa à afficher un sourire satisfait sur ses lèvres, bien qu'il ne sache pas vraiment pourquoi il arborait un tel sourire.

– J'attends toujours ma réponse, bébé, le rappela Sebastian en sirotant son cocktail.

– Tu veux vraiment le savoir ?

Sebastian leva soudainement un regard intéressé vers lui et éloigna son verre de ses lèvres.

– Je ne te poserais pas la question si je ne voulais pas savoir, bébé.

Blaine se rapprocha de Sebastian et attira son visage près du sien.

– Il…, commença-t-il à souffler dans son oreille.

Un raclement de gorge bruyant le fit s'écarter de Sebastian et Blaine vit Kurt, deux verres remplis d'un liquide d'un beau bleu électrique dans les mains, ses yeux suspicieux se posant successivement sur lui et sur son meilleur ami. Puis un sourire apparut sur ses lèvres et il tendit un verre à Blaine qui le prit docilement et le porta à ses lèvres. L'alcool fort du cocktail lui brûla la gorge et il toussa légèrement, avant de lever les yeux vers l'échange verbal silencieux et animé qui semblait s'opérer entre Kurt et Sebastian s'il en jugeait le regard moqueur de Kurt et celui noir de Sebastian. A nouveau, Blaine se sentit comme le morceau de viande qu'ils devaient se partager. Puis, brusquement, Kurt se tourna vers lui et attrapa le pan de sa chemise encore ouverte pour l'attirer vers lui et écrasa ses lèvres sur les siennes, un peu trop violemment au goût de Blaine. Lorsqu'il s'écarta de lui, Sebastian avait disparu.

– C'est moi, ou tu ne laisseras vraiment pas Sebastian me draguer ? demanda Blaine d'une voix amusée.

– Sebastian ne te draguera pas. Il te retournera face contre le matelas et te baisera jusqu'à ce que tu ne puisses plus marcher pendant une semaine, nuance, répliqua Kurt d'une voix agacée.

– Oh, un peu comme tu as fait, donc.

Kurt leva les yeux vers lui et un sourire satisfait apparut sur son visage. Il se pressa contre le torse de Blaine, et il n'avait jamais paru aussi sobre qu'en ce moment.

– Tu regrettes ? demanda-t-il en le regardant sous ses longs cils, buvant une gorgée de sa boisson.

Blaine le fixa pendant un instant, sirotant son verre et tenant fermement Kurt contre lui, un bras autour de sa taille.

– Non, dit-il finalement au bout de quelques secondes. C'était bien.

– Juste « bien » ? Je suis vexé, s'offusqua Kurt en faisant semblant de bouder.

– Ok, ok, je te le reconnais, rit Blaine. C'était génial.

Un sourire satisfait s'étira sur les lèvres de Kurt qui passa sa main sous la chemise de Blaine et agrippa la peau de ses hanches.

– Tant mieux. Parce que j'ai bien l'intention de recommencer, ce soir.

Kurt finit son verre et attendit que Blaine pose le sien sur une quelconque surface avant de l'attraper par le bras pour l'entraîner à la sortie du bar.


Blaine traçait des formes abstraites sur le torse d'albâtre de Kurt, le souffle pantelant et les yeux mi-clos. Blotti contre lui, le jeune garçon soupira d'extase et caressa les cheveux libérés du gel de Blaine, emmêlant ses doigts dans ses boucles humides à cause de leurs ébats dans la douche.

– Tu devrais les laisser comme ça, tu sais ? dit-il au bout d'un moment, entortillant son doigt. Ça te va mieux, plutôt que ton affreux casque de gel. J'avais l'impression de toucher du béton, au bar. Et puis…, ajouta-t-il en baissant la voix pour qu'elle ne soit qu'un murmure. Ça te vieillit un peu, et c'est super sexy.

Blaine pouffa silencieusement de rire et caressa le torse de Kurt du bout de ses doigts, traçant chaque ligne de ses muscles bien dessinés. Le châtain sourit puis se pencha par-dessus le lit, fouillant les poches de son jean qui trainait par terre et en sortant un paquet de L&M menthol lights. Il prit une cigarette et son briquet et l'alluma, la portant à ses lèvres.

– Hm… Kurt, tu peux aller à la fenêtre, s'il-te-plaît ? demanda Blaine en toussant, se couvrant la bouche et le nez des draps.

– Oh, désolé. Bien sûr.

Kurt s'extirpa des draps et ouvrit la fenêtre, s'y accoudant. Blaine ne put s'empêcher d'admirer son corps nu, se mordant doucement la lèvre inférieure en admirant ses fesses. Kurt était vraiment bien foutu.

– Tu fumes depuis longtemps ? demanda Blaine en s'asseyant, s'adossant contre la tête de lit.

– Depuis mes dix-sept ans, répondit Kurt en se tournant vers lui, croisant les jambes. Tu ne fumes pas, je suppose ?

– Ew, non.

Comme pour appuyer son dégoût, Blaine fronça le nez. Kurt rit doucement et tira sur sa cigarette, soufflant la fumée dehors.

– Tu ressembles à ces personnages dans les vieux films, remarqua Blaine en jouant avec les draps. Toujours à fumer après avoir couché.

– C'est vrai. Mais avoue le, tu trouves ça terriblement sexy, taquina Kurt.

– Uniquement quand c'est toi qui le fait, confia Blaine d'une voix douce.

Kurt sourit faiblement mais ne répondit pas. Un long silence s'installa, perturbé uniquement par le bruit de la circulation nocturne New Yorkaise, douze étages plus bas. Kurt finit sa cigarette et l'écrasa sur le rebord de la fenêtre avant de jeter le mégot au hasard dans le vide, se moquant bien du fait que quelqu'un pouvait risquer de se le recevoir sur le crâne. Il grimpa sur le lit et s'assit à califourchon sur Blaine, lui souriant légèrement.

– Je n'ai pas l'habitude de parler après avoir couché avec quelqu'un. Généralement, le mec est tellement bourré qu'il s'endort tout de suite. C'est agréable, pour une fois.

Kurt fit courir le bout de ses doigts sur le torse de Blaine, dessinant la forme de ses pectoraux et de ses abdominaux. Il sembla se lasser au bout d'un moment et s'étendit sur le lit, s'allongeant sur le ventre. Blaine l'imita et se tourna sur le côté pour pouvoir le regarder.

– Kurt ? appela-t-il, et le châtain tourna la tête vers lui, lui lançant un regard interrogateur. Est-ce que tu seras là quand je me réveillerai ?


Note culturelle : Je sais que l'ecstasy se consomme habituellement sous forme de pilules, mais on peut la priser également. L&M est une marque de cigarette.

Note personnelle : Petit lemon pour ce deuxième chapitre. Vous avez le droit de dire que Kurt et Sebastian sont complètement idiots (pour ne pas dire autre chose) dans la boîte grise ci-dessous.

Mizu.