Disclamer : les deux beaux bishos dont ils est question ici ne m'appartiennent évidemment pas. Tant mieux pour eux, malheureusement pour moi.
Notes :
- Un one-shot radicalement différent de l'autre. Aussi bien au niveau de l'histoire qu'au niveau sémantique. J'ai essayé un autre style d'écriture, dites moi ce que vous en pensez.
- Il parait qu'une version pirate yaoï du jeu circule sur le net. Est-ce une légende urbaine ou la réalité ? Si quelqu'un a des infos, qu'il (ou plutôt elle, à mon avis) me fasse signe, ce serait génial. (la première aura le droit de me demander d'écrire n'importe quoi , promis)
- "Gives you hell" de All Amercan Reject est une chanson géniale. Aucun rapport, si ce n'est que je l'écoute en ce moment. (oui, j'aime raconter ma vie.)
Remerciements :
- Tout d'abord à ma bêta flammula qu fait un travail remarquable et qui corrige toutes les petites fautes stupides que je fais.
- Ensuite à toutes mes lectrices (que les lecteurs garçons se signalent, s'ils existent.) Particulièrement à Redfoxline, qui m'a laissé un véritable roman comme review et cela m'a fait incroyablement plaisir. Voila le nouvel one-shot en espérant qu'il te plaira autant que le précédent. Et remerciement aussi à Vic et Alice (dont je vais bêta-lectrer les prochaines fics, vous pouvez la trouver dans mes auteurs favoris.). Ce one-shot est beaucoup moins triste que l'autre, mais j'ai été très émue de savoir que tu en as eu les larmes aux yeux, c'est un des plus beaux compliments qu'on puisse me faire.
Maintenant je vous relâche en espèrant que vous prendrez plaisir à me lire.
B... comme Bar.
Dans l'atmosphère enfumée du bar où nous nous trouvons tous, pour la plupart traînés ici par la force de persuasion de Selphie, j'ai du mal à distinguer ton visage. Les lumières colorées émises par les spots de la piste de danse colorent la fumée artificielle et donnent à l'ensemble de la salle une petite touche surréaliste assez agréable à voir.
Toi, tu es assis au comptoir sur un tabouret haut, la clope négligemment portée à tes lèvres, en train de boire un énième verre d'alcool, et tu regardes les autres se déhancher sur la scène avec un air mi-amusé, mi-blasé. Tu as déjà dansé ce soir, pas très longtemps bien sûr car c'est de toi dont il s'agit, mais cela a suffit pour mettre le diable au corps à beaucoup de mecs, moi compris. Je ne comptes plus le nombre de types qui ont essayé de te draguer, après ton petit passage sur la piste de danse. De toute façon, tu les as tous envoyés balader. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si tu avais accepté la proposition d'un de ces gars. Rien, probablement. J'aurais certainement rongé mon frein pendant le reste de la soirée, sachant que tu serais en train de t'envoyer en l'air avec un mec dont tu ne connaîtrais même pas le nom. Que tous ces gens tournent autour de toi, ça t'amuse et t'énerve à la fois. Tu sais que tu es beau, on te le dit assez souvent pour que tu n'en doutes pas, mais tu sais aussi que ces types ne veulent que ton corps, absolument magnifique au demeurant. Cela commence à te lasser. Et tu te demandes quand tu pourras avoir une relation plus stable, même si pour le moment, ta situation ne te gêne pas. Alors tu continues de jouer le jeu, car tu ne te lasses pas d'être admiré. Pour l'instant, tu ne regardes pas dans ma direction, alors j'en profite pour te reluquer autant que possible, pour graver tes traits fins dans ma mémoire. Je détaille tes courts cheveux blonds qui semblent faits d'or, puis je laisse mon regard descendre sur ton corps, apprenant par coeur chacune de ses lignes. Tu contemples d'un air légèrement dédaigneux la foule qui se presse et se trémousse sur la piste de danse.
Sais-tu ce que cette vision de toi éveille en moi ? Tu parais ainsi si intouchable, si divin, si éloigné de nous autres pauvres et simples mortels que j'hésite entre te vénérer et me perdre avec toi dans un tourbillon de délicieuses caresses et entre te baiser violemment contre un mur, comme une pute, pour t'arracher enfin ce masque de perfection arrogante si horripilant. Tu as tendance à réveiller en moi mes plus bas instincts. Mais le pire, c'est que, lorsque je te vois, ils ne me paraissent plus si condamnables.
Et comme si tu sentais sur toi mon regard si plein de luxure, tu te retournes vers moi et mes yeux se perdent dans la profondeur des tiens, qui brillent d'une lueur amusée et pas du tout étonnée. Apparemment, ça fait un petit bout de temps que tu sais que je te matte. Et tu as l'air d'apprécier cette agréable attention. Tu sembles aussi avoir envie de jouer, vu le léger sourire qui étire tes lèvres. Tu prends négligemment ton verre de whisky à moitié entamé qui traîne sur le comptoir et tu te lèves gracieusement, pour le plus grand désespoir de ton voisin de bar, qui te faisait ostensiblement du pied depuis une demi-heure. Tu traverses souplement l'espace qui te sépare des tables jusqu'à arriver à l'alcôve renfoncée d'où je t'observe, ton verre toujours à la main et ton sourire joueur encore fermement collé sur tes lèvres, et tu t'assoies tranquillement à côté de moi. Tu ne dis rien, tu me regardes juste en sirotant ton verre, l'air très satisfait de toi-même. Tu connais mon trouble et ça t'amuse. Tu ne me penses pas capable de réagir dans une situation pareille. Et je dois admettre que, perdu dans ton regard envoûtant, je suis bien incapable d'esquisser le moindre geste. Tes yeux me défient ouvertement et moi, comme un idiot, je réponds à cette provocation. Iris violettes contre prunelles vertes. Qui perdra le premier ? J'ai les pupilles d'améthyste et toi d'émeraude. Il paraît que, dans le domaine des pierres précieuses, les émeraudes sont plus dures que les améthystes. En tout cas, moi, je baisse les yeux devant les tiens, ce qui augmente ton sourire.
Étrangement, tant que je ne croise pas ton regard, je suis beaucoup plus entreprenant. C'est en tout cas ce qu'ont eu l'air de dire tes yeux surpris, lorsque tu t'es retrouvé le dos contre la banquette du canapé, avec moi te surplombant. Je sens ton corps contre le mien et je te regarde durement de haut en te clouant de tout mon poids pour t'empêcher de te relever ; c'est à toi maintenant d'être troublé et de te demander ce que je vais bien pouvoir te faire. Une sorte de colère sourde monte en moi en te voyant si vulnérable, ainsi plaqué contre moi et mes plus noires envies me reprennent. J'écrase violemment mes lèvres contre les tiennes et profite de ton hoquet surpris pour forcer la barrière de tes lèvres et glisser ma langue dans ta bouche. À mon grand étonnement, tu ne me repousses pas en me mordant. Au contraire tu acceptes mon baiser et tu bouges pour trouver une position plus confortable. Tes bras remontent le long de mon dos pour former un collier autour de mon cou et tes mains se perdent et s'emmêlent dans ma chevelure. On doit former un beau spectacle, tous les deux, à s'embrasser passionnément sur une banquette de bar. Le baiser que nous échangeons est brûlant, violent, affamé, rempli de non-dits de chacun des deux côtés. Puis tu te redresses et tu brises notre étreinte. Privé de la chaleur que tu m'apportais, je commence à frissonner en me rasseyant convenablement. Mes tremblements ne peuvent être dûs qu'à cela, n'est-ce pas ? Même si il fait plus de trente dans le bar. Je te vois t'apprêter à partir et, avant que je en puisse réfréner ce mouvement, ma main se lève indépendamment de ma volonté en une futile tentative pour essayer de te retenir. Tu souris d'un air mystérieux et tu t'assoies sur mes genoux pour me donner un dernier baiser langoureux avant de te lever. Juste au moment de partir tu me chuchotes quelque chose à l'oreille qui me fait sourire.
" Si tu me veux à ce point, Irvine, essaye de me séduire."
Le défi a l'air alléchant, Seifer. Surtout que tu es le prix si je gagne.
Irvine : Tu as écrit selon mon point de vue ?
Nied : Oui, je voulais voir ce que ça pouvait donner. J'avoue être plutôt satisfaite du résultat.
Seifer : Moi j'aime pas.
Nied (jouans négligemment avec son parapluie vert pomme.) : Toi, t'aimes jamais rien de toute façon. Et tu dis ça parce que tu es vexé d'être en bas.
Seifer (s'apprête à dire quelque chosemais se ravise en voyant la poigne de l'auteuse se resserer dangereusement sur son parapluie. Et finit par mamonner) : De toute façon, l'auteuse est tordue.
Nied (commence à faire des mouvements pour étirer son bras avec son parapuie) : Tu disais quoi, hum... ? Rien, c'est bien ça, n'est-ce pas ? Bon ben maintenant, reviews ?
Signé : la folle au parapluie vert pomme.
