Scène alternative début House's head
Texto reçu par House dans l'après midi du 12/05
- « Aidez moi, s'il vous plait. Besoin de vous. »
Réponse de House:
- « Rendez vous ce soir à 21h au club Tropica Hot …Venez « topless & commando » »
Soirée du 12/05 …20h58
La boite était à moitié vide mais la chaleur était déjà suffocante.
Des hommes éparpillés dans les salons privés dévoraient de leurs yeux exorbités de jeunes femmes blondes, brunes ou rousses affairées à se dénuder sur des musiques langoureuses .
Les tables cachaient aux yeux des passants les mains des hommes affairés eux aussi à se procurer un plaisir rapide et bon marché.
Pour toucher il fallait payer cash.
Pour décrocher la perle, une brunette au mini top blanc et jupette à carreaux rouges, il fallait avoir les moyens de House.
Mais des années de Reuben sans pickles économisés sur le dos de Wilson,lui permettaient de piocher dans sa réserve secrète intitulées « petits plaisir rares »: la meilleure marque de whisky, des cigares Cubiens ou cette « pute » qui lui rappelait étrangement l'étudiante Cuddy, alors mélange d'innocence et de sensualité.
House ne venait au Tropica que pour la version « hard « de Cuddles. Elle l'aidait à compenser avec sa frustration et à résister à l'envie grandissante qu'il avait de faire ployer de plaisir dans son lit la doyenne du P/P.
Très peu de femmes fréquentaient ce club;les lesbiennes ayant leur propres cavernes et c'était donc une valeur ajoutée que de pouvoir humilier un peu plus CB tout en répondant à son appel.
Il flairait le piège à cent mètres mais pour Wilson il avait décidé de tenter le coup.
Amber naviguait entre les tables.
Elle n'était pas vraiment mal à l'aise mais cette vulgarité la mettait en colère.
Contre ces hommes qui payaient des femmes comme on s'achète une bière…
Contre ces femmes qui n'avaient pas ,selon elle ,comme elle, suffisamment lutté pour atteindre un job moins avilissant.
House avait tort de penser qu'il parviendrait à l'humilier ce soir.
Elle se sentait plutôt fière du chemin accompli et sa relation avec Wilson était le dernier mais le plus BEL échelon de l'ascension de CB…
House ne parvenait pas à se détendre . Cuddles se tortillait gentiment mais son esprit ne parvenait pas à lâcher prise.
Il aperçut Cb qui s'approchait de lui, sa démarche élancée et la tête haute malgré les circonstances…
La voix rauque et un sourire d'excuse aux lèvres, il renvoya Cuddles, déçue et boudeuse. Il lui fit alors signe de s'approcher et l'embrassa sur les lèvres tout en lui glissant un généreux pourboire entre les seins.
Une légère claque sur les fesses, et elle avait enfin disparu.
- « La petite sœur de Cuddy fait dans le « lap-dance »?
- « La ferme CB…et quand je dis la ferme c'est valable pour les années à venir jusqu'à ma mort.
Vous n'avez rien vu. Vous n'en parlez à personne y compris Wilson ».
- « Dommage…Mais j'imagine que je ne suis pas en position de marchander…
- « pas vraiment non.
Alors vous avez réfléchi à ma proposition et vous êtes prête à l'accepter?
- « Vous me garantissez ce poste à la tête du service de radiologie ?
- « Londres , un aller sans retour, le meilleur hôpital…celui de mon amie the Queen.
Pas d'autre condition que votre silence éternel…plus de lien avec Wilson. Aucun. Jamais. Pas une explication. Vous disparaissez.
- « Vous n'êtes qu'un sale bâtard égoïste , un con malheureux qui ne supporte pas de voir le bonheur des autres.
- « Et vous , vous êtes une garce. Prête à abandonner « l'amour de votre vie » pour apaiser votre soif de réussite et de pouvoir. Vous ne le méritez pas plus comme amant que je ne le mérite en tant qu'ami.
Deal?
House observa le visage de la jeune femme. Elle était tendue, pâle. Elle semblait souffrir. A la fois physiquement et moralement.
Pour la première fois depuis des semaines, House commença à douter de son raisonnement.
Il allait parler mais elle répondit d'une voix sourde et étrangère « deal »…
Puis elle s'éloigna en courant vers l'arrière salle du club où se trouvait une sortie plus rapide et plus discrète.
House aurait du mal à se faufiler entre les tables, elle serait loin avant qu'il la rejoigne.
Elle avait vu le questionnement dans son regard.
Il avait entraperçu les contusions bleuâtres sur son poignet.
Personne ne devait savoir.
Elle allait disparaître.
