Salut, les gens ! Voici, comme prévu, la suite :D


Chapitre 2

La première chose que Tilia remarqua, ce fut la sensation d'être totalement courbatue, comme si elle avait fait plusieurs heures de sport non-stop.

Puis elle sursauta et ouvrit les yeux, se rappelant dans un choc les événements qui s'étaient passés.

Perdue dans les bois avec Kathia, elles avaient erré pendant un petit moment avant de rencontrer un... homme.

Et après ?

Le trou noir, littéralement.

En entendant des éclats de voix dans une autre pièce, elle tendit l'oreille.

« Tu ne peux pas faire ça, Paul. La surprotéger ne résoudra rien. »

« Ah oui ! Et quand elle se fera tuer par une de ces sangsues, qu'est ce que je ferai, hein ? Je resterai sans bouger, à la regarder se vider de son sang, c'est ça !? »

« J'ai pas dit ça. »

« Elle a été attaquée une fois, pas deux ! »

D'un ton flegmatique et sans appel, Sam intervint de sa voix grave et profonde :

« Arrêtez, vous deux. Il ne s'est rien passé et c'est le principal. Nous sommes intervenus à temps et nous le referons, Paul. Mais ne t'avise pas de partir seul, la morsure des Sang-froid est un poison, pour nous. »

« Je sais. »

« Bien. Rentrez chez vous, on se retrouve demain. »

« Bonne nuit, Sam. »

« Bonne nuit. »

Oo¤oO

Quand Paul entra dans la chambre, il ne fut pas surpris de voir que Tilia était déjà réveillée.

Assise, ses grosses boucles noires cascadant dans son dos, elle le fixait attentivement, remarquant une légère estafilade sur sa joue émaciée.

Son teint devint légèrement blafard et immédiatement, il la rassura.

« C'est rien du tout. »

« Que... qu'est ce qui s'est passé ? »

« On... on t'a retrouvée dans les bois. »

« Et... Kathia ? »

« Elle va bien. »

« Où... où est-elle ? »

« Chez elle. »

Tilia soupira de soulagement, rassurée de savoir que sa meilleure amie n'avait rien.

Mais bien vite, l'étrangeté de la situation la rattrapa et elle questionna le jeune homme :

« Paul, qu'est-ce que c'était ? »

« De quoi ? »

« Le... l'homme ! »

« Rien du tout. »

« Arrête ! Je sais ce que j'ai vu ! Et il était pas... normal ! »

Il secoua la tête.

« Cette situation te dépasse, Til's. Vraiment. »

« J'ai tout entendu. »

« À propos de quoi ? »

« Votre discussion. »

« T'aurais pas dut écouter. »

Elle répliqua :

« Comme si j'avais le choix ! »

« Ça ne te concerne pas. »

« Vraiment ? C'est pas ce que t'as dit, tout à l'heure. »

« Écoute... »

« Je veux savoir. Tout ! »

Durant quelques instants, il ne fit que la fixer de ses grands yeux bruns foncés.

Puis il soupira, capitulant.

« Je suppose que je n'ai pas le choix. »

« Non, en effet. »

« Qu'est ce que tu veux savoir ? »

« Qui ils sont. »

« Des Sang-froid. »

« Ce qui veut dire ? »

« Vampires. »

« Vampires, comme... Dracula ? »

« À peu près, oui. Si ce n'est qu'ils n'ont pas de crocs mais des griffes plus qu'acérées. Ils peuvent vivre sous le soleil, sont très forts, rapides et boivent du sang. »

« Et la légende ? »

Il soupira :

« Elle est vraie, malheureusement. «

« Malheureusement ? Comment ça ? »

« S'ils sont les Sang-froid, devine qui nous sommes. »

Quelques instants plus tard, les yeux bruns-verts s'écarquillaient.

« Les loups ! »

« Exact. »

« Mais tu... comment c'est possible ? »

« On ne se transforme qu'à leur contact. »

« Et c'est... tout le monde ? »

« Non, heureusement. Seules quelques familles ont le gène lupin. »

« Et... tu l'es depuis quand ? »

Là, Paul parut réticent à répondre.

Mais elle le pressa :

« Hé ! Je veux savoir ! »

« Depuis... que tu sors avec Ben. »

« Ben ! Mais ça fait des mois qu'on a rompu ! »

« Je sais. »

« Alors... tu sais te contrôler ? Pour ne pas te transformer ? »

« Oui. »

« Mais c'est... »

« Risqué. »

Elle fronça des sourcils.

« Comment ça ? »

« Il ne suffit que de quelques secondes pour qu'on se transforme. Et si tu es trop près... »

« Emily, n'est-ce pas ? »

« Oui. »

« Oh. »

« Ça ne se passera pas, Tilia. Je te le promets. »


Bonus chapitre 3 :

* Tilia éclata de rire et elle suivit sa meilleure amie dans la cuisine, bien consciente qu'un énorme loup gris la surveillait de très près.

Une fois, pas deux...

* Sois l'œil consterné des veilles dames venues faire leurs courses dans cette ville si tranquille, les deux amies éclatèrent d'un rire... sonore.

Ah, la jeunesse...


So ?

Suite : 26 décembre 2013