Hello chers lecteurs ! Tout d'abord un grand merci à tous ceux et toutes celles qui m'ont laissé des reviews, qui me suivent et qui m'ont mis dans leurs listes de favoris, c'est vraiment super de votre part ! Ensuite avant que certains passages de ma fanfic ne vous choquent, je tiens à dire que cette histoire n'a pas de contexte prédéfinis si je peux dire ça comme ça. Je me suis un peu lâchée donc merci de ne pas me jeter des pierres s'il n'y a pas de cohérence scénaristique entre Derek et cette mystérieuse femme. D'ailleurs à ce propos, je vous laisse tenter de deviner son identité car son nom ne figurera pas clairement dans le texte haha *oui je suis sadique*.
Pour les disclaimers je sais que j'aurais dû faire ça au début mais bon je le fais maintenant ça ira aussi : Les paroles mises entre guillemets sont extraites de la chanson de KYO intitulée « l'équilibre » d'où le nom de ma fanfic. Et pour les personnages bien entendu ils ne m'appartiennent pas.
Bonne lecture et laissez-moi encore des reviews ! A très bientôt pour la suite de cette fanfic !
″ Elle appuie là où ça fait mal jusqu'à ce que je craque, jusqu'à ce que mes valeurs explosent et que je passe à l'acte…″
« Trésor, tu ne pourras pas toujours faire taire ta vraie nature, celui que tu as toujours été, sauvage » avait-elle murmuré sournoisement à mon oreille. Cela faisait mal. Pas une douleur physique, non, mais une douleur mentale, morale, une douleur qui m'envahissait tout entier à mesure que je sentais mon désir pour elle prendre le dessus sur ma raison. Je ne pouvais nier l'évidence, je n'étais plus lucide ou peut-être l'étais-je trop pour mon propre bien. Je voulais la posséder.
La façon dont elle s'adressait à moi faisait littéralement bouillonner le sang dans mes veines et mon instinct cognait en moi comme un animal retenu en cage depuis trop longtemps. Non pas que j'essayais d'occulter le fait que j'étais un loup-garou, au contraire j'avais toujours pris ça pour un don exceptionnel, mais avec Stiles...je ne pouvais nier que cela rendait parfois les choses compliquées, alors qu'avec elle... Je franchissais les limites.
Ses cheveux clairs, sa bouche aux lèvres fines et cette fierté qui ne la quittait pas...le diable à figure humaine se tenait face à moi et je ne pouvais en détacher mon regard. C'était dangereux, bien trop dangereux, pour moi, pour Stiles, pour nous...
Durant plusieurs mois j'avais essayé de me persuader que je finirais par mettre un terme à tout ça mais aujourd'hui je n'y croyais plus, j'en avais assez de lutter contre moi-même et contre des pulsions que je ne pouvais de toute évidence pas réfréner.
Etait-ce mon passé qui me rattrapait soudain ou bien mon instinct que j'avais ignoré trop longtemps ? Je ne savais pas. Et je n'étais de toute façon plus vraiment en mesure d'aligner des pensées cohérentes.
Sa bouche n'était plus qu'à quelques millimètres à peine de la mienne, ses mains aux longs doigts fins glissaient le long de mes épaules, me procurant un frisson et je voyais au fond de son regard cet air joueur et provocateur qui la caractérisait si bien. Tentation.
Tous mes sens étaient en alerte. C'était comme être face à un feu rouge et foncer droit devant à pleine vitesse tout en sachant que c'était de la folie.
Et là ce fut le point d'impact, celui de non-retour. Elle scella ses lèvres aux miennes avec une certaine sauvagerie, en venant mordiller au passage ma lèvre inférieure. Ce baiser n'avait rien à voir avec ceux que j'échangeais avec Stiles. Avec elle il n'y avait aucune douceur, aucune marque d'affection, tout n'était qu'animal. Excitation.
Elle lâcha un petit rire aguicheur avant d'agripper mon t-shirt pour m'attirer contre elle. Au fond je n'étais plus vraiment moi-même. Il n'y avait plus de retenue, plus de valeurs, plus d'interdits. Je passais à l'acte et le mal était en train d'être fait.
Dans la chaleur étouffante de la pièce je faisais ardemment l'amour à cette femme et c'était comme si je recollais les morceaux de mon passé. Ses ongles lacéraient sans retenue aucune la peau de mon dos, ne faisant que monter encore d'un cran l'excitation qui me possédait.
Nous n'étions plus qu'instinct, violence et luxure. Entre mes bras elle poussait des soupirs qui venaient mourir à mes oreilles. Pour un instant au moins je la dominais pleinement et c'est ce qu'elle attendait de moi. Cela la faisait sourire. Quant à moi, je ne souriais pas. Elle ne méritait pas mes sourires. J'étais tout aussi froid qu'ardent. J'étais au cœur d'une parfaite antithèse : la haine autant que le désir me traversaient, me rendant fougueux, violent, passionné et totalement hors de contrôle. Lorsque mes mains glissèrent vers sa gorge jusqu'à l'enserrer très légèrement, comme un avertissement, elle resta très calme et esquissa un sourire en coin. Elle n'avait pas changée. Elle était toujours la même petite trainée. « Vas-y » murmura-t-elle comme si elle cherchait à me tester. Je renforçais un peu ma prise et elle enserra mon bassin entre ses cuisses tout en glissant ostentatoirement sa langue vicieuse sur ses propres lèvres. Il n'en fallut pas plus pour faire encore monter les degrés. Nos bouches se scellèrent à nouveau, plus violentes que jamais. Je succombais à la tentation.
Je ne mesurais pas encore l'étendue de mes actes, c'était mon corps et uniquement mon corps qui dictait ma conduite mais je venais bel et bien de tromper Stiles...
″ Alors calmement tout explose, il y aura l'avant et l'après. Comme une dose d'adrénaline sulfureusement injectée…″
Tandis que je m'apprêtais à quitter la chambre sans un mot, le regard sombre et tenaillé par un sentiment profond de culpabilité, elle me sourit une dernière fois, comme savourant sa victoire. Elle savait qu'au fond j'étais faible et qu'elle avait gagné.
Une fois dehors je profitais de l'air frais du soir. Bientôt il me faudrait rejoindre Stiles...
Lorsque je le verrais je devrais rester moi-même, faire comme si tout ça n'avait jamais eu lieu. Je devrais le regarder droit dans les yeux, le serrer dans mes bras tout en m'efforçant d'ignorer le parfum de cette femme qui s'était insinué en moi.
Mes valeurs, mes promesses...tout était partie en fumée au seul contact de ses lèvres, comme si un démon m'avait possédé, mais malheureusement le démon n'était nul autre que moi.
Qu'allais-je faire maintenant ? Que se passerai-t-il si Stiles venait à comprendre ? Il me haïrait sans aucun doute. Avant j'étais encore maître de moi-même, mais maintenant c'était trop tard, j'avais franchi la ligne.
Je sentais encore mon sang bouillonner dans mes veines. L'animal au fond de moi en voulait plus, toujours plus. C'était l'effet de l'adrénaline et de cette femme qui avait fait ressurgir mes désirs les plus sulfureux. Je n'étais plus moi, j'étais l'Alpha, le maître de tout, conscient de son potentiel. Au fond j'avais eu ce que je voulais. L'attirance, le danger, l'adrénaline, encore et toujours, il n'y avait rien à faire, impossible de luter.
Le moment approchait et il était temps pour moi d'aller rejoindre Stiles qui devait probablement m'attendre en lisant un de ses bouquins. Comme d'habitude. J'avançais calmement dans la rue, même si le calme que j'affichais n'était qu'une façade. C'était ce masque qui m'avait permis de tenir jusqu'ici, de supporter les épreuves et de ne rien montrer de mes faiblesses. Pourtant ce soir j'avais été faible, bien trop faible. Ma volonté ne faisait plus effet. Ce soir toutes les barrières étaient tombées et je n'étais plus en mesure de recoller les morceaux alors je me persuadais que j'allais continuer à avancer, tout simplement.
″ Et puis je rentre tous les soirs, chaque fois un peu plus tard. Avant chaque baiser c'est la douche pour se dire bonjour ou bonsoir…″
Stiles était allongé sur son lit, les écouteurs nichés dans ses oreilles. Il attendait. Il m'attendait.
J'avais à peine pénétré dans sa chambre qu'il se redressa, retira ses écouteurs et me fit face. « Il est tard » dit-il simplement. Son ton ne marquait pas vraiment le reproche même s'il aurait pu. C'était plutôt un constat mais je savais qu'au fond il cherchait surtout à me faire comprendre que je lui avais manqué. Il était encore plus tard qu'hier et qu'avant-hier. « Je sais » fut la seule chose que je pu lui répondre. Chaque soir c'était la même chose, le même sentiment de dégoût envers moi-même, parce que chaque soir, après l'avoir vue elle j'allais rejoindre Stiles chez lui contraint de faire comme si rien n'avait changé. Mais tout avait changé justement. Chaque soir je m'interdisais d'aller la revoir, mais c'était des mensonges que je me racontais pour me donner une forme de bonne conscience, comme si cela était encore possible.
Elle savait qu'il y avait quelqu'un dans ma vie et que cette personne m'était chère, mais elle ignorait que cette personne qui la partageait était Stiles. Elle aimait ça, jouer avec mes nerfs, me tenter, me torturer mentalement, c'était ce qu'elle avait toujours adoré faire plus que toute autre chose. Elle savait qu'elle me mettait en danger et qu'elle avait toutes les cartes en main.
Comment avais-je seulement pu retomber une deuxième fois sous le charme de cette détestable créature, je l'ignorais. La haine que j'éprouvais à son égard était toujours bien présente, néanmoins elle était réapparue à un moment de ma vie où il me semblait que tout n'était plus que gris et fade. Cela n'avait rien à voir avec Stiles, je pense que le problème venait en grande partie de moi, pour la simple et bonne raison que je n'arrivais pas à me laisser aimer. Au fond je me disais que je n'avais pas le droit de connaître le bonheur. Tous ceux que j'avais approchés et aimés avaient tous fini par souffrir par ma faute et je reproduisais une fois de plus le même schéma destructeur avec Stiles.
Il me vint alors à l'esprit qu'au final je n'étais pas si différent d'elle... J'étais moi aussi un monstre à visage humain.
La main de Stiles se posa doucement sur ma joue, comme pour me rassurer. Je priais intérieurement pour qu'il cesse de faire cela. Je ne le méritais définitivement pas. Ses lèvres chaudes rencontrèrent les miennes avec tout autant de douceur. Mais cette douceur de sa part ne faisait qu'accroître encore un peu plus la plaie béante qui s'était formée dans mon cœur. Culpabilité.
« Je vais à la douche, tu peux te coucher si tu es fatigué » me dit Stiles, tout en quittant la chambre avec une serviette sous le bras. Je me retrouvais seul et je décidais de consulter l'heure. Presque une heure du matin. Il m'avait attendu jusque-là. Je passais une main sur mon visage en laissant échapper un soupir déchirant. Je savais pourtant que Stiles avait cours le lendemain mais j'avais été trop égoïste pour m'en préoccuper. Si je continuais comme ça, à force de rentrer à des heures impossibles je ne saurais bientôt plus si je devrais dire bonjour ou bonsoir à Stiles lorsque je le rejoindrais chez lui. Je n'avais jamais été aussi pathétique de ma vie et cela me mettais hors de moi. Cela ne pourrait plus durer bien longtemps...
″ J'ai l'impression de devenir fou. C'est l'arythmie dans le myocarde. Est-ce que je perds pied, est-ce bien la fin de notre histoire…″
J'avais passé la totalité de la journée chez moi, cloitré. Je ne voulais rien faire d'autre que rester seul et surtout je ne voulais plus la revoir, elle. Allongé sur le canapé et regardant le plafond d'un air absent, c'était toujours les même images que je ressassais en continu dans mon esprit à tel point que j'avais l'impression que ma tête allait finir par exploser. J'étais en train de devenir dingue ! Je fermais les yeux pour tenter de retrouver mon calme et c'était alors le visage de Stiles que je voyais. Pourquoi mon cœur s'affolait-il de la sorte quand je pensais à lui ? Je ne savais plus quoi faire ni comment parvenir à gérer cette situation dont je me sentais désormais prisonnier. Mais c'était ma faute, je m'étais piégé moi-même.
J'aurais pu faire semblant et aller retrouver Stiles en faisant comme si tout allait bien, comme si tout était normal mais cela aurait été un mensonge de plus et je lui cachais des choses depuis bien trop longtemps. Bien sûr c'était pour ne pas le blesser, du moins pour ne pas le blesser davantage. Il avait déjà assez souffert de notre relation qu'il considérait probablement comme étant à sens unique. Je n'étais pas assez démonstratif, pas assez aimant et pourtant je mourrais d'envie de lui dire chaque jour à quel point je l'aimais, lui plus que tout autre. Seulement ce n'était pas moi et j'étais bien trop fier pour ça.
Je ne savais plus quoi faire et en un sens il était inutile de chercher une solution puisque je me trouvais face à un mur. Tôt ou tard il saurait, mais pour l'instant je devais encore le lui cacher. Les choses étaient devenues si compliquées, si incertaines... Je ne savais plus où j'en étais avec Stiles ni même si je souhaitais poursuivre notre histoire. Peut-être était-ce déjà la fin...
Je pouvais bien rester enfermer ici ça n'y changerait rien, ce soir il me faudrait à nouveau tout affronter et plus que tout faire face à ce que j'avais engendré.
Les sourires de Stiles me revenaient en mémoire, ses sourires empreints d'innocence et de joie juvénile. Ceux que j'aimais tant même sans l'avouer. C'était surement ce qui me manquait le plus aujourd'hui, le voir sourire. Il y avait aussi nos querelles futiles, celles au cours desquelles nous nous balancions toutes sortes de répliques à la figure, celles où Stiles essayait de se convaincre qu'il était en mesure de me sortir toute sorte de menaces, toutes plus débiles les unes que les autres comme par exemple le jour où en attendant Scott j'étais resté assis près de lui, blessé dans sa voiture et qu'il m'avait menacé de « jeter ma carcasse de loup-garou hors de sa voiture ». Je ne pouvais m'empêcher de sourire à mesure que cela me revenait en mémoire. Il était capable de tergiverser pendant des heures pour tenter de me persuader qu'il avait raison et que j'avais tort et ça m'avais toujours royalement pris la tête, du moins en apparence. Mais j'aimais ça. C'était Stiles et c'était ainsi que je l'aimais, tel qu'il était tout simplement.
Quand je voyais là où nous en étions aujourd'hui, je me disais que c'était dommage mais aussi et surtout que je ne voulais pas que notre histoire se termine comme ça. Je devais me reprendre et faire un choix, cela s'imposait.
Y avait-il encore de l'espoir ? Notre histoire était-elle terminée ou avait-elle encore une chance de renaître ? C'était maintenant que je devais réagir et j'espérais au plus profond de mon cœur qu'il restait encore quelque chose à sauver entre moi et Stiles.
J'espère que ça vous a plu, on se retrouve bientôt pour la suite ;)
