Chapitre 2 : Nouvelle chance.
Disclaimer : Les personnages ne sont toujours pas à moi, mais à la Grande, l'Unique, la Bien Aimée JK Rowling !
Pairing : DM / GW
Rating : K. Et parfois T.
Ndla : Merci à tous ceux qui suivent cette nouvelle fic et ont patienté deux semaines pour avoir le chap 2 ! Bonne lecture, et n'hésitez pas à laisser des reviews ! - Merci également à Chonchon pour la relecture de ce chapitre. - Morwenedhel -
- ... Weasley ...
- Ravie de voir que tu vas assez bien pour mettre autant de sarcasme qu'avant dans mon nom de famille, Malfoy ! Lui répondit Ginny Weasley. Elle était un peu agressive, sans être désagréable comme à Poudlard.
- Que m'est-il arrivé ? Je me souviens... des cracmols... Ils voulaient me faire payer... et ils m'ont frappé... et puis... plus rien. Mais comment diable est-ce que vous avez fait pour me retrouver ? Et qu'est ce que tu fais là ? Pourquoi toi ? Et combien de temps j'ai été inconscient ? Et aussi...
- Malfoy, tu vas la fermer un peu pour me laisser le temps de te répondre ?
- Pas le temps, je dois retrouver ces types... et retourner travailler !
- Tu ne vas aller nulle part ! Tu te rends compte de ton état ?
- Comment es-tu au courant de mon état ?
- Et bien, regarde la quantité de sang par terre et essaye de te lever ! 20 gallions que tu n'y arriveras pas !
Ginevra Weasley avait bien changé depuis Poudlard, se dit Draco. Elle était beaucoup plus sûre d'elle et une enfance à côtoyer les forces du mal et à aider Potter contre Voldemort n'avait fait que renforcer sa détermination et sa personnalité. Jamais elle n'aurait osé lui parler ainsi si elle avait encore été à Gryffondor et lui à Serpentard. Passée la stupéfaction liée à la lueur de défi qu'il voyait dans ses yeux, il se dit qu'il avait tout intérêt à se dépêcher de se lever s'il ne voulait pas être renvoyé du bureau des Aurors et subir l'humiliation de dire à Weasley qu'elle avait raison.
Draco commençait à s'impatienter sérieusement! Il était bien réveillé et se rendait compte qu'il avait horriblement mal partout. Mais alors qu'il essayait de se lever, il chancela, se rattrapa à Ginny Weasley... et retomba finalement par terre en fichant en l'air à la fois ce qu'il restait de son costume et toute sa classe malfoyenne.
- Très bien. Je crois que finalement, le ministère pourra se passer de moi quelque temps.
Avec un sourire en coin Weasley se leva et donna ses indications aux ambulanciers de Sainte Mangouste pour y transporter Draco et se tourna vers lui :
- Tu as été inconscient plus d'une demi heure. Ils ont dû te laisser pour mort... mais ils ne voulaient pas te tuer, à voir. Nous sommes arrivés dès que nous avons eu le message... et tu étais recouvert d'une couverture. Très faible, mais en vie. Alors nous t'avons réveillé et administré les premiers soins. Nous pensions t'emmener mais ...
- Une minute. Un message ? Comment avez-vous su que j'étais ici ? La coupa Draco.
- La réception de Sainte Mangouste a reçu... quelque chose qui t'appartient... expliqua-t-elle en sortant une petite bourse de cuir. Et le ministère s'est occupé de pister l'objet pour remonter jusqu'à son propriétaire. Ensuite, nous sommes arrivés pour t'emmener.
Elle s'accroupit devant Draco et plongea la main dans la bourse. Sous les yeux de Draco apparut sa chevalière, un cadeau de ses parents pour ses 14 ans. Il ne l'avait plus jamais quittée. Il fixa Ginny et lui rappela qu'elle n'avait pas répondu à l'une de ses questions.
- Je suis médicomage à Sainte Mangouste depuis quelques années. J'ai vu tellement d'horreurs pendant la guerre que je suppose que c'est ce qui m'a poussée à vouloir sauver les autres.
Elle attendait, paume ouverte, que Draco reprenne sa chevalière ... Et il se dit qu'elle était si belle, une vraie battante. Et ils parlaient de manière si... égale... Draco ne voulait pas rompre le charme.
* Charme ? Belle ? Draco ! Réveille-toi ! On parle de la belette femelle là ! * Mais Draco n'écoutait plus la voix de sa conscience depuis longtemps. Il avait toujours trouvé que Ginny avait un certain charisme. A l'époque, à Poudlard, il avait juste été trop stupide et adhérait trop aux idéaux de son père pour le voir.
Ginny reprit la parole devant le manque de réaction du blond.
- Je vois des questions dans tes yeux. Je ne répondrai pas à toutes... Pas aujourd'hui. Mais je peux te donner la réponse à l'une d'entre elles : je ne te hais pas. Tu as souffert de cette guerre comme nous tous. Et tu as besoin d'aide comme nous.
Simplement tu es trop fier pour l'admettre, même sous la torture - lui murmura-t-elle a l'oreille.
- Mais je pense qu'il y a du bon en chacun. Personne ne doit décider de faire souffrir quelqu'un. C'est cruel, injuste. Je ne te méprise pas. Tu avais fait tes choix, par obligation, ou par goût. Qui serions-nous si nous ne faisions jamais d'erreurs ?
Ginny avait le regard dans le vide... Draco pouvait voir sa souffrance. Elle avait grandi, mûri. Pas seulement physiquement, mais aussi intellectuellement. La guerre avait poussé leur génération à se prendre en charge elle-même, à lutter. Et c'est ce qu'elle avait fait.
Ils se regardèrent un long moment, et puis Draco tendit la main pour récupérer sa bague. Rien que ce geste le faisait souffrir. Mais il avait l'impression que rien que le fait de reprendre un objet personnel de la main de quelqu'un qu'il méprisait allait marquer le début d'une nouvelle vie. Ginny sourit quand il referma ses doigts sur la bague. Elle s'éloigna de lui le temps que les brancardiers l'emmènent.
Le transplanage dura quelques minutes jusque Sainte Mangouste. Elle le retrouva à l'accueil et le fit installer dans une chambre confortable.
Au bout de quelques secondes à la regarder, elle sut qu'elle devait aborder le sujet avec lui :
- Malfoy ?
- Hum ?
- Tu dois rester ici, et il va te falloir un médicomage pour te soigner. Tu dois en choisir un. Tu connais quelqu'un ici ?
- Un médicomage ? lui répondit-il d'une voix tranchante, à couper l'air au couteau. Un médicomage n'est pas censé s'occuper du côté psychologique des patients ? Mettre son nez dans les choses qui dérangent ? Rien ne me dérange. Je n'en ai pas besoin. Point.
Ginny sentait qu'il s'échappait, que le semblant de communication établit avec lui jusque là s'évaporait.
Elle le regarda d'une manière plus dure, avec à nouveau cet air de défi, et répéta sa question:
- Tu connais un médicomage ici ?
Après tout, il avait 27 ans, il savait ce qu'il avait à faire. C'était un adulte, certes. Mais si jamais il faisait une dépression après sa sortie de l'hôpital, on l'accuserait, elle, de ne pas avoir fait son boulot. Et Ginny aimait le travail bien fait.
La réponse vint à Draco tout naturellement.
- Toi.
Un ange passa.
Un deuxième ange passa, dansant... la salsa ? Dans un hôpital ? ...
Un troisième ange et ...
- Je te demande pardon ? fit Ginny en arquant un sourcil de manière typiquement Malfoyenne.
- Bon écoute Weasley, on ne va couper les cheveux en quatre. Il me faut un médicomage, tu l'es, et je te connais. Un deuxième haussement de sourcil lui fit rectifier.
- Je te connaissais un peu à Poudlard? Mais de toute manière, je te connais plus que tous les autres médicomages ici.
- Tu es au courant que tu vas devoir te déshabiller devant moi pour que je t'examine et te soigne ? Et que tu vas devoir me raconter ce qu'il s'est passé ?
Draco pâlit très légèrement... Pas qu'il soit prude. Au contraire ! Mais Weasley ... C'était différent... Et puis... elle devait être mariée ?
- Weasley ? T'es mariée non ?
Ginny le regarda bizarrement puis leva les yeux au ciel :
- Oui.
Il n'en saurait pas plus aujourd'hui. Mais il comptait bien savoir un jour. C'est donc d'une voix ferme qu'il répondit :
- Tu seras mon médicomage. A moins que tu ne veuilles pas ? Tu dois savoir que si j'étais déjà le plus beau mâle de Poudlard, je suis certainement le plus bel homme de cet hôpital ? Tu devrais mettre des lunettes de soleil pour ne pas être aveuglée par ma beauté rayonnante.
C'est avec un regard rieur qu'elle lui répondit :
- J'accepte d'être votre médicomage, Mr Malefoy.
- Bien le merci, Miss Weasley.
- Toujours le même Malfoy. Repose-toi en attendant que je t'examine, j'ai d'autres patients à voir.
Elle allait partir quand elle se retourna et le regarda avec un sourire en coin :
- Si tu étais le plus beau mâle de Poudlard, tu n'étais certes pas le plus poli. Mais à défaut d'être le plus beau de cet hôpital, tu viens d'augmenter ton vocabulaire d'un nouveau mot ; celui du remerciement. A tout à l'heure Malfoy.
Elle tourna les talons et Draco se dit que décidément, une Weasley avec plus de répartie et d'humour était préférable à une Weasley minable et apathique, telle celle qu'il avait rencontrée en 1ère année.
Draco s'endormit quelques minutes plus tard, après qu'une infirmière ait tiré les rideaux autour de son lit, la tête remplie de honte de s'être fait piéger, de douleur, mais aussi d'une certaine douceur provoquée par sa rencontre avec Ginny.
Des reviews ! Des reviews ! Et à dans deux semaines ! =)
