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Draco's deturn

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Auteur: Leviathoune

Genre: Aventure / Drama / Romance, Drarry, M, Fic à chapitre, POV de Dray.

Résumé: Drago est depuis plus de deux ans un Mangemort que le Maître prend toujours un malin plaisir à envoyer seul dans des missions quasiment irréalisables, et ce traitement a beaucoup changé le Serpentard que l'on connaissait.

Sa nouvelle mission, retrouver Harry Potter, risque, peut-être, de faire resurgir son caractère d'autrefois.


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ATTENTION au SPOILER ! Cette fic prend en comptes le TOME SIX !

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Draco's Deturn: Chapitre 2, traque...


Je ne me sens pas très bien en ce moment.

Ha ! Quel euphémisme…

Ça fait un bon moment que ça ne va pas, que tout va même de plus en plus mal.

A dire vrai, ces temps-ci... il semblerait que ma vie n'eût plus comme possibilité qu'osciller entre déchéance et décrépitude - aussi bien mentales que physiques.

J'ai vraiment l'impression que ma fin est proche...

Si seulement je vivais dans un monde normal, je pourrais rester dans mon lit à dormir histoire de me refaire une santé. Je dormirais ainsi, sereinement, des heures, des jours, des mois d'affilée. J'ai envie d'un coma profond, sommeil sordide mais si salutaire.

La fatigue ne me m'affecte pour ainsi dire plus du tout, la douleur non plus, mais il reste le désagréable fait de ne plus pouvoir effectuer un simple mouvement sans frissonner... sans que je prenne sur moi, que je me persuade et me contrôle, pour réussir à placer un pied devant l'autre.

Je suis tellement courbaturé que ce mot n'a même plus de sens. Je me sens comme un grand squelette efflanqué empli de verre pilé. Je sais que je peux m'effondrer à tout moment, et pourtant j'avance... encore et toujours.

C'est pour elle que je le fais.

Cela fait relativement longtemps que j'ai compris que mon père ne risquait pas grand-chose là où il était. Je ne sais pas pourquoi, mais le Maître veut nous faire payer ses erreurs, à nous. En quoi serions-nous responsables, honnêtement ? Comme si le fait de l'aimer nous rendait honteux, souillés.

Et puis, c'est sûrement plus drôle...

Mère... je ne l'ai pas revue depuis si longtemps. C'est à peine si je reçois de ses nouvelles de temps à autre. Je n'ose pas lui écrire : j'ai trop peur de montrer mon attachement.

Enfin, ç'a l'air de fonctionner, car le Maître n'a pas vraiment mis les formes pour me menacer de la tuer si par mégarde j'échouais dans ma nouvelle mission. Peut-être prend-Il mon dévouement au sérieux à présent.

Les Mangemorts sont tous fous… fous de Lui. Comment en serait-il autrement pour ma personne ? Comment pourrais-je me distinguer d'eux, puisque nous agissons, plions, souffrons sous les mêmes ordres ? Comment pourrais-je échapper à la folie qui s'empare de chacun de nous ? Mes actes me rattrapent… Moi-même, n'étais-je pas dévoué et admiratif autrefois, prêt à m'offrir corps et âme pour Lui ? Il faut croire qu'y être obligé change radicalement la donne. Ou alors, sans doute qu'au fur et à mesure, avec l'âge, je me serais de toute façon rendu compte que je ne voulais pas faire… tout ça – œuvrer pour le mal, oeuvrer pour la destruction, la souffrance et la mort. Mais si ça s'était déroulé autrement, peut-être aurait-ce été mon père qui m'y eût forcé ? Lui au moins, il n'aurait pas menacé ma mère ! Je n'en sais rien, et je ne le saurai probablement jamais, alors je me plais à imaginer que mon père, tout comme moi, n'a jamais vraiment voulu servir le Maître.

Quoiqu'il en soit, je n'ai pas le droit de mourir, je ne peux pas lâcher prise. Au moindre faux pas, Sa colère se reporterait sur elle.

Je dois continuer, et pour ça, il n'y a aucune échappatoire.

Je n'ai de cesse d'y songer, je l'ai ressassé des milliers de fois. Si je m'enfuyais avec ma mère, le Maître se souviendrait alors de mon père : un véritable carnage. Je ne peux pas organiser leur évasion à tous deux au même moment - le manoir Malfoy est bien mieux gardé qu'Azkaban ; et, quand bien même j'y parviendrais, Il nous retrouverait, c'est certain. Mon père et moi sommes marqués, Il sait où nous sommes, nous, Ses disciples, Ses enfants, reliés à Lui, connectés à Son esprit, soumis à Sa pensée. Il a droit de vie ou de mort sur nous, Il a tous les droits.

Je voudrais prendre le risque, parfois - saisir ma chance. Mais il est hors de question que je la mette en danger, pas elle... pas ma mère.

C'est étrange... mais seule cette pensée me réconforte un peu. Je suis vivant pour elle, et elle l'est pour moi. Nous savons que si l'un de nous meurt, l'autre perdra, simplement, sa raison de vivre.

Je n'avais jamais réalisé l'aimer à ce point... avant, je gardais aussi sûrement beaucoup d'autres « raisons de vivre ».

Aujourd'hui je n'en ai plus qu'une : la savoir en bonne santé, libre, chez nous... Vivante.

Voilà où je puise la force d'avancer... même si les drogues aident aussi...

Je ris...

Je ris de me mentir à moi-même : aujourd'hui, si j'avance, ce n'est plus pour ma mère.

Cette mission...

Pour la première fois depuis que je suis Mangemort, je crois que j'éprouve du plaisir à exécuter un ordre.

Aberrant.

Aberrant, et pourtant, c'est l'exacte réalité. J'admets, il est vrai, m'être retrouvé curieux et émerveillé au cours de mes voyages, particulièrement lors de ma recherche des cités vampires, mais je n'étais pas franchement... excité.

Là... je me sens... mmh… fébrile.

Potter... être chargé de te retrouver est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis bien longtemps.

Cette perspective me transporte, m'enthousiasme presque. Elle m'aurait fait pousser des ailes si le marécage qui recouvre ma vie et chacune de mes ombres d'espoir ne les eût pas aussitôt englouties.

Je sens que quelque chose va se passer, quelque chose de... transcendant. Je ne sais pas quoi exactement, peut-être sera-ce en rapport avec cette poignante sensation d'approche de la « fin » ? Mais, en tout cas, c'est une émotion…

C'est déjà ça, une émotion. C'en est presque libérateur.

Une fois encore, j'ai carte blanche. Je peux quitter la forteresse, me rendre où bon me semble et comme je l'entends. Le Maître n'attend pas de moi des rapports réguliers comme aux premiers temps, Il veut simplement des résultats rapides.

Je me donne un mois avant qu'Il ne me rappelle et ne me tue une fois pour toutes.

Pourtant, je sais que ce n'est pas ce qu'il va se passer.

Je te trouverai... Potter. J'ai bien trouvé une cité secrète en explorant plusieurs pays rocailleux condamnés à la neige pour les siècles des siècles. Je ne peux pas ne pas le trouver alors que le Sauveur du Monde, l'Élu, prend une part active à la guerre. A dire vrai, j'ai même du mal à saisir quel genre de difficultés il peut bien donner à notre côté.

J'ai essayé de me renseigner de ce côté-là et, bizarrement, personne n'arrive à me répondre précisément. Il apparaît seulement que Potter a le don de rendre le Seigneur furieux, hors de lui, fou de rage.

Depuis sa montée au pouvoir, cela arriverait régulièrement – sans combat, sans rencontre, et pourtant les hurlements indignés de notre Maître feraient, d'après ce que j'entends, trembler la forteresse et crépiter Sa magie le long des murs. Inutile de préciser qu'une crise de ce genre fait beaucoup de dégâts – et de victimes : je pense pouvoir m'estimer heureux de n'avoir jamais dû y assister.

Jusqu'alors, ma théorie était que le Survivant, l'Élu, devait connaître quelque chose que nous ignorions sur le Maître - par exemple, je sais pas, le contenu entier de la prophétie, un moyen de Le détruire… ou peut-être entre-t-il simplement dans son esprit pour Le narguer ?

De toute façon, je me fichais royalement de ce qu'il faisait exactement pour être devenu si gênant - en fait, ça ne m'étonne même pas de lui. Pourtant, il a bien fallut que je trouvasse au moins quelques indices sur ce qu'il fabriquait et l'endroit où il se cachait.

Je ne voyais qu'un seul endroit pour commencer mes recherches... Poudlard.

Je transplanai de nuit à Pré-au-Lard. Je me hâtai de me transformer en renard pour filer ventre à terre jusqu'au portail aux sangliers, où je me glissai entre les barreaux fermés par des chaînes aussi colossales que les troncs d'arbres alentours.

Le parc s'étendait devant moi, et derrière lui, au loin, le château, se découpant sur le paysage, ses tours noires et crénelées tranchant sur le tapis d'étoiles. Les proportions de l'ensemble paraissaient tellement gigantesques, ça me rappelait ma première année en ces lieux… l'espace d'un instant, je l'avoue, je me laissai un peu aller à la nostalgie et à la contemplation rêveuse.

Instant qui ne dut pas excéder plus de deux secondes : je me souvins rapidement qu'un renard blanc sur la pelouse anglaise ne serait pas passé inaperçu, même de nuit. Je courus pour ramper dans ce qui aurait dû être un gazon magnifique cerclant majestueusement la bâtisse, mais que je découvris dense, sauvage, foisonnant, comme n'importe quel alpage laissé en friche. Je flairai les effluves du parc et scrutai les tourbillons du feuillage et tandis que mon ouïe de prédateur restait à l'affût du moindre craquement. Je savais l'école désertée par les enfants depuis la mort de Dumbledore, mais je n'imaginais pas la trouver aussi inanimée, abandonnée… délaissée.

L'herbe ne gardait aucune trace de passage d'une quelconque âme, les fenêtres s'ouvraient sur l'obscurité comme de minuscules abysses sans lumière reflétant les étoiles, on ne distinguait pas de fumerolles flottant par-delà les tours.

Il n'y avait que le vent, le silence et quelques grincements sinistres.

Toute la nuit durant - et celles qui suivirent - je rôdais autour de Poudlard, et m'aperçus bien vite qu'il était impossible d'y entrer. Le sortilège du sceau, après tout ce temps, restait absolu.

Le seul endroit paraissant encore quelque peu habité était la cabane du garde-chasse. Au début, je pensais avec espoir qu'il occupait toujours ses fonctions, mais ses trop longues absences me détrompèrent.

Une semaine durant, j'attendis la venue de l'homme gigantesque. Souvent, j'errais dans la forêt, le parc ou à Pré-au-Lard à la recherche d'un indice quelconque, mais le village sorcier lui aussi était plutôt déserté.

Je revenais au moins vingt fois par jour à la maisonnette de Hagrid. Je buvais l'eau du lac, chassais des souris, dormais sous l'escalier même de la cabane. Et jamais, pendant tout ce temps, je ne m'autorisai à reprendre ma forme humaine.

Un matin, enfin, le garde chasse revint. Posté en bordure de la Forêt Interdite, bien caché dans un buisson, je commençai à le guetter patiemment.

Au début, il ne se passait pour ainsi dire strictement rien. Le demi-géant restait simplement chez lui à tailler du bois, à redresser une barrière écroulée dans le potager, à réparer un carreau brisé dans une serre...

Paradoxalement, alors que la vie avait déserté Poudlard, le lieu n'était pas tombé en décrépitude. Ses travaux s'avéraient nettement moins nombreux qu'à l'époque ou les élèves couraient partout, baguette au poing.

Je le voyais tous les quarts d'heure pousser des soupirs à fendre l'âme. Plus tard, lorsqu'il partit finalement se recueillir sur la sépulture de Dumbledore, il hurla carrément à la mort, déversant un flot de larmes titanesques sur la pierre blanche.

Je restai perplexe. Comment ce type pouvait-il encore avoir la force de pleurer autant et aussi fort alors que nous étions en guerre depuis plus de deux ans ? A l'entendre, on sentait qu'il s'écroulait ainsi dès qu'il apercevait la tombe du dernier directeur de Poudlard, toujours aussi malheureux alors qu'il avait dû supporter tant de morts depuis.

Je sais qu'auparavant j'aurais considéré cette démonstration comme lamentable et pitoyablement faible. A présent… j'aimerais, moi aussi, pouvoir pleurer sans retenue aucune de cette façon, je voudrais me laisser aller à chialer sur ce que j'ai perdu. J'en suis incapable. Quelque chose bloque dans ma poitrine. Je ne ressens même pas cette grosse boule de frustration que j'avais, avant, lorsque je me retenais par fierté. Je ne ressens plus grand-chose...

Le garde-chasse, après avoir longuement pleuré tout en donnant du pain au calamar géant, revint finalement vers sa cabane. Je sentais que ça allait se passer comme ça. Tout ça ressemblait à un rituel, et la tombe avait semblé en constituer la dernière étape. Je me préparais déjà à le suivre discrètement. Honnêtement, il n'y avait rien de plus facile avec mon odorat : je retrouvais ses empreintes fraîches aussi facilement que si j'avais placé un traceur sur son manteau en peau de je ne sais trop quoi.

Je le suivis pendant des heures et des heures dans la Forêt Interdite. Le trajet me rappela, encore une fois, mon enfance, cette effrayante punition en première année. Je tenais un énorme chien très laid par une laisse crasseuse, j'avais effrayé Londubat et je m'étais retrouvé avec lui... Potter. C'est fou comme ce mec semblait rythmer ma vie.

Je trottinais toujours sur mes minuscules pattes blanches. A vrai dire, l'Angleterre à la fin de l'été n'était pas du tout mon élément : je halète et crève de chaud dès que je m'agite un peu. J'avais pu constater que je perdais ma fourrure épaisse et blanche pour en revêtir une plus fine - de couleur beige, si j'en crois le bout de ma queue. Au moins, je deviendrais un peu moins visible.

Le garde-chasse m'entraînait de plus en plus profondément dans la forêt, et j'étais persuadé que l'on réalisait un très large détour. Hum. J'avais comme l'impression, en fait, que nous décrivions une longue courbe, comme pour éviter un secteur de la forêt. Il cherchait peut-être à éviter les centaures ? Ou autre chose…

Nous marchions depuis si longtemps sans voir se profiler la moindre promesse d'arrivée, que je me demandai, s'il n'allait pas s'arrêter bivouaquer pour la nuit.

Et effectivement, dès lors que le jour se fit déclinant, l'homme pressa le pas, comme s'il approchait du but, sans que quoi que ce soit dans la végétation ne changeât.

Au milieu des bois surgit alors tout à coup une minuscule cabane - bien plus petite que celle qu'il occupait à Poudlard, une simple cahute d'étape pour la nuit. Avec sa carrure, il ne pouvait même pas y dormir, mais à l'intérieur se trouvaient, d'après ce que j'ai pu observer, des poêles, des lampes à huile, et pas mal de bric-à-brac tout aussi utile.

Je courus me camoufler dans un buisson pour le surveiller tandis qu'il se cuisait des saucisses sur un feu de bois. Après quelques instants d'attente, il s'endormit finalement à la belle étoile après son dîner, la tête contre une énorme bûche, son manteau en guise de couverture.

L'odeur des charcuteries grillées m'avait mis l'eau à la bouche : j'étais aussitôt parti traquer la vermine entre les brins d'herbe.

Le lendemain, le garde-chasse repartit après un déjeuner frugal. Je compris à son impatience que nous approchions – je devais d'ailleurs me faire de plus en plus discret à mesure que la végétation changeait, de plus en plus éparse.

Petit à petit, la terre fertile laissa place à la pierre. Je dus m'éloigner du demi-géant qui gravissait alors une montagne escarpée, et redoubler de prudence : sur ce terrain, la chaleur qui roussissait les roches laissait perplexe mon odorat, et aucune empreinte ne restait sur son passage. Il était, heureusement, totalement impossible de le perdre de vue.

Nous avions déjà gravi une altitude importante lorsqu'un énorme chien noir se précipita sur le garde-chasse. Je n'osai plus bouger une moustache. Je m'étais félicité tout d'abord de l'absence du cerbère domestique, mais je risquais maintenant d'être repéré à tout moment… Il s'avéra, en réalité et à mon grand soulagement, que le chien était un gros flemmard, et de plus trop fou de joie pour lever sa grosse truffe de son maître.

Le chien devint de toute façon rapidement un problème de second rang lorsqu'une tête gigantesque suivie d'un corps colossal surgit de derrière la crête de rochers au bout du chemin.

Un géant ! Un vrai géant !

On en avait quelques-uns dans notre camp mais je n'en avais jamais vu.

Point positif de la chose, je ne risquais plus de me faire semer à présent.

Le géant prit joyeusement son « demi-frère » - d'après ce que j'ai compris - dans ses bras, le souleva, le lança en l'air, pirouette, voltige, comme un espèce de gros bébé. La troupe se dirigea vers une caverne que je n'avais pas remarquée avant. Elle semblait avoir été aménagée plutôt confortablement si l'on s'abstrayait des quelques carcasses qui pendaient le ventre à l'air sur des cadres de bois.

Je me coulai le long des rochers pour monter me dissimuler sur un surplomb aussitôt tout ce « petit » monde entré dans la caverne. De là où j'étais, je pouvais anticiper l'arrivée des visiteurs, et entendre tout ce qui se disait à l'intérieur.

Je me préparai déjà à veiller des journées et des nuits entières lorsque je distinguai très nettement le craquement particulier causé par un transplanage.

Mon cœur de renard cognait à cent à l'heure tandis que je rampais pour me positionner près de l'origine du son, certain qu'il ne pouvait venir du demi-géant - même s'il lançait un sort de temps à autre, il restait bien loin de pouvoir transplaner.

Jamais la chance ne m'avait autant souri qu'en cet instant. C'était bel et bien Hermione Granger qui était craintivement apparue devant la grotte, et qui appelait Hagrid sans oser entrer. J'en aurais presque éclaté de rire si je n'étais pas un renard.

Sans attendre que les autres mastodontes se remuassent, je repris mon apparence humaine, toujours aplati au sol, sortis ma baguette dans le plus grand silence, et visai l'inconsciente, à peine engourdi.

Elle ne s'attendait certainement pas à ce que cet endroit soit connu d'un ennemi, ni à être la cible de qui que ce soit : je pus la stupéfixer sans problème. Elle s'effondra au sol, provoquant à peine un bruit sourd et faible. J'apparus immédiatement à ses côtés, attendit quelques fractions de secondes, puis transplanai avec elle juste avant qu'une énorme branche s'écrasât là où je me tenais agenouillé, juste le temps pour que mon regard croisât celui du garde chasse.

Juste le temps pour qu'il me reconnût, et pût passer le message à Potter.

J'ai transplané ici et là, encore et encore, maintenant son corps rigide serré contre moi. Je passais de lieu en lieu comme l'éclair, brouillant les pistes au maximum. J'atterris même au beau milieu du hall du Ministère une légère fraction de seconde avant de redisparaître précipitamment au nez et à la barbe des Aurors en faction. Il leur était complètement impossible à présent de retrouver ma trace. J'imaginais déjà la tête que feraient Potter et Weasley lorsqu'ils se retrouveraient bloqués au Ministère.

Finalement, il fallut bien que je m'arrêtasse quelque part. Même si je le voulais, je n'aurais pas pu transplaner avec la sang-de-bourbe dans la forteresse, et je refusais d'aller au manoir Malfoy, pour raisons, disons… personnelles. Je devais trouver une idée excellente, et rapidement de préférence, alors j'ai transplané chez elle... Pansy Parkinson. Dans le pire des cas, je pouvais lui jeter un sortilège d'Oubliettes et chercher ailleurs, mais j'avais bon espoir d'être accueilli à bras ouverts.

Je savais où elle habitait car elle m'écrivait régulièrement, me précisant ses cordonnées et son adresse à chaque fois. Elle me soutenait que, quoi que je fisse, je serais toujours le bienvenu chez elle.

Alors, me voilà... Pansy.

Arrivé dans une sorte de hall d'entrée, j'abandonne le corps toujours raide de ma prisonnière sur le sol et, baguette en main, cherche une présence qui ne vient pas. Si j'en crois ces lettres, Pansy serait en formation chez un fabriquant d'armes. Ce doit être une période faste pour lui, je suppose, et pour Pansy aussi, si j'en crois la décoration de son appartement.

Qui m'arrache un sourire.

Tu t'es vraiment bien débrouillé, chérie.

M'emparant d'une lourde chaise mêlant le fer forgé et la pierre, je l'attire à moi pour la placer, bien en évidence, dans le salon. Je retourne vers Granger, la saisit, et l'y fait asseoir ; puis, pour m'assurer qu'elle y restera, je crée des cordes vivantes qui viennent s'enrouler autour d'elle. Ses yeux hurlent sa rage inaudible. Un enchantement de silence, pour me prémunir de ses furieuses vociférations, et je peux la libérer du Stupéfix. Son corps se débat l'espace d'un instant, mais les cordes bien dressées par mes soins la maintiennent et l'obligent à rester tranquille, attachant ses mains dans son dos et fixant ses jambes aux pieds du siège. Une brève fouille, et je trouve sa baguette.

Il m'apparaît, pour la première fois, que Granger est enceinte jusqu'aux yeux. Mon regard reste fixé sur ce ventre trop rond que je ne peux que remarquer à présent que les cordes enserrent sa robe large. Ses yeux bruns sont toujours aussi furibonds, elle serre les dents. Ses cheveux sont plus longs qu'autrefois - mais toujours aussi frisottants et indomptables - et son visage est plus adulte ; je remarque, avec un certain malaise, qu'elle me détaille de haut en bas, comme je le fais pour elle.

Je me dirige vers une autre chaise que je traîne pour m'asseoir devant elle. Une fois assis, mes bras nonchalamment posés sur le dossier, je la libère enfin du sort de silence. Elle s'est suffisamment calmée pour ne pas hurler. Elle attend simplement que je rompe le silence.

« Je cherche Potter. »

Elle semble vouloir répondre spontanément tout en se forçant au calme.

« C'est ton Maître qui te l'ordonne ? » me demande-t-elle.

« Évidemment, sinon pourquoi chercherais-je à lui mettre la main dessus ? »

« …Tu pourrais avoir envie de changer de camp et d'œuvrer pour la chute de Voldemort en devenant un espion. »

Je faillis frissonner à l'écoute de ce nom.

« Faillis » seulement ? Je ne sais même pas pourquoi ça ne marche plus vraiment. Peut-être même que j'arriverai à prononcer moi aussi Son nom...

…peut-être.

« Ne dis pas de conneries, Granger. Où habite Potter ? »

« Je ne suis pas la gardienne du secret. »

« Il y a une chance sur deux que ce soit toi. Il va bien falloir que je vérifie et dans ton état... ce ne serait pas prudent de t'adonner au Doloris, tu dois le savoir. »

Si courageuse, si téméraire, la Gryffondor continue à me regarder avec défi.

« Je ne suis pas la gardienne du secret. » répète-t-elle avec arrogance. « Quoi que tu me fasses, tu n'obtiendras rien de moi ; même si tu me mets sous Imperium cela ne changera rien. Ton plan va échouer, Malfoy. »

J'en rirais presque. Quelle idiote.

« Granger... » commencé-je doucement. « Je ne te ferai aucun mal, rassure-toi. Ton rejeton ne naîtra taré que grâce à tes gènes et à celui… du père. Par contre... tu seras l'instrument qui me permettra de trouver Potter. Ça, je peux te l'assurer. Si tu ne me dis pas comment aller à lui, je m'en moque. Car c'est lui qui viendra à moi pour te secourir, princesse. »

La belle assurance de Granger s'étiole dans son regard. Elle sait que je suis intelligent, elle doit avoir compris que si je ne suis pas passé aux brusqueries habituelles et aveugles des Mangemorts, c'est que je garde une idée derrière la tête.

Je souris, et lui libère un bras, tout en faisant apparaître devant elle un écritoire avec du parchemin et une plume dans un encrier.

« Ecris-lui. »

« Je... » tente-t-elle.

« Soit tu lui écris ce qui te passe par la tête, soit je t'oblige à le faire. Dans tous les cas, ma lettre lui parviendra où qu'il soit avec photo de toi à l'appui. C'est à toi de choisir si tu préfères qu'il lise tes mots ou bien les miens. L'écriture sera la même, tu le sais parfaitement. »

Elle réfléchit intensément. La décision semble la torturer, elle ne semble plus savoir que faire.

Enfin... elle se met à écrire. Je pars à la cuisine me servir un verre de ce qui traîne : jus de citrouille au frais ? C'est parfait. Tout de même... je me demande bien ce qui a pu pousser une fille intelligente comme elle à faire un gosse dans une époque comme la notre. Une seule réponse s'impose à moi... Gryffondor !

Je reviens dans le salon et m'assoie dans le canapé tandis que Granger cherche les mots les plus justes à coucher rageusement sur le papier. Pendant ce temps, je regarde un peu mieux l'appartement de Pansy. Il est propre et ordonné. Un elfe de maison doit traîner quelque part, effrayé. Partout des objets bizarres, tout en métal et autres matériaux hétéroclites, trônent sur des portants au sol ou bien accrochés aux murs. Il y a de nombreux détecteurs d'intrus dans les coins mais aucun n'est réglé sur ma fréquence, et puisque j'ai introduit Granger avec moi, rien ne s'enclenche.

Des revues, des parchemins et des croquis annotés jonchent une table basse devant le canapé. Hmm, on dirait que Pansy utilise un enchantement pour brouiller son écriture. Cet objet dessiné sous plusieurs angles semble être un vulgaire vase à anses, pourtant.

Je délaisse finalement les croquis et fait apparaître pour moi aussi de quoi écrire.

Potter... Je réfléchis un instant à ce que je vais lui envoyer – peut-être un peu plus longtemps qu'il ne m'en faudrait habituellement.

Je détiens Granger dans un lieu parfaitement neutre et introuvable par un autre que moi. Aucun mal ne lui a été fait mais, si mes conditions ne sont pas respectées à la lettre, je n'hésiterai pas.

Ce samedi à treize heures, sur Borough High Street, il y aura une manifestation. Je serai devant le Blue Eyed Maid avec elle. Viens seul et ne tente rien si sa vie et celle de centaines de Moldus t'intéressent.

Je ne signe pas - à quoi bon ? Qui je suis importe peu, finalement. Allons voir si ma prisonnière a terminé… Bien. Rien ne sert de lire ce qu'elle a écrit : il est absolument impossible qu'elle connaisse cet endroit ; et puis, quoi qu'elle dise, rien n'empêchera Potter de venir la sauver, elle l'a compris : malgré le côté fermé qu'elle essaye de se donner, on devine ses yeux voilés par les larmes.

Dès que les cordes l'ont correctement rattachée, je me saisis d'une mèche de ses cheveux, et elle sursaute violemment alors que je la coupe de ma baguette. D'un Accio, je sors un boîtier d'une des poches de ma cape : il renferme mon appareil photo miniaturisé. Je me l'étais acheté lorsque je voyageais en Europe, surtout pour immortaliser certains instants, certains paysages... C'est un Polaroïd, alors j'emporte toujours avec moi pas mal de photos que je réduis pour les glisser à l'intérieur du boîtier. Je n'avais jamais pensé qu'il me servirait concrètement un jour.

Je tourne la chaise de Granger pour la positionner dans un sens particulier – il ne faut pas que l'on remarque trop de choses en arrière-plan, un bout de mur dépouillé suffira. J'appuie sur le déclencheur, et elle détourne le visage pour se cacher à l'aide de ses longs cheveux.

« Prend la pose que tu veux, Granger. De toute façon, tes amis sauront obliger la photo à dévoiler ton petit minois. » lui dis-je, un peu amusé.

Le cliché glissé hors de l'appareil sèche entre mes doigts, ses formes mouvantes se précisant peu à peu.

« Et après ? » questionne-t-elle faiblement, comme si elle se retenait de pleurer.

« Ce week-end, je t'échange. Potter viendra et, n'écoutant que son courage, son amour et sa loyauté envers toi, il se sacrifiera. Tu vas être sauvée héroïquement, et tu accoucheras d'un beau bébé sans papa. »

« Harry n'est pas le père ! »

« Weasley, peut-être ? Qu'est ce que ça change. Potter viendra quand même. »

Elle ne me répond pas, furieuse... triste. Elle pleure silencieusement. Je le savais, que ce n'était pas lui le père, mais je n'ai pas pu résister à la faire s'insurger pitoyablement.

Je plie les deux parchemins et les glisse dans une enveloppe avec la photo à présent révélée et la mèche de cheveux bruns.

C'est alors qu'on entend la porte se déverrouiller et s'ouvrir. Pansy est là ! Je jette prestement un Silencio sur Granger et me précipite vers elle alors qu'elle referme la porte, et je l'enlace fougueusement, un peu trop brutalement.

Elle sursaute et glapit, elle tente de se défendre, mais je bloque son bras en riant. Reconnaissant enfin mon visage, elle me saute au cou avec encore plus d'effusion.

« Drago, Drago, Drago ! » s'exclame-t-elle sans s'arrêter, sa voix étrangement stridente sous le coup de l'émotion. Elle se recule pour mieux me regarder, les yeux emplis de larmes, et se ressaisit de mon cou un peu plus fort, je ris encore. J'ai l'impression que ça fait des siècles que je n'ai pas vu un ami... en l'occurrence une petite amie.

La serrant très fort contre moi, je l'embrasse comme jamais je ne l'ai embrassée autrefois. Sentir ses mains qui s'accrochent à moi, supporter son corps pantelant qui se laisse aller dans mes bras, sentiment de puissance que je n'avais plus éprouvé depuis bien trop longtemps… futile impression, pauvre leurre… Désabusé, presque dégoûté, je romps l'étreinte.

Je la regarde, elle me regarde en souriant, toujours en pleurant, elle essuie ses yeux noirs. Ses cheveux ont toujours cette coupe acérée en dessous des oreilles qu'elle porte si bien. Elle a à peine grandi, elle paraît si petite à présent. Toujours aussi fine et jolie, également… Je ne peux m'empêcher de la serrer dans mes bras une nouvelle fois.

« Tu n'as pas changé. » commencé-je avec plus d'émotion dans la voix que je ne l'avais souhaité.

« Drago... » fait-elle timidement. « Toi, tu as tellement changé... »

Sa voix est triste, je me renfrogne tout à coup ; je n'ose plus la regarder en face.

Elle m'oblige à tourner mon visage et baisser mes yeux vers les siens en prenant mon menton à deux mains.

« Ta voix est… différente. Plus rauque, on dirait que tu as perdu l'habitude de parler. » Ses mains me caressent le visage, passent dans mes cheveux... à peine. « Tes cheveux... Ils sont encore plus courts que lors de notre première année. Ils semblent plus ternes qu'autrefois, aussi. »

Je grogne, je n'aime pas ce qu'elle me dit. Elle caresse le contour de mon visage ; on lit dans son regard qu'il n'y a rien de plus à dire : je suis un squelette ambulant. Ses doigts suivent le contour de mes yeux et là aussi, je vois à sa grimace que mes cernes doivent avoir atteint le stade de rivières pourpres.

« Tes yeux, par contre. Eux n'ont pas changé. » lance-t-elle en rougissant. « Ils sont toujours aussi beaux. »

Je lui adresse un sourire charmeur qui la fait presque glousser au milieu de ses larmes. Je me rapproche et m'apprête à reprendre nos baisers, voulant lui prouver que je peux toujours lui plaire, lorsqu'elle lève une main tremblante devant mon nez.

Je me demande ce qu'elle me veut avec sa main. Regard muet. Regard interrogatif. Et stupeur : à son doigt est passé un anneau d'argent fin ciselé de motifs tribaux.

« …Je suis fiancée. » m'avoue-t-elle timidement.

« Ho... heu... félicitations. » lui dis-je sans trop y croire. J'avais toujours pensé que ma Pansy restait ma propriété, et bam - je tombe de bien haut. Elle ne m'avait pas du tout attendu comme une imbécile abrutie par l'amour comme je me plaisais à l'imaginer. Je me sens abattu, bien seul tout à coup.

Je me détache d'elle…

« Me demanderais-tu de rompre mes fiançailles, Drago ? »

…mais elle me rattrape par la main.

Pourquoi ce regard noir ? Elle me scrute, me dévisage, me transperce, je n'arrive pas à comprendre…

« Est-ce que tu m'aimerais assez pour me demander cette chose insensée ? »

Un regard profond, sombre… Un univers de froideur, une obscurité de jugement dernier, et quelques étoiles qui brillent…

« Bien sûr que je t'aime. » soufflé-je.

« Alors vas-y. Demande-le moi. »

Je soutiens son regard, puis me détourne. L'espace d'un instant, j'allais lui demander par pur caprice.

« Je ne te le demanderai pas. Mais ça ne veut pas dire que je ne t'aime pas. »

« Je sais ! » réplique-t-elle joyeusement – un peu trop… non ? « Mais bon... tu aimes Vincent et Greg aussi, pas vrai ? »

Elle a raison, je dois l'aimer plus comme une vieille amie qu'autre chose. N'empêche que, Pansy a de bien plus jolies jambes que Crabbe et Goyle.

« Tu sais ce qu'ils sont devenus ? »

Elle acquiesce avant de répondre : « Vince est parti continuer ses études quelque part en Alaska. Il apprend à extraire des éléments magiques prisonniers depuis des siècles dans la banquise pour des potions très rares et très chères, ça a l'air de rapporter pas mal. Gregory, lui, est parti pour éviter la guerre en emportant avec lui une somme d'argent colossale. Il y a quatre mois, j'ai reçu une lettre de lui, il me disait qu'il galopait sur des chevaux minuscules en Mongolie. Qu'il était devenu une sorte de mercenaire des tribus locales. Blaise s'est marié à une très riche héritière Moldue de je ne sais où. Théo, lui, pas de nouvelles, bonnes nouvelles... Milicent est toujours à l'école d'Aurors du Ministère. Elle y est comme un poisson dans l'eau, tu la connais. C'est très bien protégé, d'après elle. »

« Vous avez tous réussi à ce que je vois. Vous faites honneur à la maison Serpentard. » constaté-je, un peu blasé et jaloux.

Suis-je donc le seul dans une merde pas possible ! Oui, je suis le seul et je suis seul…

« Pansy. » fis-je beaucoup plus durement. « Je voudrais que tu me laisses ton appartement jusqu'à la fin de la semaine. J'en ai besoin, et j'aimerais que tu sois mêlée à tout ça le moins possible. »

« Je... » commence-t-elle hésitante. « Je peux aller chez mon ami. »

« Oui, pars chez lui. Et reviens seulement lundi soir. Je suis désolé, Pansy. Mais je n'ai pensé qu'à ici pour ce que j'avais à faire, et il vaut mieux pour toi que tu ne saches rien. Tu devrais d'ailleurs partir dès maintenant avant d'en voir trop. »

Elle acquiesce, craintive. Je la regarde se tourner vers la sortie, attraper la poignée de la porte ; elle fait cela avec tant de lenteur, comme à contrecœur. Je la retient, soudain, et l'embrasse une nouvelle fois, une dernière fois. Elle se laisse faire, presque désespérément. Je sens ses larmes sur ma joue. Elle me soupire finalement un « Tiens bon ! Tiens encore un peu ! » avant de transplaner, me laissant plus seul que jamais.

Je n'aurais pas dû la revoir.

Je reviens vers Granger ; elle me dévisage et je n'aime pas ça. Elle me donne l'impression de lire en moi. J'ordonne à ses liens de se détacher de la chaise, et la traîne, encore entravée et silencieuse, jusques dans la salle de bain. Puis, prévention de routine : je bombarde la salle d'envoûtements anti-transplanage, de sorts qui détecteront la moindre émission de magie en envoyant des décharges automatiquement dans toute la pièce, ou encore de sortilèges anti-accidents pour parer à un suicide - on ne sait jamais. Granger entend tout ce que je dis, pas besoin de la mettre en garde. Je la pousse dans la salle da bain et ordonne aux liens de se défaire avant de lui claquer la porte au nez et de la verrouiller.

Je me laisse glisser au pied de la porte comme une loque, la tête entre mes mains. Je voudrais pleurer, je le sens, et je n'y arrive pas, toujours cette chose qui bloque dans ma poitrine. Je me sens mal. Je voudrais crever, que ça cesse ! Je voudrais fuir ! Je voudrais dormir, calme, immobile, terré quelque part !

Mère... je voudrais que tu meures pour que je sois libre...

Je me déteste !

Je me force à ne penser qu'à Potter, comme s'il était la seule chose à laquelle je doive me raccrocher. Comme s'il devait être la seule lumière vers laquelle je doive me focaliser.

Je sais que je mens, que je ne me force pas tant que ça, que je pensais déjà à lui.

Je me suis endormi contre cette porte, et j'ai encore fait ce rêve étrange où je suis dans le noir, les pied englués dans une substance visqueuse.

J'avance, j'avance, je ne fais que ça...

Et au loin, il y a cette lueur.

Cette lueur que je sais – que je sens - être lui...

... Potter.

J'ai le sentiment que si je mets enfin la main sur lui, le bourbier dans lequel je désespère s'évanouira pour… enfin, pour autre chose.

Alors j'avance vers la lumière...

J'avance, je ne fais que ça...


A suivre...


RAR collective :


Quiproquo, Ishtar, Chrys63, Oxaline, Artoung, Jilian, Cyzia, Jashugun, Lysanthius, Emery, Agatha Brume, Zazan, Vert Emeraude, Melusine, Mel' Amarain, Tia, Lem, ZooMalfoy, Lunny, Demoiselle Altanien, Bad Angel 666, Flory Wess, Mairylulu, Kameya, FannyMJV, Egwene Al' Vere, Vif d'Or, Serdra, Vicki, Lilly Malefoy, Ephy, kapuis, Yza, Onarluca, Vega264, Milii.


Je vous remercie d'avoir lu, aimé et reviewé cette fanfiction .

De toutes celles que j'écris en ce moment, cette fic est ma préférée. C'est celle où je m'investis le plus, dont j'écris et pense le plus sérieusement le scénario. Même si j'écris les autres également avec sérieux ! mais celle-là l'est particulièrement, car je la pense à long terme, alors que Parchemess ou Effet papillon (et même Rappelle-toi) auraient dû être des OS au départ (ndJ : heureusement que nan, moudiou di boudiou !). Celle-ci est la seule que j'ai pensée comme une longue fanfiction à part entière alors je suis très heureuse si elle vous plaît malgré le côté sombre de l'histoire. Normal, c'est un POV de Dray après le tome 6… j'imagine pas ça joyeux-joyeux, et vous non plus, pour la plupart.

Je précise quand même que Dray a subi et subira encore beaucoup d'épreuves dans cette fic, mais que la fin sera un happy end (ndJ : ben oui, on sait qui écrit quand même). Ceci n'est pas une Deathfic (ndJ : ou alors juste un peu). Je précise aussi que le côté HPDM mettra du temps à venir, pas mal de temps, puisque je veux être très très sérieuse dans le déroulement et la cohérence de l'histoire. Je veux faire plus action/aventure que romance, mais je pense que vous l'aviez un peu deviné.

Voici quelques questions de votre part :

-Pourquoi Voldemort ne libère pas ses fidèles d'Azkaban vu qu'il contrôle l'Angleterre ? Parce qu'il n'a pas besoin, maintenant qu'il est puissant, armé et entouré de nombreux disciples, de Mangemorts assez stupides pour s'être fait prendre. Rester à Azkaban est une sorte de punition pour eux.

-Pourquoi est-ce que Voldemort déteste Draco ? Parce qu'il le fait payer pour les erreurs de son père. Voldemort veut le faire souffrir et l'amener à mourir à cause la perte de l'Horcruxe de son journal intime que son père a donné à Ginny en seconde année. Ça, Draco ne le sait pas, il ne sait rien des Horcruxes, il pense qu'il doit payer pour la perte de la prophétie (encore à cause de son père) et par pure vengeance (ndJ : non, en fait, tout ça c'est bidon, il l'aime pas parce qu'il est plus beau que lui, c'est tout).

-A propos du rôle de Rogue : je préfère ne rien dire encore à ce sujet mais, en tout cas, il a un rôle important auprès de Voldemort. (ndJ : non, ce n'est pas celui d'esclave sexuel)

-A propos de Harry et ce qu'il a fait depuis : comme la fic sera toujours du point de vue de Dray, on ne saura que succinctement ce qu'il en est, et bien plus tard dans l'histoire. Mais vous pouvez d'ores et déjà vous dire qu'il recherche et détruit activement les derniers Horcruxes tout en montant la résistance. Voldemort est très énervé contre Harry au retour de Draco, on comprend qu'il n'arrive pas à l'avoir…

-Quelle drogue prend Draco ? Des potions qui l'empêche de trop déprimer, de trop penser, qui inhibent ses peurs, ses doutes, qui l'incitent à obéir mais surtout qui l'empêchent de sombrer à cause de la fatigue et qui le tiennent éveillé au-delà de ses forces. (ndJ : Levia-chama n'a pas compris la vraie question camouflée derrière les paroles apparentes, je le fais à ta place : non, on ne vous en vendra pas, elle est assez difficile à obtenir comme ça, on la garde pour nous !)

-Comment se passera la rencontre avec Harry ? Mal, bien sûr ! (ndJ : c'est une darkfic, quand même, vous auriez pu répondre toutes seules )

-Qui des deux va tomber dans le piège de l'autre, Potter ou Malfoy ? … Je ne répondrais pas à cette question mais vous devez vous y attendre, non ? Je suis prévisible sur ce coup-là. (ndJ : « Bonjour, je suis une fan, raconte-moi la fin, et comme ça je ne lirai plus ta fic ! hihi ! » eh bah nan…)

-Qu'est la lumière du rêve ? La voix de la liberté. (ndJ : ça fait très genre réponse philosophique à deux balles… Et que traduit ce rêve final ? Son auto-transcendance métaphysique par rapport à l'absolu… Hm… Monsieur Malfoy, parlez-moi de votre enfance…) (ndL : mdr, jili )

-Dürer a-t-il gaffé ou était-ce volontaire avec la lettre adressé à Voldemort ? Volontaire.

-Doit-on s'inquiéter pour Draco ou avoir peur de lui, de son attitude ? Cela dépend si tu es son ennemi, ou son ami. (ndJ : en l'occurrence : cours !)

-Qu'est-ce qui rattache Dray à la vie ? La vie, simplement. (ndJ : Rebonjour, mister Freud)

-Tu aimes faire souffrir Draco ? Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

-Est-ce que tu es SadoMaso ? Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! (ndJ : TT)

Sur ce, énormes bisous à tous ! Je vous adore vraiment ! (ndJ : yey ! let's review all together !)

ndJ: ah, et au fait, joyeux noël ! kurisumasu omedetô gozaimasu ! priez avec moi pour que ma connexion revienne, histoire que je puisse corriger la suite !

ndL : oui, joyeux noël, mais je n'avais pas oublié ce détail, mais il se trouve que la correction arrive maintenant, alors

Sympa ce cadeau non ? MDR !

Pas très joyeux mais bon